Auteur

Sophie Schwendenmann

Sophie Schwendenmann est directrice de publication de l'Est agricole et Viticole et du Paysan du Haut-Rhin.

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Association des Producteurs de Céréales et Oléagineux

40 ans : ça se fête !

Cultures

Publié le 14/11/2018

L’APCO en tant qu’association autonome naît officiellement le 6 février 1978. Mais cette naissance est le fruit d’une histoire qui prend ses racines dans la reconstruction d’après-guerre.

Le maïs s’installe dans les terres alsaciennes dans les années 50 avec pour vocation l’ensilage. D’une culture fourragère, le maïs va devenir au fil des ans une culture prometteuse pour des exploitations spécialisées grâce à une conjonction favorable de facteurs.

Dans les années 50, l’azote minéral permet de fertiliser les champs. Les agriculteurs plantent 1 à 2 ha de maïs qu’ils désherbent à la main pour affourager leurs bêtes… Le maïs a ses fléaux. Notamment les nombreux lapins de garenne qui en sont friands. Ces ravageurs seront décimés par une épidémie de myxomatose. Aux prémices de l’irrigation, on recycle les eaux usées de Mulhouse, le « Riodelmerdo », pour fertiliser les champs. Mais le maïs, plante d’origine tropicale, a besoin d’eau pour supporter les étés arides de la Hardt… Un premier système de canaux d’irrigation en béton est développé par le génie rural dans la Hardt du Sud où l’eau s’écoulait directement dans les champs. Le système montre rapidement ses limites et est complété avec des arroseurs placés tous les 18 m. Ces tuyaux très lourds devaient être déplacés toutes les 7 ou 8 heures, un travail éreintant et dangereux. La technique évolue : des puits sont creusés et équipés avec des stations de pompage. Puis en 1972 arrivent les premiers enrouleurs.

Parallèlement, l’industrie cherche des bras. Des surfaces à cultiver sont rendues disponibles par le départ de nombreux agriculteurs vers l’industrie : ainsi la taille moyenne des exploitations augmente. En 1965, il faudra le secours de l’armée pour sauver une récolte, rendue impossible par des conditions pluvieuses. Les remembrements dans les communes, depuis 1965, jusque dans les années 90, permettent de réorganiser les exploitations et d’optimiser les surfaces pour les grandes cultures.

La recherche a également permis de faire progresser les rendements de 10 quintaux tous les 10 ans. Dans les années 60, l’arrivée sur le marché de la variété LG 11, mise au point par l’Inra, est particulièrement bien adaptée aux régions froides. L’Inra fera encore avancer la filière avec la mise au point des trichogrammes en 1976 pour lutter contre la pyrale du maïs.

Le maïs : une success story

Ainsi tous les ingrédients sont réunis pour le développement de la production du maïs dans le département. Mais il ne suffit pas de produire. Il faut stocker et vendre. La filière se structure via ses organismes stockeurs coopératifs et privés. Le maïs est stocké uniquement en cribs jusque dans les années 60 puis les silos quadrillent le département et sont équipés de séchoirs. Les débouchés sur le Rhin complètent l’organisation d’amont en aval d’une filière efficace et compétitive sur les marchés.

Et c’est ainsi que la production de maïs grain explose en deux décennies. Les céréales ont pris en quelques années une place prépondérante dans l’agriculture départementale. Et leurs producteurs, qui deviennent les principaux contributeurs des organisations professionnelles en cotisations, veulent se faire entendre.

À partir de 1971, l’APCO constitue une section spécialisée dans le cadre de la FDSEA, mais elle revendique plus d’autonomie sur le plan politique vis-à-vis de la Fdsea pour porter ses messages au niveau national. En tant que financeur, les producteurs veulent aussi avoir leur mot à dire sur la technique. À cette époque, l’expérimentation est alors coordonnée par les services de la Chambre d'agriculture par le biais du SUAV. Et les organismes stockeurs développent parallèlement leur propre service.

« L’APCO est née d’un consensus lors d’une réunion de crise un dimanche soir ». Le 2 février 1978, des statuts sont déposés au matin même de l’assemblée générale par 60 agriculteurs. Les dissidents obtiennent leur autonomie par un vote serré de 81 voix pour et 79 contre (lire ci-contre).

Le Haut-Rhin voit son organisation professionnelle agricole se modifier avec cette nouvelle venue mais progressivement les choses s’organisent, les accords se trouvent et les conventions se signent. L’APCO trouve sa place dans ce nouveau paysage.

Pendant 40 ans, l’APCO devra gérer avec les partenaires de gros dossiers : la mise en place de la PAC et des aides directes, la gestion des nitrates et l’eau, la chrysomèle… Autant de sujets passionnants sur lesquels les cinq présidents de l’APCO reviendront lors de la table ronde à laquelle tous les agriculteurs sont cordialement invités. 40 ans d’histoire à lire dans nos prochaines éditions.

Avis des préfectures du Haut-Rhin et du Bas-Rhin

Établissement des listes électorales pour les élections de 2019 des membres de la Chambre Interdépartementale d’agriculture Alsace

Consultation des listes électorales provisoires

Vie professionnelle

Publié le 01/10/2018

Il est rappelé que :

Les électeurs appartenant au collège des chefs d’exploitation et assimilés (collège 1), sont inscrits dans la commune du siège de l’exploitation.

Les électeurs appartenant au collège des propriétaires et usufruitiers (collège 2), sont inscrits dans la commune où se trouvent les parcelles au titre desquelles ils peuvent être électeurs en application de l’article R 511-8 du code rural et de la pêche maritime,

Les salariés de la production et des groupements professionnels agricoles (collèges 3A et 3B), sont inscrits dans la commune du lieu de travail effectif,

Les anciens exploitants ou assimilés (collège 4) sont inscrits dans la commune de leur résidence.

Pour la réalisation de ces listes provisoires, la qualité d’électeur a été appréciée au 1er juillet 2018.

Chaque électeur ne peut être inscrit que dans un seul collège.

Toute réclamation (nouvelle inscription ou changement de collège par exemple) doit être transmise jusqu’au 15 octobre au plus tard, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception avec les justificatifs nécessaires, au président de la commission d’établissement des listes électorales, aux adresses ci-dessous.

Prévention

Des vendanges sans pépins

Vigne

Publié le 21/09/2018

Les dangers encourus par les personnes qui vendangent et qui vinifient sont divers et variés.

Véhicules, manœuvres, transport et trafic routier

Année après année, plus de 50 % des accidents mortels surviennent avec des véhicules et des machines, dans les parcelles, sur l’exploitation mais aussi dans le trafic routier. Pour les éviter, il convient de vérifier la validité des permis de conduire et de rappeler les consignes de prudences suivantes. Avant de partir : contrôler les feux, les freins, les rétroviseurs, le ou les gyrophares et le réglage du siège. Les vitres doivent être propres. Les convois stationnés en pente doivent être arrêtés efficacement. L’arrimage des charges requiert une attention toute particulière.

Il peut être utile d’élaborer un plan de circulation sur l’exploitation, en séparant les voies de circulation pour les véhicules et celles pour les personnes. Enfin, il est nécessaire de signaler correctement les chantiers de vendanges. Pour ce faire, des cônes ou des triopans peuvent faire l’affaire.

Le transport de personnes en remorque agricole :

  • le conducteur doit être âgé de 18 ans minimum
  • les sièges doivent être fixes et aménagés (30 cm du sol, 40 cm de large, dossier 50 cm)
  • il doit y avoir une remorque unique fermée sur ses 4 cotés et équipée d’un moyen d’accès
  • 25 km/h maximum

Le transport de personnes dans un véhicule utilitaire :

Le dépassement du nombre de personnes transportées et le non-port de la ceinture de sécurité engagent les responsabilités civiles et pénales du propriétaire et du chauffeur. Tous les véhicules autorisés à la vente (les VU entrent dans cette catégorie) sont équipés d’autant de systèmes de retenue (ceintures de sécurité) que de places précisées sur la carte grise. Il est ainsi interdit de transporter une personne dans un véhicule utilitaire si celui-ci ne prévoit pas : siège et système de retenue !

Chutes et glissades

En règle générale, les chutes de plain-pied et autres glissades constituent les accidents les plus nombreux dans les vignes et en cave ! Avec parfois des conséquences graves, voire mortelles en cas de chute de hauteur depuis des échelles en cave, ou depuis des murs de vigne.

Pour les éviter, de bonnes chaussures ou des bottes avec semelle antidérapante sont nécessaires. De nombreuses chutes se déroulent au moment de descendre du tracteur. Il faut donc être très attentif en sortant de la cabine.

Le désordre est également source d’accidents. Il convient d’éviter les obstacles, tels que des tuyaux ou toutes sortes d’objets qui peuvent encombrer la cave ou les escaliers.

Les échelles doivent être en bon état, vérifiées périodiquement, suffisamment longues et fixées aux cuves. Il convient également de protéger les ouvertures dans le sol et de se prémunir d’un éclairage suffisant et fonctionnel. Pour éviter les glissades, les sols et escaliers doivent être propres et antidérapants. Une main courante doit équiper chaque escalier.

Mal de dos

Le mal de dos est le mal du siècle, voire des siècles ! Dans les vignes comme à la cave, il est omniprésent.

Pour s’en prévenir, effectuer un petit échauffement le matin et à la reprise du travail, prêter attention aux postures, porter à deux ce qui est trop lourd et changer régulièrement de position.

Machines de réception et de cave

Les machines de réception comportent des risques mécaniques et des risques électriques. En cave aussi, il existe de nombreux et très graves risques mécaniques. La plupart des décuvoirs et autres conquets à vis sans fin peuvent se révéler très dangereux et causer des dégâts irréversibles.

Les conquets de réception, égrappeuses et décuvoirs doivent être munis de protections évitant de se blesser sans empêcher le raisin de passer. S’il survient une panne, il est indispensable d’actionner l’arrêt de sécurité avant de débourrer, de nettoyer ou d’entretenir la machine. Ne pas intervenir à la main pour débourrer, mais utiliser un bâton.

L’électricité est également une composante à risques omniprésente. Vérifier régulièrement l’état de votre installation électrique.

Le CO2 (gaz carbonique)

Pendant les vendanges mais aussi après, il se produit beaucoup de CO2 dans la cave. Pour évacuer ce CO2, une ventilation qui extrait l’air (du point le plus bas) est conseillée. Mais il est encore mieux d’y ajouter une arrivée d’air suffisante, par exemple un ventilateur qui pousse. Il faut qu’il y ait au moins autant d’air qui rentre que d’air qui sort. Suivant le volume de la cave, il faut des ventilateurs performants pour renouveler suffisamment l’air.

Le captage à la source peut s’avérer une bonne solution. Bien réalisé, il n’est pas cher et, en tout cas pour les blancs, évite presque entièrement la pollution de la cave par le CO2. Dans tous les cas, la sortie du CO2 du bâtiment ne doit pas polluer à nouveau le même bâtiment ou une autre construction.

Le danger du CO2 doit être signalé aux endroits adéquats, par exemple aux portes d’accès extérieures de la cave. Logiquement, la ventilation doit pouvoir être enclenchée depuis l’extérieur. De même, le tableau électrique ne devrait pas se trouver au fond de la cave.

Autres dangers

Les personnes allergiques aux piqûres d’hyménoptères comme les guêpes doivent toujours avoir leur antidote sur elles. La présence d’un tire-tique est par ailleurs fortement recommandée.

Informer tous les collaborateurs sur les procédures à suivre en cas d’urgence.

Prévoir une pharmacie pour les petites urgences.

Caisses d’assurance-accidents agricole d’Alsace

Services prévention

 

 

Communiqué de presse CIVA - Estimation de récolte 2018

L’Alsace est optimiste et espère engranger une récolte supérieure à 1 Mhl

Vigne

Publié le 20/07/2018

Après un millésime 2017 marqué par le gel et une faible récolte, le millésime 2018 s’annonce de belle qualité. La fertilité est au rendez-vous mais avec un nombre de grappes qui cache toutefois une disparité en termes de poids entre les parcelles mais surtout entre sous-régions. Ce qui caractérise ce millésime, c’est la taille des baies plus que la taille des grappes en elles-mêmes, garantissant un volume de développement important pour la suite du millésime. On notera également que le muscat et le gewurztraminer sont en deçà des autres cépages, en raison de la coulure pour les muscats et de grappes de petite taille pour le gewurztraminer. Cette belle fertilité s’explique par les conditions climatiques favorables lors de l’initiation florale en 2017. Pour rappel, l’initiation florale se réalise l’année n-1, au moment de la floraison, et est fortement dépendante de la température et de la luminosité. Ces deux derniers facteurs ont été au rendez-vous lors de la floraison 2017 et ont impacté positivement la fertilité de ce millésime 2018. Après une année 2016 où la vigne a eu tendance à s’épuiser avec une charge en raisins conséquente et un stress hydrique tardif, la faible charge de 2017 permettait d’entrevoir une bonne mise en réserve pour la plante. En conclusion, le millésime 2018 a débuté avec toutes les chances de son côté.

Retour sur le millésime 2018

Avec des températures fraîches en sortie d’hiver, le millésime semblait s’annoncer dans la moyenne au niveau de la phénologie, du moins au moment du débourrement qui a eu lieu le 12 avril 2018 sur le site de Bergheim. Ensuite, le vignoble a bénéficié d’une météo très favorable à la croissance végétative de la vigne avec des températures chaudes, y compris la nuit, accompagnées d’un régime orageux occasionnant des pluies souvent conséquentes. Ce régime orageux a conduit à une croissance extrêmement rapide de la vigne, avec un développement important des entre-cœurs. Le millésime a finalement pris de l’avance avec la mi-fleur enregistrée le 29 avril pour le site de Bergheim, faisant du millésime 2018 le 3e plus précoce à ce stade après 2011 et 2007. La floraison a globalement eu lieu dans de bonnes conditions sur le vignoble, bien qu’isolément la pluie ou le vent aient pu perturber cette dernière et provoquer un peu de coulure. Il convient d’être toutefois vigilant afin de maintenir le potentiel de vendange dans un bon état sanitaire, aussi bien vis-à-vis du mildiou que de la pourriture. Un risque lié au stress hydrique estival est également bien présent au vu de la végétation que la plante doit alimenter.

Situation phytosanitaire 2018

Depuis la fermeture de la grappe, l’anticyclone s’est installé, permettant aux vignerons de finaliser les travaux en vert et l’entretien des sols. Le mois de mai a battu des records de températures et de précipitations orageuses occasionnant localement de forts ravinements. Le mildiou aurait dû apparaître plus abondamment mais il semble que les conditions sèches et venteuses du début du printemps aient calmé ses ardeurs. Mais début juillet, il fait une apparition remarquée, principalement sur feuilles. Les pluies répétées ont ouvert une faille dans la protection phytosanitaire, occasionnant du « rot brun » sur grappes. L’oïdium reste discret à ce jour. Les vers de la grappe, discrets également en première génération, se retrouvent un peu plus sur la seconde génération qui a démarré très lentement mais est restée limitée. Un millésime précoce comme celui-ci occasionnera une maturation principalement sur le mois d’août, ces conditions chaudes d’été sont très souvent favorables à des départs de pourriture occasionnés par des éclatements ou des blessures sur les baies.

2018 a d’ores et déjà battu des records de précocité en termes de développement végétatif, en moyenne la fermeture de la grappe à trois semaines d’avance par rapport à une année normale (moyenne des 30 dernières années). En parallèle, la charge présente laisse augurer d’une belle récolte en quantité et en qualité, sous réserve d’accidents climatiques, de pourriture, ou de blocage en cas de stress hydrique marqué.

Communiqué de la Direction Départementale des Territoires du Haut-Rhin

RAPPEL : Télédéclaration PAC - Avant le 15 mai minuit !

Vie professionnelle

Publié le 09/05/2018

La date limite de dépôt de votre dossier PAC 2018 est fixée au 15 mai minuit.

Aucune prolongation de télédéclaration ne sera mise en place en 2018 contrairement aux années précédentes.

Tout dépôt réalisé après cette date entraînera une pénalité de retard de 1 % par jour ouvrable.

Aussi, vérifiez bien que vous êtes allé jusqu’au bout de la déclaration et que vous avez signé votre demande.

Le code Télépac adressé par courrier en mars 2017 est celui à utiliser.

En cas de problème (oubli de numéro pacage, perte code Télépac,…), contacter la DDT 68 à l’un des numéros suivants : 03 89 24 82 71/03 89 24 86 36/03 89 24 85 59

Transfert du premier pilier vers le deuxième

Une décision controversée

Vie professionnelle

Publié le 03/05/2018

Dans un courrier reçu le 6 avril, le ministère aurait annoncé aux Régions qu’il attribuait 45 millions d’euros au soutien à la bio, issus du transfert dont le montant total s’élève à 626 millions d’euros. Le courrier précise les montants par Région. Les montants alloués aux autres aides du second pilier (ICHN, MAEC , Assurance…) àl’occasion du transfert n’ont été communiqués par les Régions.
À cette occasion, les Régions, gestionnaires du 2e pilier, continuent de dénoncer lemanque de concertation du gouvernement. « Nous considérons que nous ne sommes pas reconnus en tant que collectivités, alors que nous sommes des partenaires de la mise en oeuvre des politiques dans les territoires », dénonce Jean-Pierre Raynaud, président de la commission agriculture des Régions de France.
Par ailleurs, l’association se demande toujours d’où proviennent les 630 millio ns d’eurosde fonds Feader annoncés par le ministère de l’Agriculture pour soutenir la bio d’ici 2022: « Il y a un écart entre l’annonce du gouvernement et ce chiffre de 45 millionsd’euros ». Les Régions soulignent que durant la programmation actuelle, elles ont elles-mêmes redirigé près de 300 millions d’euros de fonds européens initialement prévu à d’autres usages vers le soutien à la bio. Et que ces transferts ont été suivis de dépenses supplémentaires assumées par les budgets régionaux – pour des montants qui n’ont pas été évalués par l’association.

Groupama Grand Est - Eurométropole de Strasbourg

Se protéger de la cybercriminalité

Pratique

Publié le 07/04/2018

Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, le souligne en préambule : la gestion des fichiers et la protection de la vie privée sont des sources de questionnement pour les élus et les entreprises. Trop souvent, la prise de conscience n’est réelle que lorsqu’on se trouve confronté à une attaque. Or, un risque traité après coup a toujours un coût exorbitant par rapport à une action préventive. C’est le sens du propos de Christian Aghroum, ancien commissaire divisionnaire ayant dirigé l’Office de lutte contre la cybercriminalité, fondateur en 2015 d’une société de conseil et d’audit en sûreté, cybersécurité et gestion de crise.

La cybersécurité vise à assurer la protection du système d’information de l’entreprise. Les données doivent rester disponibles, confidentielles entre l’émetteur et le receveur, intègres (c’est-à-dire qu’elles n’ont pas été manipulées) et auditables (le fonctionnement correct du système est vérifiable). Pour y parvenir, trois piliers sont nécessaires : la technique bien entendu, l’organisation cela va de soi, mais aussi la formation. Car si personne n’est formé, à quoi sert un système sécurisé ?

La cybercriminalité revêt quant à elle deux formes : elle peut être née des nouvelles technologies (piratage, défacement de site, accès non autorisé) ou simplement être une criminalité qui préexistait mais qui a été favorisée par les nouvelles technologies (pédopornographie, escroquerie, rançon, etc.).

Or corrélativement au développement d’internet et à la massification des informations, la cybercriminalité se développe. Internet, « c’est un lieu de culture, d’échange, de commerce, bref de bonheur. Mais c’est aussi 4 à 5 % de malheur et d’horreur », estime le conférencier. Les forces de police doivent s’adapter et faire face au développement de la cybercriminalité dans un temps ultrarapide. En outre, la cybercriminalité est souvent transfrontalière ce qui impose de créer des coopérations et d’aider les pays défavorisés à se protéger contre ce fléau.

Un objectif : dérober des données personnelles

Christian Aghroum casse « le mythe romanesque du Geek ». La cybercriminalité est le fait de groupes organisés qui ont une réflexion, des moyens, un objectif et surtout une cible : obtenir des données personnelles. Une fois ces données récupérées, elles sont recelées sur le « dark web »*. Le coût de la cybercriminalité est évalué à 550 milliards de dollars dans le monde et à 1 % du PIB européen : « Nous travaillons tous quatre jours par an pour les cybercriminels sans le savoir. »

À l’avenir, le développement des objets connectés offre des perspectives formidables notamment pour la santé et la protection des personnes, mais il va également générer une augmentation du risque de vol de ces données.

Les entreprises : des cibles de choix

Les premières vagues de cybercriminalité ont démarré en 2007. Aujourd’hui, certains États utilisent des cybercriminels pour défendre leurs intérêts. Les entreprises constituent des cibles de choix car elles détiennent des données et de l’argent. Et pour s’en prémunir, la formation est essentielle car dans 39 % des cas, l’attaque provient d’erreurs humaines (une pièce jointe douteuse ouverte, un lien malveillant, etc.).

Les techniques de phishing (hameçonnage), escroquerie au président, blocage des sites contre rançon sont les plus courantes. Christian Aghroum invite les éventuelles futures victimes à ne jamais payer la rançon et à redémarrer leur site à partir de la dernière sauvegarde. Des bonnes pratiques plutôt simples mais qu’il vaut mieux anticiper. La cybercriminalité peut prendre également des aspects d’espionnage industriel ou même d’action terroriste. Le piratage de TV5 Monde par Daech en est la triste illustration.

D’ici le 25 mai 2018, les entreprises doivent mettre en œuvre le règlement européen de protection des données (RGPD). Perçu comme une nouvelle contrainte, il faut l’envisager comme une opportunité pour réfléchir à l’organisation interne et sensibiliser le personnel aux questions de cybercriminalité. Ce règlement est le « moyen de faire monter l’Europe en compétence ». Car « ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on y fait face » ! Un point de vue partagé par François Schmitt, président de Groupama Grand Est, qui invite à une prise de conscience des problèmes pour être mieux en capacité de les gérer. Un homme averti en vaut deux…

Ambassadrices de Wolfberger

Une forêt de gâteaux en compétition

Vie professionnelle

Publié le 05/04/2018

Si les desserts à base de cerises et de crème sont très anciens en Forêt-Noire, la version moderne du gâteau date de 1915 quand le pâtissier Josef Keller la prépara pour la première fois. Dans les années 1930, le gâteau était connu surtout à Berlin et dans les pâtisseries des grandes villes allemandes, autrichiennes et suisses. Avant cette date, les gâteaux à la crème étaient peu répandus car il n’existait qu’un nombre limité de réfrigérateurs électriques pour les conserver.

Mercredi 14 mars, à la boutique Wolfberger de Colmar, on pouvait humer les bonnes odeurs des 15 Forêts Noires en compétition. Les produits de la cave étaient à l’honneur : les Griottissimo, griottes macérées dans de l’eau-de-vie, ainsi que du Kirsch pour la réalisation de leurs pâtisseries.

La présidente, Jennifer Schermesser, avait rassemblé dans son jury la reine des vins : Justine Schmitt ainsi que ses dauphines Clémence Bléger et Marie Grund, des pâtissiers et cuisiniers : Bastien Pierrevelcin, Christophe Fuchs, Anny Goettelmann et Laurent Ulrich, des salariés de Wolfberger : Loretta Gabrici, Émilie Lejour, Marie-Jeanne Schoepfer et Régis Sida, des coopérateurs : Bruno Glock et Jean-Luc Ostertag ainsi qu’un amateur de pâtisserie : Charles Samacoits. Le président de la cave, Hervé Schwendenmann assistait également à cette soirée.

Ce n’était pas de trop pour départager les 15 Forêts Noires en compétition sur leur aspect, sur la texture du biscuit ainsi que sur le goût.

La grande gagnante du concours 2018 est Odette Maurer d’Epfig. Mariette Engel de Dambach obtient la seconde place et Chantal Stentz de Wettolsheim finit troisième.

Chaque participante est repartie avec un livre de recettes ainsi qu’un bol de Griottissimo et une bouteille de Kirsch.

Les Ambassadrices de Wolfberger réfléchissent d’ores et déjà au thème de l’année prochaine…
 

Civa - Positionnement des vins d’Alsace

Multiplicité des terroirs, prédominance des blancs et dimensionnement humain

Vie professionnelle

Publié le 26/01/2018

Existe-t-il un écart entre la perception des acteurs du vignoble et celle du public ? D’où vient la difficulté pour le public de bien reconnaître les vins d’Alsace : est-ce un problème d’uniformité dans les messages publicitaires ? Ou bien l’image des Vins d’Alsace nécessite-t-elle une petite cure de revitalisation ? Telles sont les questions que se pose le vignoble.

Communément appelée « branding » dans le jardon du marketing, l’image de marque correspond à la perception qu’a le public d’une entreprise et de ses produits. Les consommateurs se font une idée d’une marque en fonction de leurs différentes expériences personnelles ou encore d’impressions qui leur sont suggérées, soit par les messages véhiculés par les médias, soit par leurs proches. Philip Kotler, le pape du marketing, estime que « tout l’art du marketing réside dans l’art de construction de la marque. Si vous n’êtes pas une marque, vous n’êtes qu’une marchandise - auquel cas seul le prix devient essentiel et celui qui produit le moins cher, sera le seul gagnant. » Le public se forge une impression d’une marque à partir de sa perception d’une multitude d’éléments concrets et abstraits. C’est pourquoi l’image « perçue » par le public diffère parfois de celle que l’entreprise a d’elle-même ou que celle-ci s’efforce de véhiculer. Pourtant, il est possible d’influencer favorablement cette perception et permettre in fine une meilleure valorisation de la marque sur l’ensemble des marchés.

Un travail partagé dans le vignoble

C’est pourquoi le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) a mis en place une série d’ateliers en collaboration avec des entreprises du vignoble (vignerons et chefs d’entreprise, responsables marketing…) pour construire l’image des Vins d’Alsace. Le préalable a été de définir les objectifs visés. Ensuite, les avantages différenciants du vignoble alsacien ont été listés. Vient enfin le temps du positionnement. « Le positionnement, c’est l’espace que j’occupe dans la tête des consommateurs. Il s’agit généralement d’une phrase courte qui résume l’image de la marque perçue par le consommateur », explique Tanguy De Prest, coach marketing au Civa.

Pour développer l’image des Vins d’Alsace, trois éléments différenciants forts du vignoble, liés exclusivement aux vins d’Alsace, ont été déterminés. Le premier dénominateur commun du vignoble identifié est la diversité de ses terroirs. L’Alsace est une concentration de tous les types de sols présents dans le monde. Toutes les formations du primaire au quaternaire sont présentes. Cette diversité reflète la richesse et la diversité des vins d’Alsace. Le vignoble dispose de preuves pour étayer cet argument : un cataclysme géologique avec l’effondrement du bassin rhénan, la mer en Alsace, les vibrations d’un terroir puissant et unique (climat original et adapté, géologie, luminosité, énergies de la terre et du cosmos…), 51 grands crus, une mosaïque de terroirs avec 13 unités géologiques.

Son deuxième atout est d’être une référence mondiale en vins blancs. Grâce à un savoir-faire éprouvé depuis des siècles, l’Alsace produit 90 % de ses vins en blanc, des vins frais, aromatiques, purs, sans artifices, emprunts de minéralité. L’Alsace est spécialiste des rieslings, liquoreux et effervescents, présente sur tous les marchés du monde, ayant obtenu de nombreuses reconnaissances, avec une gamme large pour tous les goûts et toutes les gastronomies.

Enfin, les Vins d’Alsace se caractérisent par un vignoble à taille humaine, structuré par des familles, des hommes… Des domaines familiaux, des noms patronymiques sur les étiquettes, une histoire, un ancrage et un héritage fort, une identité alsacienne, une tradition d’accueil et de générosité (fêtes de villages, accueil en caves…), des parcelles de petites tailles, un travail artisanal, une conscience de l’environnement, des valeurs de respect…

Sur la base de ces trois piliers, le Civa est parti à la rencontre de 40 entreprises pour analyser et croiser les retours de l’enquête de positionnement avec les conclusions des études consommateurs en cours de finalisation. Par ailleurs, plus de 1 000 entreprises du vignoble ont également reçu une invitation à donner leur avis sur ce travail de définition du positionnement.

Des piliers à la construction d’une identité visuelle forte

À partir de ces piliers, le Civa va élaborer une nouvelle identité visuelle. Difficile de trouver quelque chose de plus fondamental que l’identité visuelle dans la communication d’une entreprise. « En effet, l’identité visuelle va permettre à un consommateur d’identifier et de reconnaître le vignoble alsacien. L’identité graphique agit comme une marque de fabrique et véhicule des valeurs qui résonneront implicitement dans l’esprit d’un client », déclare Didier Pettermann, président du Civa.

L’identité visuelle est définie par des codes graphiques réfléchis et elle permet de donner une uniformité et un sens à tous les documents produits. Logo, nom, signature de marque, couleurs, formes constitueront une charte graphique, véritable carte d’identité de la marque. Et maintenant le rendez-vous est donné en mars pour découvrir la nouvelle identité visuelle des Vins d’Alsace…

Mutualité sociale agricole d’Alsace

L’accompagnement est une priorité

Vie professionnelle

Publié le 19/01/2018

La Mutualité sociale agricole d’Alsace a fait de l’accompagnement des agriculteurs en difficulté une priorité. La crise qui sévit depuis trois ans est malheureusement toujours d’actualité. Si de légères éclaircies se sont profilées ici ou là, la situation reste globalement encore très fragile. En 2017, la MSA a pu déployer, comme l’année précédente, différents dispositifs permettant d’apporter une bouffée d’air aux trésoreries des exploitations. Modulations de cotisations, possibilité d’opter pour l’année n - 1 pour le calcul des cotisations, mise en place d’échéanciers de paiement ou encore prise en charge de cotisations sociales dans certains cas sont autant de mesures qui donnent un peu de lest aux finances des agriculteurs. Ces aménagements sont loin d’être symboliques. Les prises en charge de cotisations, par exemple, ont été accordées à 235 agriculteurs pour un montant moyen de plus de 3 000 €. Au total, 745 000 euros ont été accordés à ce titre.

David Herrscher a également rappelé qu’au-delà des aménagements de cotisations, la MSA d’Alsace s’investit intensément dans l’accompagnement des adhérents fragilisés. Rendez-vous pour vérifier la plénitude des droits, soutien psychologique, conseil, orientation ou encore ateliers collectifs sont régulièrement proposés. Les représentants de la profession présents ont salué la réactivité et l’implication de la MSA. Le président est par ailleurs revenu sur les nouveautés législatives que la MSA et ses adhérents doivent intégrer. La DSN et le nouveau Tesa demandent aux employeurs beaucoup d’adaptation et la MSA d’Alsace compte bien les accompagner dans ce changement.

Enfin, l’année 2017 est un tournant pour la MSA d’Alsace car elle a amorcé la mutualisation de certaines de ses activités avec les MSA Lorraine et Sud Champagne. Cette réorganisation touche directement 40 % de ses salariés qui doivent changer de législation, voire de métier au sein de l’entreprise. Bien que conséquente et ardue pour les équipes, elle ne concerne que les activités dites de « back-office ». Elle doit donc rester la plus transparente possible pour les adhérents, même si un temps d’adaptation durant la transition est inévitable. Ce chantier vise à atteindre les objectifs budgétaires fixés par les tutelles tout en améliorant la qualité du service rendu.

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