équins

Elevage de trait poitevin mulassier : Par amour de la race

À Stotzheim, dans le Bas-Rhin, des chevaux de trait poitevins pâturent sur une parcelle jouxtant un bâtiment de vaches laitières. Cette année 2022 a bien débuté, pour l’Earl de la marguerite, avec la naissance d’un poulain et d’une petite femelle.

Salon international de l’agriculture. Concours prim’holstein

Entre espoir et déception

Publié le 10/03/2017

La délégation du Grand Est était venue en force au salon, avec une vingtaine d’animaux inscrits au concours prim’holstein. Elle repart avec un premier prix de section et quelques accessits.

Le concours prim’holstein était le temps fort de la journée du 27 février, sur le grand ring du Salon international de l’agriculture. Une vingtaine d’animaux étaient présents pour défendre les couleurs du Grand Est dans cette confrontation très relevée, suivie par un public nombreux. Salaire fictif pour travail réel « Les éleveurs qui vont participer à ces deux concours, rouge et noir, sont des producteurs de lait. L’année dernière déjà nous avions crié notre colère face au prix du lait. Aujourd’hui, l’incompréhension s’ajoute à la colère, car alors qu’il y a une pénurie de poudre de lait et de beurre, le prix payé aux producteurs n’évolue pas. Quelle injustice ! », a déclaré Bruno Bechet, président de Prim’Holstein France, avant de lancer l’estocade : « Aujourd’hui, ces éleveurs touchent un salaire fictif pour un travail bien réel ! », récoltant les applaudissements du public. Il a ensuite présenté le juge de ce concours, Anthony Le Trionnaire, fils d’éleveur prim’holstein, morbihanais de 38 ans, et juge depuis 20 ans, rôle qu’il a endossé dans de nombreux pays. Et, avant de laisser ce dernier officier, il a fait un peu de pédagogie auprès du grand public : « Surtout ne croyez pas que les vaches que vous allez voir sont maigres. Simplement elles transforment l’essentiel de leur alimentation en lait, mais les éleveurs en prennent le plus grand soin ! » Harmonieuse Hanadel Le concours rouge comprenait une vingtaine d’animaux, classés en deux sections, les femelles en 1re et en 2e lactation, et les femelles en 3e lactation et plus. C’est dans cette section que concourait l’unique participante alsacienne, Hanadel Red, du Gaec Dintinger de Weislingen. Et c’est également cette section qui a servi de support à la finale de concours du meilleur jeune pointeur prim’holstein. Anthony Le Trionnaire a décrit une très belle section, très plaisante à juger, avec des vaches ayant encore de très bons planchers de mamelles et des mamelles très fonctionnelles malgré plusieurs lactations. Il désigne Hanadel Red deuxième de la section : « C’est une vache très harmonieuse, très bien équilibrée, avec une belle ossature. » Ce qui fait la différence avec Fifi, du Gaec Auguste (28), qui remporte la première place de la section, c’est l’attache arrière plus haute de cette dernière. Découvrez la participation du Gaec Dintinger au concours en images : Goldblack du Tombuy, une vache en or La délégation du Grand Est nourrissait quelques espoirs de décrocher une haute récompense, en particulier avec la vache meusienne Goldblack du Tombuy (Lauthority). Cette vache, copropriété du Gaec du Tombuy à Gimécourt et du Gaec derrière la Tour à Mogeville, affiche en effet un palmarès exceptionnel. À Paris, elle a déjà été récompensée à chacune de ses trois précédentes participations, sans parvenir à décrocher le titre de grande championne. Elle a été championne espoir en 2014 et championne jeune en 2015, terminant par deux fois sur la deuxième marche pour le titre de grande championne (en 2015 et 2016). Les espoirs se confirmaient lors du jugement de la section des vaches en 4e lactation, qu’elle remportait brillamment, ainsi que le titre de meilleure mamelle, grâce à « son développement et son caractère laitier, et la solidité de sa mamelle », a décrit Anthony Le Trionnaire. « Quel spectacle ! » Alors que les deux premières de chaque section de vaches adultes se retrouvaient confrontées pour décrocher le titre de meilleure mamelle et de championne adulte. La vache meusienne figurait encore parmi les cinq meilleures. « Quel spectacle ! », lançait alors le juge, devant la grande qualité de ces animaux. Mais le verdict final a plongé le camp meusien dans la déception : la championne des vaches adultes, Du Louvion Harlinda, venue du Nord, est aussi désignée grande championne. Dans les autres sections du concours « noir », une vache des Ardennes, Hillary, du Gaec Taton à Signy l’Abbaye, s’est classée troisième de sa section de vaches en 3e lactation.

Sia. Défilé des animaux du Grand Est

Un échantillon d’agrobiodiversité

Publié le 05/03/2017

De l’imposant gabarit des ardennais aux petits shetlands, des très typées laitières prim’holstein au caractère mixte des simmental et des vosgiennes, en passant par les texel et les île de France, la diversité des animaux élevés dans les fermes du Grand Est a été mise en avant dans un défilé hétéroclite.

On est loin des standards du mannequinat humain. Dans ce défilé agricole, tous les gabarits sont permis : gros, gras, petit, trapu, puissant, élégant… La région Grand Est ne jouit pas d’une réputation de terre d’élevage aussi affirmée que celle de la Bretagne ou de la Normandie, néanmoins, « elle produit de vraies réussites et bénéficie d’un potentiel énorme en matière d’élevage que le Conseil régional a vocation à développer », indique Philippe Richert, président du Conseil régional. Régulièrement, des animaux issus de la région Grand Est arrivent sur les plus hautes marches des concours de race organisés au Sia et ailleurs. Des performances qui font la fierté de Jean-Luc Pelletier, président de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est, et lui-même éleveur. Deux berceaux de race Les premières représentantes du savoir-faire des éleveurs du Grand Est étaient deux prim’holstein, une meusienne et une mosellane, suivies de deux simmental, une meusienne et une haut-marnaise. Ce qui a permis au public de bien différencier les caractéristiques des races laitières et mixtes. La région Grand Est abrite deux berceaux de race : celui de la race bovine vosgienne, et celui de la race de cheval de trait ardennais, toutes deux étant des races à petits effectifs. Les vosgiennes étaient représentées par deux vaches alsaciennes, et les ardennais par deux juments, une alsacienne et une ardennaise. Ces deux imposantes juments étaient suivies de trois représentants de la race de poney shetland, un des plus petits équidés du monde, puis de deux races ovines bouchères un spécimen texel, originaire des Ardennes, et un spécimen île de France, originaire de la Marne. Découvrez ou revivez ce défilé en images !  

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