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Rédaction PHR

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Transfert de terres

DPB : Télécharger votre modèle d'attestation de bail verbal

Pratique

Publié le 17/11/2020

En cette période de renouvellement des baux ruraux, il est important de penser dès à présent aux pièces justificatives des clauses de transferts de DPB en accompagnement d’un transfert de terres. Il est indispensable de justifier un nombre d’hectares égal au nombre de DPB repris afin de bénéficier de la valeur des DPB de l’exploitant cédant sans prélèvement.

  • En cas de bail écrit : Vous devrez fournir une copie de la fin de bail entre l’exploitant cédant et le propriétaire des terres (ou copie du relevé MSA du Cédant et du Repreneur ou copie des bulletins de mutation à la MSA) et une copie du nouveau bail entre l’exploitant repreneur et le propriétaire.
  • En l’absence de bail écrit donc en situation de bail verbal : Vous devrez impérativement fournir une attestation de bail verbal indiquant le propriétaire des terres, l’ancien et le nouvel exploitant, la description de chacune des parcelles (commune, section, plan et surface) avec la signature de chacune des trois parties.

Télécharger un modèle ICI.

  • L’utilisation de la copie des bulletins de mutation de la MSA seule n’est plus admise.

Rappel : Sur sa déclaration Pac 2021, l’Acquéreur doit laisser identifiable le (ou les) nouveau (x) Îlot (s) - parcelle (s) repris et les noter sur la clause de transfert de DPB.

Vous trouverez les formulaires de transfert de DPB sur TelePac vers la mi-mars dans le rectangle de couleur jaune « formulaires et notices 2021 » dans le chapitre : Droits à paiement de base.

En l’absence de formulaires de transfert, vous n’aurez pas d’aide découplée en 2021 concernant ce mouvement d’où l’importance de le (s) déposer avant le 15 mai 2021 avec les justificatifs.

Direction départementale des territoires du Haut-Rhin

Évolution de la cartographie des cours d’eau BCAE en 2021

Pratique

Publié le 12/11/2020

La BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) « bande tampon le long des cours d’eau » requiert, pour les terres agricoles localisées à moins de 5 mètres des cours d’eau, la présence d’une bande tampon pérenne d’une largeur minimale de 5 mètres.

Les cours d’eau en bordure desquels la bande tampon est obligatoire sont définis par l’arrêté national BCAE. Pour le Haut-Rhin, ce sont les cours d’eau représentés en trait plein et en trait pointillé nommés des cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN).

Le document de référence où l’on retrouve le tracé de ces cours d’eau est jusqu’au 31 décembre 2020, la carte la plus récemment éditée au 1/25 000 par l’IGN.

À partir du 1er janvier 2021, la nouvelle carte dématérialisée BCAE du site internet « Geoportail » de l’IGN servira de référence et non plus les cartes papiers de l’IGN.

Cette nouvelle carte dématérialisée BCAE sera également présente dans TelePac pour la télédéclaration 2021.

Toutes les cartes éditées au 1/25 000 par l’IGN pour le Haut-Rhin ont été renouvelées début 2020. Ces nouvelles versions des cartes IGN peuvent présenter quelques différences avec les cartes précédentes, qui sont anciennes dans le département. Ces modifications se retrouvent dans la nouvelle carte dématérialisée BCAE.
Parallèlement au travail de l’IGN, la DDT du Haut-Rhin, en partenariat avec la profession agricole, les collectivités, Alsace Nature et l’office français de la biodiversité (OFB, ex-ONEMA), réalise une carte locale des écoulements d’eau, basée sur des visites de terrain et qui devrait être finalisée en 2021. Elle permettra dès 2022 de passer à une carte locale BCAE, plus précise que les données IGN. Cette carte locale des écoulements d’eau étant déjà bien avancée, elle a permis d’identifier sur la nouvelle carte dématérialisée BCAE certains secteurs à expertiser où la nature de l’écoulement reste à confirmer.

Les semis d’automne 2020 devant tenir compte du nouveau référentiel, la DDT met à disposition dès maintenant la carte BCAE 2021 sur le site internet de la préfecture. Cette carte indique les secteurs à expertiser identifiés à partir du travail en cours pour la carte locale. Pour ces derniers, si des bandes tampons ne sont pas encore en place, vous pouvez vérifier auprès de la DDT la situation de votre parcelle en 2021 avant toute implantation.

Projets d’irrigation

Quand l’eau vient à manquer…

Cultures

Publié le 07/09/2020

La pluie est sans aucun doute le plus grand allié de l’agriculteur. Son passage est vu comme une libération qui amène fertilité et rendement en toute gratuité. Mais quand elle vient à manquer, son absence se fait clairement sentir et l’irrigation devient le pansement de l’exploitant pour ses cultures. Les étés très secs à répétition poussent de plus en plus d’agriculteurs à franchir le pas vers l’irrigation, même dans des zones historiquement plus arrosées par la pluie ou au sol plus profond. Mais la pression de la sécheresse est trop forte. « La problématique de l’eau est aujourd’hui bien réelle et touche tous les secteurs. De nombreux agriculteurs, principalement des éleveurs et des maraîchers, se tournent vers l’irrigation car, sans elle, certains n’arriveraient pas à maintenir leur niveau de production », explique Patrice Denis, conseiller irrigation à la Chambre d’agriculture Alsace. Sept à huit projets concrets de retenues d’eau lui ont ainsi été présentés cette année rien que dans le Bas-Rhin, soit plus que n’importe quelle campagne précédente. Des projets souvent individuels, même si cette année, quelques propositions collectives ont aussi vu le jour. « On a rarement eu autant de projets collectifs que cette saison. On est d’ailleurs en ce moment même sur la phase d’étude d’un projet à Brumath, qui pourrait permettre, à partir de la nappe, d’approvisionner en eau quatre communes voisines. Certains vont découvrir l’irrigation grâce à ce type de projets », ajoute le technicien.

Un travail de longue haleine

Pour mener un projet d’irrigation de bout en bout, il s’agit d’anticiper longtemps à l’avance en se rapprochant le plus rapidement possible des organismes compétents. Il est en effet inutile de commencer quoi que ce soit juste avant la période d’irrigation. C’est là qu’interviennent les conseillers irrigation de la Chambre d’agriculture Alsace comme Jonathan Dahmani. « Aujourd’hui, notre rôle est de maintenir la qualité et la quantité de production des agriculteurs. Il y a pas mal de demandes pour de nouveaux projets cette année notamment dans les zones où l’accès à l’eau est le plus limité. Nous essayons de faire prendre conscience aux agriculteurs que l’objectif est de mettre sur pied des projets durables. Nous mettons en évidence des points de vigilance, l’agriculteur se charge ensuite de réfléchir à son projet avant de le soumettre », indique-t-il. Le travail de l’agriculteur est donc assez important, d’autant qu’il se doit de prendre en compte de nombreux paramètres. « Niveau faisabilité, nous essayons de prévenir les exploitants que l’irrigation coûte assez cher et ce, même pour les retenues, puisqu’on peut aller jusqu’à 10 €/m³ stocké. Il faut aussi bien considérer la zone concertée pour déterminer quelle solution est la plus adaptée. Ce n’est d’ailleurs généralement pas un achat de confort mais plutôt de nécessité. »

Développer et moderniser

Les retenues d’eau sont la solution la plus souvent évoquée lorsque l’on parle de projets d’irrigation. Cependant, ce n’est pas la plus répandue. Parmi les autres solutions, le forage est privilégié par les professionnels. « Nous préférons orienter les agriculteurs vers le forage car il s’agit souvent de la solution la plus adaptée. Et cela permet de ne pas pomper l’eau dans des rivières au débit déjà amoindri », révèle Jonathan Dahmani. Outre le forage, de plus en plus de professionnels préfèrent moderniser leurs infrastructures existantes. Ainsi, Patrice Denis observe depuis quelques années déjà un développement des équipements d’irrigation. « Il y a une parcelle de tabac que je suis depuis longtemps. Au début, l’irrigation était assurée par des sprinklers et des enrouleurs. L’agriculteur a ensuite voulu optimiser tout son système et y a implanté un réseau de goutte-à-goutte. Si cela ne s’adapte évidemment pas à grande échelle, il correspond à une bonne partie de la demande. » Un développement qui prouve, s’il le fallait, que la question de l’eau occupe une place centrale dans le fonctionnement de l’agriculture. Avec toujours pour objectif de faire prospérer les cultures, mais aussi de préserver les cours d’eau au maximum.

Sécheresse

Une année fourragère difficile

Élevage

Publié le 29/08/2020

Encore une campagne difficile pour les éleveurs alsaciens. 2020 étant une année très sèche, le fourrage risque de manquer pour beaucoup d’entre eux. « L’année avait assez mal commencé car on a eu une première coupe certes précoce mais mal fournie. Cela aura au moins permis de faire une deuxième coupe qui s’est, quant à elle, révélée d’un meilleur niveau que d’habitude, avec des rendements corrects, grâce notamment à des pluies régulières au mois de mai », analyse Laurent Fritzinger, conseiller à la Chambre d’agriculture Alsace. Pas de quoi se réjouir cependant car la sécheresse est passée par là entre-temps : « Depuis juillet, plus rien ne pousse à cause des fortes températures qui sont restées constamment au-dessus des 28 degrés en journée. L’herbe ne pousse quasiment plus et grille par endroits. Les pertes s’élèvent à 30 voire 50 % suivant les secteurs », rapporte le technicien.

Un manque qui rime aussi avec habitude ces dernières années : cela fait trois ans qu’aucune coupe n’a été réalisée après le 14 juillet. Et cela commence à peser sur les éleveurs car c’est normalement à cette période qu’ils sont censés remplir leurs stocks. Or, ils sont déjà en train de puiser dans leurs réserves. « Les agriculteurs sont obligés d’acheter du fourrage car ils n’en ont pas rentré assez avec seulement deux coupes, constate Jean-François Strehler, conseiller à la Chambre d’agriculture Alsace. Ça va être tendu car comme on dit : ce qu’on achète est toujours plus cher que ce que l’on produit. » Face à ce problème devenu récurrent, plusieurs options sont envisagées. La question de l’ensilage revient ainsi souvent mais les rendements seraient forcément, eux aussi, impactés par la sécheresse. Alors d’où pourrait venir la lumière ? « Aujourd’hui, une des solutions privilégiées consiste à se diversifier le plus possible pour cumuler les avantages et les inconvénients de chaque culture », explique le technicien.

Un phénomène encore plus inquiétant en montagne

Le massif vit sa troisième année d’affilée de calamité agricole. Et pour les éleveurs cela commence à faire beaucoup. Si tout avait pourtant bien débuté avec un avancement de la pousse d’herbe correct observé au mois de mars, le manque d’eau survenu au mois d’avril a freiné considérablement les levées, comme en plaine. La première coupe en montagne aura ainsi été très faible avec un rendement moyen d’une tonne et demie par hectare. La deuxième coupe aura permis à certains éleveurs de sauver les meubles, pour un rendements total de deux tonnes et demie par hectare. Les pertes estimées s’élèvent au moins à 40 % comparées à une année normale et ce, sur l’ensemble du massif vosgien. Aucun d’entre eux n’envisage cependant une troisième coupe en raison de la sécheresse. « Depuis la mi-juillet, les prairies sont sèches et jaunies. Il est difficile de garder de l’herbe sur pied. En plus, la plupart des sources d’eau sont aujourd’hui taries, il est donc impossible de réaliser une troisième coupe car il n’y a rien à faucher », explique Stéphane David, conseiller spécialisé sur les exploitations de montagne à la Chambre d’agriculture Alsace.

Conséquence directe de ce manque d’herbe : la plupart des agriculteurs ont été obligés d’affourager au parc et ce, dès la fin du mois de juillet. Une précocité qui aura un impact encore plus important sur les stocks d’hiver. Les éleveurs sont donc dans l’impasse et doivent déjà acheter du fourrage pour la période hivernale. Mais là encore, difficile de trouver de la bonne qualité et les prix sont toujours plus élevés : « Les prix sont exorbitants. D’ordinaire, les agriculteurs pouvaient se fournir en fourrage aux alentours des 120 € la tonne. Cette année, il faut prévoir près de 200 € pour la même quantité, déplore Stéphane David. Les exploitations ne sont plus autonomes en eau et en herbe. Certains se demandent s’il faut continuer l’élevage en montagne. » Beaucoup cherchent alors de nouvelles techniques pour remédier à ce manque récurrent. Selon le conseiller, cela pourrait, par exemple, passer par l’amélioration de la technicité de l’herbe, par des essais de sursemis sur prairie pour améliorer la productivité ou encore par des projets d’irrigation sur prairies permanentes. Si ces solutions sont envisageables, il est cependant difficile de savoir à l’avance si elles se révéleront assez efficaces. Et ça, seul le temps le dira.

Sécheresse

Pas une année catastrophique non plus

Vigne

Publié le 25/08/2020

L’été 2020 est déjà entré dans l’histoire. Mois le plus sec depuis 1959, juillet 2020 est pour beaucoup de cultures celui des coups de chaud à répétition et d’un manque d’eau qui commence à peser. Le vignoble alsacien ne fait pas exception. « Il y a aujourd’hui des secteurs en grandes difficultés avec des pans entiers qui n’ont pas reçu une seule goutte d’eau depuis plus de quinze jours », constate Philippe Kuntzmann, responsable des services techniques chez Vitivina, début août. Il est vrai qu’avec une moyenne régionale de 5 millimètres de pluie par jour sur tout le mois de juillet, selon Météo France, la situation a de quoi préoccuper. Le manque d’eau freine la maturité des vignes : « L’eau est vraiment le facteur limitant car il risque de compromettre l’avancée de la maturation dans les secteurs sensibles, particulièrement au nord de Colmar », note Philippe Kuntzmann.

S’il est encore aujourd’hui difficile de donner des chiffres, la sécheresse actuelle devrait être synonyme de perte pour certains vignerons, et plus spécifiquement sur les pieds de moins de dix ans, plus sensibles aux grosses chaleurs estivales. D’autant plus que les indices d’humidité des sols sont largement en dessous de la normale et que le peu de précipitations n’a pas suffi à ralentir la tendance à l’assèchement. Preuve, s’il en fallait plus, de ce manque d’eau : le comité départemental sécheresse a placé le 12 août dernier le bassin de la Bruche en état de crise, tout en maintenant le reste du département en alerte.

Un bon potentiel de récolte

Tout n’est cependant pas noir. Car la vigne, en tant que plante méditerranéenne, possède une assez bonne résistance aux fortes températures. « On a aujourd’hui un potentiel de récolte élevé même si la situation est plutôt hétérogène dans la région. L’année a été globalement bonne avec assez peu de maladies à déplorer donc, oui, hormis le manque de pluie dans certains secteurs, les vendanges devraient être correctes », analyse Frédéric Schwaerzler, conseiller viticole à la Chambre d’agriculture Alsace. Selon le technicien, les conditions climatiques actuelles sont proches de celles de 2015 ou 2018. La sécheresse à l’époque n’avait pas impacté les rendements.

Ce qui interpelle plus en revanche, ce sont les dates de début des vendanges. On constate en effet depuis quelques années maintenant une nette avancée liée à la hausse perpétuelle des températures, selon Philippe Kuntzmann. « Depuis la fin des années 1980, les vendanges ont sans cesse démarré plus tôt et désormais, on parle de vendanger à la fin du mois d’août, chose impensable il y a encore vingt ans ». Un constat d’autant plus alarmant que la tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années, a fortiori pour les cépages les plus sensibles à la sécheresse comme le riesling. Les vignes n’ont pas fini de suer.

 

 

Lire aussi : Plein cagnard sur les cultures, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Sécheresse

Cultures : des zones plus impactées que d’autres

Cultures

Publié le 24/08/2020

Hétérogène. Voilà comment résumer au mieux la situation des cultivateurs de tabac, pomme de terre ou asperges, qui ont dû faire face à un mois de juillet exceptionnellement sec. Si les précipitations de ces derniers jours ont été bénéfiques pour tous, il n’a pas plu les mêmes quantités partout. Et cela s’en ressent sur l’état des cultures et les stades d’avancement des maturations. Le bilan reste malgré tout correct, l’irrigation ayant sauvé la mise à pas mal de parcelles.

Tabac : « Une saison assez compliquée »

C’est sans doute la culture qui nage le plus entre deux eaux, car si le tabac est une plante qui a besoin de beaucoup d’heures d’ensoleillement, le mois de juillet a peut-être été trop généreux. « Le tabac a besoin du soleil car cela joue sur sa teneur en nicotine ; et plus de nicotine il y a, plus cela est intéressant pour le producteur. En revanche, les plants ont un besoin en eau très important surtout durant leur période de développement. Pendant cette phase, les pieds exigent en moyenne 5 mm par jour. Même les irriguants ont eu du mal à suivre », décrypte Thierry Bonnet, technicien de culture pour la CT2F. Les récentes pluies ont heureusement permis de combler une partie du déficit pluviométrique. Mais il est absolument nécessaire d’irriguer le tabac régulièrement et en abondance. « C’est pour cette raison qu’il y a peu de non-irriguants en Alsace », ajoute Thierry Bonnet. Ce qui inquiète bien plus en revanche, c’est la pression exercée par les pucerons, vecteurs de maladies destructrices. Toujours selon le technicien, « 100 % des parcelles sont touchées avec, par endroits, des attaques qui détruisent entre 20 à 80 % des plants. » Conséquence de ces attaques : près de 100 hectares ont déjà été détruits car trop de pieds étaient contaminés. Difficile donc d’estimer les rendements de cette année. Pour rappel, les rendements habituels oscillent aux alentours des trois tonnes par hectare. La récolte, elle, a déjà commencé et se poursuivra jusqu’à la mi-octobre.

Pomme de terre : même ambiance

Si le tabac et la pomme de terre sont deux cultures très différentes, force est de constater que leurs campagnes respectives présentent certaines similitudes. Tout comme le tabac, la pomme de terre est une plante assez exigeante en eau. L’irrigation joue donc un rôle prédominant dans le cycle de développement des tubercules. « Le problème cette année, c’est la présence de pucerons sur la quasi-totalité des parcelles. En dehors de ça, peu de maladies sont à déplorer », explique Jean-Paul Daouze, ingénieur conseil en production végétale à la Chambre d’agriculture. Cela aura forcément un impact sur les récoltes. Selon le technicien, les rendements devraient ainsi être, à l’image de l’année 2019, en dessous des normales, à cause d’une tubérisation (elle aussi) plus faible. Les toutes premières récoltes ont déjà commencé même si « le gros se fera entre le 25 août et le 10 septembre. Pour la qualité, il faut encore attendre avant de donner un verdict mais les tubercules sont beaux, ce qui est encourageant ». Là encore, rien n’est joué et les quelques gouttes qui sont tombées ces derniers jours vont peut-être s’avérer salvatrices.

Flashback sur les asperges

Côté asperges, les récoltes ont déjà eu lieu essentiellement en mai et juin dernier. La sécheresse printanière a aussi pesé de son poids sur les rendements. Mais l’ensemble reste très correct malgré tout. « On est sur une année assez précoce. Les pluies de mi-mars ont bien fait les choses. Grâce à elles, on a eu des bonnes conditions de récolte. Après, on remarque quand même une grosse différence entre les zones irriguées et celles qui ne le sont pas. Près de 60 hectares n’ont, par exemple, pas été récoltés », révèle Philippe Sigrist, conseiller en production d’asperges chez Planète Légumes. Sur les 470 hectares d’asperges qui ont été plantés cette année, 61 % étaient irrigués. Et là où il y a eu de l’irrigation, les bénéfices se sont fait sentir. « La qualité est vraiment bien. Les rendements sont en augmentation de 10 à 15 % par rapport à 2019, même si les calibres sont en légère diminution. Le gros développement du système de goutte-à-goutte explique aussi cela », conclut le conseiller. Seule ombre au tableau selon lui : « Les futures récoltes risquent d’être impactées par la sécheresse estivale actuelle. »

 

Lire aussi : Plein cagnard sur les cultures, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Les arrêtés sécheresse pleuvent, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Les surfaces en baisse, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

« Une bonne année », sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Goûteuses et solidaires, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.

Distillerie

Le spiritourisme, plus qu’une vue de l’esprit

Pratique

Publié le 12/08/2020

Une campagne de communication appelée « Voyage en distillerie » a été lancée par la Fédération française des spiritueux (FFS). Jusqu’au 16 août, l’objectif est de « suggérer des courts séjours ou des escapades à la journée au plus proche du domicile ou des lieux de vacances des Français ». D’après la FFS, le spiritourisme attirerait deux millions de visiteurs par an dans plus de 120 sites en France. La fédération y voit un véritable potentiel : le spiritourisme contribue au développement économique de la filière. En Alsace, contactés uniquement par e-mail et ajoutés d’office sur la carte du spiritourisme, certaines distilleries ou musées proposent des parcours de visite, des dégustations et, bien sûr, de la vente directe. Zoom sur ces distillateurs qui ouvrent leurs portes, ou presque, malgré le contexte particulier d’après crise sanitaire.

« On ne prend pas de risque »

Épidémie oblige, l’accès aux distilleries se fait un peu différemment, voire difficilement pour certaines. C’est le cas à la distillerie Théo Preiss à Mittelwihr. Son président, Didier Koenig, 25 ans de bouteille dans l’entreprise, y met un point d’honneur. « Une secrétaire a été touchée par le virus, on ne prend pas de risque », affirme-t-il. Les mesures de sécurité sanitaire sont « trop nombreuses et trop difficiles » à mettre en place, ajoute-t-il. Les visites de la chaîne de production sont donc impossibles dans cet établissement. Lorsque la visite est possible, il faut alors compter une bonne heure pour remonter toute la chaîne. Si la distillerie s’adapte, elle propose néanmoins toujours la dégustation et la vente. En juillet et en août, la distillerie Théo Preiss est à l’arrêt mais la mise en bouteille continue.

Même si les clients se font rares, Didier Koenig ne perd pas espoir et compte sur les fidèles : « Ce sont souvent des habitués qui passent dans le coin pour déguster. » Il assure également avoir été informé par la FFS du « Voyage en distillerie ». Il encourage d’ailleurs l’idée et la pratique : « Parler des distilleries est positif. On a des alcools français et on oublie souvent de le dire. » Dans une filière où la garantie d’origine protège essentiellement le savoir-faire, les fruits utilisés pour les alcools Preiss proviennent d’ailleurs tous de France, « sauf la framboise », souligne Didier Koenig.

De la chaine de production au musée

À la distillerie Meyer’s de Hohwarth, les visites sont possibles. Dans une douce odeur de cerises en fermentation, Francis Wolff, artisan distillateur depuis plus de vingt ans, est le guide du jour pour partir à la découverte de la chaîne de production. Cette visite de A à Z est le tour présenté au public. Le départ se fait au milieu des cuves de fermentation, Francis montre et explique absolument tout, même le tuyau qui passe sous la route afin de relier les cuves à la pièce abritant les alambics, de l’autre côté. Là-bas, un film sur l’histoire de la distillerie est projeté, au beau milieu d’immenses alambics en cuivre de fabrication allemande.

Après cette parenthèse vidéo, Francis se dirige vers la pièce où plus d’une trentaine de cuves de stockage attendent patiemment les doux breuvages. Chaque cuve est destinée à un fruit. Trente variétés de fruits et de baies sont transformées en alcool dans l’entreprise, soit près de 600 tonnes par an. D’après Francis, « certains fruits viennent encore de France mais beaucoup viennent de l’étranger ». Mi-juillet, cerise, gentiane, framboise et kirsch étaient en préparation. Francis est fier de présenter la dernière étape de la chaîne, la ligne d’embouteillage, avec les bouteilles à étiquettes personnalisées, pouvant servir « pour des mariages, et même des divorces », plaisante-t-il.

La plupart du temps, la visite de la distillerie est précédée d’un passage au musée « La Maison du distillateur », à Châtenois. Sur place, Valérie Hamm accueille les curieux. À la distillerie comme au musée, la campagne de communication « Voyage en distillerie » n’a pas marqué les esprits. Chacun fait à son idée. Malheureusement, les visites se font rares par rapport à l’an passé, et les annulations de bus touristiques se multiplient. « Cinq bus ont été annulés en juin, deux bus rassemblant 120 personnes pour septembre ont été annulés, ce matin », se désole Valérie. Le tourisme en distillerie est presque au point mort, pas sûr que le « Voyage en distillerie » y change quelque chose cette année.

 

 

Sécheresse

Plein cagnard sur les cultures

Cultures

Publié le 06/08/2020

Les étés se suivent et se ressemblent en Alsace. La sécheresse frappe de nouveau. « Juillet 2020 sera probablement au premier rang des mois de juillet les plus secs depuis 1959, loin devant 1964 et 1979 », a averti le 29 juillet Météo France. En quelques semaines, plus de soixante départements ont été contraints de mettre en place des mesures de restriction d’approvisionnement en eau. C’est nettement moins que l’an dernier où, à la même époque, seuls cinq départements n’avaient pas fait l’objet de consigne, y compris de vigilance. Mais cela fait tout de même déjà beaucoup.

Les agriculteurs de 47 départements touchés ont été autorisés, sur décision de leur ministère, à utiliser les surfaces en jachères pour faire pâturer leurs troupeaux ou faucher pour produire du fourrage. Même s’il existe un caractère répétitif, la sécheresse actuelle est totalement différente de celle de 2019. L’année dernière, une sécheresse d’hiver très marquée avec un mauvais remplissage des nappes phréatiques avait été constatée, puis une très forte humidité au printemps, suivie d’un été caniculaire et d’une sécheresse des sols brutale. Cette année, au début du mois de mars, les sols ont battu des records d’humidité. L’hiver a été très humide, avec des records de pluie dans la région. Mais, depuis le 10 mars, le déficit de précipitations est très important sur toute la France. Ainsi, si l’on prend les relevés officiels de Météo France à compter du début du mois d’avril, le Grand Est cumule un déficit pluviométrique qui frise les 40 % par rapport à la normale.

265 communes concernées

Plusieurs critères démontrent que la sécheresse est là. Tout d’abord, les indices d’humidité des sols sont « largement en dessous de la normale », selon un communiqué de presse de la préfecture du Bas-Rhin, le 6 juillet dernier. Ensuite, les précipitations ont été faibles dans toute la région et le peu qui est tombé n’a pas permis de rétablir la situation. « Il n’a quasiment pas plu en juillet. C’est simple, sur le mois entier, il n’a plu que 15 à 20 millimètres à Sélestat ou Altkirch, précise Didier Lasserre, ingénieur à Arvalis-Institut du végétal, de plus, les niveaux des eaux souterraines sont globalement bas, voire très bas. » De même, tous les cours d’eau et unités hydrologiques des deux départements affichent des tendances inférieures aux normales de saison.

Pour les prochaines semaines, les modèles de prévisions prévoient des températures toujours aussi élevées avec un temps généralement sec et de rares averses ou orages isolés. Ces circonstances ont conduit le préfet du Haut-Rhin à prendre quatre arrêtés détaillant des mesures de restriction de l’usage de l’eau sur plusieurs secteurs. Elles sont appliquées depuis le 30 juillet et ce, jusqu’au 12 octobre prochain, « sauf évolution de la situation météorologique et hydrologique conduisant à renforcer, prolonger ou abroger les mesures prises ». Compte tenu de cette situation, l’ensemble des utilisateurs d’eau, agriculteurs compris, est appelé à faire preuve de civisme en modérant sa consommation en eau qu’elle soit prélevée dans les cours d’eau, les nappes phréatiques ou les réseaux publics de distribution d’eau. Concrètement, cela signifie que toute irrigation des cultures et des prairies par aspersion est interdite sauf si elle s’inscrit dans le cadre d’un tour d’eau proposé par la Chambre d’agriculture et validé par le service en charge de la police de l’eau. L’irrigation par submersion est quant à elle totalement interdite. Les prélèvements ponctuels pour le remplissage des citernes mobiles destinées exclusivement à l’abreuvement des animaux au pré sont en revanche tolérés sous réserve de l’accord des propriétaires riverains des cours d’eau et sous réserve de ne pas intervenir sur le profil des cours d’eau (barrages, etc.).

La qualité des cultures dans la balance

Victimes du climat : les producteurs de maïs. Sur les 130 000 hectares plantés dans toute la région, beaucoup sont ainsi menacés par la sécheresse, car là encore, les secteurs non irrigués pâtissent de l’absence de pluie. Nord et sud Alsace en premier. « Je n’ai jamais vu ma pelouse aussi sèche que cette année, témoigne Christian Schneider, responsable céréales à la FDSEA 67 et exploitant du côté de Beinheim. C’est une année compliquée car toutes les cultures d’été ont souffert. Il n’y aura peut-être même pas d’épis dans les endroits les plus critiques. » Depuis la fin juin, les exploitants sont ainsi dans l’obligation d’irriguer sans arrêt, 5 à 7 millimètres s’évaporant tous les jours à cause des fortes chaleurs. « Autrement, le rythme de croissance des plants peut être totalement stoppé, ajoute Christian Schneider. Je ne parle pas forcément des bonnes terres, où le maïs s’en sortira malgré tout, mais des zones plus sensibles où les grains risquent de ne pas avoir leur taille habituelle et où les rendements seront bien inférieurs aux années précédentes. »

Si le maïs cristallise les tensions, ce n’est cependant pas la seule culture à souffrir de la sécheresse. Les betteraves pâtissent aussi de cette situation comme en témoigne Michel Butscha du service agrobetteravier de la sucrerie d’Erstein : « On assiste un peu au même schéma que l’an dernier mais avec des grosses chaleurs décalées. Un bon tiers des betteraves est irrigué et se développera correctement, sauf en cas de jaunisse, maladie qui touche 5 à 10 % des parcelles. Un autre tiers est quant à lui bien plus en souffrance et accuse par endroits pas mal de retard, ce qui ne signifie rien de bon, car qui dit campagne moins longue dit aussi moins de sucre. Les levées sont donc dans l’ensemble assez hétérogènes ». Un constat que l’on retrouve également dans les cultures de houblon, où là, en revanche, « ce n’est pas forcément le manque de pluie qui affecte le houblon mais aussi la chaleur car les températures caniculaires sont tout aussi néfastes que le manque d’eau et cela risque d’affecter les rendements, précise Michèle Dauger, responsable agronomie et environnement au Comptoir agricole. Tout est encore rattrapable mais dans l’idéal, il faudrait qu’il fasse un peu moins chaud avec 15 à 20 mm de pluie. »

« Tout n’est pas joué », rassure Yohann Lecoustey, directeur de la FDSEA 67. À condition que le mois d’août soit plus humide. « On sait déjà qu’on va perdre un peu au niveau des rendements dans certains secteurs mais s’il pleut encore d’ici au 15 août, ça devrait en sécuriser un minimum. » Pour l’instant, le mercure continue de grimper et les nuages se font rares à l’horizon.

 

Ambroisie

Mieux vaut prévenir que guérir

Technique

Publié le 25/07/2020

La gestion de l’ambroisie représente un véritable enjeu de santé publique. Une très faible quantité de pollen (5 grains/m3) suffit à déclencher une réaction allergique. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme, eczéma…) apparaissent plus tardivement que les habituels rhumes des foins en raison de sa floraison tardive. Elle débute généralement vers la mi-août et peut se prolonger jusqu’en octobre. François Tischmacher, exploitant à Landser, près de Mulhouse, est confronté à l’ambroisie : « Je me souviens qu’il y a quelques années on ne se souciait pas de ce genre de chose. Mais, depuis que j’en ai vu sur les bordures de mes champs, il y a deux ans, je suis obligé d’y faire attention. » En 2017, une évaluation de l’impact sanitaire en Auvergne-Rhône-Alpes, région la plus infestée, conclut que près de 660 000 personnes auraient été impactées par le pollen de l’ambroisie à feuilles d’armoise, pour un coût sanitaire global de 40,6 millions d’euros, selon l’Observatoire régional de la santé d’Auvergne-Rhône-Alpes.

L’ambroisie est capable de se développer rapidement dans de nombreux milieux, que ce soient des parcelles agricoles, des bords de route, des chantiers, des friches… Une omniprésence qui explique qu’elle peut être détectée partout, aussi bien en ville qu’à la campagne. De manière générale, cette plante colonise les milieux perturbés par l’humain et constitue de ce fait une problématique pour de nombreux acteurs : gestionnaires de bords de routes, collectivités, particuliers, mais aussi professionnels agricoles, pour qui l’impact économique peut être considérable. « C’est vrai que cette plante pose problème, notamment à la période des récoltes, souligne François Tischmacher. Le fait qu’elle soit allergène peut même amener à ce que tout ce qui a été fauché soit refusé à la vente. » Perte de rendement (20 à 70 %), semences non conformes, salissure durable des terres sont autant d’autres impacts négatifs liés à la propagation de cette invasive venue d’Amérique du Nord. On la retrouve souvent dans les grandes cultures, notamment celles de printemps. Appartenant à la même famille botanique que le tournesol (astéracées), il est alors particulièrement difficile pour les producteurs de lutter contre ce parasite.

Un plan d’actions simple : surveiller, prévenir, agir

Si, pour le moment, peu de cas ont été recensés dans la région, le risque zéro n’existe pas. Alors, depuis 2018, Fredon Grand Est est chargée par l’Agence régionale de santé (ARS), dans le cadre du nouveau Plan régional santé environnement, de piloter un plan d’actions à l’échelle du Grand Est et de coordonner la lutte collective contre l’ambroisie pour la période 2018-2021. Ce plan d’actions s’appuiera notamment sur des réseaux de référents au niveau des collectivités, des gestionnaires d’espaces et de linéaires, ainsi que du monde agricole. Les collectivités sont d’ailleurs invitées à nommer un référent auprès de l’ARS Grand Est. Il s’agit en effet de faire prendre conscience des enjeux qui entourent cette problématique par des actions de sensibilisation (réunions, publications sur les réseaux sociaux…) car « tout le monde ne connaît pas cette plante, rappelle François Tischmacher, et je ne parle pas que des agriculteurs, mais aussi des gens qui marchent dans les champs et qui n’ont pas conscience que cela peut être dangereux pour eux. »

Parallèlement, des formations sont organisées pour apprendre à identifier l’ambroisie et comment la gérer. Techniquement, en milieu agricole, la lutte contre l’ambroisie est assez simple car il existe des méthodes de lutte chimiques et alternatives. Mais, en milieu urbain ou naturel, les techniques sont plus difficiles à mettre en œuvre. Or, une fois qu’un pied d’ambroisie est observé, il faut rapidement l’éliminer car il est difficile de l’éradiquer une fois qu’il est installé. La lutte passe donc par l’arrachage des plants, de préférence avant la fin juillet, c’est-à-dire avant la montée en graine et l’émission de pollen. D’une part, pour éviter la diffusion de ce pollen hautement allergisant, d’autre part, pour éviter la dissémination de l’espèce. Arracher la plante donc, mais pas n’importe comment.

 

 

Édito

L’écriture au quotidien

Vie professionnelle

Publié le 29/05/2020

Depuis la mi-mars, nos vies s’adaptent à un nouveau rythme, différent, conciliant au mieux les équilibres familiaux aux nécessités d’une activité économique, tout en préservant la sécurité sanitaire. Loin de l’image d’Épinal que certains pourraient avoir de la presse, nos journaux spécialisés n’échappent pas à cette tourmente. Un journal se doit de porter un regard expert sur l’actualité, et surtout de répondre aux attentes de tous ses abonnés, à vos attentes.

Très simplement, et au nom de nos deux rédactions de L’Est agricole et viticole et du Paysan du Haut-Rhin, je veux vous remercier pour votre confiance et votre assiduité à nous attendre, nous découvrir et nous lire chaque semaine. Je pense également à celles et ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, ainsi que sur notre chaîne YouTube Agriculture innovante. Je souhaite aussi adresser un clin d’œil particulier au monde de l’entreprise, à nos partenaires qui nous font confiance, qui publient leurs annonces légales dans nos pages ou accompagnent nos reportages et dossiers spéciaux de publicités. Sans cet équilibre, nous n’existerions pas.

 

 

À ce jour, l’horizon est difficilement perceptible. Il nous oblige à plus d’adaptation encore pour vous proposer des contenus pertinents et inédits, pour ne pas reproduire ce qui, ici et là, se trouve être couvert par d’autres supports de communication. Certains imaginent, peut-être, que je décide seul dans mon coin le contenu et la construction de nos deux journaux, que je coupe ou priorise les reportages. Si seulement (rires) ! Non, un journal est un savant mélange, qui se prépare longuement, qui se compose de nombreux ingrédients, de l’actualité aux manifestations à couvrir, qui doit tenir compte du travail et des disponibilités des journalistes. Parfois, il faut arbitrer, faire des choix pour maintenir un équilibre. Un journal est un travail collaboratif, complémentaire et solidaire. Prendre une plume semble, pour certains, être un simple exercice de style, un pseudo travail réalisé en quelques minutes. Mais la réalité est tout autre. C’est un travail d’équilibriste, souvent contraint par le mot et la place ; un travail d’approfondissement, d’enquête et de vérification de la justesse des informations ; un travail qui ne se décrète pas.

Pour garder le cap des prochaines semaines, soyons ensemble dans l’action ! Appelez-nous, envoyez-nous un mail, parlez-nous des sujets qui vous interpellent, des nouvelles techniques qui vous intriguent, des visages qui façonnent nos territoires. Bien sûr, il y a des priorités dans l’actualité que nous devons assumer, mais écrire un peu de vous dans nos pages, c’est nourrir le lien extraordinaire entre les professions, les terrains et les humains.

Alors très simplement, continuons ensemble cette belle synergie. Merci d’être à nos côtés. Par vous tous, la famille rurale est belle.

 

Michel Busch

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