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Rédaction PHR

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Intempéries

Le Sundgau ravagé par la grêle

Cultures

Publié le 22/08/2019

Au lendemain des chutes de grêles, Claude Butsch, agriculteur à Ranspach-le-Haut, accuse le coup. Vers 22 heures, le vent a commencé à souffler, puis la pluie et la grêle sont tombées. « Ensuite c’était la totale », se souvient l’exploitant qui a passé une bonne partie de la nuit à calmer ses bêtes complètement paniquées par l’orage. « J’ai déjà vu des épisodes comme celui-là, mais c’était il y a 20 ans », précise-t-il.

Sur l’ensemble de son maïs cultivé sur le ban communal, 20 ha sont entièrement détruits : les feuilles et les tiges sont cassées, restent les épis qui faute de protection ne pourront être ensilés. Seuls 8 ha sont restés indemnes. L’autre inquiétude de l’exploitant, ce sont les installations. Le bâtiment de stockage a subi de gros dégâts et l’urgence est de le refermer avec des bâches.

« Heureusement, le maïs est assuré grêle. Ce sera donc sûrement une année blanche, relativise Claude Butsch. Maintenant il va falloir se battre avec l’assurance. J’ai déjà mis une demi-journée à réussir à les joindre… » Les principales conséquences ne seront cependant pas que financières : « Il faudra plus de temps et de main-d’œuvre pour compenser. C’est surtout un surcoût de travail et d’embêtements. »

Quelques minutes de grêle et 40 % de pertes

Dans le village voisin de Knœringue, même constat pour François Frisch. « Je me suis réveillé vers 22 h 30 quand j’ai entendu le bruit et j’ai bien vu la tornade et la tempête de grêle. Ça a duré facilement 2-3 minutes. C’était des vrais blocs de glace mais ils n’étaient pas ronds, ils avaient des angles. J’en ai ramassé un il était gros comme un œuf de pigeon », précise-t-il. De gros grêlons qui on fait des ravages aussi bien sur les cultures que sur les bâtiments.

La grêle n’a malheureusement épargné personne dans tout le secteur entre Ranspach-le-Haut et Knœringue : « Il y a partout des branches d’arbres qui sont tombées, des voitures abîmées et même des potagers entièrement détruits. Chez moi, le toit de la grange et des tuiles ont été perforés », raconte l’exploitant. Le plus urgent est donc de réparer ce qui peut déjà l’être : « Pour le reste on verra ça avec les assurances, on a déclaré le sinistre, maintenant on attend l’expertise. »

Sur son exploitation, François Frisch a constaté que la totalité de son maïs, soit à peu près 30 hectares, est effeuillée. Au niveau des récoltes les conséquences seront forcément significatives : « Ça dépend des impacts sur les épis mais je pense qu’il y aura 30 à 40 % de perte. Ça dépend aussi de comment les épis évoluent parce que maintenant il n’y a plus de feuilles et les panicules ne sont que sorties il y a 3 semaines. Je pense que si le remplissage n’est pas complet, ça ne se rattrapera pas. »

Nicolas Hell à Koetzingue

Dans la cour des grands

Technique

Publié le 14/08/2019

Il sera le benjamin de la compétition, mais ce statut ne lui fait pas peur. Alors qu’il ne fêtera ses 16 ans qu’en novembre prochain, Nicolas Hell est bien décidé à montrer que la motivation a autant d’importance que l’âge. Scolarisé au lycée agricole de Rouffach, où il a débuté un apprentissage en paysagiste, le jeune homme est un passionné d’agriculture depuis sa plus tendre enfance. « Quand il était petit, il ne connaissait pas les noms des couleurs, il ne disait pas « vert » mais « couleur John Deere ». Il a ça dans le cœur, il a ça dans le sang », explique Mireille, sa maman, qui travaille à la mairie de Blotzheim.

Ainsi, le jeune homme aide son papa, Yannick Hell, et son grand-père, François Gerum, sur l’exploitation familiale qui se trouve à de Kœtzingue tous les week-ends dès qu’il en a l’occasion. Mais il reste lucide avant tout : « Reprendre l’exploitation ? J’aimerais bien mais on me l’a un peu déconseillé car les agriculteurs ont de plus en plus de mal à vivre de leur métier alors c’est pour ça que je fais des études de paysagiste, pour avoir quelque chose à côté. » Avant d’ajouter : « S’il y avait une seule chance pour que je revienne dans l’agriculture, je le ferai sans hésiter. »

Le concours, une histoire de famille

Le jeune homme fait preuve d’une détermination et d’une motivation sans faille : « Je me réjouis d’y participer même si au début j’ai un peu hésité car c’est quand même la cour des grands. Mais bon maintenant je n’ai plus que ça en tête. Je suis prêt. » Tellement prêt que les réglages de son tracteur et de sa charrue bisoc sont déjà peaufinés depuis bien longtemps et qu’il les a testés dans une parcelle tout juste fauchée dédiée à son entraînement. Si son objectif est bien sûr de finir dans les premiers, il n’en oublie pas l’essentiel : « L’important c’est de participer car on a toujours quelque chose à apprendre des plus vieux. » Apprendre sera d’ailleurs le maître mot pour lui cette année car il n’a normalement même pas l’âge minimum requis pour participer et n’aura donc pas le droit d’aller plus loin dans la compétition même s’il se qualifie : « Ce sera un bon entraînement pour l’année prochaine car je compte bien encore y participer. »

Il faut dire que le concours de labour, organisé par les Jeunes agricultuers du Haut-Rhin, dans la famille Hell, on le connaît sur le bout des doigts. Le papa et le grand-père de Nicolas y ont déjà participé et ont réussi à atteindre les finales régionales. Tous deux déplorent que le nombre de participants se creuse au fil des générations. Ils étaient presque 25 il y a 40 ans, se souvient François, contre seulement 9 cette année. Mais qu’importe du moment que leur petit protégé fait parti du concours, ils sont ravis. « On est bien sûr tous très fier qu’il participe », raconte son grand-père. Ce dernier était d’ailleurs jury de l’épreuve l’an dernier et a donc pu donner de bons conseils à celui qui concourra dans la catégorie « planche » cette année. « J’ai de bons entraîneurs, ça c’est clair », insiste le principal intéressé. Un passage de flambeau réussi.

Gaëtan Koegler de Ballersdorf

Soutenir ceux qui se bougent

Technique

Publié le 14/08/2019

Passionné par le métier, ses hommes, ses cultures, les tracteurs n’ont aujourd’hui plus de secret pour Gaëtan Koegler. Pourtant, le jeune homme n’est pas issu du milieu agricole. Après le collège, il fait rapidement le constat, en faisant en BEP tourné vers l’hôtellerie, qu’il n’a pas choisi le bon chemin. Il revient rapidement vers son principal centre d’intérêt. « J’ai tout d’abord fait un bac pro agricole déjà en lien avec le Gaec des Rivières. Ensuite, j’ai réussi mon BTP production végétale. Depuis deux années, je suis toujours au Gaec des Rivières, mais cette fois en tant qu’ouvrier agricole », explique le jeune homme. Il apprécie ce début de vie professionnelle. Il estime avoir trouvé un patron et des collègues intéressants, qui vont de l’avant et qui, comme lui, sont passionnés. « Nous avons d’ailleurs un projet de méthanisation. Le dossier évolue favorablement. C’est un nouveau challenge qui s’annonce prometteur », se félicite le jeune homme.

Travailler proprement et droit

Celui qui assure également des gardes chez les sapeurs-pompiers a décidé de participer pour la première fois à un concours de labour, organisé par les Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin. « Un ami, Maxime Enderlin, l’a fait à plusieurs reprises. Cette année, il n’a pas voulu s’inscrire, mais m’a motivé. Il m’a convaincu en sachant qu’il sera avec moi comme commissaire. C’est une belle expérience », commente Gaëtan Koegler. Bien évidemment, pour une première participation, il part un peu dans l’inconnu. « Cela a tout d’abord été difficile de trouver une charrue adaptée à cette épreuve. La première était trop usée. La seconde devrait convenir. Depuis quinze jours, je m’entraîne trois fois par semaine après le boulot. La principale difficulté pour le moment est de travailler proprement et de faire un labour bien droit. Mais, je ne m’inquiète pas. D’une part, je n’ai pas d’ambition si ce n’est de participer. Et d’autre part, je constate qu’après chaque nouvel entraînement, je m’améliore », se satisfait Gaëtan Koegler. Il se réjouit de vivre cet événement agricole. « Il y a le concours évidemment. Mais, il y a surtout toute cette fête agricole organisée par les jeunes agriculteurs. C’est bien ce qui se passe. J’aime ces manifestations traditionnelles qui perdurent dans le temps. Les gens râlent quand il ne se passe rien. Alors quand d’autres se bougent pour organiser des choses, il faut les soutenir et venir », conclut Gaëtan Koegler.

Dimanche 18 août

Fête de l'agriculture à Dietwiller

Vie professionnelle

Publié le 09/08/2019

Sur près de 32 hectares, cet évènement proposera au grand public une véritable immersion dans les coulisses de l’agriculture locale, au travers de nombreuses animations pour petits et grands. Les visiteurs pourront se perdre dans un labyrinthe de maïs géant, tout en découvrant tous les secrets de cette belle plante et de sa production. Ils assisteront également à des animations thématiques sur les céréales dans notre quotidien, l’irrigation et la valorisation des déchets. Les plus courageux pourront se défier au lancer de bottes de paille ! Les JA ont également prévu un petit saut dans le passé, à travers une exposition de tracteurs anciens mais aussi avec des démonstrations de labour à cheval.

Le quartier des Organismes professionnels agricoles (OPA) regroupera une dizaine de stands d’entreprises ayant un lien avec le domaine agricole. C’est un lieu privilégié pour les échanges entre les professionnels et le grand public. Au travers d’une exposition de matériel agricole, les visiteurs admireront les tracteurs les plus récents et pourront découvrir toute la technologie qui se cache dans les machines agricoles.

Les enfants ne seront pas en reste puisque les JA leur ont préparé de nombreux jeux comme des structures gonflables et un circuit en tracteurs à pédales. Ils pourront faire connaissance avec les animaux d’élevage, regroupés dans une mini-ferme. Une ferme pédagogique sera également présente et proposera de nombreuses activités pour découvrir la vie à la ferme, les animaux et les cultures.

Enfin, pour mettre en avant la qualité de leur terroir, les JA serviront des repas 100 % locaux et inviteront les visiteurs à découvrir les produits alsaciens dans leur marché du terroir. Le midi, les JA vous proposeront ainsi de déguster un bon cochon à la broche (menu à 14 €, avec frites, crudités et yaourt fermier). Réservation obligatoire au 03 89 22 28 25 ou sur le site des JA68. Sur place, vous pourrez commander grillades, échine, sandwichs et frites, sans réservation.

Cette manifestation accueillera également la 66e finale départementale de labour, temps fort de la profession agricole. Elle rassemble chaque année une vingtaine de concurrents et fait rimer expertise avec dextérité. Véritable vitrine du savoir-faire des agriculteurs alsaciens, cette finale départementale de labour est un évènement à ne louper sous aucun prétexte !

 

Souvenirs de l'édition 2015

 

 

Mérite agricole

Voyage au « ventre de Paris »

Vie professionnelle

Publié le 22/07/2019

Pour rejoindre la capitale en bus depuis Sainte-Croix-en-Plaine, c’est à 5 heures du matin qu’avait été fixée l’heure du départ. Le temps de constater la multiplication des champs d’éoliennes entre la Meurthe-et-Moselle et la Seine-et-Marne, de jeter un coup d’œil sur la sucrerie « Terreos » créée par Ferdinand Béguin aux environs de 1975, de déjeuner au cœur de la ville médiévale de Provins… Et voilà que les méritants agricoles se retrouvent sur la plus belle avenue de Paris, la Seine, pour admirer, depuis un bateau-mouche, les bâtiments célèbres de la capitale. Lever plus matinal encore le lendemain où un autocariste local emmène ses passagers dès 3 h 45 vers Rungis, le grand marché national des produits frais. Fortement concurrencé par les Centrales d’achats de la grande distribution qui étranglent les producteurs, Rungis s’efforce de maintenir une éthique de respect mutuel. Les partenariats entre grossistes qui rassemblent sur les lieux de production et ceux qui écoulent à partir des locaux de Rungis permettent de contenir les frais de transfert. Tous les produits frais y sont présents depuis la viande jusqu’aux fleurs en passant par les produits laitiers, les volailles, les poissons, les fruits et les légumes. Passées d’une vingtaine d’hectares au centre de Paris à plus de 250 ha à Rungis, les installations n’arrêtent pas de se moderniser pour offrir à leurs entreprises de distribution les moyens de stockage et de réfrigération dont elles ont besoin.

Après avoir retrouvé leur car alsacien, les voyageurs ont fait le tour du Paris historique et de ses secrets révélés par une guide de grande classe aux qualités pédagogiques peu communes. Du lac sous l’Opéra à la boucherie révolutionnaire de la place de la Concorde, en passant par les prouesses du baron Haussmann soutenu par Napoléon III, la capitale d’aujourd’hui a encore bien des choses à montrer à ceux qui ne la connaissent que par son métro et ses salles de réunion. Le circuit touristique s’est poursuivi par un examen minutieux des différents points de la ville depuis le sommet de la tour Montparnasse.

Visite au Législateur

La dernière matinée a été consacrée à l’Assemblée nationale où les députés Éric Straumann et Jacques Cattin ont accueilli le groupe dont ils connaissaient pas mal de membres. Questions, échanges de vues et d’avis, visite de lieux célèbres, les plafonds peints par Delacroix, l’Hémicycle, la bibliothèque, les déambulatoires, les multiples statues et fonctionnaires en habits luxueux…

Mais les instants les plus chaleureux furent offerts en privé, entre Alsaciens, par nos parlementaires, dont l’un est aussi un viticulteur célèbre. Puis ce fut le chemin du retour avec, à l’arrivée à Saint-Croix-en Plaine, les sympathiques effusions des « Au revoir » qui montraient le plaisir qu’avaient eu les participants de découvrir tant de choses ensemble.

Brigade verte

La première brigade a 30 ans

Vie professionnelle

Publié le 18/07/2019

Entourée d’un aréopage de personnalités - conseillers départementaux, maires, sénateurs, députés, représentants des forces de l’ordre… - Brigitte Klinkert a été accueillie par une haie d’honneur de cavaliers et l’ensemble des agents de la Brigade réuni en arc de cercle pour saluer les invités. La présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin a rendu un vibrant hommage aux 70 agents, gardes champêtres, hommes et femmes de terrain, qui incarnent un modèle de service public dont les maîtres mots sont « proximité, efficacité et promotion de la citoyenneté ».

« Creuset d’engagement citoyen » dont le Conseil départemental - alors conseil général - fut le précurseur à la fin des années 80 et qui a depuis essaimé dans toute la France. Rappelons que le Conseil départemental du Haut-Rhin est toujours le principal financeur de la Brigade Verte qu’il soutient à hauteur de 1,43 M€. Ses missions vont du sauvetage et ramassage d’animaux à la sensibilisation à l’environnement en passant par l’éradication des moustiques, le suivi des plantes invasives, les interventions liées à la chasse ou à la circulation routière.

Henri Masson, président de la Brigade Verte, a rappelé avec enthousiasme les grandes étapes historiques et missions du service, se félicitant des relations de confiance durables nouées avec les élus locaux au fil des ans. « Une brigade qui pourrait, avec l’avènement de la Collectivité européenne d’Alsace en 2021, s’étendre au Bas-Rhin et devenir la Brigade Verte d’Alsace » a souligné Henri Masson. Une proposition à laquelle Frédéric Bierry - qui avait fait spécialement le déplacement à Colmar ce lundi à l’invitation de Brigitte Klinkert - adhère à 100 %.

Comptes de l’agriculture

Coup d’œil sur la ferme France

Vie professionnelle

Publié le 12/07/2019

Les perspectives étaient bonnes fin 2018, quand les résultats provisoires de l’agriculture française ont été publiés. La tendance se confirme aujourd’hui : plusieurs indicateurs sont à la hausse. Ce n’était pourtant pas gagné au vu des chiffres de nos voisins européens. Seule l’Espagne sort également son épingle du jeu. L’Allemagne a par exemple dû essuyer le revers d’une baisse importante de sa production végétale.

Que nous racontent ces chiffres ? Photographie globale d’une année entière, à travers tout le pays, les comptes de l’agriculture permettent surtout de se positionner sur l’échelle mondiale. Dès lors, les spécificités, notamment régionales, sont gommées dans la masse. L’INSEE propose néanmoins le détail des filières. Un point de vue tout à fait intéressant à observer. C’est là que l’on découvre une filière vin très porteuse qui pèse pas moins de 14 milliards d’euros. Mais alors que les volumes ont explosé et que la récolte a été excellente, les prix, eux, peinent à monter. Et pour cause : les viticulteurs doivent encore combler les manques du marché en 2017.

Autres fluctuations importantes par rapport à 2017 : les prix des céréales, du fourrage, des légumes et pommes de terre sont montés en flèche. L’explication se trouve là aussi dans les volumes, en baisse. Mais d’autres filières se maintiennent. La viande, la volaille, les œufs et le lait font montre d’une stabilité globale.

Voilà donc comment on peut en venir à la conclusion que la ferme France se porte relativement bien. Avec une valeur ajoutée de 33 milliards d’euros en un an, les efforts des agriculteurs ont porté leurs fruits.

Fibois Grand Est

Plan d’urgence contre les scolytes

Technique

Publié le 12/07/2019

Le changement climatique et l’augmentation des sécheresses ont été particulièrement favorables à l’affaiblissement des arbres et à la pullulation des scolytes, insectes qui ravagent les forêts de sapins/épicéas. Depuis l’année dernière, les attaques sont d’une virulence extrême, touchant des milliers d’hectares dans le Grand Est et la Bourgogne Franche-Comté.

En Grand Est et Bourgogne Franche-Comté, les forestiers comptabilisent déjà plus de 1 100 000 mètres cubes d’épicéas scolytés. L’année dernière, en 6 mois, ces épicéas représentaient, à eux seuls, 40 % du volume de résineux habituellement récoltés en un an, dans ces régions. Les conséquences de la crise des scolytes sont catastrophiques pour les forêts et les acteurs de la filière, de l’ordre de plus de 80 millions d’euros : dépérissement des forêts qu’il va falloir replanter massivement, dégradation du paysage par des coupes sanitaires obligatoires, perte de valeur des bois, dispersion des zones à récolter, impacts sur les trésoreries des transformateurs qui essaient d’absorber ces bois, difficultés de transport...

Prévisions inquiétantes pour 2019

En 2019, les spécialistes s’attendent à une crise de plus grande ampleur encore. Alors, depuis l’automne dernier, tous les acteurs de la filière forêt-bois du grand quart Nord-Est se sont afférés autour de leurs interprofessions Fibois Grand Est et Fibois Bourgogne Franche-Comté pour élaborer un plan d’urgence. Et ce 6 juillet, à Colmar, c’est une dizaine de grands principes de gestion qu’ils se sont engagés collectivement à suivre, via la signature d'une charte, pour réagir au mieux et garantir la pérennité des forêts. On peut notamment citer le monitoring des attaques, la priorisation des achats de bois malades à la place des bois sains, la réactivité dans la récolte et l’enlèvement des bois malades, la promotion de l’utilisation de ces bois bleuis par les attaques mais qui ont conservé toutes leurs qualités mécaniques, ou encore, et pas des moindres : le renouvellement des forêts dans le respect des critères de gestion durable.

La charte rassemblera les acteurs, depuis la forêt (ONF, communes forestières, syndicats de propriétaires privés, CRPF, Chambre d’agriculture, Experts forestiers de France, coopératives forestières - Cosylval, Forêts & Bois de l’Est, COFA, CFM, Groupement Champenois…), jusqu’aux transformateurs (syndicats FNB, EGGER Panneaux & Décors, Norske Skog Golbey, Unilin…), en passant par les transporteurs (GTFAL), les ETF (syndicats EDT), les pépiniéristes (syndicats des pépinières), avec leurs interprofessions (Fibois Grand Est et Fibois Bourgogne Franche-Comté).

Résultats des examens agricoles

433 diplômés dans le Haut-Rhin

Vie professionnelle

Publié le 10/07/2019

Baccalauréat Professionnel

 

Aménagements paysagers

ADAM Guillaume

BAUMANN Jonathan

BIELLMANN Alain Patrick

BOUBREK Jérôme Damien, Assez bien

BOUZOUAR Hugo Bernard Mohamed

CAILLET Guillaume Lionel Grégory

CLAUDEPIERRE Stanislas Fausto Carlos, Assez bien

COLMANT Matthieu

DIETSCH Florian Édouard, Assez bien

DOS SANTOS Samuel

DUBREIL Valentin, Assez bien

FEDERLE Yann Raymond Pierre, Assez bien

FINCK Lucas

FRITSCH Théo

FRONVAL Romain André Michel, Assez bien

GIACOMINI Enzo Franco Édouard, Assez bien

GOEPFERT Anthony

GSCHWINDEMANN Nicolas

HALLER Régis

HIE Aurélien

INTROIA Enzo Gaëtan

KIEN Lucas

KRIEGEL Kilian Chris Jean-Paul, Assez bien

KUENTZLER-GOERIG Olivier

KUENY Baptiste Marc Laurent

LAGOUCHE Coralie Yvette Pascale, Assez bien

LANCELLOTI Adrien

LIROT Angela

MANGOLD Vivien Mathieu

MARBACH GLAAS Léna, Assez bien

MAURER Quentin, Assez bien

MAYER Jeremy

MAYTE Mathieu Yoann

MORGEN Nicolas Hugues, Assez bien

MULLER Bryan Lucien Pierre Adrien

MULLER Stéphane, Assez bien

PONTAROLO Quentin Steeven, Assez bien

RACINE Yonalyn, Assez bien

ROCKLIN Philippe, Assez bien

SANNER Quentin Gilles, Assez bien

SCHERER Augustin Armand Jérôme

SCHICKLIN Hugo Alfred Jean-Marie

SCHMIDT Mathieu, Assez bien

SCHMIDT Robin

SCHMITT Matéo José

SCHOTT Nathan Pierre Dagobert

SCHWARTZ Samy

SEILLER Julien Clément Joseph Léger, Bien

SEYLER Jean, Assez bien

THOMAS Gauthier Timothée

TORIOT Andy, Assez bien

TSCHAN Geoffrey

WILDEMANN-CRABE Mathias Ernest

 

Conduite et gestion de l’entreprise agricole

DOBMANN Damien Denis Dominique

EHRSAM Julien Thomas Florent, Assez bien

FEUERBACH Adrien Paul

FISCHER Ophélie

GRINGER Damien Jean Désiré, Assez bien

HAABY Benjamin Joël

HEIM Antoine, Assez bien

JEANNIN Maïwenn Marine Maud

KUENY Anaïs Madeline Monique, Assez bien

MEYER Ludovic, Assez bien

MULLER Hugo

MURATORI Léa Véronique

RESCH Andréa

SAUNER Anthony Olivier, Bien

SCHNOEBELEN Théo

WELCKER Bradley

WICKY Kévin André, Bien

WUHRLIN Théo

WURTZ Laetitia Marie

 

Conduite et gestion de l’entreprise vitivinicole

DI GIANO Hugo Camille Pascal

DILLENSEGER Axel, Assez bien

FRIANT Pauline Élise, Bien

GILG Quentin Roland Fernand, Assez bien

HABSIGER Antoine

HALLER Clément André Gérard

JOST Laurent René Charles

KENNEL Arno

LANG Quentin

LARATTE Geoffroy Dominique Claude Pierre

MATKOVIC-CLAUDEL Charlotte Laura Capucine

MOENCH Arnaud

REMETTER Jules

SCHMITT Théo

THOMANN Alexis Emmanuel Bien

WAGNER Luc

WOERTH Quentin

 

Gestion des milieux naturels et de la faune

AUBRY Laure, Assez bien

BILLICH Corentin Georges Jean-Michel

DERR André Nicolas Charles, Très bien

DUMONT Solène

EDEL Noémie, Bien

GRODWOHL Loïc Stéphane

HEBINGER-LOYEZ Guillan Philippe

MEISTER Lilou, Bien

PROVOST Youenn François Arsène, Assez bien

RICHARD Evan Michel Daniel

RIPEPI Léo, Assez bien

STOQUERT Hugo Marc Arnaud

VOINSON Mathias Auguste, Assez bien

ZAMOLO Lino, Assez bien

 

Laboratoire contrôle qualité

BLAESIUS Salomé Jeanne Hélène, Assez bien

BOESCH Corentin

BOUSSAHELA Kenza, Assez bien

BURGER Gregory, Assez bien

FALCK Mélissa, Bien

HANAUER Emma, Assez bien

MERTZ Xavier, Assez bien

PATER Maxence Jean Albert, Assez bien

PIERRE Léo Henri Werner

SALOMON Thibaut, Assez bien

SPEICH Émilie, Assez bien

WEIBEL Victoria, Bien

 

Productions horticoles

ATZENHOFFER-TRITSCHBERGER Noémie Germaine Marguerite, Bien

BENOIT-GONIN Dylan

CHAPUY Marion

CURIR Romain Norbert Philippe

DORNIER Léo

FOEHRLE Frédéric

LORIN Zoé, Bien

LUCAS Élisa

MAZE Émeline

MONIZ Johanna

PENIN Aude

ROTH Mélanie, Assez bien

STEINMETZ Jérémy, Bien

STEPHAN Vincent, Bien

STERN Aude

 

Services aux personnes et aux territoires

BARTHE Antonia

BONNET Patricia Yolande

 

Technicien conseil vente de produits de jardin

BRENDLE Sophie, Assez bien

DIETSCH Kalinka Marie-Antoinette Aline

FREYHEIT Lucas

 

Technicien conseil-vente en animalerie

GRANSARD François, Assez bien

HEINRICH Lilian, Assez bien

WETZEL Émeline

 

Baccalauréat Technologique

 

Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant : agronomie - alimentation - environnement - territoires

BARMES Marion Suzanne, Assez bien

BAUMLIN Corentin Desire, Bien

BOHRER Lisa-Marie

BRAESCH Thierry Martin, Assez bien - Section européenne

CACHEUX Pierre

COMTE Léa

DABROWSKI Nathan Auguste Adam, Assez bien

DUGARDIN Hugo David Laurent

ELLES Auriane Coralie

FERDONNET Erika Camille Cleange

FREYDER Celia, Bien

FUCHS Paul Émile

GASTON Maxime

GODAT Eva

GROSS Thomas Gino, Assez bien

GRUNENWALD Manon Marie Marthe

GUITON Etienne

HANDSCHUMACHER Thomas Julien

HEINRICH Madeline Louise Francine

KAPPS Émilie Marie-Odile

KETTERER Laura, Assez bien

LE PEN Pierrick Jean Emmanuel Paul, Assez bien

MESSAROSCH Dorine Céline

MEYER Aurélie, Assez bien

NUSS Laurine

PETER Lucie Marie Yvette, Assez bien

RAEHM Charlotte Sophie Ernestine

RATZMANN Théodore Valentin

REBER Thomas, Bien

RICHARD Emilien, Bien

SAΏDANI Marie Élisa Saphia

SCHAEFFER Alexandre Charles Joseph, Section européenne

SCHICKLIN Océane Agathe Jacqueline

SORET Sara

VIX Antonin Marie Bruno

WECKERLE Lily Léa

WENGER Stéphane

WININGER Lucille

ZEMB Léo-Paul Matheo

 

Brevet de Technicien Supérieur Agricole

 

Aménagements paysagers

AIZIER Nicolas Marie André, Très bien

BERNARD Romain Georges Frédéric

BLOCH Clémence Lucie, Bien

COLTRI Marianna, Bien

CREPELLIERE Mickaël Jean-Marie

DA SILVA FERREIRA Romain, Assez bien

DENIE Chloé

DISSLER Anthony, Assez bien

HIRSCHY Florian

HOFFER William

HUSLER Sophie Anne Élisabeth

JUNG Arnaud Jean Louis, Assez bien

LANDMANN Guillaume Roger Marcel, Bien

LAURENT Fanny Sophie, Assez bien

LIGIBEL Kevin

MASSON Corentin

MAURUTTO Vincent Pierre François

MEYER Pierre-Hugo, Assez bien

OSSWALD Nathan, Assez bien

PAULIN Jonathan, Bien

PETER Silvio Luca, Bien

ROESCH Mathias

VONAU Caroline Delphine Marguerite, Bien

 

Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole

BURINI-MAUSS Laurène

 

Gestion et protection de la nature

GROB Axel

 

Gestion forestière

CLAUDEL Laure Valérie

FRECHARD Charles

 

Production horticole

AUFFRET Quentin Daniel, Très bien

BECHLER Maxime Jean Frédéric, Très bien

CORRARD Morgane Maryline, Bien

DUVAL Camille Marie Assez, bien

GREGET Baptiste Charles

HANDRICK Antonin Bruno, Bien

HORN Nicolas

LEYER Victor, Assez bien

MEBOLD Benjamin, Bien

MESSEY Bastien, Bien

PAGE Antonin Samuel, Assez bien

RENOUL Quentin Arthur, Bien

SCHNEIDER Thibaut Albert François

 

Sciences et technologies des aliments : Aliments et processus technologiques

AKDOGAN Nuriye

BICAKCI Busra, Assez bien

D’AGOSTINI Maxime Jean Antoine

DEMIRDUZEN Filiz

JACOB Laura Elodie

KILINC Tugce, Assez bien

MENKOR Inès, Assez bien

NODIN Amandine Christiane Paulette

OKUYUCU Furkan, Assez bien

SANTORO Romain, Assez bien

SCHMITT Jennifer Louise Henriette, Assez bien

USTA Ayse

ZETTEL Kim, Assez bien

 

Technico-commercial

BARROUYER Estelle Monique Danielle

BLEICHER Florent Jean Henri Louis

BOCCI Axel Timothé

FICHTER Florian Dominique, Bien

FLEITH Elise, Très bien

GOETZ Valentin, Assez bien

GUYOT Lukas

HABSIGER Théo, Assez bien

HEILMANN Victor

HUFSCHMIDT Lena

ILTIS Clara, Bien

KOLBECK Hector

LETOURNELLE Mathieu

LUTZ Élisa

OSWALD Paul Olivier Bruno André Gérard

QUINTLE Jeanne, Assez bien

ROUX Margaux, Assez bien

STEIBLI Arthur Lucas

TONEGUZZI Hugo Michel Victor

VAUTRIN Maxime Alain Paul-Marie, Très bien

WEINZAEPFEL Audrey Chloé

WINDHOLTZ Juliane Anne Marie Roselyne, Bien

 

Viticulture Œnologie

BOUTON Maxime Pierre

BRANGE Yohann

BREISS Valentin Jacques

BRUPPACHER Nicolas Patrice

BURNER Louis Joseph Antoine, Bien

EGLER Gauthier, Assez bien

FOURDIN Laura Muguette Maria, Assez bien

GRESSARD Clarisse Anne, Assez bien

GRIPON Camille Louise

GUY Delphine Emma Sylvie, Bien

HELD Meredith

JOST Olivier Pascal, Assez bien

KESSLER Philippe

KIMURA Kazane

KLEIN Jean-Nicolas, Bien

KOHSER Thomas Jean-David, Bien

LECRIVAIN Julien, Assez bien

L’HOTE-NEMETT Clarisse Valéry Denise

MAKOWKA Elia

MEISTERMANN Mathieu Michel, Bien

MORIN Clémence Nathalie Émilie

MUNCK Céline

MUSER Philippe Marc

NAUDE Alexandre Bernard Gérard, Bien

NOEL Jérémy Damien Fernand Michel, Assez bien

OTT Yanis Charles Antoine, Bien

PHILIP Jacques Michel Robert, Assez bien

REEB Michel Daniel, Assez bien

RUBRECHT Lisa Marine

SIMON Gabriel

SOUCHE Thomas David Daniel

STENTZ Xavier Albert, Très bien

VAPILLON Pierre Marie, Assez bien

VAZEUX Pierre Gabriel, Assez bien

VILLATTE Baptiste Fernand Michel, Assez bien

VUITTENEZ Thibaud Johann Henri, Assez bien

WENGER Quentin Jacques Frédéric

 

Brevet d’Études Professionnelles Agricoles

 

Conseil Vente

BOIS Marie

DERYCKX Déborah

DHEILLY Arthur Richard David

FOURDRAIN Marine Béatrice Marguerite

IRRMANN Corentin Laurent

JUD Ameylia Carménia Suzanne

SAUER-KLEIN Coralie

STACHNICK Paul

 

Travaux de laboratoire

BUCKER André Marc Léonard

DIENGER Marine

DILLENSCHNEIDER Solène Émilie Engracia

EBERLE Marilyne

GRINAN Maëlyse Marisa Céline

HENGY Ophélie

HEYD Léa

MOULIN Lauriane Pauline

OLAX Thomas Mathieu

 

Travaux d’entretien de l’environnement

BARTHELME Édouard René

BRUCKERT Noah Jean

FAHRNER-BISCHOFF Nathan Gabin

FERRE Adrien Hugues

FORNY Julien Alphonse Françis

GUILABERT-DUBAIL Célia

HEBINGER-LOYEZ Guillan Philippe

KIMMEL Léa

KLETHI Victor Charles

KOERPER Émilie Anne-Catherine

LARCHER Léo

SCHMITT Alexis Laurent Robert

SCHMITTER Gaetan

VIEIRA Loïc

 

Travaux en exploitation de polyculture élevage

BALDO Coralie Chloé

BLASER Alexis Jean Joël

GEBEL Ilona Marie Jenna

GOETSCHY Kevin Franz Paul

GOLDSCHMIDT Benoît

LAMBERT Maxime Antoine Thierry

PETERSCHMITT Alexis

SCHMITT Léo Aloyse Henri

WELCKER Bradley

WICKY Caroline Célestine

 

Travaux horticoles

BASS Roxane

BLAZQUEZ Jade Maylis

BOCK Soazik Gwenaelle Marie Nicolas

DALLA-COSTA Margot Solange Cathy

HALLER Clothilde Paulette Marie France

HARNIST Pauline

HASENFRATZ Enola

LANG Chloé Mathilde

SCHOEFFEL Laura Josépha

 

Travaux paysagers

BELIN Frédérique Marie

BURKLÃ Guillaume

BÜTÜN Ebu-Bekir

GROSSMANN Axel

HAFIR Simbad

LANCELLOTTI Adrien

LEFAY Laura

REY Joé Edmond Philippe

RIDE Margaux Lara

RUFFIO Léo

SIEFER Lucas

SIPP Leonard Marc Patrick

VALENTIN Loic Léo Eugène

 

Vigne et vin

BAUMER Théo Antoine Etienne

BRUCKER Chloé

EBLIN-VIARD Emilien Gabriel

HABSIGER Antoine

HOLDERIED Lucas Robert

LALLEMAND Charles François Joseph

MECKERT Lucas Albert Jean-Paul

 

Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole

 

Jardinier paysagiste

ALBISER Jérémie

BIECHY Raphaël Vincent Claude Alphonse

BILGER Léo Nicolas

BOHN Victor Angel, Assez bien

BREUILLARD Eliott Dominique Robert, Assez bien

BUTZ Benjamin André Claude Sandro, Bien

DIDIER Quentin, Bien

DIETSCHY Lucas, Assez bien

DURMAZ Deniz Kévin, Assez bien

EITEL Roméo Tao Marcel Robert Henri Jean, Assez bien

FERAUD Gaëtan

GASNIER Jérémy Louis, Bien

GIRAUDON Kylian, Assez bien

GROSS Robin, Assez bien

HALTER Evan, Assez bien

HAZET Erwann

KANOUNI Bazil Charles Antar, Assez bien

KOPP Thierry, Bien

KUBLER Théo Bruno, Très bien

LANG Alex Pierre Fernand, Bien

LEHR Dorian Clément

MARTINUZZI Léo Paul, Bien

MENTELE Clément, Bien

MUSSOT Lucas Laurent, Très bien

NAEGEL Fabien Philippe

ORIOT David Francis

OTTER Xavier Dominique, Bien

PETITFOURT Landry Franck

RIFFENACH Florian

SPIESS Théo, Assez bien

SPITZENSTEDER Théo

SUNGAUER Freddy, Bien

TOSO Léa Christine, Assez bien

USCHE Bryan, Assez bien

WEBER Calvin Philippe, Assez bien

WENGER Enzo

WERSINGER Théo, Très bien

ZAMPATTI Valentin Aimé Arnaud, Très bien

 

Métiers de l’agriculture

BARADEL Justin Raymond Édouard, Assez bien

BARAUX Pierre Michel Roger, Bien

BLEU Joseph Jean Fernand

DEBENATH Ivan Richard Jules, Assez bien

DESHORTIES Joris Jean Christophe, Bien

EBELMANN Léon Albert Joseph, Bien

EHRHART Tristan, Bien

FRITZ Christophe, Bien

JENN Pierre Émile, Assez bien

MAYER Thomas Jean, Bien

METZGER Adrien

MISSLIN Joseph Daniel Antoine, Bien

REBERT Thomas Albert Gérard

RUEFF Jonathan Etienne

THIEBAUD Nicolas Valentin, Assez bien

THORR Geoffrey Gaëtan Clément, Assez bien

VONAU Marion Jacqueline

WILK Maxime Etienne Richard

 

Travaux forestiers

ARDILLER Clément, Bien

BAUER Yann

DE LEMOS Noa, Bien

DEREMARQUE Valentino, Assez bien

DESIRE Maxime Gilbert

DOSDA Matthieu

ECKERT Jason, Très bien

FREUDENREICH Tom, Bien

KORTMANN Cédric Olivier

LEFEVRE Niels, Très bien

MARSOLLIER Bastien, Bien

MEYER Alain Manuel Michel

ROELANTS Maxime Pascal Léonard

ROELLY Matthieu

SCHAEFFTER Pascal, Bien

WISSEMER Marceau, Assez bien

WOLF Ludovic

Afdi Grand Est / Afdi 68

Du Togo à la France, des enjeux communs

Vie professionnelle

Publié le 06/07/2019

Animée par Ange Loing, président des JA68, la table ronde organisée par Afdi a réuni Denis Schultz, directeur du Grand Est Solidarités et Coopérations pour le Développement (GESCOD), Philippe Clément, FDSEA des Vosges, Hasmiyou Fousseni, agronome et représentant du GESCOD au Togo, et Laurent Fischer, agriculteur et président d’AFDI 67.

L’agriculture en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest, au Togo, d’où vient Hasmiyou Fousseni, a un immense potentiel agricole. Au sud, quatre saisons se succèdent, et les précipitations vont de 800 à 1 500 mm. Au Nord, deux saisons, et 600 à 1 400 mm d’eau. Un climat propice au café, au cacao, à la banane, à l’orange, ou plus au Nord, à la noix de cajou et surtout aux céréales. Pourtant, 60 % des terres sont encore vierges. Un constat d’autant plus frappant quand on sait que la population active du pays se consacre à 60 % à cette agriculture, et qu’elle représente 40 % de la production de richesse du Togo. Comment expliquer alors que les choses n’aillent pas plus vite ? Eh bien la réponse se trouve dans les champs. La taille moyenne des exploitations est de 2 ha par foyer. Des petits producteurs donc et qui gèrent 99 % des surfaces manuellement.

À ce constat d’un sous-développement criant, s’ajoute une situation politique en crise. Résultat : les jeunes sont poussés à l’immigration. D’une part, il y a ceux qui prennent la route du Bénin et du Nigeria. Chaque saison, ils viennent renforcer la main-d’œuvre dans les exploitations agricoles de ces pays. D’autre part, ce sont les jeunes diplômés qui embarquent pour l’Europe, les États-Unis mais aussi le Gabon. Finalement, difficile pour le Togo de garder sa jeunesse qui pourrait être la force vive de cette économie. Hasmiyou Fousseni constate cependant peu d’exode rural. Les villes n’attirent pas, et c’est tant mieux pour les exploitations.

Accompagner le développement

En réponse à ce constat, il est possible de mener des actions de terrain pour soutenir l’agriculture locale. Le GESCOD s’est donné une mission : « promouvoir le développement de l’agroécologie par le renforcement des capacités des jeunes agriculteurs de la Région Centrale ». Un programme d’agroforesterie a ainsi été mis en place : en associant anacardier et maïs, ou teck et mais, la production a été renforcée. Depuis le lancement de cette opération, sept coopératives sont en fonctionnement. D’autres projets ne rencontrent cependant pas le succès aussi rapidement. C’est le cas de la création d’une filière lait. Soutenue pendant 15 ans, elle s’est heurtée à la difficulté d’autonomiser la coopérative. Des responsables agricoles et des techniciens ont été formés, ils ont embauché un salarié et ont multiplié les adhérents. Aujourd’hui, la production se développe de manière exponentielle. Et la migration vers les villes en a été freinée. Pour Hasmiyou Fousseni, les problèmes résident souvent dans la filière elle-même et tout l’enjeu est de réussir à valoriser la production.

Regard français

Les problématiques africaines font écho aux enjeux des campagnes françaises. Selon Philippe Clément, les agriculteurs qui produisent notre alimentation se voient mis à mal par une mauvaise représentation du milieu rural et une répartition désavantageuse de la valeur au sein des filières. Pour Denis Schultz, la solution est évidente. Il faut « une action politique pour changer le contexte dans lequel évoluent les agriculteurs. Seuls, ils ne pourront pas changer les choses ».

En Afrique et en Europe, ils devront lever des barrières qui parfois se ressemblent. « Ce n’est pas le foncier qui limite, explique Hasmiyou Fousseni, mais les moyens des exploitations. Au Togo, la Banque mondiale a investi 350 milliards de dollars pour l’agriculture. » Et Philippe Clément de conclure, « l’Union européenne est la seule à diminuer ses soutiens ».

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