autres animaux

Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace.

Du miel en or

Publié le 10/10/2017

Samedi 7 octobre se déroulait le concours annuel, organisé par la Confédération Régionale des Miels d’Alsace, au Lycée Agricole du Pflixbourg à Wintzenheim. Ce concours était placé sous la présidence d’Anna Raimondi qui, pendant 29 années, a réalisé les analyses de miels au laboratoire vétérinaire de Colmar.

En raison des aléas climatiques de cette année, ils n’étaient que 60 apiculteurs à proposer 177 échantillons de miels, sélectionnés par le laboratoire vétérinaire de Colmar parmi les 180 déposés. Ces miels ont été dégustés par 60 dégustateurs confirmés qui encadraient 20 nouveaux dégustateurs, formés cette année, et qui participaient à leur première dégustation. Et comme pour la sélection de vins, tous les sens des dégustateurs participent à l’évaluation des miels proposés pour le concours régional. Cette année fut difficile pour l’apiculture alsacienne. Les apiculteurs ont eu beaucoup de travail pour une récolte limitée en volume, mais heureusement parfaitement conforme aux normes qualitatives et gustatives. Les gelées printanières ont compromis la récolte de l’acacia et les fortes chaleurs de juin ont anéanti tout espoir sur les tilleuls et autres miels de cru. Les apiculteurs alsaciens produisent 6 catégories de miels, également nommés crus : sapin, châtaignier, forêt, acacia, tilleul et fleurs. L’essentiel des membres de la confédération des apiculteurs d’Alsace est composée d’apiculteurs possédant entre 10 et 20 ruches, ce qui permet un excellent suivi des ruchers et de leur population pour une recherche de qualité. Les apiculteurs alsaciens inscrivent leur démarche dans un souci de répondre aux attentes des consommateurs appréciant le produit des ruches. Malgré tout, ce concours régional, gage de qualité, traçabilité et de conformité, a permis d’établir un palmarès des miels produits par les apiculteurs alsaciens. Le concours régional des miels d’Alsace est organisé depuis 1989, à l’initiative de Jean Pierre Heller, président honoraire de la confédération régionale. Il est actuellement organisé par Philippe Bosshard, et parmi les nombreux apiculteurs présents, André Frieh, président de la Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace.

Centre d’études techniques apicoles d’Alsace (Cetaa)

Miels d’Alsace à l’honneur !

Publié le 06/11/2016

Châtaigne, acacia, sapin… Pour la seconde édition de la fête du miel, organisée par le Cetaa, quatre apiculteurs alsaciens ont proposé des dégustations sur la place Gutenberg à Strasbourg, l’occasion de découvrir les qualités de cette production locale.

Samedi 29 octobre, le public a pu déguster sur la place Gutenberg à Strasbourg les miels de quatre apiculteurs alsaciens professionnels à l’occasion de la fête du miel. Organisée par le Cetaa, cette seconde édition, également proposée à Colmar le 22 octobre, vise à mettre en avant « l’appellation IGP Alsace et la démarche de qualité entreprise par ces apiculteurs », souligne Alexis Ballis, conseiller technique dédié à cette production, à la Chambre d'agriculture d'Alsace. « Tout est analysé : le pollen, le goût » notamment par des laboratoires indépendants. La certification est octroyée par un organisme certificateur indépendant. Seule cette certification IGP apposée sur les pots de miel garantit et authentifie leur origine Alsace. Une récolte réduite de moitié en moyenne Pour ces quatre producteurs, l’année a été particulièrement difficile, « à l’image des autres filières en Alsace », souligne Alexis Ballis. L’humidité intense du printemps puis la sécheresse ont occasionné « une famine chez les abeilles et engendré des difficultés d’essaimage ». Dans l’ensemble de l’Alsace, « il n’y a pas beaucoup de volume mais la qualité est au rendez-vous ». Pour le miel de sapin, le miellat est arrivé trop tard, « les abeilles n’avaient plus assez de force pour récolter, elles se préparaient déjà à hiberner ». Pour la filière apicole, « c’est une troisième année consécutive de petite récolte », précise le conseiller, « réduite de moitié en moyenne », avec des disparités selon les variétés et les secteurs. « Ça c’est joué parfois à quelques kilomètres, notammentpour la grêle », précise Bernard Tonnelier, du Rucher du Lutenbach, président de l’organisme de défense et de gestion des miels d’Alsace. Dans le val de Villé, cet apiculteur a récolté peu de sapin, mais a par contre réalisé « une bonne année pour le châtaignier ». « L’acacia est fragile et craint l’humidité, la récolte s’est réduite à trois jours au lieu de dix habituellement » note l’apiculteur. Sur le marché de la place Gutenberg, les apiculteurs ont proposé uniquement des produits faits « maison » comme le pain d’épices élaboré par Sylvie Lehr du Rucher des Vosges du Nord. Apicultrice depuis 18 ans, elle est installée à Struth et déplore une perte de récolte de 50 % cette année sur ses 700 ruchers en production. « Celle de sapin était maigre, mais c’est mieux que rien », souligne cette apicultrice. La récolte fut par contre meilleure du côté du concours général agricole de Paris où elle a décroché trois médailles : l’or pour son miel d’acacia et l’argent pour le miel crémeux et de forêt. Savoir-faire et saveurs des miels d’Alsace À Reichstett, avec 350 ruchers, Sébastien Berger, des Apiculteurs Berger, déplore également « une récolte réduite de moitié, sans miel de tilleul, ni d’acacia », suite à des orages. Il a récolté trois tonnes « au lieu des six attendues, et une seule récolte de sapin », début septembre. Pour composer avec cette météo très défavorable, il a choisi « de ne pas faire de miel mais des abeilles », en vue de l’agrandissement de ses ruchers. Sur son stand, le public a pu découvrir les outils quotidiens des apiculteurs, un fumoir, le casque protecteur, le miel en rayon. Ce marché se voulait également pédagogique, avec des panneaux explicatifs dont ceux du cirier gaufreur et apiculteur Laurent Fichter, du Rucher des mûriers à Kingersheim. « La qualité de la cire est primordiale pour les apiculteurs », souligne Alexis Ballis, cet outil de travail, « c’est comme la terre pour le paysan, c’est là que tout pousse ». Il met en garde sur les produits issus du « commerce international, où la cire peut contenir des polluants », ce qui peut ensuite impacter les ruchers.

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