Planète Légumes
Une station d’expérimentation en mode Grand Est
Planète Légumes
Publié le 01/03/2018
Le président de Planète Légumes, Pierre Lammert, a souligné la direction prise depuis un an par la station d’expérimentation, lors de l’assemblée générale du mercredi 21 février. Cap vers l’est, ou plutôt vers le Grand Est.
Les fruits et légumes ignorent les turbulences politiques qui secouent la région et se mettent à l’heure du Grand Est. C’est ce qui ressort de l’assemblée générale de la station d’expérimentation Planète Légumes, mercredi 21 février. Cette union se traduit par des actes et des engagements entre la Région et l’association. L’acte de mariage ? Un contrat de filière signé en grande pompe lors du salon Saveurs et soleil d’automne, fin septembre 2017 à Sélestat. Il se décline en cinq points censés guider la coopération entre les deux parties. Compétitivité, meilleure communication sur le marché régional, aides à l’installation, innovation et développement des relations internationales. « Un projet ambitieux », selon Patrick Bastian, président de la commission agriculture à la Région. Une ambition concrétisée par la création, en 2017, d’un poste de technicienne spécialisée sur les économies d’énergie financé par la Région et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Son rôle ? Trouver des outils pour rendre les exploitations agricoles moins énergivores. L’experte recherche ainsi des substituts au gaz naturel pour le chauffage des serres. Elle a creusé du côté du puits de géothermie de Vendenheim. L’idée serait d’utiliser l’eau de condensation pour chauffer les installations agricoles. Pour l’instant, cette initiative en est à l’état de projet. Mais dès cette année, Planète Légumes cherchera des parcelles à proximité du forage et établira un plan de financement. À venir également, une étude pour diriger la chaleur issue de la méthanisation vers des serres. Ou encore le diagnostic énergétique d’une chambre froide de pommes de terre dans la Marne. À bâbord toute C’est précisément avec ce département que l’association noue des partenariats. Désormais, la Chambre d'agriculture de la Marne met à disposition de la station un technicien à mi-temps. L’objectif ? Un nouveau programme de conseils et de recherche sur les pommes de terre de craie, très présentes en Champagne. Les agriculteurs marnais auront donc accès au travail de l’organisme et à ses publications. En retour, le conseiller marnais fournira son expertise en machinisme en dehors des frontières de son territoire. Symbole de ce rapprochement, deux Marnais sont entrés au conseil d’administration de Planète Légumes. Une régionalisation de l’entité bénéfique selon Patrick Bastian qui a rappelé que « jamais on n’a investi autant dans l’agriculture que depuis la création du Grand Est ».












