Fruits et légumes

Concours du plus beau rayon de fruits et légumes d’Alsace 2018

Du très haut niveau

Publié le 19/11/2018

Mardi 13 novembre, l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace remettait les prix du concours du plus beau rayon de fruits et légumes d’Alsace 2018. L’occasion de rappeler que la mise en avant des produits locaux profitent à tous : producteurs, distributeurs et consommateurs.

Du 2 au 6 octobre derniers, plusieurs jurys composés de producteurs, grossistes, directeurs de magasin, responsable de centrales d’achat, salariés de Sodexo, journalistes, ont arpenté les rayons des 50 points de vente ayant participé à la cinquième édition de ce concours. Ces derniers étaient classés en catégories, afin de pouvoir comparer ce qui est comparable. Il y en avait cinq : les supérettes, les supermarchés, les hypermarchés, les magasins de producteurs et les restaurants Sodexo, représentant la restauration hors domicile. Les réalisations des chefs de rayon fruits et légumes étaient notées sur différents critères : impression générale, soin apporté à la présentation, assortiment de la gamme, respect de la saisonnalité, présentation des produits, qualité et fraîcheur, information du consommateur (étiquetage), qualité, utilisation des objets publicitaires élaborés par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) pour mettre en avant et valoriser les fruits et légumes d’Alsace, mise en valeur des produits bios, de saison… Pour des étalages attractifs 365 jours par an C’est Pierre Lammert, président de l’Ifla, qui a accueilli les participants à la cérémonie de remise des prix à la cave du Roi Dagobert à Traenheim. Ses remerciements sont allés à la Région Grand Est, aux jurés, à Sara Guntz et Yannick Wihr, chevilles ouvrières de ce concours à l’Ifla, à Boris Wendling, vice-président de l’Ifla où il représente les distributeurs, et bien sûr aux magasins et restaurants participant : « Nous avons vu de très belles choses, fruits d’importants efforts pour mettre en avant les fruits et légumes d’Alsace », s’est félicité Pierre Lammert, qui estime que la mise en avant de ces produits par des étalages attractifs constitue un atout pour les producteurs, les distributeurs et les consommateurs. Car cela incite les consommateurs à manger davantage de fruits et légumes. Donc à en acheter plus. D’après lui, les ventes de fruits et légumes augmenteraient de 10 à 30 % dans les magasins participants durant l’opération. Du coup, pourquoi se limiter à quatre jours par an ? Pour Pierre Lammert, il y a tout intérêt à mettre les fruits et légumes d’Alsace en lumière 365 jours par an. Nous faisions partie du jury, retrouvez notre tournée en images, avec une interview de Sara Guntz :  

Visite automnale de l’expérimentation SEFerSol

Des résultats encourageants qui restent à confirmer

Publié le 14/11/2018

À l’occasion du Mois de la bio en Grand Est, le premier bilan de l’expérimentation SEFerSol, qui vise à gérer la fertilité des sols en maraîchage grâce à la réduction de travail du sol et aux couverts végétaux, a été présenté au lycée agricole de Wintzenheim lundi 5 novembre.

Élaboré en partenariat avec l’Atelier Paysan, Alsace Vitae, l’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa), la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), l’EPLEFPA Les Sillons de Haute Alsace, l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), Planète Légumes et Rittmo Agroenvironnement, le projet SEFerSol vise à tester des stratégies innovantes et rentables capables d’améliorer la fertilité des sols en maraîchage. L’expérimentation est menée depuis 2015 aux Jardins du Pflixbourg, l’exploitation du lycée agricole et horticole de Wintzenheim. La dernière visite de bilan a eu lieu le 5 novembre, dans le cadre du Mois de la bio en Grand Est. Guillaume Delanay, chef de projet du pôle maraîchage au lycée, a expliqué les conditions de l’expérimentation pour celles et ceux qui ne la connaissaient pas encore ; le projet ayant déjà été présenté à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Deux systèmes innovants, un système référent Le dispositif expérimental comprend trois systèmes de culture. Le premier, qui fait office de référentiel, est fidèle à ce qui se fait couramment chez les maraîchers bios en Alsace, à savoir un travail du sol important, le recours à des engrais organiques et une gestion classique du désherbage. On trouve ensuite le premier système innovant « engrais verts max » dans lequel on cherche à exploiter au mieux tous les bénéfices des engrais verts. Dans ce système, il n’y a pas d’apport de fertilisants organiques. Les seuls apports viennent du compost et des résidus des cultures et des couverts qui sont plantés. Le travail du sol est toujours présent, mais est différent. « On a recours à la pratique des planches permanentes et on utilise des outils de travail du sol qui ne sont pas rotatifs. Du coup, il n’y a pas les effets négatifs de désagrégation et de perturbation trop forts de la structure que provoquent les outils animés », explique Guillaume Delaunay. Enfin, le deuxième système innovant s’appuie, lui, sur le principe de conservation du sol, à savoir une couverture la plus permanente possible, un travail limité, voire supprimé, et une diversité enrichie dans les successions de cultures grâce à l’apport de couverts. Les trois systèmes de culture comparés s’appuient sur une succession de cultures qui doit durer cinq ans : des pommes de terre pendant la première année, des salades et des choux-fleurs la seconde, des courges la troisième, des poireaux la quatrième et des carottes pendant la cinquième année. « Aujourd’hui, on sait qu’on va pouvoir aller au moins jusqu’à neuf années de travail. Il est fort probable qu’on recommence la même rotation pour pouvoir comparer avec ce qui a déjà été étudié », annonce Guillaume Delaunay. Et surtout, cela permettrait de confirmer si, oui ou non, ces systèmes de culture innovants testés répondent aux objectifs fixés au départ : améliorer la fertilité du sol, faciliter la gestion de l’enherbement, assurer l’autonomie de ces systèmes - un principe fondamental de l’agriculture biologique - et s’assurer du faible impact de ces systèmes sur la qualité de l’eau. « C’est un sujet sur lequel on est particulièrement attentifs. On a tendance à dire que l’impact de l’agriculture biologique sur la qualité de l’eau est moindre que celui de l’agriculture conventionnelle. Sauf qu’on manque de références à ce sujet. C’est l’occasion d’en faire. Avec la nature du sol de ces parcelles [NDLR : sablo-limoneux], on peut facilement mesurer l’impact sur les nappes souterraines, et ainsi voir plus facilement si nos pratiques doivent encore être améliorées. » Un bilan économique à calculer Afin d’avoir des résultats plus précis, deux parcelles d’expérimentation ont été créées côte à côte : Sefersol 1 et Sefersol 2. La première a démarré sa rotation de cultures dès le début du projet en 2015, la deuxième en 2016. Un décalage qui permet d’effacer les effets potentiels d’une météo particulière une année. « On peut lisser les résultats avec deux années différentes », justifie Guillaume Delaunay. Sur Sefersol 1, les résultats obtenus cette année grâce aux systèmes de culture innovants sont plutôt encourageants. « Que ce soit « engrais vert max » ou « conservation du sol », on obtient des rendements de poireaux commercialisables plus importants que dans le système de référence. On s’était fixé 20 tonnes à l’hectare, on l’a dépassé sur les trois systèmes. On arrive même à 45 t/ha avec le système « conservation du sol », soit le meilleur rendement commercialisable. Après, il faut faire des calculs de marge pour voir s’il y a toujours une telle différenciation. Par exemple, on a eu 20 % de temps de travail en plus sur le système « engrais vert max » par rapport au système de référence à cause de la gestion des adventices. » Sur la parcelle Sefersol 2, les résultats obtenus sont un peu différents. Tout d’abord, ce sont trois légumes qui ont été plantés à chaque fois : des courges sucrines du Berry, des potimarrons et des courges butternut. Dans ce cas, les mesures ont été effectuées sur la planche du milieu, celle où se situaient les potimarrons, et non sur les planches latérales soumises à des effets de bordure. « Et ce qu’on peut dire, c’est que la culture de potimarron a été la moins bonne avec une différence pas très marquée entre le système référent et les deux systèmes innovants. On note toutefois que le système « conservation du sol » a apporté un rendement un peu plus important. » Plus important, mais pas suffisant puisque l’objectif initial de 30 t/ha n’a été atteint avec aucun des trois systèmes. En revanche, sur les deux autres types de courges situées sur les planches latérales, le rendement a été atteint. Pour la courge butternut, le système « engrais vert max » a été le plus favorable, même si le système « conservation du sol » le talonne de peu. Enfin, sur la courge sucrine du Berry, on remarque une petite différence avec les deux systèmes innovants. « Mais globalement, les résultats pour ces deux courges sont relativement homogènes entre les trois systèmes », constate Guillaume Delaunay. Là encore, des calculs de marge devront être faits afin de mesurer plus précisément la pertinence économique de ces systèmes innovants. Là est tout l’enjeu en effet. Si la protection de l’environnement et des ressources aquifères est évidemment un enjeu essentiel, aucun système, aussi innovant soit-il, ne pourra être adopté à grande échelle s’il ne présente pas un résultat économique positif pour l’agriculteur.

Visite d’exploitations agricoles du Conseil départemental

Un soutien toujours aussi fort au monde agricole

Publié le 17/10/2018

Le 11 octobre, Brigitte Klinkert a effectué sa première visite d’exploitations agricoles en tant que présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin. L’occasion de réaffirmer le soutien de la collectivité territoriale à une profession malmenée cette année par les problèmes de sécheresse, désireuse d’approvisionner davantage les cantines des collèges, et motivée à l’idée de participer à la production d’énergies « vertes » par le biais de la méthanisation et du photovoltaïque.

Présent depuis de nombreuses années auprès du monde agricole, par le biais des Gerplan notamment, le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) a ténu à réaffirmer cet engagement le jeudi 11 octobre avec la visite de deux exploitations aux profils différents : à l’EARL Herrscher à Andolsheim, en production laitière conventionnelle orientée filière longue, et à l’EARL Rolli à Bergheim, spécialisée en arboriculture biologique orientée majoritairement vers la vente directe. Une première pour Brigitte Klinkert en tant que présidente de la collectivité territoriale. Organisée par la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA) en présence des députés Jacques Cattin et Eric Straumann, cette matinée a permis de faire le tour des sujets d’actualité qui préoccupent actuellement la profession. En premier lieu le manque d’eau à l’origine de la sécheresse actuelle qui met en difficulté bon nombre d’élevages dans le département. « On n’a jamais connu une situation comme celle-là. Habituellement, on a la pluie après la sécheresse d’été. Cette année, ce n’est pas le cas. On pensait qu’on pourrait se refaire avec des Cipan qu’on donnerait à nos animaux. Malheureusement, cela n’a pas poussé. Et contrairement aux grandes cultures, l’herbe n’est pas assurable. Ce qui fait que seul le système des calamités agricoles peut amener quelques subsides économiques. Et là encore, ce n’est gagné », déplore, en introduction de cette matinée, Laurent Wendlinger, le président de la CAA. Mais quand certains manquent d’eau, d’autres en subissent parfois les excès dévastateurs. Cela a été le cas de la ferme Rolli depuis sa création en 1967 : inondation centennale en 1982, inondation des vergers en 1996, inondation en 2016 qui provoque une perte de 70 % de la récolte, et encore une inondation cette année sur la moitié de la surface de maïs. « Tout cela nous a poussés au fil du temps à faire des choix stratégiques. Aujourd’hui, malheureusement, de plus en plus de parcelles sont à l’abandon dans ce secteur. On espère maintenant que les travaux qui sont en cours actuellement sur la route de Marckolsheim en aval permettront d’accélérer la décrue en période d’inondation », explique Marc Rolli. Sur ce point, Brigitte Klinkert souligne que le Département est présent et continuera à l’être auprès des communes victimes de dégâts suite à des intempéries. Le 22 juin, la collectivité a débloqué un fonds de secours exceptionnel de 2,1 millions d’euros pour venir en aide aux villes et villages touchés par des coulées de boues ou des inondations. « La meilleure assurance, c’est ce qu’on a dans les granges » Laurent Wendlinger rappelle que ce sont les agriculteurs qui ont fait l’effort de remettre de l’herbe sur leurs surfaces qui font face aujourd’hui à des difficultés économiques. Il réclame des réponses « structurelles et conjoncturelles. » « Ça serait par exemple un non-sens de faire des sursemis de prairies alors qu’il ne pleut pas. Ça serait juste de l’argent gaspillé. Il faudrait peut-être reporter cette opération au printemps prochain. » Pour rappel, le conseil général du Haut-Rhin avait financé une action similaire en 2004 suite à la sécheresse de 2003 et ce, à la demande des organisations professionnelles agricoles. Si le Département dispose aujourd’hui d’un champ restreint pour soutenir l’agriculture (voir encadré), ce n’est pas le cas des autres organismes qui gravitent autour du monde agricole. Laurent Wendlinger leur lance un appel : « Il va falloir accompagner les agriculteurs au niveau économique. Il faut reporter les échéances, comme ce qui a été fait pendant la dernière crise. Des mesures doivent être mises en place cet automne et cet hiver pour que le maximum d’exploitants puissent passer cette situation difficile. » Sur le plus long terme en revanche, et face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents et violents, des changements doivent être opérés selon lui sur un plan plus structurel. « La meilleure assurance, c’est ce qu’on a dans les granges. À l’avenir, les éleveurs vont devoir prendre conscience qu’il faudra quinze mois de stockage, et non plus douze. On arriverait plus facilement à passer le cap en cas de manque de fourrage comme c’est le cas cette année. Bien sûr, il y a encore des problèmes à régler au niveau national avec la fiscalisation des stocks. En parallèle, il faudra accompagner un plan de financement pour qu’il y ait plus de silos et plus de bâtiments. Oui, il y a un plan bâtiment, mais il n’est pas encore ouvert aux bâtiments de stockage », regrette-t-il. L’irrigation, « pas un problème » dans le Haut-Rhin Le partenariat « fort » entre la profession agricole et le Département sur la qualité de l’eau a été souligné. « Nous souhaitons que la totalité des agriculteurs s’engage dans la protection des zones de captage. Nous avons rencontré tous les vendeurs de produits phytos afin qu’il y ait une dynamique forte pour aller dans le bon sens, sans pour autant tomber dans l’excès. Comme les humains, les plantes ont aussi besoin d’être soignées. C’est pour cette raison qu’il faut continuer les programmes de recherche et d’innovation. » Sur ce sujet « phytos », David Herrscher considère que le soutien de la classe politique est « indispensable ». « Qu’on soit bio ou conventionnel, on utilise des phytos. Et si on n’en veut plus du tout, il faut changer de modèle de société et remettre des gens dans les champs. » À titre d’exemple, un rattrapage manuel pour la culture de la betterave serait de trente heures par hectare, et par an. Une filière qui souffre actuellement d’un effondrement mondial des prix depuis la fin des quotas. Cette année, le producteur se retrouve avec un prix de 24 euros la tonne brute contre 30 à 35 euros certaines années. Les charges, elles, sont bien sûr restées les mêmes. La situation est tendue « alors que nous sommes capables de produire de manière bien plus régulière qu’ailleurs grâce à l’irrigation » explique Denis Nass. Une pratique qui n’est d’ailleurs « pas un problème » dans le Haut-Rhin tient à souligner Brigitte Klinkert : « Le Département gère un réseau d’alimentation de la nappe qui met plus d’eau que ce qui est utilisé en agriculture. L’irrigation ne doit pas être vue négativement. » Produits locaux dans les collèges : peut mieux faire L’autre partenariat emblématique du Conseil départemental du Haut-Rhin - et de celui du Bas-Rhin - avec le monde agricole date de 2016 avec la création de la plateforme approalsace.fr qui permet aux collèges de faire leurs achats de produits locaux en ligne. Après deux ans de vie, Laurent Wendlinger en tire un bilan plutôt mitigé. « L’idée de base est louable, mais il faut améliorer le process. Un collègue utilisait cette plateforme pour vendre son fromage de chèvre. Mais le jour où le cuisinier l’achetait, il devait compenser le coût du produit en achetant des produits bas de gamme venant d’ailleurs. Du coup, plusieurs producteurs refusent de vendre parce qu’ils ne veulent pas que les enfants mangent moins bien au final à cause d’eux. Mais la réalité, c’est que des produits locaux de qualité, cela a un coût. Et là, nous entrons dans un débat philosophique. » Brigitte Klinkert abonde dans ce sens : « Un travail de fond dans être fait sur l’approvisionnement des cantines. Aujourd’hui, nous sommes environ à 20 % d’approvisionnement local dans nos collèges. On aimerait augmenter fortement cette proportion. Il faut arriver à déterminer le juste prix qui soit le même dans tous les établissements. » « Le souci est qu’il y a souvent plusieurs interlocuteurs », révèle le président des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin, Ange Loing. « Entre un cuisinier et un gestionnaire, les logiques ne sont pas nécessairement le mêmes. » Autre point soulevé par ce dernier : l’opération « Je mange bio et local, c’est génial » qui manque selon lui de « cohérence ». « Plutôt que de demander aux agriculteurs de produire trois fois plus pour cette journée, ça serait mieux d’avoir quelque chose de similaire, mais de manière plus étalée et régulière tout au long de l’année. » Une agriculture productrice d’énergies « vertes » Enfin, les responsables professionnels agricoles ont parlé énergies renouvelables avec la présidente du CD 68. Un dossier remis récemment sur le devant de la scène depuis que le désormais ex-secrétaire d’État à la Transition Écologique, Sébastien Lecornu, a confirmé l’appel d’offres de 300 mégawatts dans le département du Haut-Rhin. Le monde agricole a « beaucoup de projets » sous le coude confirme Laurent Wendlinger. Pour autant, rien n’est fait pour l’instant préviennent les responsables. « Le débat dans ce dossier est compliqué. Mais ce qui est clair, c’est qu’il n’y aura pas un hectare de libéré à Fessenheim si le monde agricole n’obtient aucune surface dans cet appel d’offres », prévient Denis Nass. « La profession jouera le jeu. Je pense qu’il peut y avoir un nouvel engouement autour du photovoltaïque. Mais il faut que les choses soient cadrées. Il ne faut pas d’une usine à gaz administrative », précise le président de la Chambre d'agriculture. La production d’énergies « vertes » passera également par la méthanisation, la possibilité d’une « belle complémentarité » entre les agriculteurs et les collectivités estime-t-il. Pour Brigitte Klinkert, la fermeture annoncée de la centrale nucléaire de Fessenheim est l’opportunité pour le Haut-Rhin de devenir le « premier territoire alimenté uniquement en énergies renouvelables ». « Et que ce soit pour vos projets de centrale photovoltaïque ou de méthanisation, sachez que nous resterons présents pour défendre vos intérêts auprès de l''État », conclut la présidente du CD 68.

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