Prévention

Caisse d’assurance-accidents agricoles (CAAA) du Haut-Rhin

Les accidents en baisse, la prévention en hausse

Publié le 11/05/2018

La caisse d’assurance-accidents agricoles du Haut-Rhin termine son 128e exercice et fait le bilan d’une année 2017 de « transition ». Si le nombre d’accidents et de maladies est à la baisse, la vigilance s’impose. Deux ateliers de prévention sur les risques professionnels liés à l’activité de bûcheronnage ont été proposés aux participants de l’assemblée générale de la CAAA qui s’est tenue vendredi 4 mai à Sainte-Croix-en-Plaine.

Pour cette assemblée générale, le président de la CAAA du Haut-Rhin Jean-Michel Habig a innové : « En juin 2017, une nouvelle mandature de quatre années a débuté. Je souhaitais associer pour la première fois tous les délégués titulaires et suppléants à cette assemblée générale afin qu’ils aient toutes et tous égal accès à nos résultats, mais également les mêmes renseignements concernant les activités de la CAAA. Je souhaite que ce fonctionnement se poursuive à l’avenir lors de nos rendez-vous majeurs : l’assemblée générale et la journée des délégués en hiver. » L’année 2017 a été positive du point de vue technique avec une baisse des accidents et des maladies. 888 sinistres ont été déclarés en 2017 contre 907 en 2016 et un seul accident mortel (un bûcheron) contre quatre en 2016. Ces 888 sinistres concernent 628 salariés, 191 non salariés et 69 élèves, 190 femmes et 698 hommes. « Nos activités de prévention portent leurs fruits puisque, sur la période de 2005 à 2013, la moyenne des dossiers traités est de 1 100 sinistres. Il faut continuer dans ce sens », insiste Jean-Michel Habig. Chez les salariés, la viticulture, les activités du paysage et la sylviculture sont les trois principaux secteurs d’activité qui concentrent à eux seuls 56 % des 628 accidents du travail et des maladies professionnelles. Pour les non-salariés, sur les 186 sinistres déclarés, l’agriculture/élevage (45 % de déclarations) et la viticulture (23 %) sont les deux secteurs les plus représentés dans la typologie des exploitations haut-rhinoises. Des rentes en baisse Concernant les rentes, 1 770 ont été allouées en 2017. Ce nombre continue de baisser et se situe en dessous de la moyenne de 1 898 rentes attribuées sur les cinq dernières années. Au niveau des prestations versées, la caisse a versé en 2017 plus de 6,9 millions d’euros. Les rentes, indemnités en capital et pensions, premier poste de dépense de la CAAA du Haut-Rhin, s’élèvent à plus de 4,88 M€. Le montant total des indemnités journalières allouées est d’un peu moins de 1,4 M€. « En 2017, ces indemnités journalières versées aux salariés se sont élevées à un peu plus de 1,2 M€, soit 33 % du montant des prestations en espèces. Par ailleurs, 25 574 journées d’arrêts de travail ont été accordées en 2017 contre 22 737 en 2016. La moyenne des indemnités journalières allouées au cours des dix dernières années est de 1 048 556 € pour un nombre moyen annuel de jours, pour la même période, de 24 692 », observe le directeur de la CAAA, Philippe Petry. Après l’approbation des comptes financiers qui a vu un résultat positif de 117 000 €, l’assemblée générale a acté la baisse de 2,5 % le montant de la cotisation foncière appelée en 2018. « Il s’agit de maîtriser l’évolution du montant de la réserve statutaire de la CAAA et d’accompagner les exploitations et les entreprises agricoles en difficulté », estime Philippe Petry. Priorité à la prévention « La prévention des risques professionnels est et reste la priorité. En 2017, nous avons multiplié les réunions d’information et de sensibilisation. Le montant total des dépenses de prévention s’est élevé à 151 899 €. Les aides financières incitatives accordées représentent 64,4 % du budget de la prévention. Elles s’élèvent à 97 802 €. Nous allons poursuivre cette politique dynamique en 2018, en lien avec nos différents partenaires dans le monde agricole, viticole, ou encore celui de la forêt », complète Philippe Petry. C’est dans ce cadre que l’école de bûcherons de Saverne a présenté le 21 mars dernier sa nouvelle acquisition : un simulateur de bois sous tension. Acquis avec le soutien financier des CAAA d’Alsace-Moselle et du conseil régional du Grand Est, ce matériel servira lors des formations au bûcheronnage dispensées par l’école, mais également dans le cadre d’actions de prévention organisées par la CAAA. Un matériel présent à Sainte-Croix-en-Plaine le 4 mai. Les participants à l’assemblée générale ont pu assister à une démonstration de ce simulateur de mise sous tension des grumes. Un autre atelier a été consacré aux équipements de protection individuelle pour les travaux de bûcheronnage et de débardage.

Groupama Grand Est - Eurométropole de Strasbourg

Se protéger de la cybercriminalité

Publié le 07/04/2018

À l’heure où Facebook a perdu plus de 93 milliards d’euros depuis l’affaire Cambridge analytica, Groupama, fidèle à ses valeurs de prévention, attire l’attention de ses partenaires lors d’une conférence sur la cybercriminalité, organisée conjointement avec l’Eurométropole de Strasbourg.

Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, le souligne en préambule : la gestion des fichiers et la protection de la vie privée sont des sources de questionnement pour les élus et les entreprises. Trop souvent, la prise de conscience n’est réelle que lorsqu’on se trouve confronté à une attaque. Or, un risque traité après coup a toujours un coût exorbitant par rapport à une action préventive. C’est le sens du propos de Christian Aghroum, ancien commissaire divisionnaire ayant dirigé l’Office de lutte contre la cybercriminalité, fondateur en 2015 d’une société de conseil et d’audit en sûreté, cybersécurité et gestion de crise. La cybersécurité vise à assurer la protection du système d’information de l’entreprise. Les données doivent rester disponibles, confidentielles entre l’émetteur et le receveur, intègres (c’est-à-dire qu’elles n’ont pas été manipulées) et auditables (le fonctionnement correct du système est vérifiable). Pour y parvenir, trois piliers sont nécessaires : la technique bien entendu, l’organisation cela va de soi, mais aussi la formation. Car si personne n’est formé, à quoi sert un système sécurisé ? La cybercriminalité revêt quant à elle deux formes : elle peut être née des nouvelles technologies (piratage, défacement de site, accès non autorisé) ou simplement être une criminalité qui préexistait mais qui a été favorisée par les nouvelles technologies (pédopornographie, escroquerie, rançon, etc.). Or corrélativement au développement d’internet et à la massification des informations, la cybercriminalité se développe. Internet, « c’est un lieu de culture, d’échange, de commerce, bref de bonheur. Mais c’est aussi 4 à 5 % de malheur et d’horreur », estime le conférencier. Les forces de police doivent s’adapter et faire face au développement de la cybercriminalité dans un temps ultrarapide. En outre, la cybercriminalité est souvent transfrontalière ce qui impose de créer des coopérations et d’aider les pays défavorisés à se protéger contre ce fléau. Un objectif : dérober des données personnelles Christian Aghroum casse « le mythe romanesque du Geek ». La cybercriminalité est le fait de groupes organisés qui ont une réflexion, des moyens, un objectif et surtout une cible : obtenir des données personnelles. Une fois ces données récupérées, elles sont recelées sur le « dark web »*. Le coût de la cybercriminalité est évalué à 550 milliards de dollars dans le monde et à 1 % du PIB européen : « Nous travaillons tous quatre jours par an pour les cybercriminels sans le savoir. » À l’avenir, le développement des objets connectés offre des perspectives formidables notamment pour la santé et la protection des personnes, mais il va également générer une augmentation du risque de vol de ces données. Les entreprises : des cibles de choix Les premières vagues de cybercriminalité ont démarré en 2007. Aujourd’hui, certains États utilisent des cybercriminels pour défendre leurs intérêts. Les entreprises constituent des cibles de choix car elles détiennent des données et de l’argent. Et pour s’en prémunir, la formation est essentielle car dans 39 % des cas, l’attaque provient d’erreurs humaines (une pièce jointe douteuse ouverte, un lien malveillant, etc.). Les techniques de phishing (hameçonnage), escroquerie au président, blocage des sites contre rançon sont les plus courantes. Christian Aghroum invite les éventuelles futures victimes à ne jamais payer la rançon et à redémarrer leur site à partir de la dernière sauvegarde. Des bonnes pratiques plutôt simples mais qu’il vaut mieux anticiper. La cybercriminalité peut prendre également des aspects d’espionnage industriel ou même d’action terroriste. Le piratage de TV5 Monde par Daech en est la triste illustration. D’ici le 25 mai 2018, les entreprises doivent mettre en œuvre le règlement européen de protection des données (RGPD). Perçu comme une nouvelle contrainte, il faut l’envisager comme une opportunité pour réfléchir à l’organisation interne et sensibiliser le personnel aux questions de cybercriminalité. Ce règlement est le « moyen de faire monter l’Europe en compétence ». Car « ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on y fait face » ! Un point de vue partagé par François Schmitt, président de Groupama Grand Est, qui invite à une prise de conscience des problèmes pour être mieux en capacité de les gérer. Un homme averti en vaut deux…

Inauguration d'un simulateur de bois sous tension

L’école de bûcherons ONF de Saverne présentait, mercredi 21 mars, sa nouvelle acquisition : un simulateur de bois sous tension. Acquis avec le soutien financier des CAAA d’Alsace Moselle et du Conseil Régional du Grand-Est, ce matériel servira lors des formations au bûcheronnage dispensées par l’école de bûcherons mais également dans le cadre d’actions de prévention organisées par la CAAA entre autre.

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