Prévention

Opération « 10 de conduite jeune »

Au collège, Groupama sensibilise les automobilistes de demain

Publié le 26/11/2017

Représentant 25 % des tués et 30 % des blessés, les jeunes conducteurs constituent une catégorie particulièrement vulnérable aux accidents de la route, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population française. Que faire pour sensibiliser ces futurs automobilistes ? Depuis 1995, Groupama et ses partenaires contribuent activement à l’apprentissage de la conduite et mettent en œuvre l’opération « 10 de conduite jeune ». Ainsi, 200 000 élèves de 14 à 17 ans ont bénéficié d’une découverte de la conduite automobile et d’une information sur les avantages de l’apprentissage anticipé à la conduite. Quatre acteurs majeurs s’engagent afin de lutter contre l’accidentologie des jeunes en développant la prévention et la formation. La Gendarmerie nationale, le constructeur automobile Renault, Centaure et Groupama mènent chaque année des actions de sensibilisation à la sécurité routière, convaincus de l’intérêt pédagogique de telles opérations. Le programme, animé par les formateurs de la Gendarmerie nationale, permet d’allier la théorie et la pratique. La partie théorique comprend trois thèmes : les dangers de la vitesse, l’alcool, les stupéfiants et le téléphone portable ; les avantages de l’apprentissage anticipé à la conduite ; la conduite écoresponsable, les sorties responsables. Pour la partie pratique, accompagné d’un formateur de la Gendarmerie nationale, le collégien découvre la conduite à bord d’un véhicule Renault à double commande. Depuis le début de l’année scolaire 2017-2018, les collèges de Ligny-en-Barrois (Meuse), du Thillot (Vosges), d’Is-sur-Tille (Côte-d’Or), de Châteauvillain (Haute-Marne) et de Baccarat (Meurthe-et-Moselle) bénéficient de cette action spécifique. Les élèves sont souvent surpris de la complexité de la conduite d’un véhicule et du nombre important d’éléments à maîtriser. Le bilan est très encourageant. En effet, la plupart des jeunes désirent suivre une formation à la conduite accompagnée dans le souci d’être bien préparé à leur rôle d’automobiliste à venir. Pour tout renseignement, s’adresser à Groupama Grand Est, Patrick Jean au 03 88 19 56 00 ou 06 23 77 11 31.

Publié le 10/11/2017

Courant octobre, la CAAA du Haut-Rhin a piloté dans le département une formation transfrontalière permettant à des conseillers en prévention et des formateurs allemands et autrichiens de se former à la manipulation et la contention des bovins.

Dans le box tapissé de paille, les vaches ont l’air bien circonspectes. Alors qu’elles broutaient tranquillement leur ration matinale, un visiteur imprévu a décidé de se coucher à quelques centimètres d’elles. Les yeux fermés, celui-ci ne bouge pas. Intriguées, les habitantes du lieu s’approchent de lui pour le renifler et le lécher. Baptisée la technique du « veau mort », cette approche en douceur permet de construire une confiance réciproque entre l’animal et celui ou celle qui va être amené à le manipuler. Un « truc » qu’une dizaine de conseillers en prévention et de formateurs allemands et autrichiens ont pu apprendre lors de leur formation à la manipulation et la contention des bovins organisée pendant deux semaines, au mois d’octobre, dans plusieurs élevages du Sundgau. Elle a été mise en place par le Service de Prévention des Accidents en Agriculture (SPAA) suisse et le Beratungsstelle für Unfallverhütung in der Landwirtschaft (BUL), en collaboration avec la Caisse d’Assurance Accidents Agricoles (CAAA) du Haut-Rhin et l’Institut de l’élevage. « L’idée est de former nos homologues allemands à toutes ces techniques pour qu’ils puissent à leur tour former les agriculteurs dans leur pays », explique Anthony Metzger, conseiller en prévention à la CAAA 68. Pourquoi venir jusqu’en France pour cela ? « C’est un savoir-faire français », souligne Jean-Marie Davoine, formateur au sein de l’Institut de l’élevage. « On a plus de trente ans de d’expérience sur la question. En Allemagne, on commence seulement à s’y intéresser tandis qu’en Suisse, cela n’existe que depuis 2007. » La CAAA du Haut-Rhin s’occupe de la gestion logistique, tandis que l’Institut de l’élevage, le SPAA et le BUL mettent à disposition des formateurs. Apprendre à « lire » l’animal La formation a vu le jour en 2011 pour être ensuite reconduite en 2014, 2015 et 2017. Un succès croissant qui s’explique, selon Étienne Junod, responsable Romandie au SPAA, par l’intérêt manifeste des techniques apprises lors de ces sessions « intensives ». « C’est une question de sécurité. Les élevages sont de plus en plus grands et il y a de moins en moins de temps pour s’occuper de chacun des animaux. Du coup, ces derniers adaptent leur comportement et deviennent en quelque sorte un peu plus sauvages. Du coup, il est essentiel de maîtriser les techniques de base qui permettent de les approcher sans danger pour ensuite les maîtriser en toute tranquillité, que ce soit au sein d’un box ou d’une prairie. » Ainsi, les participants apprennent à ne pas se comporter comme un prédateur afin que la vache ne se sente pas comme une proie. « Par défaut, c’est comme ça que les vaches nous voient », précise Étienne Junod. Du coup, celui ou celle qui souhaite approcher l’animal doit d’abord apprendre à le « lire ». « Certains sont sur le qui-vive tandis que d’autres sont plus détendus. Il faut savoir qu’il y a pour la vache une zone de sûreté et une zone d’observation. Après, il faut s’approcher d’elle sans la regarder directement dans les yeux. C’est une étape sensible. Si on la rate, ça devient très difficile après. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne faut pas avoir peur de lui tourner le dos. C’est une idée reçue qui n’a pas lieu d’être. Il ne faut pas oublier que la vache est un animal fondamentalement très pacifique, elle n’attaque que si elle raison valable de le faire. » Une fois le contact avec la vache établi, il convient de la toucher de différentes manières pour créer un climat de détente : on peut lui toucher l’oreille, lui fermer l’œil ou poser sa main sur l’épi… « Ce qui est intéressant, c’est que chaque animal est capable d’apprendre. Du coup, cela devient un peu un jeu pour celles et ceux qui se forment à ces techniques. » Comme faire le « veau mort » finalement.    

6e Nocturne du pro Armbruster

Protéger l’utilisateur et l’environnement

Publié le 20/07/2017

La sixième édition de la Nocturne du pro a eu lieu le 11 juillet dernier à Saint-Hippolyte. Près de 500 agriculteurs et viticulteurs se sont déplacés pour découvrir les ateliers, techniques, démonstrations et matériels liés à la thématique de l’environnement et la protection de l’utilisateur.

Rendez-vous incontournable depuis sept ans, la Nocturne du pro d’Armbruster a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Bien aidée par une météo peu propice aux travaux dans les champs, la manifestation organisée le 11 juillet au magasin Armbruster Vignes de Saint-Hippolyte a attiré pas loin de 500 agriculteurs et viticulteurs. Avec toujours la même formule : une soirée conviviale permettant aux invités de rencontrer les partenaires et fournisseurs du Groupe Armbruster, avec ateliers et démonstrations sur des nouvelles techniques ou des matériels innovants. Cette année, le focus a été porté sur la thématique de l’environnement et de la protection utilisateur. Un sujet « fondamental » pour les organisateurs qui estiment nécessaire de faire des rappels réguliers sur la question, tant les enjeux sont importants. « Les produits phytosanitaires véhiculent une image négative dans la société. D’autre part, il y a eu une prise de conscience chez les fabricants sur la nécessité de mieux protéger les utilisateurs. Enfin, c’est l’occasion de rappeler aux exploitants les bonnes pratiques à avoir pour se protéger soi et l’environnement dans lequel on travaille », indique Cyril Rolling, responsable développement Libre Service Agricole (Lisa) chez Armbruster. Une pulvérisation hyper précise En matière de matériel « sécurisant », le système EasyFlowtm développé par Bayer et Agrotop a fait forte impression. Il permet le transfert sécurisé des produits phytosanitaires du bidon au pulvérisateur. « On verse le produit à formulation liquide dans la cuve du pulvérisateur en toute sécurité : il n’entre en contact ni avec l’utilisateur, ni avec l’air. Il n’y a donc aucune émission d’effluent et donc aucun risque pour l’utilisateur. De plus, le bidon est prêt à être recyclé », souligne le représentant de Bayer. Un peu plus loin, la société Syngenta faisait des démonstrations de son Qualidrop, un outil « simple, pratique et léger » qui permet d’évaluer la répartition verticale de la pulvérisation en vigne et arboriculture. Le dispositif se compose d’un kit comportant des plaques noires à monter sur un support rigide. La pulvérisation d’un mélange d’eau et d’argile blanche ou de talc sur les plaques permet de visualiser les impacts des gouttelettes. Ceci permet de détecter les défauts de pulvérisation et facilite le contrôle du réglage en renouvelant l’opération autant de fois que nécessaire. Le dispositif est réglable en hauteur pour une utilisation sur cultures hautes et bascule à l’horizontale pour un nettoyage facilité. Le Qualidrop est proposé sous forme de service par Syngenta. Dans le cas présent, c’est un technicien d’Armbruster - spécialement formé pour l’occasion - qui se déplace chez l’exploitant pour réaliser l’opération et lui remettre ensuite un rapport permettant d’évaluer l’incidence de ses différents réglages. Des notices permettent d’interpréter les résultats. « C’est une technique qui n’est pas encore assez développée mais qui est amenée à l’être. Avec elle, 99,9 % du produit va sur sa cible et non plus à côté », assure Marc Alavoine, ingénieur conseil agriculture chez Syngenta. Dans le même ordre d’idée, la société De Sangosse organisait un atelier « Pulvérisation et fluométrie » pour constater de visu où vont les projections lors d’une pulvérisation grâce à des gouttes fluorescentes projetées sur des bâches noires. Parmi les autres stands, le public pouvait être sensibilisé à la collecte des déchets agricoles, l’état de la nappe phréatique d’Alsace, ou à la reconnaissance des maladies et ravageurs de la vigne. À noter enfin la présence d’un grand déstockage de vêtements de travail et accessoires, d’un château gonflable pour les enfants et de démonstrations en plein champ.

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