Auteur

Anny Haeffelé

Journaliste au PHR

Retrouvez ses derniers articles ci-dessous :

Industries agroalimentaires alsaciennes

Aria Alsace : ça déménage !

Vie professionnelle

Publié le 10/07/2018

« Depuis deux ans, nous cherchions une adresse pour le Food Studio, accélérateur de l’innovation de l’industrie agroalimentaire alsacienne, explique Manou Heitzmann Massenez, présidente de l’Association régionale des industries alimentaires d’Alsace (Aria). Frédéric Bierry nous a proposé ce plateau de 300 m2. Un endroit magnifique qui offre l’avantage de la proximité avec le Laboratoire départemental d’analyses (LDA) dont nos industries ont grand besoin pour exporter, car il nous délivre des certificats d’analyses conformes aux exigences des différents pays. »

Cette inauguration a servi de cadre à la signature d’une convention de partenariat visant à favoriser les synergies entre l’Aria et le Conseil départemental. Un partenariat qui affiche plusieurs objectifs. Le premier étant de garantir la sécurité sanitaire et la qualité des aliments grâce aux contrôles effectués par le LDA67. Il veut également favoriser l’accès à l’emploi des allocataires du RSA - les entreprises membres de l’Aria Alsace s’engageant à transmettre des offres d’emploi et de formations au Département, en charge de ces publics -, et l’accès aux stages pour les collégiens. Ce partenariat doit également faciliter l’accès à l’alimentation des bénéficiaires des épiceries sociales et développer la pédagogie nutritionnelle à travers des ateliers nutrition santé, des actions d’information, des séances de dégustation, des cours de cuisine. « Le Food Studio est désormais accueilli au LDA, ce qui facilite ces synergies. »

L’agroalimentaire est un pôle fort de la dynamique économique alsacienne, se félicite Frédéric Bierry. « Cette convention nous permettra de renforcer nos liens pour être en soutien de votre démarche, que ce soit à l’international ou au niveau local, par exemple en développant les produits agroalimentaires alsaciens dans la restauration collective. Merci de travailler avec nous sur les enjeux de l’emploi, de lever les obstacles pour coller à la demande des entreprises. » Le président du Conseil départemental ajoute : « Vous avez porté haut les marques Savourez l’Alsace et Savourez l’Alsace Produits du terroir, qui rassemblent aujourd’hui près de 4 000 produits. »

FoodTech

Des innovations qui pourraient révolutionner nos vies

Pratique

Publié le 07/07/2018

Une étude publiée par DigitalFoodLab, agence conseil spécialisée dans la FoodTech, confirme la montée en puissance de ce secteur en France : le nombre de créations de start-up a été multiplié par trois entre 2014 et 2016. On a recensé 472 créations l’an dernier, indique Agathe Mathey.

LaFoodTech (www.lafoodtech.fr) est un réseau d’entrepreneurs, experts, créateurs, investisseurs, producteurs, en pointe sur les enjeux FoodTech, explique-t-elle. Elle regroupe les initiatives numériques ou technologiques, les innovations qui permettent d’optimiser la chaîne de valeur de l’alimentation : big data, impression 3D, intelligence artificielle, drones, objets connectés, robots, applications mobiles.

Tonneaux connectés et protéines alternatives

Tous les domaines sont concernés, à commencer par l’agriculture. « Son but est, par exemple, d’optimiser les productions agricoles et la gestion des exploitations » : agriculture de précision (drones), assistance aux agriculteurs (robots connectés), market places agricoles (plateformes collaboratives, comme WeFarmUp), agriculture urbaine, outils d’aide à la vinification (tonneaux connectés). La FoodTech participe au développement des ferments et protéines du futur, en lançant des protéines alternatives (à base de végétaux ou d’insectes) et en misant sur les biotechnologies (algues). Elle veut aussi garantir la qualité, la sécurité et la traçabilité des aliments et des boissons : « Novolyze fait des germes modèles pour garantir la sécurité des aliments, IBM développe la blockchain ».

Les modes de distribution sont en train de se réinventer, poursuit Agathe Mathey. FoodTech delivery, drive, last mile delivery, market places… sous des noms parfois barbares, les innovations pleuvent. Ainsi, Epicery est une start-up parisienne qui propose la livraison des meilleurs commerçants de quartier dans l’heure. Pratique pour les citadins qui n’ont pas le temps d’aller faire leurs courses en semaine ! Ses fondateurs se sont appuyés sur leur propre expérience de consommateurs exigeants pour concevoir ce marché-caviste-crèmerie-primeurs-pâtisserie en ligne du troisième millénaire, indiquent-ils sur leur site.

Quelle différence y a-t-il entre FoodTech delivery et full-stack delivery ? L’un est une société de livraison de plats cuisinés, l’autre s’apparente davantage à un restaurant virtuel. C’est le cas de foodcheri.com qui veut « court-circuiter les intermédiaires en mettant en place des partenariats avec les producteurs et les coopératives » et, accessoirement, prône une consommation raisonnée de viande.

Épicerie automatique, catalogue numérique des aliments

Outre les circuits courts désormais bien implantés, comme la Ruche qui dit oui, d’autres modes de commercialisation font leur apparition, comme l’e-commerce ou le retail. Amazon Go est un concept d’épicerie automatique, développé par le géant du commerce en ligne Amazon, explique Agathe Mathey. Comment ça marche ? En entrant dans le magasin, le client passe par un portique où il scanne le QR code fourni par l’application Amazon Go. Ses produits sont ajoutés à son « panier virtuel » et, pour régler, il lui suffit de quitter le magasin, la carte bancaire associée au compte Amazon du client est débitée automatiquement. Plus besoin de faire la queue aux caisses enregistreuses !

Les innovations font également une entrée remarquée dans le secteur de la restauration, avec les menus sur tablettes, la gestion des approvisionnements en back-office, etc. Et elles sont mises au service d’une alimentation plus saine, plus respectueuse. L’application Too Good To Go est née d’un constat, le gaspillage alimentaire. Grâce à elle, un commerçant peut éviter la poubelle à ses produits en les signalant aux habitants de son quartier. Des tonnes de nourriture sont ainsi sauvées…

Un autre domaine d’investigation du réseau FoodTech consiste à ouvrir le marché de l’alimentation fonctionnelle, développer la cuisine personnalisée, voire la cuisine qui soigne, et ajuster son alimentation à ses besoins nutritionnels. L’Ania prépare un catalogue numérique des aliments qui permettra aux consommateurs, en scannant un produit, d’obtenir une foule d’informations sur sa composition, ses valeurs nutritionnelles, les allergènes, l’origine des ingrédients, l’éthique des modes de production, son impact environnemental, etc. D’autres avancées voient le jour, comme, les objets connectés en cuisine (livre de recettes) ou la commande vocale (google).

Gadgets ou réelles avancées ?

Dans cette avalanche d’innovations, quelques tendances émergent. « L’e-commerce alimentaire, les produits locaux, les produits bios, le flexitarisme, les produits à base de protéines végétales vont se renforcer et se généraliser. Certaines tendances resteront limitées à des catégories de population : livraison de repas, circuits courts, digitalisation de la nutrition, digitalisation de la cuisine, digitalisation des restaurants. » Des incertitudes planent sur d’autres tendances, comme l’agriculture urbaine high-tech, les aliments de synthèse, les produits à base d’insectes, la personnalisation de l’alimentation en fonction du profil génétique.

Le but de la FoodTech est aussi de faire travailler ensemble les start-up et les grands groupes. « La collaboration avec les start-up permet aux grands groupes de trouver de nouveaux usages et expériences utilisateurs, de gagner en termes d’image, de faire accélérer le projet, de trouver de nouveaux clients, d’optimiser les coûts », indique Agathe Mathey.

Les pommes de terre primeur sont arrivées

Succombez à la tentation !

Cultures

Publié le 05/07/2018

Commercialisée sans délai pour garantir son extrême fraîcheur, la pomme de terre primeur a une peau claire et fine qui s’enlève facilement, sans épluchage, une chair fondante et une saveur délicate. « A Bombomele », selon les propres termes de Roland Schweitz qui produit 110 ha de pommes de terre sous la marque La Bruchoise. C’est sur son exploitation, à Duttlenheim, qu’a été donné le top départ de la saison, mardi dernier, en présence des producteurs, des grossistes et des distributeurs de la région.

Conditionnées en sacs de 1,5 kg et 2,5 kg, les pommes de terre primeur sont reconnaissables à leur emballage différenciant, arborant le logo Fruits et Légumes d’Alsace. Bonne nouvelle, elles sont moins caloriques que leurs cousines, les pommes de terre de conservation : récoltées avant maturité, elles se composent de 85 % d’eau.

La campagne a pourtant mal démarré. L’hiver pluvieux a retardé le début de la campagne : en Alsace, les plantations ont commencé avec 15 jours de retard. Le temps plutôt frais de la mi-mai à la mi-juin n’a pas permis d’obtenir la précocité espérée et les précipitations abondantes de début juin ont obligé les producteurs à arracher les premières pommes de terre primeur à la main. Mais dès la mi-juin, défaneuses et récolteuses sont entrées en action, indique Denis Jung, conseiller spécialisé en pommes de terre de la Chambre d'agriculture d'Alsace.

Une période de commercialisation très courte

Récoltées le matin, les pommes de terre primeur sont lavées et conditionnées dans la foulée pour être livrées aux acheteurs dans l’après-midi. Leur prix plus élevé est amplement justifié, estime Denis Jung, car elles demandent plus d’opérations que les pommes de terre classiques, comme le prégermage, la plantation - et parfois la récolte - manuelle, et ont des rendements inférieurs, variant de 15 à 25 t/ha.

Reste à présent à les mettre en avant dans les étals des magasins et des supermarchés, pour qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle dans la saga des produits de l’été. Compagnon idéal des barbecues, « la pomme de terre primeur rassure le consommateur : c’est un légume festif, annonciateur des beaux jours ensoleillés, explique Frédéric Kiehl, président de l’association de promotion de la pomme de terre d’Alsace. Et pour les producteurs, elle contribue à dynamiser l’intercampagne, en attendant la nouvelle récolte de pommes de terre de conservation. »

Afin d’annoncer l’arrivée de la pomme de terre primeur, l’association lance une campagne de communication radiophonique sur deux radios régionales, du 6 au 13 juillet, avec le soutien de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace et la Région Grand Est, indique Frédéric Kiehl. Ces spots régionaux sont accompagnés par une mise en avant des pommes de terre primeur dans les magasins partenaires de l’Ifla, avec affichage, distribution de fiches recettes et animations.

Comme l’a indiqué Pierre Lammert, président de l’Ifla, ce lancement officiel est un moment important, car il contribue au succès de la commercialisation de ce produit 100 % frais, 100 % local. « La qualité est là », a-t-il assuré. Pour sa part, Fabien Digel, directeur de l’Ifla, a invité les producteurs, les grossistes et les distributeurs à venir nombreux, en tant qu’exposants ou visiteurs, au premier salon Passion de nos terroirs, qui se déroulera le mardi 18 septembre à Sélestat.

Choucroute d’Alsace

La reconnaissance européenne, enfin !

Cultures

Publié le 04/07/2018

La rumeur enflait depuis plusieurs jours. Ça y est ! L’IGP choucroute d’Alsace a obtenu la reconnaissance européenne. Le Journal officiel de l’Union européenne a publié mardi dernier le règlement d’exécution (UE) 2018/938 de la Commission du 20 juin 2018 enregistrant la dénomination « Choucroute d’Alsace IGP » dans le registre des indications géographiques protégées.

Jean-François Vierling se félicite de la décision de l’Union européenne qui couronne la persévérance des choucroutiers alsaciens. Cela fait vingt ans que les membres de l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace (AVCA) se battent pour obtenir le blanc-seing européen, les autorités françaises ayant homologué le dossier IGP en 2012. « L’obtention d’une IGP européenne permettra de valoriser le savoir-faire régional et de maintenir la production en Alsace », indique le président d’Alsace Qualité.

Laurent Heitz, président de l’Association des producteurs de chou à choucroute, est « heureux de cette reconnaissance européenne qui nous permettra d’augmenter les volumes de production et, à terme, les prix. Heureux aussi de pouvoir proposer au consommateur un produit de qualité avec un cahier des charges et une traçabilité exemplaires. »

À Strasbourg et à Reichstett

Les manifestants lèvent le camp

Vie professionnelle

Publié le 14/06/2018

« Les premiers manifestants se sont fait déloger ce matin par les forces de l’ordre. À certains endroits, ils se sont retrouvés face à 1 500 CRS. Ce n’est pas le cas ici et nous aurions aimé poursuivre le mouvement, car nous estimons que le compte n’y est pas. » À l’issue de plusieurs heures d’entretien téléphonique avec Christiane Lambert et Jérémy Décerlé, Franck Sander, président de la FDSEA 67, Julien Koegler (JA 67), Étienne Losser (JA Grand Est), et Victorien Lambert (JA 88) ont organisé un débriefing en fin de matinée. Objectif : présenter les (rares) avancées obtenues, à l’issue d’une seconde réunion avec le ministre de l'Agriculture qui s’est prolongée jusque tard dans la nuit.

Le ministre de l'Agriculture a accepté d’écrire noir sur blanc les engagements obtenus, dans un courrier qui n’était pas encore signé au moment du bouclage de cette édition. La plus porteuse d’espoir est, aux yeux des syndicalistes, la remise en route du Corena (comité de rénovation des normes en agriculture) pour étudier l’impact économique des nouvelles normes sur les exploitations, une première réunion étant fixée au 13 juillet. Autre avancée, une meilleure « lisibilité » du volet agricole du grand plan d’investissement de 5 milliards d’euros, avec « un fléchage vers les exploitations agricoles et pas seulement vers les entreprises agroalimentaires ». FNSEA et JA ont aussi obtenu la reconnaissance qu’il existe des distorsions sur les produits, mais aussi sur les conditions de production, dans le cadre des accords commerciaux bilatéraux. « Ils s’engagent à être moteur à Bruxelles sur ce dossier. »

Côté biocarburants, les syndicalistes ont négocié une intervention plus dynamique de la France pour faire baisser les plafonds européens d’importation d’huile de palme dans le cadre de la révision en cours de la directive Red 2, ainsi que la prolongation de 3 à 5 ans des exonérations de taxes sur les biocarburants. Des ouvertures ont également été faites sur la modernisation de la fiscalité agricole, ainsi que sur la relance du crédit CICE d’ici l’automne.

Une belle solidarité !

En revanche, les syndicats n’ont pas obtenu satisfaction sur les charges du travail saisonnier. « Le fait que le gouvernement n’ait pas voulu lâcher de lest sur cette mesure, qui ne représente pourtant que 30 millions d’euros, est symptomatique de la position très dure de Bercy. Les négociateurs se sont retrouvés face à un mur ». Pas d’avancée non plus sur les modifications réglementaires induites par les États généraux de l’alimentation en matière de produits phytosanitaires - glyphosate, néonicotinoïdes, taxes supplémentaires sur les produits phytopharmaceutiques, séparation de la vente et du conseil -, « ce qui induira des impasses techniques et des charges supplémentaires sur nos exploitations. Heureusement qu’on a le contrat de solution - pas de suppression de molécule tant qu’il n’y a pas de solution alternative. »

À sa suite, Julien Koegler, Étienne Losser et Victorien Lambert ont remercié les manifestants pour leur investissement sans faille. « Nous sommes prêts à recommencer, dès demain si nécessaire. Nous pouvons être fiers de la manière dont nous avons réussi à nous mobiliser, au niveau des agriculteurs du Grand Est. »

Au port du Rhin à Strasbourg

Les agriculteurs du Grand Est bloquent le dépôt de carburant

Vie professionnelle

Publié le 13/06/2018

Dans toute la France, des raffineries ont été bloquées, à l’appel de la FNSEA et des JA. À Strasbourg, les agriculteurs ont investi les abords du dépôt de carburants, rue de Rouen. En fin d’après-midi, les tracteurs ont afflué vers le site sous l’œil vigilant des forces de l’ordre. Ils se sont installés aux abords du rond-point qui mène au dépôt de carburant et à la déchèterie. Leur mission était de mettre en place les barrages filtrants pour interdire l'accès du dépôt de carburant aux camions citernes.

Pendant que les aînés montaient la garde à l’abord du site, les plus jeunes ont monté deux grands chapiteaux, qui serviront de dortoir et d’abri en cas d’intempéries. Un campement, certes, mais 4 étoiles. Les agriculteurs ont confectionné un matelas avec les bâches utilisées pour couvrir les tas de betteraves en automne, qu’ils ont ensuite rempli de paille… Côté restauration, tout est prévu également : un barbecue géant, des boissons, et même des fruits et légumes du terroir. Sans oublier le four à tartes flambées, histoire de permettre aux agriculteurs venus des autres départements de déguster cette spécialité alsacienne.

Cette mobilisation nationale a pour objectif est de pointer les incohérences du gouvernement et les distorsions de concurrence dont sont victimes les agriculteurs. Parmi les revendications, on trouve l’interdiction d’importer tout produit ne correspondant pas aux standards de production française, la volonté qu’aucune loi ni évolution réglementaire ne génèrent de nouvelles charges, un allégement du coût du travail et enfin un ciblage du volet agricole du grand plan d’investissement pour accompagner la mise en œuvre des plans de filières dans les exploitations.

Comme l’a asséné Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors du congrès des JA : « Commercer oui, exporter oui, importer oui, mais dans des conditions loyales. Et non aux distorsions ! Osons le dire aux consommateurs, n’importez pas l’agriculture que vous ne voulez pas dans vos assiettes. » Jérémy Decerle, président des JA, a étayé ses propos : « Un marché ouvert, c’est bien si les règles du jeu et les charges sont les mêmes pour tous les joueurs ».

 

Zellenberg

Accueil royal au domaine Becker

Vie professionnelle

Publié le 25/05/2018

« Dans la famille Becker, vous demanderez Jean François, viticulteur qui vous offrira les vins, Jean Philippe, viticulteur œnologue et distillateur artisanal qui vous proposera les nouveautés, mirabelle et quetsche bio, Martine qui brodera sur le thème des mises en bouche et bien sûr Marie Josée, la maman, qui s’occupera du café et des desserts… » L’invitation était alléchante, le rendez-vous était convivial.

Martine Becker, grand maître de la confrérie Saint-Étienne, n’a pas changé une formule qui gagne : promenade dans le grand cru Froehn le matin, pique-nique - ou barbecue - dans la cour du domaine à midi, balade digestive dans le lieu-dit Kronenbourg l’après-midi. D’année en année, la foule des convives grandit, à l’image de la chaleur de l’accueil de cette famille qui exploite ses vignes en culture biologique depuis 1999.

EARL Christmann à Uhrwiller

De la mozzarella de bufflonnes made in Alsace

Élevage

Publié le 13/05/2018

Cela fait longtemps que Sophie et Michael Christmann rêvent d’élever des bufflonnes. Agriculteur pluriactif, Michael était déjà à la tête d’un troupeau de vaches charolaises (lire l’encadré). Faute de terres, leur projet était resté dans les cartons. Récemment, le couple a posé sa candidature à la Safer pour la rétrocession partielle d’une exploitation à Offwiller. Avec succès ! Ils ont obtenu une trentaine d’hectares, situés sur les bans communaux d’Offwiller et de Rotbach, qui s’ajoutent à celles qu’ils exploitent sur les bancs d’Uhrwiller et de Zinswiller.

Le couple a donc ressorti son projet du placard. Il s’est abondamment documenté avant de se lancer. « Nous ne savions pas où acheter les bêtes, ni comment faire du fromage, explique Sophie. Et puis nous avons rencontré la famille Steinmann, du Buffel Hof près de Freudenstadt. Ils avaient des animaux à vendre, c’est comme cela que l’aventure a commencé. »

Une race rustique

Les onze premières bufflonnes sont arrivées en novembre. « Il fallait s’habituer à elles. » Pendant ce temps, Sophie et Michael se sont intéressés à la fabrication du fromage - ils ont suivi une formation à la ferme Ligny, à Melin en Haute-Saône - et ont cherché un équipementier fromager. Leur rencontre avec M. Girard, de la société Avedemil à Poitiers, a été déterminante. « C’était un ancien fromager, il était enthousiaste à l’idée de vivre cette nouvelle expérience avec nous. Il nous a prêté le matériel et a fait venir un expert fromager du Pays basque, Jean-Claude Bercetche. Ensemble, nous avons élaboré différentes recettes : yaourt, faisselle, mozzarella, tomme, brie, etc. Nous sommes en train de fiabiliser les différents process de fabrication. » Au passage, ils ont donné des noms très évocateurs à leurs produits : tomme Aventure, faisselle Le Souriant…

Les bufflonnes ne sont pas connues dans la région. Les éleveurs n’avaient donc pas de références à fournir aux banquiers qu’ils ont sollicités pour financer leur projet. Mais l’un d’eux leur a fait confiance : « Nous avons décidé de commencer petit, et le Crédit Mutuel nous a suivis. » Dans une deuxième étape, les Christmann envisagent de porter le troupeau à 45 mères.

Les bufflonnes sont des animaux rustiques : elles tombent rarement malades. Elles sont routinières, aussi : « Elles n’aiment pas les changements mais sont curieuses de nature. » Pour l’instant, elles sont encore dans l’étable. Mais dès que la clôture sera posée, elles sortiront au pré, dans une parcelle adjacente au bâtiment.

Des débouchés prometteurs

Une bufflonne produit 8 litres de lait par jour. Un lait très savoureux, riche en protéines et en matière grasse : avec 8 %, il est deux fois plus riche que celui de la prim’holstein. « Il faut 5 litres de lait pour fabriquer 1 kg de mozzarella », explique Michael. Le temps de gestation étant de onze mois, une bufflonne donne 0,8 veau par an. Elle entre en production à l’âge de 3 ans.

Chaque jour, ces vaches produisent une cinquantaine de litres de lait qui sont stockés dans un tank de 200 l sur roulettes. « Nous le transformons tous les deux jours dans la fromagerie installée dans la cave de mes beaux-parents », indique Sophie. La mozzarella ne nécessite pas d’affinage, contrairement à la tomme et au brie. Une fois passées par la filatrice-formatrice, les boules de mozzarella pèsent 125 g et sont conditionnées individuellement dans des pots en plastique. Elles baignent dans la saumure pour préserver leur fraîcheur.

Et les débouchés ? Avant de se lancer, les époux Christmann ont cherché à développer un réseau de distribution pour écouler leurs produits. « Les portes s’ouvrent facilement, car nous sommes les seuls en Alsace. Le magasin de producteurs La Nouvelle Douane, à Strasbourg, nous a très bien accueillis et nous sommes en train de finaliser les termes du contrat. Nous allons aussi faire de la vente à la ferme : nous sommes proches et complémentaires de la ferme Isenmann qui vend de la viande à Uhrwiller. »

Cœur d’élevage : c’est dommage !

Élevage

Publié le 10/05/2018

Le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace, Laurent Wendlinger, est le premier à regretter cette annulation. « Le projet était ambitieux et devait prendre la suite d’Eurogénétique. Une des complexités de cette manifestation semble précisément être son ampleur. Tous les partenaires économiques et financiers ne sont visiblement pas prêts à s’inscrire dans un projet aussi important. Et le lien n’a peut-être pas été fait suffisamment avec la manifestation spinalienne. »

Laurent Wendinger poursuit : « Le parc-expo de Colmar voulait un équilibre financier. Il n’a pas pu être trouvé dans l’immédiat. Un second point important semble avoir posé problème, l’aspect sanitaire. Les normes à respecter sont toujours plus contraignantes. Or il était question d’une manifestation internationale, avec des éleveurs venus de Suisse et d’Allemagne, notamment. Sans cette large vision, Cœur d’Élevage n’aurait pas eu la même dynamique. Pour ma part, je pense toujours qu’il y a de la place pour une manifestation d’élevage d’envergure dans le Grand Est. Nous avons pu en avoir un superbe exemple en 2016 avec la confrontation européenne à Colmar qui a été une belle réussite. Reste à savoir si les gens seront capables de se remobiliser à l’avenir. Et surtout, les partenaires sont-ils prêts à mettre des moyens financiers importants ? Cette année, cela n’a, semble-t-il, pas été le cas. »

« Le lieu était idéal »

« Le lieu était idéal : de belles infrastructures, plus adaptées que le Parc des expositions d’Épinal où se déroulait le salon Eurogénétique. Mais apparemment, les sponsors et les exposants n’ont pas répondu présent, ou du moins pas suffisamment vite », estime un responsable professionnel bas-rhinois. Trop d’individualisme, pas assez de collectif, telle serait l’une des raisons de cet échec. « L’équipe organisatrice était trop restreinte pour prendre en charge une telle organisation. » « Les organisateurs ne voulaient que des éleveurs dans le comité d’organisation. Mais pour une manifestation de cette taille, il faut s’entourer de toutes les compétences, car c’est un travail titanesque. » Une autre remarque va dans le même sens : « On ne peut pas critiquer la Chambre d’agriculture et réclamer ensuite son soutien. »

Une manifestation de trop, en plus de Brumath et de Habsheim ? « Non, car le public visé n’était pas le même. C’était une manifestation à vocation internationale », indique un président de syndicat. Mais les nouvelles contraintes sanitaires (quarantaine) imposées récemment à la participation des animaux étrangers suite à la résurgence de la FCO ont porté le coup de grâce à ces ambitions. « Très peu d’éleveurs étrangers auraient fait le déplacement. » Un autre professionnel précise toutefois : « Il convient d’être prudent sur l’attrait que peut avoir un tel salon sur les éleveurs allemands et autrichiens. On ne peut pas se baser sur le succès de la Confrontation européenne prim’holstein qui reste un événement unique et qui est une affaire de passionnés. »

« L’Alsace n’est pas une terre d’élevage »

Plusieurs responsables du monde de l’élevage insistent sur le fait que l’Alsace n’est pas une région d’élevage. « Nous n’aurons jamais le même potentiel que l’Ouest (Space) ou le Massif Central (Sommet de l’élevage) pour organiser une manifestation d’élevage. Il y a plus d’éleveurs dans un département breton que dans toute la région Grand Est ! Eurogénétique, c’était 15 000 entrées payantes, là où le Sommet de l’élevage de Cournon en fait 100 000… »

Non seulement il y a peu d’éleveurs, mais « tous les acteurs qui gravitent autour du monde de l’élevage (insémination, alimentation, machinisme…) ont beaucoup moins de moyens à déployer qu’en Bretagne par exemple ». De fait, de gros constructeurs ne se sont pas engagés à soutenir la manifestation car ils sont déjà présents au Space, avec une visibilité et une rentabilité garanties. Ce qui n’était pas forcément le cas de Cœur d’élevage.

« Pour moi, c’est la chronique d’un désastre annoncé, affirme un technicien. C’est dommage, car c’était une belle vitrine pour l’élevage de la région ! » « Du coup, il manque un grand concours dans l’Est de la France », renchérit un président de syndicat. Pour autant, il ne faut pas baisser les bras et profiter de cette année de pause pour rebondir, mettre en place une organisation plus efficace, s’accordent à dire les personnes interrogées.

Les départements du Grand Est invités à Habsheim

De son côté, Sébastien Stoessel, président du service élevage de la Chambre d'agriculture, regrette, « comme l’ensemble des professionnels haut-rhinois », l’annulation de la manifestation. « Je ne vais pas revenir sur les conditions qui ont conduit à cette décision. Politiquement, et j’ose l’affirmer, certains n’ont sans doute pas voulu que cela se fasse en Alsace, à Colmar, dans la configuration proposée par Thomas Prinz. Résultat, nous n’avons pas d’événement majeur dans le Grand Est. C’est dommage, et d’autant plus regrettable que cela a cassé une dynamique chez les éleveurs. Car il s’agissait bien d’un projet porté par et pour les éleveurs, adossés à une structure privée. Malheureusement, cette dernière, pour diverses raisons, a pris la décision d’annuler la manifestation. »

Une bonne nouvelle, toutefois : « Avec David Butsch et Jean-Philippe Meyer, les présidents des syndicats holstein et montbéliard, nous avons pris la décision, pour l’édition 2018 du concours de Habsheim, d’inviter les départements du Grand Est, à raison de cinq animaux holstein par département. Et pour 2019, d’organiser un concours montbéliard interdépartemental, annonce Sébastien Stoessel. Nous le faisons pour garder une dynamique alsacienne forte, malgré ce revers. Mais aussi par respect pour le temps passé par Thomas Prinz, Franck Guittard et l’ensemble de l’équipe. »

Mutualité sociale agricole d’Alsace

La retraite, quand, comment ?

Pratique

Publié le 09/05/2018

Chaque événement de la vie peut avoir un impact sur le droit à la retraite, explique Anne Pfremmert, spécialiste de la retraite à la MSA d’Alsace. « Aucune situation n’est comparable à une autre. C’est pourquoi chaque dossier fait l’objet d’une étude personnalisée. »

Focus sur les retraites des non-salariés agricoles. La retraite d’un agriculteur est composée d’une retraite de base (forfaitaire et proportionnelle) et d’une retraite complémentaire obligatoire (RCO). « Elle fait l’objet d’un seul paiement. » La retraite forfaitaire rémunère les trimestres (cotisations AVI). Les cotisations AVA valident le nombre de points de retraite proportionnelle, calculés en fonction du bénéfice agricole.

Tordre le cou aux idées reçues

On entend souvent dire que les retraites des non-salariés sont faibles. Mais il faut tenir compte de l’impact des femmes dans le calcul de la retraite moyenne des exploitants en France. « Les femmes ont rarement cotisé durant toute leur carrière, ce qui explique une retraite très faible. Elles ont souvent eu un statut d’aide familial, de conjoint collaborateur ou de salariée à temps partiel, mais ont rarement payé des cotisations pleines. Cela a forcément un impact lors de la liquidation de la pension. » Des mesures de revalorisation ont été mises en place pour relever cette retraite à un montant minimum.

Le rendement de la retraite des exploitants agricoles - c’est-à-dire le ratio cotisations retraite - est comparable à celui des salariés, des artisans et des commerçants, souligne Anne Pfremmert. « Le faible montant de la retraite résulte du bas niveau du revenu déclaré, du fait des mauvaises années agricoles, du choix de l’entreprise de faire de l’optimisation (investissement, placement). Quand on réduit l’assiette sociale, on réduit les droits qui y sont liés. » Prenons le cas d’un assuré non-salarié né en 1958 qui a cotisé durant 40 ans sur l’assiette minimale AVI, AVA et RCO. Le montant des cotisations qu’il a payées est de 68 368 €. « Cela génère une retraite de base et une retraite complémentaire de 10 080 €, un investissement rentabilisé au bout de sept ans. » Sur la base d’un revenu annuel de 39 228 €, le total des cotisations dont s’est acquitté un salarié s’élève à 323 388 €. Le montant de sa retraite de base s’établit quant à elle à 22 067 €. « L’investissement n’est donc rentabilisé qu’au bout de quinze ans. »

Trois niveaux de pension

Pour valider un trimestre, un salarié doit toucher l’équivalent de 150 Smic horaires. C’est-à-dire que, pour valider quatre trimestres par an, il doit percevoir au minimum 5 928 € de salaire par an. Pour le non-salarié, l’assiette de cotisation est de 7 904 €, soit une cotisation annuelle de 262 €.

Chez les salariés, trois niveaux de pension s’additionnent. « Pour y prétendre, il faut justifier de 166 trimestres de cotisation. » Le premier palier est la retraite de base MSA-RSI-Carsat, calculée sur le revenu annuel moyen, de manière identique pour les trois régimes. « Depuis le 1er juillet 2017, la retraite est calculée sur l’ensemble des salaires cumulés dans les différents régimes, selon le principe de la liquidation unique des retraites. » Les régimes spéciaux ne sont pas concernés pour l’instant. Le salaire annuel moyen est calculé sur les 25 meilleures années, une fois appliqués les coefficients de revalorisation.

À cette retraite de base s’ajoute la retraite complémentaire. Sur tout salaire perçu, une cotisation complémentaire est versée : auprès de l’ARCCO pour le non-cadre, auprès de l’ARGIC pour le cadre. Cette retraite est valorisée dès le premier euro versé, même pour les petits salaires. Le troisième niveau est la retraite supplémentaire. « Elle n’existe pas dans toutes les entreprises. »

Dans le cas d’un double actif non-salarié et salarié, il y a toujours détermination d’une activité principale. Si l’activité salariée est la plus importante, c’est elle qui sera considérée comme l’activité principale. Pour l’activité agricole, le double actif est cotisant à titre secondaire et n’est donc pas cotisant à la retraite complémentaire. S’il y a une évolution dans sa carrière, au bout de trois ans, le revenu le plus important est pris en compte. Le retraité pourra donc avoir deux retraites pleines.

Le cotisant de solidarité est une personne qui exploite une activité n’atteignant pas le seuil maximum d’assujettissement. Il verse une cotisation obligatoire, mais elle n’ouvre pas droit à l’assurance maladie ou à la retraite.

Quand peut-on partir à la retraite ?

Il faut remplir deux critères pour faire valoir ses droits à la retraite, avoir atteint l’âge légal et justifier du nombre de trimestres requis. L’âge légal de la retraite est de 62 ans. La durée d’exigence de trimestres de cotisations évolue en fonction de la tranche d’âge, de 166 à 172 trimestres pour les salariés et les non-salariés. « Les cotisations sont toujours prises en compte, mais d’autres périodes entrent en jeu. »

L’âge du taux plein est de 62 ans si l’assuré atteint la durée de cotisation exigée. Il est de 67 ans si le nombre de trimestres n’est pas atteint. « À cet âge, il n’y a plus de condition de durée de cotisation. Le minimum vieillesse est aussi applicable à partir de 67 ans. »

En cas d’inaptitude au travail, l’âge du taux plein est de 62 ans. Ainsi, le titulaire d’une pension d’invalidité peut toucher, dans certaines conditions, une retraite au taux plein, sans minoration, même s’il n’a pas le nombre de trimestres requis. Les personnes en situation de handicap peuvent également bénéficier d’une retraite au taux plein.

En cas de départ à la retraite à 62 ans, le montant de la pension est minoré si la durée d’assurance exigée n’est pas remplie. « La décote est de 0,625 % par trimestre manquant. » La minoration ne peut être supérieure à 20 trimestres. Si cette option de retraite minorée est choisie, elle est définitive. Certaines périodes, dites « assimilées » sont prises en compte : service militaire, perception d’indemnités journalières, chômage, etc. « Les mères de famille ayant élevé un enfant jusqu’au 16e anniversaire bénéficient d’une majoration de huit trimestres par enfant, qu’elles aient travaillé ou non. Depuis 2010, cette majoration peut se partager entre le papa et la maman. La demande à faire avant le 4e anniversaire de l’enfant. »

Dans certains cas, il est possible de partir avant l’âge légal de 62 ans, notamment en cas de carrière longue ou de handicap. Mais les conditions pour en bénéficier sont très restrictives.

Les périodes d’activité à l’étranger sont prises en compte dans le calcul de la carrière en fonction des conventions internationales. Sur ce plan, il y a une différence entre les salariés et non-salariés agricoles : ces derniers risquent de subir une décote s’ils ont travaillé comme salariés en Allemagne.

La pénibilité du travail est également prise en compte : les conditions à remplir pour en bénéficier sont d’être âgé de 60 ans, d’avoir une incapacité permanente (maladie professionnelle ou accident du travail hors trajet) à un taux d’au moins 20 %. S’il est compris entre 10 et 20 %, la durée d’exposition au risque est prise en compte.

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Chaque adhérent a droit à un relevé individuel de situation dès 35 ans, puis tous les cinq ans. Il est disponible en ligne sur le site de la MSA et actualisé régulièrement. À 55 ans et 60 ans, ce relevé est complété par une estimation indicative globale. La MSA effectue des projections selon les dates de départ envisageables (62, 63, 67 ans), accompagnées d’un récapitulatif de l’ensemble des droits dans les différents régimes.

« Lorsque vous arrivez à l’âge de la retraite et que vous voulez demander votre retraite, vous allez déposer votre dossier auprès d’un seul régime pour la retraite de base. » Une longue liste de documents est à fournir : carte d’identité ou passeport, justificatif d’état civil ou de nationalité, attestation Pôle emploi, bulletins de salaire, certificat médical en cas d’inaptitude au travail, livret militaire, etc. « Les salariés peuvent télécharger le formulaire sur le site de la MSA, et même faire la demande de retraite directement en ligne. Pour les exploitants agricoles, nous privilégions les rendez-vous physiques », indique Anne Pfremmert.

Le dossier doit être déposé six mois avant la date de départ souhaité. « Si le dossier complet est réceptionné quatre mois avant la date d’effet, cela vous garantit le paiement à la date d’effet. » Mais attention : pour les carrières longues, il faut obtenir une attestation d’accord de départ. Une fois le dossier de retraite MSA déposé, il faut également effectuer une démarche auprès du Cicas. « On ne peut les contacter que par téléphone. »

Avec le système de liquidation unique des retraites (LURA) RSI-MSA-Assurance retraite, le calcul de la pension et la liquidation du salarié sont faites par un seul régime. Mais un exploitant doit obligatoirement passer par le centre de formalités des entreprises (cessation, modification de statuts, création d’une société dans le cadre du départ à la retraite de l’exploitant, bulletins de mutation des terres).

La retraite est un dossier qui s’anticipe, il faut réfléchir bien en amont à ce que l’on veut faire dans le futur. « Une transmission d’exploitation met entre 18 mois et deux ans à aboutir », souligne Anne Pfremmert. Un grand nombre d’informations sont disponibles sur le site de la MSA d’Alsace.

Les vidéos