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Corinne Bach

Rédactrice en chef du PHR

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Tourner la page d’une année agricole à oublier

Vie professionnelle

Publié le 02/01/2017

Nous arrivons enfin à la fin de cette année. Enfin est le mot, même s’il est faible. Une année impossible, improbable, dantesque. Une année où tous les éléments se sont déchaînés. La météo printanière, si l’on peut l’appeler ainsi, a été pourrie au possible. Du froid, de la pluie, à tel point que réaliser des semis ou récolter les fourrages s’avéraient mission impossible, où chacun s’est transformé en Superman des champs pour sauver ce qui pouvait encore l’être.

Après cette période devait venir le beau temps et là encore, les orages ont détruit une partie des cultures restantes. À tout cela s’ajoute le cataclysme des prix qui dure depuis maintenant bientôt deux ans.

La période qui s’ouvre devant nous est celle des bonnes résolutions. Alors si seulement certains prenaient à cœur cette période et s’engageaient à nos côtés en apportant de réelles solutions ; je fais le vœu que demain la conjoncture actuelle s’inversera.

Il est important que l’on continue à explorer des nouvelles façons de valoriser nos fantastiques produits. C’est pour cette raison que je vous convie tous à nous rejoindre lors de nos assemblées générales pour exprimer vos idées. Car plus que jamais, nous avons besoin de l’investissement de chacun d’entre vous pour défendre notre métier. Merci pour tout ce que vous avez fait cette année, et pour tout ce qu’on s’apprête à faire dans les mois qui viennent.

En attendant, je vous souhaite malgré tout de passer d’agréables fêtes de fin d’année. Et bien évidemment, une merveilleuse année 2017 ! Qu’elle vous apporte la réussite dans tous vos projets personnels, familiaux et professionnels. Et dans tous les cas, nous serons à vos côtés !

Acteur(s) de notre avenir

Vie professionnelle

Publié le 01/01/2017

À vous tous qui lirez ces lignes, j’aurais une question à poser, une seule : pensez-vous qu’un jour, vous ne vivrez pas dans le monde qui vous a été donné, mais dans le monde dont vous rêvez ?

L’année 2016 n’a certes pas été rose pour tous, elle n’a pas su éviter les conflits politico-administratifs, ni les aléas climatiques, ni les trésoreries à bout de souffle ! Mais l’année 2016 fait-elle exception à la règle ? J’ai envie, moi, de vous répondre que non ! Ce que je vois par contre, c’est que chaque jour le soleil a continué à se lever, quand bien même il fut par moment têtu en révélant son gilet gris et pluvieux.

À vrai dire, j’ai pris le parti cette année de ne pas retracer l’ensemble des tempêtes que nous avons dû collectivement affronter, ni de référencer toutes les aberrations administratives auxquelles nous avons fait face. Je fais le choix, aujourd’hui, de souligner qu’ensemble on a su les affronter. À l’aube de cette année 2017, c’est ensemble que nous avancerons en coordonnant nos savoir-faire aux évolutions sociétales.

Ces évolutions qui peuvent effrayer sont des sources de jouvence car elles obligent réflexions et accompagnement. Ces évolutions devront aussi initier de nouvelles expertises engageantes et professionnelles pour que chaque entreprise puisse avancer sereinement dans l’air de la nouveauté.

Mais seul rien ne se fera. Chacun d’entre vous est un expert et nous avons besoin de votre aide pour adapter l’agriculture au contexte du monde actuel.

Depuis la loi NOTRE, les lieux de décisions ou de contraintes ont changé. Prenez l’exemple des communautés de communes qui désormais embrassent une compétence économique ; là aussi, il nous faut devenir des interlocuteurs privilégiés, ce qui sous-entend de trouver des référents disponibles afin que l’agriculture reste solidaire sur tous nos terroirs.

Et que penser des enjeux futurs liés aux nouvelles technologies, aux énergies renouvelables, à la gestion de la biomasse, autant de vecteurs de diversification mais aussi d’outils capables de fédérer le grand public autour de nos métiers.

Continuons notre combat lié à l’identification des produits vendus, réfléchissons autrement le marketing pour construire une réelle valeur ajoutée. Osons appréhender la Pac au travers d’un prisme intégrant au mieux les aléas climatiques et les marchés afin d’asseoir durablement une vision de nos équilibres économiques.

La porte des challenges est entrouverte, poussons-la ! Allez à la rencontre de vos semblables, mais aussi de ceux qui vous semblent différents, partagez vos savoirs, vos points de vue, vos idées, vos pratiques.

Supprimons le mot silence, bannissons le « repli sur soi » car sans nous, le monde continuera. Mettons ensemble un terme aux sirènes de la décroissance, à ceux qui souhaitent une sorte d’ubérisation de l’agriculture mettant dos à dos les différents modes d’agriculture. Osons l’engagement pour éviter que l’on gaspille n’importe comment notre terre nourricière, demandons des actes à ceux qui aiment dessiner des traits, des virgules justes pour être. Rentrons dans les débats environnementaux car nous seuls connaissons nos terroirs, nos plantes, nos insectes… C’est ainsi la meilleure chance que nous ayons de faire connaître notre métier, mais aussi de transformer nos expériences en une chance pour l’avenir.

Partagez, produisez des idées, soyez actif et surtout réactif. L’année 2017 sera peut-être cette année où chacun se décidera à se battre pour son rêve, (notre rêve), pour sa passion, pour son métier ! Je sais bien que l’engagement que je vous demande suppose des sacrifices mais notre agriculture a besoin de vos savoir-faire.

Alors construisons, ensemble, le monde dont nous avons rêvé.

D’ici-là, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année et surtout n’oubliez pas de déguster sans modération nos extraordinaires mets et vins alsaciens.

Gardons espoir en notre agriculture alsacienne

Vie professionnelle

Publié le 31/12/2016

Après quelques années déjà difficiles pour l’agriculture alsacienne, l’année 2016 n’aura épargné quasiment aucun secteur.

Dans ce contexte particulièrement délicat, nous devons tout faire pour passer le cap et soutenir les exploitations en grande fragilité. Une action concertée entre la Chambre d’agriculture, la MSA, les organisations professionnelles et économiques, les centres de comptabilité et les banques, a permis, avec le soutien de la Région, de mettre en place des cellules départementales d’accompagnement « REAGIR ». L’objectif est d’agir de façon coordonnée pour essayer de redresser l’équilibre des exploitations menacées,  et éviter l’isolement des agriculteurs.

Dans les temps difficiles, il faut aussi préparer l’avenir : réfléchir à l’évolution de nos systèmes d’exploitation et de nos filières, aux enjeux de nos territoires,
et soutenir les projets. En 2016, nous avions interrogé les agriculteurs alsaciens sur leur vision de l’avenir. 60% de ceux qui ont répondu à cette enquête ont déclaré avoir des projets pour leur exploitation au cours des 5 prochaines années. Plus significatif encore, un tiers des porteurs de projet le feront dans l’idée d’installer un jeune ou de conforter son installation.

Les agriculteurs alsaciens  doivent être accompagnés, et ils font confiance à la Chambre d’agriculture, pour du conseil technique et technico-économique, dans le montage de leur projet ou l’installation d’un jeune.

Nous avons également interrogé les communes et communautés de communes sur leur perception de l’agriculture et leurs attentes envers les agriculteurs de leur territoire. Elles ont été très nombreuses à nous répondre. Leurs réponses traduisent une relation des élus locaux à l’agriculture à la fois exigeante et très favorable : les préoccupations environnementales sont dites et se retrouvent dans les projets des communes, mais les communes d’Alsace se perçoivent aussi comme rurales. A ce titre, elles considèrent les agriculteurs comme des acteurs essentiels dans leur territoire et tiennent à préserver l’agriculture.

Pour tout cela, la Chambre d’agriculture est considérée par la très grande majorité de ces communes comme un interlocuteur et un partenaire potentiel pour agir sur le territoire.

Par ailleurs, l’agriculture alsacienne propose de réelles opportunités de développement et de nombreuses filières cherchent de nouveaux producteurs. La betterave sucrière, le tabac, le houblon, les fruits et légumes, les volailles se développent et des perspectives s’affirment en porc. Un signe qui ne trompe pas sur le dynamisme des éleveurs alsaciens : 84 dossiers Plan bâtiment ont été déposés et agréés en 2016, un niveau record depuis bien longtemps et ceci dans toutes les filières éligibles.

Les viticulteurs ne sont pas en reste avec le succès du programme d’investissement dans le cadre du FEAGA : jamais la viticulture alsacienne n’a autant investi dans ses caves et ses outils de vinification.

Les projets autour des circuits courts sont nombreux, dans un cadre individuel, ou collectif, tandis que les projets de conversion à l’agriculture biologique se poursuivent à un rythme soutenu, portés par une demande qui ne faiblit pas.

Si la prudence et le réalisme économique doivent toujours guider notre action, souvenons-nous aussi que l’agriculture alsacienne est riche d’opportunités.

Je sais que notre agriculture souffre, mais j’ai confiance dans  nos potentialités, et notre capacité à nous adapter, à rebondir après les difficultés. J’ai tout simplement foi en l’avenir de l’agriculture alsacienne et la Chambre d’agriculture sera à vos côtés pour vous accompagner dans votre fonctionnement quotidien et dans vos projets.

Que l’année agricole 2017 soit porteuse d’espoir et de réussite pour chacun et chacune d’entre vous.

Tous mes meilleurs vœux pour 2017.

Confrérie Saint-Étienne

Premier chapitre en Irlande

Vigne

Publié le 23/12/2016

Quatre membres du Grand Conseil se sont déplacés du 18 au 22 novembre en Irlande : le Chancelier-Receveur, Jean-Paul Goulby, le grand maître 2016, David Ling, le grand maître 2017, Pascal Schultz, et le héraut, Jean-Louis Vézien, accompagnés par le délégué général, Éric Fargeas.

Un chapitre haut en couleur

Un dîner-dégustation convivial pour 27 journalistes et amateurs de vins a eu lieu au restaurant King Sitric à Howth, petit port de pêche non loin de Dublin, réputé meilleur restaurant de poissons en Irlande. Le chef-propriétaire, Aidan MacManus, ancien élève de la famille Haeberlin à l’Auberge de l’Ill, a préparé un menu de toute beauté à base de l’arrivage du jour : crevettes, crabes, grondins, palourdes et turbot sauvage… Le tout accompagné de six vins d’Alsace tirés de la carte du restaurant et de deux rieslings spécialement extraits de l’œnothèque de la confrérie, un 1996 de Thann et un 1976 de Wintzenheim, qui ont également enchanté les convives.

Une journée a été consacrée à la découverte de Dublin, avec une visite technique de la légendaire brasserie Guinness, une dégustation commentée de whiskey irlandais et un dîner au restaurant Chapter One (1 macaron Michelin) qui possède une très belle carte de vins d’Alsace, son chef-propriétaire, Ross Lewis, étant un grand amateur de vins secs et gastronomiques.

La délégation a ensuite pris la route pour Barberstown Castle, à 30 km au nord de Dublin, un château de XIIIe siècle transformé en hôtel de luxe par son propriétaire, Ken Healy, qui a été élu en 2014 le meilleur château-hôtel en Europe. Le décor médiéval, le feu des cheminées et la lumière des bougies ont offert un cadre magique aux cérémonies de la confrérie Saint-Étienne.

La dégustation solennelle, conduite par David Ling, a permis à douze amateurs irlandais de rejoindre les rangs des confrères au grade d’apprenti. Ivan Healy a été élevé au grade de maître, avant d’être intronisé solennellement délégué de la confrérie Saint-Étienne pour l’Irlande. Ivan, avec le concours de son épouse alsacienne Céline, et d’Aidan et Joan MacManus, a tout mis en œuvre pour que ce premier chapitre en Irlande soit un succès mémorable, haut en couleur.

Un banquet de légende

Quatre grandes figures de la gastronomie irlandaise ont été également honorées : Aidan MacManus, Ross Lewis, Ken Healy et Hazel Allen (de Ballymaloe House), comme consœur et confrères sénéchaux et confrère œnophile. Joan MacManus et Denis Broderick ont été intronisés apprentis d’honneur pour leur engagement envers les vins d’Alsace. La séance solennelle a été clôturée par la traditionnelle harangue de Jean-Louis Vézien sur l’universalité de l’Alsace et de l’Irlande et les liens surprenants entre l’Irlande et les vins d’Alsace.

La soirée s’est terminée par un magnifique banquet de style irlandais - avec le fromage servi après le dessert - parfaitement accompagné par des vins d’Alsace, dont certains ont été offerts par des confrères producteurs et d’autres extraits de l’œnothèque de la confrérie Saint-Étienne. À la fin du repas le chef du château, Bertrand Malabat, Français originaire de Dax, a été intronisé confrère sénéchal en hommage à ce banquet de légende qu’il a créé et réalisé.

La nouvelle délégation de la confrérie Saint-Étienne d’Alsace en Irlande projette déjà d’organiser d’autres événements sur place et de se rendre en Alsace en 2017 pour les 70 ans de la confrérie, l’occasion pour les grands amateurs irlandais de découvrir le château de la confrérie, la richesse unique de son œnothèque et tous les attraits du vignoble d’Alsace.

Éditorial

« Soyons positifs : ne cédons pas à la facilité »

Vigne

Publié le 15/12/2016

2016 a été un millésime surprenant. Après trois années de petites récoltes, la nature fut enfin généreuse. Heureusement pour nos entreprises et nos marchés ! En effet, ces derniers temps nous accusions des baisses significatives de commercialisation de nos vins, du fait du manque de disponibilités. Ce contexte nous a obligés à donner un coup d’accélérateur sur la valorisation de nos produits, que ce soient les raisins, les vins en vrac, mais aussi le prix de nos flacons rendu consommateur ! On nous a longtemps opposé une soi-disant impossibilité d’ajuster les prix à la consommation : votre ténacité a prouvé le contraire !

Il est impératif pour nous aujourd’hui de continuer cette politique de valorisation, d’autant plus que la conjoncture nationale et internationale nous est favorable. Tout d’abord, nous avons enfin engrangé une belle récolte qualitative, mais aussi quantitative. Volumes qui nous permettront d’assurer nos marchés, chose qui était difficile ces dernières années, mais aussi de reconstituer partiellement nos stocks (en baisse de 10 % sur la moyenne quinquennale) qui garantissent un approvisionnement régulier et constant de nos marchés.

Par ailleurs, nous sommes peut-être la seule région productrice de vins blancs d’AOC en France qui ne fait pas une récolte déficitaire. Nous serons les seuls à pouvoir garantir des volumes. Même la récolte européenne et mondiale est déficitaire ! 2016 est le millésime le plus faible en termes de volumes. Nous ne nous réjouissons pas des déboires des autres, mais les marchés sont ainsi faits.

Au niveau mondial, c’est l’exception depuis 20 ans, tous les feux sont donc au vert. Il s’agit pour nous de profiter de cette situation inédite. Continuer à valoriser nos produits, tout en reconquérant des parts de marché.

Nous invitons donc les vignerons et les opérateurs qui commercialisent, à ne pas céder à la facilité ni aux oracles défaitistes. Il n’y a pas de raison de constater une chute des prix. Nous invitons les vendeurs à ne pas lâcher leurs vins à bas prix, il n’y a toujours pas de volumes en excédent. Tout comme il n’y a pas de raison de baisser nos prix pour « reconquérir » des marchés. Au contraire, nous sommes la seule région de l’hexagone à pouvoir répondre à la demande.

Soyons confiants et continuons nos efforts de valorisation. Il en va de notre avenir, de l’image et du positionnement de nos vins. Soyons fiers de ce millésime et de la qualité de nos vins, communiquons positivement comme les autres régions savent le faire. Une bonne valorisation est bien méritée et il n’y a aucune raison de la laisser grignoter. Tenons bon, avec le sourire !

Concours général Agricole des Vins, Eaux-de-Vie et Whisky 2017

Règlement

Vigne

Publié le 09/12/2016

 

Diarrhée virale bovine (BVD)

« Je vaccine et j’ai choisi de dépister mes veaux »

Élevage

Publié le 04/12/2016

Fin 2014, le Groupement de défense sanitaire (GDS) intervient dans toutes les assemblées générales des syndicats de race pour présenter le dépistage des veaux par la pose d’une troisième boucle. « Sur le coup, je n’en ai pas vu l’intérêt, se rappelle Nicolas Dieterich. Mais à la suite de cette réunion, j’en ai parlé avec d’autres éleveurs allaitants qui avaient subi des pertes importantes lors d’un passage de BVD. Ça m’a fait changer d’avis. » L’éleveur a appelé le GDS qui lui a commandé des boucles de prélèvement. Le dépistage des veaux pouvait commencer.

De l’avis du Dr Boris Dirrenberger, vétérinaire, « les cheptels allaitants ont souvent des vêlages groupés sur l’année et peuvent subir des pertes importantes. Il suffit que le virus circule au mauvais moment dans l’année et les IPI peuvent être nombreux parmi les veaux. » (lire en encadré).

 

Quels risques de contamination pour le cheptel ?

Nicolas Dieterich a conscience de l’enjeu du sanitaire. Les achats sont limités : en fonction des besoins un taureau est introduit l’été quand le bâtiment est vide, le temps de faire les prises de sang d’introduction avant de le mettre avec les femelles. La bétaillère est prêtée à un autre éleveur avec des règles claires : prendre le matériel propre - le ramener propre. Mais Nicolas Dieterich l’avoue, les risques liés aux voisins de parc sont difficiles à maîtriser : « Les pâtures des génisses sont autour de mon bâtiment, j’aime les avoir à l’œil. Par contre j’ai des pâtures jusqu’à 45 km de l’exploitation : c’est impossible de maîtriser le risque lié au voisinage dans ces conditions, sans parler des parcs laissés ouverts par les promeneurs et les cueilleurs de champignons… Il y a trois ans, avec mon vétérinaire, nous avons mis en place un protocole de vaccination de toutes les femelles reproductrices. »

Les contacts directs entre bovins sont effectivement les principales sources de contamination d’un troupeau, explique le Dr Boris Dirrenberger. À ce titre, les introductions d’animaux sont des voies de contamination importantes. « Les éleveurs ont souvent le réflexe d’isoler le taureau qu’ils ont acheté. Par contre les veaux à faire adopter en cas de mort d’un veau ou l’introduction de vaches nourrices ne sont souvent pas bien maîtrisés, voire ne représentent pas un danger aux yeux de l’éleveur, précise le vétérinaire. Le risque de contamination en pâture est également difficilement maîtrisable. Lorsque les risques de contamination sont importants ou ne peuvent être maîtrisés, nous recommandons aux éleveurs de vacciner les mères. Dans notre secteur, où les pâtures sont omniprésentes, nous avons fortement encouragé à vacciner les animaux reproducteurs. »

Quel bilan après un an et demi de bouclage ?

« Le premier bilan, et c’est le plus important, c’est que nous n’avons pas trouvé d’animal positif », constate Nicolas Dieterich. Les vêlages ont lieu en bâtiment. Les veaux sont isolés dans un box derrière les vaches : de bonnes conditions pour boucler sans risque. Les choses vont être simplifiées, explique Nicolas Dieterich : « Depuis un an et demi, je pose une troisième boucle qui permet de faire le prélèvement. J’ai passé ma commande de boucles identification et avec les nouvelles, une des deux boucles d’identification sera préleveuse » (lire en encadré). Mais l’éleveur regrette qu’il n’y ait « pas eu de plus-value pour les veaux bouclés. Les marchands n’ont pas joué le jeu, et ce n’est pas normal. C’est quand même une sécurité pour un acheteur, marchand ou éleveur, d’avoir des animaux non IPI. »

Quelle vision du programme d’éradication ?

Pour Nicolas Dieterich, le bouclage est à la portée de n’importe quel éleveur. Il y aura des retombées économiques pour les élevages. Avec l’éradication de la BVD, les pertes sanitaires diminueront. Mais pour l’éleveur, il y aura aussi des difficultés : « Il y aura certainement des éleveurs qui ne feront pas les choses correctement. Il faudra des sanctions pour ces gens-là. On ne va pas tolérer d’avoir quelques rebelles qui ne veulent pas entrer dans la démarche. Il faut que ce soit tout le monde ou personne. »

Pour le Dr Boris Dirrenberger, il faudra effectivement « entretenir et imposer un « élan collectif » » des éleveurs qui vont devoir boucler pendant quatre ans. Mais il ne faut pas s’y tromper, le chantier est grand : « Une éradication n’est possible qu’en dépistant dans tous les troupeaux, en assainissant les cheptels infectés et en maîtrisant les risques de contamination. L’adhésion de tous les éleveurs est indispensable et des moyens réglementaires seront nécessaires pour contraindre les derniers récalcitrants. Tant que la zone ne sera pas considérée comme assainie et que les risques ne seront pas maîtrisés, la vaccination restera utile. »

Jeu PHR-EAV-Groupama Grand Est-Chambre d’agriculture Alsace

L’heure des récompenses

Vie professionnelle

Publié le 16/09/2016

Au programme cadeaux et barbapapa, grâce au partenarait d'Erstein. Les vainqueurs du concours de dessin de la Foire aux vins de Colmar, ont reçu leurs prix à la Maison de l’agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine. Ils ont été accueillis par Sophie Schwendenmann, directrice du PHR et de l’EAV, entourée par Libertad Galli, Charlène Jouan et Stéphanie Rosenfelder du service commercial, Nicole Dutreix et Stéphane Schneider de Groupama Grand Est, Angélique Amm de Colmar Expo, Danielle Bras, élue de la Chambre d’agriculture d’Alsace et Marie-Noëlle Behra de LK Tours.

Le concours destiné aux enfants jusqu’à 12 ans, organisé pour la première fois en 1998 et qui a vu la participation en 18 ans de plus de 6 000 dessins, a connu une nouvelle fois un joli succès avec 181 dessins en lice. Cette année, le thème « Dessine-moi l’Alsace dans ton assiette » a donné lieu, malgré une trame un peu difficile, a de très belles réalisations. Soulignant la richesse de la gastronomie alsacienne exprimée dans tous ces dessins, Danielle Bras a rappelé que « derrière ces plats se cachent tout un savoir-faire, beaucoup de travail et de rigueur, de la passion et de l’excellence de la part de nos agriculteurs et producteurs ».

60 dessins ont été déposés dans la catégorie des moins de 6 ans, 73 dans la catégorie des 7 à 9 ans et 48 dans la catégorie des 10 à 12 ans. Les trente meilleurs ont été retenus et ont été récompensés par tous les partenaires mercredi avec pour tous les participants un set de pâtisserie et quelques lots Groupama. Les premiers de chaque catégorie (Manoa Eliezer dans la catégorie des moins de 6 ans, Elena Bernhard dans la catégorie 7 à 9 ans et Élise Haag dans la catégorie 10 à 12 ans) sont repartis avec en plus un vélo et les deuxièmes et troisièmes ont, pour leur part, été récompensés par un bon d’achat. À noter qu’à l’instar des années passées, les filles ont été les plus inspirées, avec 24 lauréates sur les 30 gagnants.

Du côté du jeu-concours proposé aux adultes pour la seconde année consécutive, les participants ont validé leur participation sur l’ordinateur mis à leur disposition sur le stand. Au final, trois d’entre eux ont été tirés au sort. Il s’agit de Philippe Bunner de Bennwihr, Dominique Schermesser de Gundolsheim et Bertrand Utard d’Heidolsheim qui remportent chacun un séjour pour deux personnes de trois jours et deux nuits en demi-pension à l’hôtel Rita à Langenfeld en Autriche.

Préfecture du Haut-Rhin - Sécheresse 2015

Paiement des indemnités calamités agricoles

Élevage

Publié le 02/09/2016

Cette situation a été reconnue comme calamités agricoles dès le mois d’octobre 2015, permettant à la solidarité nationale de s’exprimer pour ces dégâts non assurables.

Après instruction des dossiers de demande d’indemnisation, la Direction Départementale des Territoires (DDT) vient de terminer la mise en paiement des indemnités pour les 196 agriculteurs concernés pour un montant total de 378 000 €, soit un montant moyen de 2 000 € par exploitation.

Parallèlement, des dégrèvements sur la Taxe sur le Foncier Non Bâti ont été accordés par la Direction Départementale des Finances Publiques du Haut-Rhin, de façon systématique, pour les parcelles concernées pour un montant représentant 120 000 €.

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