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David Lefebvre

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Gestion écologique du cavaillon, sous le rang de vigne

Partage d’expérience autour de la piloselle

Vigne

Publié le 10/06/2017

La piloselle est cette petite plante rampante aux vertus allélopathiques, c’est-à-dire qui empêcherait la levée des graines d’autres herbes. Ces propriétés sont mises à profit par des vignerons qui la plantent sur le rang de vigne. Installée durablement, mais non sans une certaine pratique à acquérir, elle permet d’éviter d’avoir recours aux herbicides ou aux techniques de buttage et débuttage. En Alsace, cette piloselle a fait l’objet d’essais à plus ou moins grande échelle, individuels ou collectifs.

Quelques techniciens-conseils en viticulture, promoteurs de la piloselle depuis le début des années 2010 étaient réunis autour d’une table le 24 mai dernier au Petit Wettolsheim chez Jean-Marc Buecher, avec quelques viticulteurs alsaciens, qui ont testé ou testent la piloselle - Michel Ottermann des domaines Schlumberger, Pierre Isner, Jean-François Lallemand, Frédéric Schermesser, pour le GIEE de Westhalten, ainsi que Jean Masson, un chercheur de l’Inra. Ils ont partagé leur expérience, avant et après avoir visité les parcelles plantées de piloselle sur le rang de vigne.

Motivés par des alternatives écologiques

« Il y a cinq ans, on avait tenté de trouver une solution pour ne plus avoir à désherber ou tondre le cavaillon, dans des terrains inaccessibles et les vignes en espalier », introduit Michel Fritsch, technicien conseil d’AB2F. « Aujourd’hui, le retour technique nous l’avons, mais il nous manquait un regard comparatif global. Et c’est l’Inra, avec le GIEE de Westhalten, qui serait capable de nous donner ces données chiffrées objectives, servant de base de réflexion à des viticulteurs intéressés par la piloselle, et nous permettant de continuer de proposer des solutions », poursuit-il.

Michel Ottermann, des domaines Schlumberger, souhaitait pour sa part installer la piloselle notamment sur les talus du domaine, lourds à gérer, et sur des vignes en dévers, également techniquement très contraignantes. L’objectif pour Pierre Isner était cependant de répondre aux prescriptions d’Écophyto, de réduction en herbicides, trouvant que l’alternative du désherbage mécanique dégrade le bilan carbone, représente une « contrainte de temps, d’énergie et de coûts ». Quant à Jean-François Lallemand, il s’agissait surtout « de retenir la terre du cavaillon en forte pente ». En effet, quand la bande désherbée un peu large se conjugue au passage de la roue, peuvent alors survenir des érosions par ravines au niveau du passage de roues, explique-t-il. Enfin, Jean-Marc Buecher à Wettolsheim, en bio sur son domaine, cherchait un mode de conduite écologique du cavaillon, notamment sur ses vignes en espalier du grand cru Hengst, dont la gestion en dévers, requiert extrêmement de technicité.

Une mise en œuvre précautionneuse

Michel Ottermann, assisté du technicien-conseil Stéphane Freyermuth, a été l’un des tout premiers en Alsace à installer la piloselle sur ses talus. S’il se montre satisfait, en revanche pour les cavaillons en dévers, ça a été plus compliqué.

La piloselle s’installe par plantation : « L’expérience montre qu’on peut implanter une vingtaine d’ares à deux planteurs en une matinée, plus un préparateur de plants, puis c’est un îlot qu’il faut entretenir », explique Jean-François Lallemand. « Il faut se donner les moyens d’y arriver. Une fois le tapis obtenu, c’est plus cool », poursuit-il. Puis « l’entretien consiste à extirper les adventices résiduelles, tels les géraniums. Contre le trèfle, le meilleur moyen c’est la fauche. » « Si la zone n’est pas propre, la plante s’installe mais ne prend pas le dessus. En talus, on est moins exigeant sur la propreté. On a planté à une densité de 50 cm en quinconce », ajoute Michel Ottermann.

Une synthèse et un guide à venir

La réussite de la colonisation des cavaillons par la piloselle a connu plus ou moins de réussites et d’échecs, résume Jean Masson, qui a suivi le groupe de vignerons à Westhalten, dont le ban comprend à ce jour 16 hectares implantés de piloselle. « On a mesuré la vitesse de colonisation sur l’ensemble des parcelles. En fonction de conditions pédoclimatiques, on peut arriver jusqu’à 80 % de colonisation en 18 mois. Cependant, les parcelles qui accusent un retard de colonisation - entre 20 et 40 % de couverture à 18 mois - peuvent le récupérer. » Ensuite, poursuit-il, pour atteindre de 80 à 95 % de surface du cavaillon colonisée, « c’est là qu’interviennent les soins apportés avec la fauche et en extirpant les quelques adventices ». Une fois cette attention apportée en troisième année, la piloselle est installée durablement. Le groupe de vignerons de Westhalten a même adapté un outil de fauche à rotofil constitué de satellites, à l’assiette inclinable pour les cavaillons en dévers…

L’ensemble de ces expériences, partagées dans le GIEE de Westhalten, font l’objet de rédaction d’une synthèse des échecs et réussites sur l’implantation de la piloselle, et de la rédaction d’un guide de pratiques, explique Jean Masson.

À Wettolsheim, Jean-Marc Buecher, plus esseulé, mais parmi les précurseurs, a procédé différemment en tentant quelques innovations personnelles avec son fils Steeve, qui avait imaginé un ingénieux système de semis de graines enrobées et épandues en voie liquide sur le rang : « Notre objectif était de garder le sol propre le temps que la graine de piloselle germe et s’installe. On avait identifié l’outil, et on avait même testé différents enrobages. » L’idée étant qu’il est toujours moins fastidieux de semer que de planter des plants. Car, « c’est pénible à planter », prévient Jean-François Lallemand. Quant au taux de germination, il est bas et aléatoire, d’où le risque d’une colonisation irrégulière… « On avait différents essais avec différents terreaux, avec des échecs et des réussites. »

Aujourd’hui, si les principaux obstacles techniques ont été levés, subsistent encore quelques interrogations et des volontés d’innovation, par exemple pour développer une planteuse de piloselle, peut-être par transfert de techniques d’outils implantation utilisés en maraîchage… Ou encore d’apprécier l’effet de concurrence de la piloselle sur la vigne en d’autres situations pédoclimatiques. C’est en partageant que les vignerons de Westhalten se sont rassurés…

Une viticulture qui ose, mais qui veut s’appuyer sur des résultats

Il est bien possible que le sujet de la piloselle aurait été abandonné s’il n’y avait pas eu « au départ dans ce projet une vocation de partage », et la volonté de co-construire « de l’innovation à partir de savoirs et de mobilisation des acteurs au sens large dans leur diversité de pensées, explique Jean Masson. On est en présence d’une viticulture qui ose, mais elle est confrontée à un besoin de confirmation, de vérification, de reconnaissance de résultats chiffrés pour aller plus avant dans le changement de pratiques… »

Un sujet innovant comme la piloselle, requérant de la technicité et de l’observation, était au départ constitué de bouts d’informations. L’écueil réside dans « l’assemblage illégitime d’informations qui aboutit à faire prendre un risque à celui qui réunit les informations pour expérimenter dans sa parcelle. Si ça marche, tout va bien, si ça ne marche pas, alors on aurait dit que la piloselle c’est nul ! C’est ce que nous vivons en permanence sur bien d’autres sujets », explique Jean Masson.

« L’âme du projet n’était pas de proposer une solution clé en main. Maintenant on aboutit à des résultats et on voudrait les partager. La profession pourrait en profiter, surtout pour ne pas reproduire les erreurs que nous avons commises », estime Jean-François Lallemand. « Aujourd’hui, nous avons cinq ans de recul, il sera un peu plus aisé de communiquer sur la piloselle avec une certaine confiance. Et il nous semble qu’elle peut répondre à des problématiques viticoles précises », résument Michel Fritsch et Éric Baumer.

Syndicat des Vignerons Indépendants d’Alsace (Synvira)

Des fêtes œnotouristiques pour valoriser l’image

Vigne

Publié le 22/05/2017

C’est à l’hôtel Sofitel de Strasbourg « où beaucoup de vignerons indépendants sont mis en avant » que le président du Syndicat des Vignerons Indépendants d’Alsace (Synvira), Pierre Bernhard, a souhaité faire un point d’actualité syndicale et annoncer les opérations œnotouristiques à venir, que sont l’Apéro gourmand, le Pique-nique du Vigneron Indépendant.

« Sur nos parcelles touchées - pour l’instant les contre-bourgeons n’ont pas redémarré -, il faut encore attendre les chaleurs pour voir si ça repousse, a introduit Pierre Bernhard. Et cela fait deux années de suite que nous avons des dégâts de boarmie. »

Une situation qui fait augmenter le coût de la bouteille au vu de l’importance des charges fixes. « Ce qui est clair, c’est que beaucoup de domaines sont en difficultés suite à ces problèmes climatiques récurrents. Il risque d’y avoir des regroupements pour faire face à des situations de trésorerie difficiles. On a des phénomènes climatiques qu’on n’avait pas il y a 15 ans : sécheresses, grêles, gelées, vents, tempêtes. Tel que c’est parti aujourd’hui, avec des récoltes qui font le yo-yo, la situation devient compliquée. »

18 doléances

Les vignerons craignent de se « retrouver dans la situation délicate que vivent d’autres filières de l’agriculture ». Ils viennent d’adresser aux pouvoirs publics un cahier de 18 doléances notamment sur le poids des réglementations et les successions, « pour permettre de pérenniser les domaines ». Et ils attendent toujours de l’Europe qu’ils puissent expédier librement du vin aux particuliers, sans démarches administratives douanières qui découragent tout commerce. Et ils souhaiteraient aussi ne pas être freinés dans leurs projets œnotouristiques, actuellement plafonnés à 50 000 € ou 30 % des bénéfices agricoles.

Mais le Synvira dispose de forces vives en réserve, et notamment son groupe des Jeunes - une cinquantaine sur un potentiel de 90 -, « courageux, qui veulent avancer, et qui croient au succès des vins d’Alsace. Prenons garde de ne pas les écœurer ! », s’exclame Pierre Bernhard.

Filière des vins d’Alsace : - 11 % de chiffre d’affaires

Quand on regarde les chiffres du vignoble alsacien au 15 mai (- 7,1 % sur 12 mois, avec des disponibilités en progression de 12 %), « les baisses significatives de ventes affectent moins les vignerons indépendants », précise Pierre Bernhard. Mais plutôt certains gros marchés d’entrée de gammes, « confrontés à la concurrence des pays limitrophes qui ont des coûts de production moindre », analyse le Synvira. Explication : « J’ai vu à Prowein des pinots blancs en flûte rhénane, étiquetés pinot blanc en français. Nous ne sommes pas capables de vendre ces vins à 2,50 € la bouteille. » Clairement, la mise d’origine en flûte et la mention du cépage ne sont plus des éléments identitaires du vin d’Alsace. « Les derniers chiffres montrent que la filière des vins d’Alsace a perdu 11 % de chiffre d’affaires sur un an (NDLR : évalué en 2015 à 540 millions d’euros). Il semble que les vignerons indépendants sont moins affectés, car ils se situent sur des micromarchés. »

Pour sortir de l’ornière, les Vignerons Indépendants comptent bien justifier leurs efforts de qualité et valoriser leurs vins avec la « hiérarchisation », c’est-à-dire l’obtention d’une reconnaissance des vins de terroirs, notamment en premier cru. « La notion de premier cru est déjà bien connue même à l’export, c’est très clair pour l’acheteur, ça va nous aider à mieux positionner nos vins, explique Pierre Bernhard. À la foire aux vins, nous faisons goûter les vins par terroir, ce qui attise la curiosité des consommateurs. »

Premiers crus : éviter le cas Vallée noble

Une première étape a été franchie avec le vote en assemblée générale de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). « Le schéma nous convient, mais des ajustements restent à faire, sur la strate communale et futur premier cru. Nous souhaitons que la différence du terroir soit reconnue et que ça ne dépende pas de divers critères de recevabilité, tels que le nombre minimal de vignerons, la surface minimale, le type de cépage autorisé sur le lieu, etc. La commission d’enquête a compris notre démarche », explique Bernard Jantet, directeur du Synvira.

« On ne souhaiterait pas que des lieux-dits connaissent la même destinée que l’appellation communale Vallée noble (2004) : finalement aujourd’hui il n’y a pratiquement plus de maisons qui la revendiquent, parce que les critères définis sont trop restrictifs. » Il sera également important aux yeux des Vignerons Indépendants d’adapter « la communication à la strate et par rapport aux terroirs ».

En attendant, le Synvira poursuit son activité en soutenant les opérations œnotouristiques que sont l’Apéro gourmand le 26 mai prochain, et le Pique-nique du Vigneron Indépendant, les 3, 4 et 5 juin, au même moment que le slowUp de la route des vins, de quoi passer un superbe week-end œnotouristique en Alsace.

Grand concours des vins d’Alsace à Colmar

1 066 échantillons

Vigne

Publié le 08/05/2017

« À notre surprise, nous enregistrons une baisse du nombre d’échantillons malgré les volumes du millésime, et ce, en provenance de 96 entreprises, contre 116 l’année précédente », introduit Jean-Louis Vézien. Une baisse de participation constante et ininterrompue depuis 2012, où plus de 1 500 échantillons étaient alors régulièrement présentés.

La désaffection du vignoble pour ce concours ne peut s’expliquer dans la faiblesse des volumes du millésime 2016 puisqu’il a été généreux, à 1,17 millions d’hectolitres. La précocité du concours ? « Oui mais trouver une date est compliquée », rétorque Jean-Louis Vézien : « Juin est trop tardif, mai est compliqué, avec les événements et les ponts, nous fait-on savoir ». Autre raison invoquée : la multiplicité des concours, mais également la segmentation par terroir de plus en plus marquée des vins d’Alsace. En aparté, de nombreux professionnels s’interrogent s’il ne faudrait pas donner une tonalité « plus terroir » à ce concours, comme cela se déroule désormais avec les vins Sigillés de la Confrérie Saint-Étienne, en classant les vins par origine géologique. « La question est ouverte, mais pas encore tranchée », informe le directeur du Civa qui note que les vins de lieux n’ont pas forcément besoin de médaille supplémentaire.

La baisse affecte curieusement les crémants d’Alsace, avec 35 échantillons en moins, soit - 21 %, et le pinot gris, - 31 échantillons. Par contre il y a un peu plus de pinot blanc et de gewurztraminer par rapport à 2016.

Avant d’entamer la partie dégustation, Jean-Louis Vézien a rappelé les quelques règles de base nécessaires à la bonne tenue de la sélection, avec au préalable l’étalonnage de la bouche avec un vin type, l’anonymat des vins et la qualité des commentaires. Les entreprises devront également conserver un double des échantillons pendant un an, ainsi que les documents durant cinq ans.

Les résultats sont diffusés sur la page professionnelle du site vinsalsace.com à l’onglet « actions Civa » puis « concours de Colmar ». Et sur le site public à compter de ce 5 mai.

Inauguration de la SAS Méthachrist à Woellenheim

Le summum de l’élégance énergétique

Technique

Publié le 28/04/2017

Unique en son genre actuellement en France, la station MéthaChrist à Woellenheim couple la méthanisation de la paille de maïs à l’injection du biogaz dans le réseau de distribution de gaz. Une prouesse technique en ce sens qu’elle réussit là - dans les agro-énergies dites de 2e génération - où d’autres centres de recherche n’en sont encore qu’aux balbutiements. En effet, nombre de projets de recherche testent des voies d’élaboration d’agro-carburants de 2e génération, c’est-à-dire des agro-carburants élaborés non pas à partir de cultures dédiées et vivrières (la partie grain des céréales, du colza, ou les betteraves), mais à partir de résidus de cultures.

Un rendement énergétique record grâce à l’injection

MéthaChrist rassemble ainsi ce qui se fait de mieux actuellement dans ce qu’il est possible de présenter comme bilan carbone en méthanisation agricole. La ressource en biomasse est principalement constituée de pailles de maïs et d’effluents d’élevage. Elle est prélevée sur un périmètre de 10 km. Et il n’y a pas de déperditions du potentiel énergétique tiré de l’exploitation énergétique du biogaz, puisque la totalité de celui-ci est injectée dans le réseau. La production d’énergie à Woellenheim n’est donc pas affectée par les coefficients de rendements inhérents au processus de cogénération d’électricité et de chaleur.

À l’origine de ce projet d’agro-énergies de deuxième génération, il y a un jeune agriculteur, Florian Christ, vers qui tous les regards étaient tournés le 7 avril, lors de l’inauguration de l’installation en service depuis mai 2016. Une inauguration qui a vu affluer - élections obligent - pas moins de quatre sénateurs, de nombreux représentants professionnels, et des élus des collectivités.

La paille de maïs, une ressource locale, abondante, et agricole

Après avoir remercié en priorité son entourage, ses parents, ses grands-parents, son frère Gauthier, et son associé Christian Richert, Florian Christ est revenu sur les étapes de son projet, débuté en 2012. L’expert qu’il est devenu en méthanisation, n’était alors qu’un jeune agriculteur frais émoulu du lycée agricole. « L’idée était de créer de l’énergie avec ce qui est perdu ». Il lui a d’abord fallu évaluer le gisement en biomasse à méthaniser et sa durabilité d’approvisionnement. Et c’est tout naturellement qu’il a écarté la biomasse industrielle exposée à la concurrence d’autres usages, pour se tourner finalement vers la paille de maïs, biomasse locale, abondante, et forcément d’origine agricole. Une ressource collectée auprès d’une centaine d’agriculteurs, qui lui garantit une sécurité d’approvisionnement. Une fois le projet ficelé, et dimensionné à la ressource en biomasse soit 10 900 t, constituées d’un tiers d’effluents de la ferme (disposant d’un quota de 700 000 litres de lait) et de deux tiers de pailles de maïs, est venu le temps de convaincre les élus locaux, les riverains, pour faire accepter le projet. Et enfin les banques, au nombre de trois : le CIC, et les deux Caisses de Crédit Mutuel Ackerland à Ittenheim et Hanau Val de Moder à Pfaffenhoffen.

La construction a débuté en 2015. L’unité injecte depuis mai 2016 du gaz dans le réseau GDS connecté à 110 communes.

Vignoble

Des secteurs lourdement touchés

Vigne

Publié le 27/04/2017

Il faut attendre de voir si ça va repartir, voir si les contre-bourgeons vont redémarrer, disent les techniciens du vignoble. Certaines stations météo ont affiché jusqu’à - 6 °C et - 7 °C, plutôt dans des zones de plaine. Il semble qu’aux embouchures des vallées, Noble à Soultzmatt, vallée verte à Turckheim, vallée de Kaysersberg à Sigolsheim, Val de Villé à Scherwiller-Chatenois, les dégâts sont considérables, ainsi que globalement en plaine, et particulièrement le long des axes de transport routiers et ferroviaires. Et principalement sur les jeunes plants et les cépages au débourrement précoce, comme le muscat et le gewurztraminer. Les parcelles non encore arquées, voire taillées très tardivement seraient moins touchées. Les parcelles non fauchées seraient plus touchées. Des vignerons pensent qu’il faut nettoyer le matériel végétal nécrosé pour favoriser les repousses. Des vignerons en bio appliquent un complexe de 12 plantes lactofermentées, et d’autres vignerons attendent un peu pour ensuite fertiliser et stimuler les repousses. Cette carte des deux départements rassemble un ensemble de témoignages issus des réseaux sociaux.

Pose de nichoirs et implantations de haies

Les services rendus par la biodiversité

Vigne

Publié le 20/04/2017

Au programme de cette matinée écologique, deux interventions, l’une de Camille Grosse et l’autre de Jacques Detemple, de l’association Haies vives d’Alsace, et les explications de Laurent Waeffler, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Puis, passage aux travaux pratiques avec la pose de 120 nichoirs dans le vignoble et des plantations de haies. Car le gîte pour la macrofaune ne suffit pas, il lui faut aussi le couvert. Une mésange ne va pas se nourrir que de 1 200 drosophiles par jour ou de chenilles, de vers de la grappe ou de cicadelles, il lui faut aussi de quoi manger les autres saisons…

D’ailleurs, plusieurs vignerons s’essaient aujourd’hui à combiner avantageusement les arbres et les vignes. Camille Grosse donne plusieurs exemples d’agroforesterie, rappelant que la vigne est une liane et qu’elle s’accommode parfaitement aux arbres. C’est le système ancestral, dit de joualle, rappelle-t-elle, mis en œuvre aux domaines de Restinclières dans l’Hérault, Olivier de Serres en Ardèche, Émile Grelier en Gironde et François de Soos dans l’Aude. La culture de la vigne est combinée à des arbres valorisés en bois d’œuvre, en fruitiers ou tout simplement à des fins agronomiques. Selon les promoteurs de l’agroforesterie, les bénéfices attendus sur cet aspect agronomique sont beaucoup plus importants que ne le laisserait paraître une vigne concurrencée sous le pied d’un arbre. Le problème n’est pas l’eau, mais l’azote, précise Jacques Detemple, et à un degré moindre la lumière, même s’il est possible d’aménager les parcelles de manière à limiter l’ombre portée des houppiers, ou même de tailler les arbres en têtard et de les placer sur le rang de vigne, pour ne gêner aucunement la viticulture mécanisée. Une aubaine pour le vigneron car un arbre en têtard recèle beaucoup plus de biodiversité qu’un arbre classique. Quant aux branchages de l’année, ils constituent un amendement organique extrêmement fertilisant, par ailleurs mis en valeur à travers le bois raméal fragmenté (BRF).

Que planter ? Du cormier, de l’épine-vinette, du noisetier, des fruitiers, etc. Idéalement jusqu’au 25 décembre, ou au printemps (attention s’il fait sec), en prenant soin de praliner les racines : un quart de terre de forêt, un quart de bouse, un quart d’argile et un quart d’eau, et en paillant le pied, explique Camille Grosse. Jacques Detemple rappelle l’importance de laisser des arbres morts au tronc creux, véritable gîte pour la faune cavernicole, oiseaux, chauves-souris, qui sont de véritables régulateurs d’insectes phytophages.

Hervé Schwendenmann succède à Jacques Cattin à la présidence des crémants d’Alsace

Un pragmatique face aux enjeux d’une concurrence forte

Vigne

Publié le 19/04/2017

Aspirant à de nouvelles fonctions politiques en se présentant comme candidat aux élections législatives sur la circonscription de Ribeauvillé, le vigneron négociant de Voegtlinshoffen, Jacques Cattin, a fait savoir aux producteurs et élaborateurs de crémant d’Alsace qu’il ne souhaitait pas renouveler son mandat. Hervé Schwendenmann a été choisi par le conseil d’administration pour lui succéder à la présidence de la plus grande région à crémants de France. Les crémants d’Alsace pèsent près de 35 millions de cols, près de la moitié des crémants de France, et représentent bon an mal an entre le quart et le tiers des vins d’Alsace, tout volume confondu.

« Je tiens à saluer l’œuvre de mon prédécesseur Jacques Cattin qui a tenu pendant 8 ans le syndicat dans une ambiance constructive et sympathique. On va tâcher de perpétuer cet esprit. Il nous laisse une bonne situation. Je lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles aspirations. »

« Nos capacités de production au taquet »

Viticulteur à Wuenheim et Vieux-Thann, président du groupe Wolfberger, président de Coop de France Alsace, Hervé Schwendenmann connaît bien la question des crémants d’Alsace. La moitié de la production du groupe Wolfberger, premier opérateur alsacien en chiffre d’affaires à 60 M€, est du crémant d’Alsace. « À 35 millions de cols en rythme de croisière, nous pressentons que nous arrivons au taquet en termes de capacités de production. Et donc le nouveau challenge, c’est la valorisation. » Pour relever ce défi qui fait consensus dans la profession, le nouveau président estime que la solution « passe plus par de l’investissement commercial de la part des entreprises que par le rajout de couches dans les cahiers des charges ». Suivant ainsi la ligne champenoise… « Les efforts qualitatifs sont là. C’est la partie commerciale, le positionnement produit qu’il faut désormais travailler. »

Hervé Schwendenmann compte avoir sur ce sujet l’appui de la nouvelle équipe interprofessionnelle, et espère que le « crémant d’Alsace aura sa part dans le nouveau dispositif interprofessionnel. C’est un chantier en cours ! »

Des crémants exposés à la concurrence

Une volonté de booster le marketing des entreprises, d’autant que les crémants d’Alsace et plus largement de France restent exposés à une forte concurrence. Sur le plan réglementaire, avec des régions bien décidées à exploiter les failles et les faiblesses de la réglementation des crémants, qui oscille entre « simple recette à appliquer » pour obtenir la mention, et véritable produit attaché à un territoire. Mais aussi sur le plan économique, avec de nouvelles régions qui lorgnent sur le succès des effervescents dans leur ensemble.

« Regardons les choses en face »

« Regardons les choses en face. Il y a une faiblesse par rapport à la défense du terme crémant, et c’est une opportunité pour d’autres régions d’en faire », prévient Hervé Schwendenmann. Arrivent sur le marché, suite notamment aux décisions du Conseil d’État, de nouvelles régions d’IGP productrices de mousseux. Sans compter la force des proseccos italiens « dont les volumes dépassent ceux du champagne, désormais, et qui ont massivement investi sur le commerce ». Et le potentiel de développement en crémants des autres régions que sont la Bourgogne, la Loire et le Bordelais, analyse le président. Des signaux qui pourraient « diluer le terme crémant ».

« La meilleure défense, c’est l’attaque »

Face à cette situation, « la meilleure défense, c’est l’attaque ». Fort heureusement, « en innovation marketing dans le crémant, on est plutôt plus libre qu’ailleurs », observe-t-il. « Aujourd’hui, il faut apporter du service et de la valeur immatérielle. Ce que font très bien les Champenois, où la valeur se construit surtout sur l’investissement dans l’image. »

Cependant, si quelques grandes maisons et quelques domaines alsaciens savent aujourd’hui construire leur image de marque, tous n’ont cependant pas encore acquis, comme en Champagne, les rudiments du marketing. « Le souci qu’il faudra régler, c’est la contractualisation. Il n’y a pas de vases communicants en Champagne comme chez nous. Ce serait bien que les vignerons produisent ce qu’ils arrivent à commercialiser, soit en bouteille, soit en vin de base », estime Hervé Schwendenmann, pour qui le travail marketing et le positionnement produit commencent à la vigne.

« Lisser l’offre pour bien préparer le commercial »

À ce point, « un système de réserve serait le bienvenu pour lisser l’offre, ce qui laisse alors les moyens de bien préparer la partie commerciale. À partir du moment où l’on a des volumes stables, on peut attaquer les marchés ». La profession viticole alsacienne ne s’est, à ce jour, pas encore accordée sur le type de modèle de mise en réserve qu’elle souhaite mettre en place.

Contractualiser sur le long terme, voire dédier des vignes sur plusieurs années sont des questions qui se poseront face aux exigences du marketing pour lutter contre une concurrence des vins effervescents qui s’annonce féroce. Même si l’opportunisme de production du crémant peut se comprendre en raison des aléas climatiques, comme des rieslings en 2016.

Face à ce contexte, Hervé Schwendenmann se dit pragmatique : « Je ne suis certainement pas calculateur politique. S’il faut dire les choses, même si elles ne sont pas plaisantes, je le dis. Il faut essayer de prévoir et au moins se poser les bonnes questions. »

Attention gelées

Le vignoble en alerte

Vigne

Publié le 19/04/2017

Déjà des vignobles comme le Jura annoncent des récoltes atteintes par les gelées. Dans la nuit de mardi à mercredi, il a été relevé -6 °C en Haute-Loire et les Monts d’Ardèche.

Il n’existe pour l’heure qu’une solution biochimique qui a été présentée, le produit Elicityl, commercialisé par Jouffray-Drillaud, réservé cependant à une utilisation confidentielle.

D’autres voies de lutte ?
- Favoriser l’écoulement de l’air, et donc faucher la parcelle,
- les bougies STOPGEL à base de cire, qui réchauffent l’air de 2 à 7 °C selon les paramètres,
- les chaufferettes,
- ou encore les tours de brassage, dont la tour mobile Schillinger que nous avons présenté suite à la démonstration du WeinInstitut de Blankenhornberger. À la 6e minute

Et brûler un cierge à l’église...

 

Des vignerons ont avancé que le fait de ne pas arquer dans les zones sensibles, retarderait également le gel, mais cela pose la question de la mise en œuvre du liage tardif.

Et enfin la mycorhization de la vigne renforcerait significativement celle-ci contre le gel. C’est du moins ce que pensent des biologistes, (Plenchette) et c’est ce qui explique par exemple qu’une plante comme le poireau, très mycorhizée, résiste au gel.
Enfin une actu de Vitisphère qui souligne l’inquiétude en Champagne et Chablisien…
 

Wolfberger. Soirée « Au cœur des métiers de bouche »

Résolument moderniste et décomplexé

Vigne

Publié le 11/04/2017

« On souhaite décomplexer le monde du vin. En France, on a toujours du mal à l’entendre. Mais la majorité des clients et des consommateurs veulent entendre ça. Il y a besoin de rajeunir les AOP », explique Bertrand Dufour, directeur de Wolfberger. Wolfberger veut donner un coup de jeune aux manières de consommer le vin d’Alsace et surprendre par ses innovations… Tel était le message donné à sa clientèle professionnelle de la restauration, venue en nombre pour la 8e soirée « Au cœur des métiers de bouche ». Elle se déroulait lundi 3 avril dans l’ambiance insolite de la distillerie, chemin de la Fecht à Colmar, en deux temps : une partie dégustation découverte du millésime 2016 et en soirée, gastronomie et cocktails concoctés avec des bases spiritueuses Wolfberger.

Les 4 000 bouteilles de crémants double-slivées #W40, cinq ans sur lattes non dosé, se sont très rapidement écoulées cet hiver. Même avec un prix de 24 €/col : « Quand il y a le marketing et la qualité - l’un ne va pas sans l’autre -, ça marche. On démontre notre potentiel. Et il faut reconnaître le travail créatif de Katia Kaszak », observe Bertrand Dufour. Wolfberger compte bien rééditer le succès. Il a dans ses cartons de nouvelles cuvées crémants, dont l’une dédiée au 115e anniversaire de la maison « dans le top 10 des effervescents du monde avec 300 000 cols ».

En 2016, Wolfberger a lancé le crémant Ice Papillon. « Ça marche très bien ; même notre génération s’y met. Donc on lance la version rosé. » Le crémant Ice Papillon rosé était servi frappé sur glaçons, pour accueillir les professionnels des métiers de bouche : « Sur ces deux bases, innovation et qualité, et si on répond à la demande de la clientèle, nos perspectives sont énormes, affirme Bertrand Dufour. Le glaçon, il y a peu, était une hérésie en France. On part juste du principe qu’il n’est pas là pour occulter la qualité qui est un préalable. D’ailleurs, on n’a pas d’autre choix que de monter en qualité. »

Spiritueux, l’innovation aussi est de mise

Comme dans le vin, la politique de la maison pour les spiritueux consiste aussi à miser sur l’innovation. « Avec nos liqueurs, on souhaite casser les codes de la dégustation. Les eaux-de-vie se consomment traditionnellement à un moment donné du repas, observe le maître distillateur, Régis Syda. L’eau-de-vie de poire Williams en cocktail, c’est très inhabituel. Dans le monde de la mixologie, on travaille avec des barmans emblématiques. »

D’ailleurs, au cours de la soirée, les organisateurs ont pris un malin plaisir, avec quelques chefs, à élaborer des recettes à base de spiritueux Wolfberger : blanc de cabillaud et moules de bouchot à la Fleur de bière, épaule d’agneau de lait confite au Kéva, tourte des bouchers charcutiers d’Alsace à la liqueur d’épices Wolfberger. Et avec les élèves et professeurs du Centre de formation d’apprentis d’Eschau : cake à la Fleur de bière, tarte citron Kéva, entremets praline poire Williams et bonbon praliné ganache-framboise, eau-de-vie de framboise. Le tout proposé dans une ambiance nocturne résolument décomplexée et jeune.

Pour 2016, Wolfberger affiche 2 % de croissance en volumes et 8 % en chiffre d’affaires. Si les chiffres sont importants, « on a le souci de faire progresser la marque, prévient Bertrand Dufour. On est définitivement sortis de la MDD pour les crémants, et il reste globalement 5 % de vins tranquilles. » Après trois années de petite récolte, la clientèle restauratrice est restée fidèle notamment grâce à la gamme des spiritueux qui sert de point d’ancrage. Mais aussi grâce à une équipe de commerciaux qui couvre le territoire.

Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira)

Respect, partage et engagement

Vigne

Publié le 10/04/2017

Voilà trois années que le vigneron indépendant Pierre Bernhard préside le Synvira. L’assemblée générale du 30 mars était l’occasion d’exposer son bilan, après une petite introduction sur l’actualité des premiers crus, dont le projet venait d’être validé la veille lors de l’assemblée générale de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). « On en rêvait depuis 30 ans en Alsace. On hiérarchise les crus intermédiaires. Cela devrait nous donner une plus grande lisibilité sur ces strates qui existent sur le marché. Elles disposeront d’étiquetages et de règles de production précis. Et d’une communication adaptée de notre interprofession », annonce le président.

Sur ce dossier central pour le Synvira, il a cependant été demandé à l’AVA « de prendre en compte des spécificités pour le rouge d’Ottrott, et autres secteurs ayant des proportions importantes en grand cru », à qui on demande des efforts trop conséquents en rendement, « mais sans bloquer l’avancée du dossier », précise le vigneron Florian Beck-Hartweg, en charge du dossier. « On milite pour des communales plus larges en délimitation et en possibilités de modalités. On n’est pas vraiment entendu sur ces points », précise-t-il. « On pense que chaque vigneron de notre syndicat doit montrer l’exemple en faisant évoluer ses gammes et son travail », mais en contrepartie, « nos efforts consentis doivent être valorisés. Il en va de la motivation de chacun. » La base de valorisation minimale souhaitée est la suivante en prenant un indice 100 pour les entrées de gamme : 130 pour les communales, 150 pour les lieux-dits, 185 pour les premiers crus et 230 pour les grands crus. « L’image centrée sur les terroirs porte bien plus de perspectives de valorisation », estime le Synvira. À cette fin, il adresse cette recommandation aux instances communicantes : « Il serait souhaitable d’utiliser la carte des terroirs et des diversités géologiques, trop peu exploitée. »

Dès son arrivée à la présidence, Pierre Bernhard a souhaité repréciser « la mission, le rôle et les valeurs du Synvira ». Du séminaire qui s’était tenu en 2015 entre vignerons représentants du Synvira, trois valeurs s’étaient dégagées : « Le respect, le partage et l’engagement ». Et le Synvira s’engage dans trois missions : « Défendre, accompagner et construire l’avenir ». Pour mener à bien ces missions, le Synvira peut s’appuyer sur une dynamique d’image qui lui est très favorable : « Observez le succès des salons, dont celui de Strasbourg avec 60 000 visiteurs ». À l’heure de la virtualisation des rapports sociaux, « ce qui intéresse les gens, c’est de rencontrer le vigneron », souligne Pierre Bernhard.

Vrac : réunion le 10 avril

Pour la suite de son mandat, Pierre Bernhard et son équipe souhaitent s’attaquer à la question de la fluctuation des cours du vrac en vin d’Alsace, que les vignerons indépendants commercialisent. « Rappelez-vous le riesling qui, il n’y a pas si longtemps, était à 1,80 €/l. Il est à 2,80 €/l. Je pense que c’est aussi lié à vos efforts de ne pas vous précipiter pour vendre. Il faut tenir ! Ne cédez pas au bradage ! lance le président du Synvira. Notre groupe de travail du 10 avril nous permettra de définir ce que l’on voudrait et pourrait faire. C’est Vincent Ackermann qui s’occupe du dossier. »

Autre dossier : le forum interne du Synvira créé en 2014 pour apporter des informations ciblées dans l’intérêt de la famille des vignerons indépendants. Il connaît une affluence régulière. En 2016 a été édité le guide œnotouristique, qui reprend les offres œnotouristiques des vignerons : un ouvrage précieux à destination des acteurs du tourisme.

Enfin, en 2016, un groupe de jeunes vignerons s’est constitué au sein du Synvira : « Très dynamique, il s’autogère, partage les expériences. Et c’est un véritable tremplin pour ceux qui ont le projet de faire de la bouteille. » Dossier d’envergure porté par Catherine Schmitt à Ottrott, l’œnotourisme au Synvira s’appuie sur des manifestations « en phase avec les tendances actuelles de consommation de vin de terroir de qualité ayant une histoire à raconter », qui drainent des milliers d’œnotouristes : le Pique-nique (20 000 visiteurs), l’Apéro gourmand (1 000 visiteurs), les Vendanges œnotouristiques « qui connaissent de plus en plus de succès », le package avec Vinotrip deux jours une nuit…

Au chapitre du bilan et compte de résultats, le Synvira dispose de deux ressources principales : les ventes de capsules estampillées du fameux logo du vigneron indépendant et des cotisations. Les jeunes ne s’acquittent que de la part fixe de 40 €, tandis que la part variable à 25 €/ha est offerte. Et elle est réduite de moitié la deuxième année d’adhésion.

« On n’est pas encore dans des inerties, on construit des schémas. Et c’est important pour nous de comprendre les mécanismes pour y répondre », déclare Denis Hébinger, porte-parole de ce groupe jeunes du Synvira, constitué d’une cinquantaine de membres sur les 90 recensés potentiellement. Pour y participer, il faut soit être âgé de moins de 35 ans, soit être installé depuis moins de 10 ans. Ce groupe organise des formations : « On choisit d’être vigneron indépendant, on recherche une qualité de vie et une plus-value intellectuelle que l’on trouve dans la qualité de ce que l’on fait au quotidien, dans nos relations. C’est fondamental ! »

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