Wine Paris & Vinexpo Paris
Bienvenue sur la planète vin
Wine Paris & Vinexpo Paris
Vigne
Publié le 23/02/2023
Des petits domaines familiaux aux grandes coopératives ou maisons de négoce, 72 exposants alsaciens sont présents à cette édition 2023 de Wine Paris et Vinexpo Paris. Un salon incontournable qui, en quelques années, semble avoir trouvé le bon format, selon Philippe Bouvet, directeur marketing du Civa. « C’est un grand salon, mais il reste praticable. Les connexions se font bien, les conférences et les masterclasses sont d’un très bon niveau. Grâce à sa localisation à Paris, il véhicule l’image du made in France dans le monde », décrit Philippe Bouvet. L’interprofession fédère 37 entreprises sur son stand collectif de 380 m2 qui s’affiche « au cœur des tendances, à la fois en termes de consommation, de compréhension des marchés et de savoir-faire ».
Sur cet îlot, un espace de dégustation libre, réapprovisionné tout au long de la journée, permet de découvrir les vins d’Alsace dans leur diversité. « Des vins au goût du jour, respectueux de la nature et porteurs de sens », selon la narration déroulée par l’interprofession alsacienne dans ses actions de promotion. Le message s’incarne sur chacun des emplacements du stand collectif. En parallèle, le deuxième jour, Thierry Fritsch, conférencier du Civa, anime une masterclass très suivie sur le thème « Cassez les idées reçues sur les vins d’Alsace » : trois effervescents, trois vins frais et secs, trois grands crus d’exception et trois rouges surprenants pour apporter la preuve que les principaux clichés sur les vins d’Alsace ont du plomb dans l’aile.
Se concentrer sur l’aspect commercial
Le Civa ayant pris en charge toute la logistique du stand collectif, les professionnels peuvent se concentrer sur l’aspect commercial. « C’est très bien organisé, approuve Ludovic Hauller, responsable commercial de la maison Hauller (40 ha à Dambach-la-Ville). Pour un petit vignoble comme l’Alsace, c’est judicieux de se regrouper pour être plus forts. Seuls, on n’arriverait pas à une prestation de cette qualité. » Accompagné d’un commercial, il présente la gamme du domaine, dont les rieslings, fer de lance de Famille Hauller, avec pour objectif de « trouver de nouveaux clients sur tous les marchés ». Créateur de la marque Niderwind, des vins d’assemblage vinifiés à Strasbourg, Igor Monge vise plutôt les acheteurs français. « Pour l’instant, mes vins sont surtout distribués à Strasbourg, je veux élargir le cercle tout doucement, sans partir dans tous les sens », dit-il, conscient que ses petits volumes ne lui permettent pas de répondre à des commandes importantes. Il reste tout de même à l’affût des opportunités. Au premier jour du salon, il a d’ailleurs enregistré une commande d’un client coréen avec lequel il était déjà en relation.
Adepte du salon allemand Prowein (Düsseldorf), devenu « trop cher », Martine Becker s’est recentrée sur Millésime Bio (Montpellier) et sur Wine Paris. Pour un domaine travaillant « à 90 % sur le marché français », cette présence est justifiée, assure la vigneronne de Zellenberg. Ne serait-ce que « pour montrer aux clients qu’on est toujours là » après deux années chahutées par le Covid. Le passage d’un client hollandais sur le stand et le retour des Japonais lui semble de bon augure. Entretenir les relations avec les clients existants, c’est aussi l’objectif de Céline Metz, du domaine Hubert Metz (10 ha à Blienschwiller), qui partage un stand avec trois autres Divines d’Alsace. Mais ce n’est pas le seul : « L’export représente 10 % de nos ventes, nous n’en sommes qu’au démarrage. » Cécile a préparé sa visite en amont pour essayer d’accrocher de nouveaux clients à l’export. La plateforme du salon permet en effet de faire un tri et d’envoyer un message aux visiteurs sélectionnés en fonction de leur pays d’origine, de leur catégorie ou de leur pays ou région d’intérêt. Un travail dont elle espère un retour avec des contacts de qualité.
Un maximum d’acheteurs en un déplacement
Dans le prolongement d’une année 2022 à forte croissance, Bestheim a fait le choix d’un stand de 36 m2 indépendant du stand du Civa. La coopérative de Bennwihr, qui a renforcé ses équipes commerciales l’an passé, souhaite améliorer sa visibilité et valoriser sa marque. « Comme tous les salons qui gagnent en maturité, Wine Paris nous permet de rencontrer un maximum d’acheteurs en un seul déplacement », souligne Agathe Prunier, assistante marketing. Deux petits salons permettent d’accueillir les clients ou potentiels clients pour des rendez-vous. Bestheim espère élargir ses débouchés à l’export, notamment en Espagne et en Italie, en s’appuyant sur l’engouement pour les effervescents, qui ont tiré sa croissance l’an passé (+23 % en valeur). La cave profite aussi du salon pour mettre en avant ses engagements RSE (la cave est en cours de certification Vignerons engagés) et son offre d’œnotourisme, grâce à un casque de réalité virtuelle qui permet de s’immerger dans les vignes et dans le chai tout en restant confortablement assis dans un fauteuil.
Wine Paris est le seul salon auquel participe la maison Henri Ehrhart d’Ammerschwihr, qui travaille essentiellement avec la grande distribution. Accompagnés de Cyrielle Albisser, responsable commerciale de l’entreprise, Henri, Sophie et Cyrille Ehrhart ont fait le déplacement jusqu’à Paris avec la volonté de développer l’export et leur présence dans le réseau CHR (cafés, hôtels, restaurants). Premier exportateur de vins d’Alsace au Japon, ils sont déjà présents en Belgique, en Angleterre, aux États-Unis, en Chine, en Russie et en Corée-du-Sud. Pour développer les ventes, ils misent notamment sur le crémant, dont la gamme s’est étoffée depuis cinq ans avec la sortie de plusieurs références premium (jusqu’à 48 mois d’élevage sur lattes). Signe de ses ambitions, l’entreprise a investi dans une chaîne de dégorgement des crémants dernier cri, ce qui lui permet d’en maîtriser le processus d’élaboration de A à Z.












