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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Comité des reines des vins d’Alsace

Agathe Prunier couronnée reine

Vigne

Publié le 06/07/2023


Pour avoir une chance d’être élue reine des vins d’Alsace ou d’être dauphine, trois impératifs sont nécessaires. Il faut tout d’abord avoir des connaissances sur l’Alsace, son vignoble, ses vins, ses grands crus, ses spécificités comme les différentes confréries viniques qui sont présentes sur la Route des vins d’Alsace. Il faut ensuite être disponible car l’année est rythmée par de très nombreux évènements à travers toute la région et même au-delà. Il faut enfin avoir un sens relationnel positif en étant à l’aise en public et en sachant communiquer via les réseaux sociaux. Agathe Prunier a réussi à convaincre les membres du jury qu’elle était la bonne personne pour succéder à Sabine Schultz. Elle a été l’avant-dernière candidate à se présenter lundi matin. Pendant son passage, elle a clairement fait la différence en parlant de la région, en détaillant avec aisance le vin qu’elle devait déguster et en rappelant son parcours.

Âgée de 28 ans et originaire de Katzenthal, elle travaille chez Bestheim à Bennwihr en tant que cheffe de projet marketing. « Je suis évidemment ravie d’avoir été choisie. Et également contente car mon compagnon est viticulteur à Katzenthal. Je suis heureuse à l’idée, pendant l’année qui vient, de pouvoir rencontrer des gens du monde viticole et agricole. Cela va être une année riche en découvertes. Je vais pouvoir, avec mes dauphines, promouvoir nos vins d’Alsace, les viticulteurs, la région. Je n’avais rien préparé avant mon passage devant les membres du jury. J’étais juste motivée car c’était la dernière année où je pouvais me présenter en raison de mon âge. J’y suis allée avec ma motivation et cela a bien marché », se félicite Agathe Prunier.

Un rêve d’enfance

Ses dauphines sont Marie-Elisa Wessang et Lisa Grollemund. La première est âgée de 23 ans et est originaire d’Ingersheim. Elle travaille à la Cave du Vieil Armand de Soultz-Wuenheim en tant qu’assistante marketing et communication. « J’ai tout d’abord réalisé mon alternance pendant deux ans à la cave et on m’a donné la chance de continuer. Je suis évidemment satisfaite d’être dauphine de la reine des vins d’Alsace. C’est même un rêve d’enfance qui se réalise. Mes parents vont être contents. Oui, je suis vraiment ravie de pouvoir participer à tous les évènements pour promouvoir nos vins d’Alsace et nos professionnels », résume Marie-Elisa Wessang.

De son côté, Lisa Grollemund est âgée de 24 ans et originaire de Grussenheim. Elle effectue une alternance en licence commerce du vin et spiritueux chez les vins d’Alsace Hubert Krick à Wintzenheim. « C’est un honneur d’être dauphine des reines des vins d’Alsace. Je vais pouvoir profiter de mes passions que sont ma région et la viticulture. Je suis originaire de Grussenheim qui est une commune davantage connue pour ses grandes cultures. Mais j’ai trouvé dans la viticulture une voie professionnelle pertinente dans mon parcours de vie », précise Lisa Grollemund. Sans trahir les secrets des délibérations des membres du jury, le nouveau trio royal s’est nettement détaché des autres candidates qui étaient également de grande qualité.

Moderniser la communication

Pour le comité des reines des vins d’Alsace, cette matinée élective est une réussite. Depuis 2012, l’association est la première ambassadrice des vins d’Alsace et de son vignoble. « Je suis évidemment ravie du niveau des candidates et de leurs motivations. Nous avons reçu de belles personnes. Et le nouveau trio royal est effectivement une évidence. Nous espérons qu’elles vont passer une belle année et qu’elles vont s’investir, même si c’est du bénévolat, pour promouvoir les vins d’Alsace. Nous comptons également sur elles pour moderniser la communication sur les réseaux sociaux. À titre personnel, je me félicite également de la motivation de ce super jury dont les membres étaient issus de différents milieux de la viticulture. Nous nous réjouissons maintenant de retrouver le monde viticole et le grand public lors de la prochaine Foire aux vins d’Alsace », conclut Aurélie Schneider, présidente du comité des reines des vins d’Alsace.

Vie des journaux

Stéphane Janus, nouveau directeur du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est Agricole et Viticole

Vie professionnelle

Publié le 05/07/2023


Depuis de nombreuses années, vous gravitez autour du monde agricole alsacien. Quel a été votre parcours avant d’arriver à la direction de nos deux journaux agricoles alsaciens ?

Stéphane Janus : « Je suis âgé de 43 ans et domicilié à Herrlisheim dans le Bas-Rhin. Je suis marié et père de trois enfants. J’ai grandi dans la ruralité de notre belle Alsace, au plus près de la terre. S’il faut chercher trois générations avant moi pour trouver trace d’un agriculteur dans ma famille, je me suis imprégné de l’agriculture au lycée agricole d’Obernai. Après mon bac, j’ai effectué un DUT d’agronomie à Colmar au sein de la première promotion « valorisation et transformation des productions agricoles ».

Après la réussite de mon master, j’ai effectué un stage à la Chambre d'agriculture du Haut-Rhin de l’époque. C’était au Groupement de développement des producteurs de légumes d’Alsace (aujourd’hui Planète Légumes NDLR). J’ai travaillé sur les cahiers des charges des productions légumières et sur les premiers événements agricoles comme Saveur et Soleil d’Automne aux Tanzmatten à Sélestat. J’ai ensuite postulé pour un remplacement de congé maternité à Bienvenue à la ferme 67 où j’ai créé avec Mireille Issler la première association Bienvenue à la ferme qui a regroupé toutes les sensibilités en une seule et même entité dans le Bas-Rhin. J’ai ensuite été au service agricole économique (Saera) jusqu’en 2007 avant de devenir le responsable de la communication de la Chambre d'agriculture du Bas-Rhin. J’ai également été responsable administratif pour les Terres à l’Envers en 2010-2011 avant de reprendre mes fonctions de responsable communication pour la Chambre cette fois au niveau Alsace. En 2016, j’ai eu la responsabilité de la confrontation holstein. Et depuis décembre 2016 et jusqu’au 30 mars 2023, j’étais responsable de la communication chez Groupama Grand Est ».

 

Après toutes ces expériences dans les coulisses de l’agriculture, pourquoi avoir accepté de prendre la direction de nos deux journaux agricoles ?

« C’est mon appétence pour les médias. Je reste convaincu que le traitement de l’information est exigeant dans la société d’aujourd’hui. Et je suis motivé à l’idée d’apporter une information de qualité et ancrée dans son bassin de vie. Avec l’Est agricole et viticole et le Paysan du Haut-Rhin, j’avais envie de retrouver cette proximité avec les professionnels et de travailler avec les équipes sur le terrain. J’ai eu le plaisir de rencontrer des gens passionnés qui se confrontent au quotidien aux réalités économiques et sociétales. Ils participent à la promotion de ces métiers qui offrent une belle diversité à l’agriculture et à la viticulture sur notre territoire dynamique. Oui, c’est un monde passionnant ».

 

Vous avez rejoint l’équipe il y a plusieurs semaines, et les projets ne manquent pas. Quelles sont vos priorités à court, moyen et long terme ?

« Je souhaite que nos journaux continuent d’offrir la possibilité de diffuser une information juste, précise, de qualité et locale à nos lecteurs actuels. Je souhaite diversifier les vecteurs de communication utilisés car nous faisons face à une vraie mutation de la communication de l’information. Le journal d’hier ne sera pas celui de demain. Cela ne signifie pas que le papier va disparaître. Mais nous devons continuer dans le même temps à renforcer certains services et savoir-faire qui existent comme la newsletter, les vidéos d’Hugo, le web first pour gagner en diffusion rapide de l’information. Nous devons continuer à gagner en visibilité et en notoriété. Nous sommes un hebdomadaire et nous pouvons encore gagner dans le traitement quotidien de l’information. Nous devons également promouvoir et développer nos autres services avec notre studio graphique, nos offres de création de sites internet ou de motion design. Le tout en répondant aussi aux attentes de nos annonceurs.

Nous voulons diffuser l’information au bout des doigts de nos lecteurs. Les actifs du monde agricole ne consomment plus l’information de la même façon. Les usages ont évolué et le numérique y prend toute sa place même si, je le répète, le papier ne va pas disparaître. Nous devons continuer à véhiculer des sujets techniques qui sont eux plus agréables à lire sur le papier que derrière un écran. Pour autant, nous devons proposer de nouvelles rubriques. Nos lecteurs ont par exemple découvert il y a plusieurs mois « Ma Ville, Mon Maire ». Il s’agit d’une belle passerelle avec nos partenaires institutionnels et les professionnels de l’agriculture et de la viticulture. »

 

Des offres variées et pas seulement celles de nos deux journaux donc…

« Oui, il faut savoir que derrière les journaux, il y a un studio graphique qui a des compétences en matière de web, de webdesign ou encore en communication. Nous sommes prêts à accompagner la conception graphique, la création de leurs logos, les divers besoins de nos clients. Notre service pub est à l’écoute de nos annonceurs. Notre service de publication des annonces légales est également très mobilisé. Nous sommes là pour répondre aux demandes des professionnels. C’est notre ADN.

Il y a, à Sainte-Croix-en-Plaine et à Schiltigheim, 25 collaborateurs en tout à leur service. Ce sont des emplois locaux. Notre actionnariat est 100 % local. Nous sommes ancrés dans le territoire alsacien. Comme hier et aujourd’hui, nous serons là demain pour apporter une actualité locale, rurale et de qualité. »

4e salon des communes et des intercommunalités du Haut-Rhin

Le maire face à son territoire agricole

Vie professionnelle

Publié le 23/06/2023


Si, fort heureusement, les agressions sont le plus souvent verbales, et si, dans le Haut-Rhin, ces actes sont encore anodins et limités, les élus ne cachent plus leurs exaspérations et leurs inquiétudes. « Les valeurs républicaines doivent être réaffirmées. Nous sommes 500 000 élus au niveau national. Nous devons, vous devez être mieux considérés. C’est la raison pour laquelle je vous propose de créer une commission appelée « Animer la démocratie locale pour des élus engagés ». Nous devons expliquer ce que nous faisons et nous devons agir dans les meilleures conditions. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons avancer sereinement », explique Fabian Jordan, président de l’association des maires du Haut-Rhin. L’occasion pour le préfet du Haut-Rhin Louis Laugier de rappeler aux élus qu’ils ont tous un référent en gendarmerie ou en police. « En complément, un nouveau dispositif national, appelé « Alarme élu » se met en place. Il suffit de composer le 17, de préciser votre fonction et vous aurez une réponse. Oui, effectivement, nous devons tous travailler ensemble », insiste Louis Laugier.

Précisément, ce salon des communes et des intercommunalités du Haut-Rhin se veut un lieu de partage, de découvertes et de pédagogie. Une centaine d’exposants étaient présents à cette manifestation pour recevoir les élus. « Ce sont nos partenaires. Ils nous permettent de découvrir des solutions innovantes. C’est aussi l’occasion de privilégier des instants d’échanges afin de susciter le partage des bonnes pratiques. Sans oublier de participer aux diverses tables rondes et ateliers participatifs sur les thématiques d’actualité », ajoute Fabian Jordan. La Chambre des métiers d'Alsace a ainsi animé un atelier ayant pour sujet l’entrepreneuriat dans l’artisanat, un atout pour votre territoire. De son côté, Enedis a rappelé comment accompagner les élus dans leur feuille de route sur la transition écologique. La start-up Aides-territoires portée par la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature a, elle, expliqué comment rechercher des subventions pour réaliser des projets locaux.

Une charte de constructibilité

Ce salon a également été l’occasion pour la préfecture du Haut-Rhin, l’Association des maires de France, l’Association des maires du Haut-Rhin, l’Association des maires ruraux du Haut-Rhin et la Collectivité européenne d’Alsace de signer avec la Chambre d'agriculture Alsace (CAA) une charte de constructibilité en dehors de parties urbanisées dans le Haut-Rhin. « Il s’agit de concourir à la reconnaissance et à la protection de l’espace agricole pour permettre le maintien d’une activité agricole. Cette charte vise donc à clarifier et à porter à la connaissance des demandeurs, collectivités, services instructeurs ou bureaux d’études, la nature des projets envisageables en zone agricole ou naturelle et les conditions à satisfaire pour la réalisation du projet », souligne Denis Nass, président de la CAA. Cette charte explicite en particulier la notion fondamentale de « construction nécessaire à l’exploitation agricole ». Pour vérifier cette nécessité, un ensemble de critères sont ainsi pris en compte. Notamment le volume d’activité agricole du demandeur, les caractéristiques de l’exploitation, la description du projet d’évolution et son lien avec l’activité agricole ou encore la description du bâti existant et pourquoi il ne suffit plus par rapport aux besoins pour justifier une construction nouvelle.

Cette nouvelle charte s’inscrit dans la continuité de celle mise en place depuis 2013. Elle a été actualisée et se compose des principaux rappels en matière d’urbanisme et notamment de hiérarchie entre les différentes normes applicables. On y trouve également un certain nombre de fiches pratiques qui explicitent, pour différents types de projets susceptibles d’être rencontrés sur le terrain, les conditions à satisfaire en vue de l’obtention d’un permis de construire. Il est par ailleurs précisé que de manière générale, ne sont pas considérées comme agricoles les activités suivantes : paysagistes, entretien des parcs et jardins (activités de service), entreprises artisanales rurales, les coopératives, les travaux agricoles, les travaux forestiers, magasin/commercialisation de produits ne provenant pas essentiellement de l’exploitation, activité de gardiennage des animaux (pension, spectacle).

Ce salon a également été l’occasion pour les services de l’État, des représentants des forces de l’ordre et de la sécurité, des associations et structures œuvrant pour les collectivités de présenter leurs activités et services. Cela a par exemple été le cas pour les brigades vertes qui ont présenté leur plan de prévention contre les moustiques, Groupama Grand Est, la Safer Grand Est ou encore le village emploi formation de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes.

Domaines Schlumberger à Guebwiller

Séverine Schlumberger, chevalier dans l’Ordre national du Mérite

Vigne

Publié le 22/06/2023


Avec son frère Thomas, Séverine Schlumberger fait partie de la septième génération de cette famille baignée dans la viticulture. « Nous travaillons en famille. Avec ma sœur, nous avons la même vision du travail, de l’exigence, du respect. Séverine agit depuis plus de vingt années au domaine en axant la vente de nos vins à l’export. Elle est une figure féminine formidable pour notre domaine et lui permet de se développer à l’international. Nous sommes présents dans plus de 50 pays. Oui, Séverine est une passionnée », explique en préambule Thomas Schlumberger. Ému, il n’en dira pas davantage. L’Ordre national du Mérite, créé par le général de Gaulle en 1963, c’est une décoration qui ne se demande pas, qui ne se refuse pas, mais qui se porte.

Séverine Schlumberger n’a pas caché sa fierté. Elle a tout d’abord rendu hommage à Gisèle Bourcart qui a œuvré pour les femmes d’Alsace et qui a vu grandir la récipiendaire. Elle a remercié le ministère de l’Agriculture « pour cette reconnaissance de mon travail et de mon engagement dans notre entreprise familiale et dans le vignoble alsacien. Ma première pensée, à l’annonce de cette distinction, a été pour Ernest, mon arrière-grand-père, et pour Eric, mon père, tous deux décorés de l’Ordre national du Mérite agricole. Ils ont été les vrais bâtisseurs de notre domaine viticole et ils nous ont laissé tous les outils qui nous permettent d’œuvrer aujourd’hui encore ». Elle a également rendu hommage à toute l’équipe des domaines Schlumberger qui leur permettent d’atteindre un niveau de qualité des vins reconnu dans le monde entier.

Des émotions uniques

Elle a ensuite fait la promotion des vins d’Alsace. « Mon objectif depuis 20 ans reste inchangé : créer un réflexe de consommation pour les vins d’Alsace auprès du plus grand nombre. Notre région est l’une des seules au monde à offrir une telle diversité de vins blancs. L’Alsace a une proposition à vous offrir qui créera des émotions uniques. Ce que l’on est capable de créer ici, c’est de la joaillerie, l’ultime précision de ce que l’on peut faire en matière de vinification. Les planètes sont aujourd’hui alignées pour nous. La consommation de vins blancs augmente partout dans le monde. Nos vins sont parfaitement adaptés aux cuisines actuelles et ils répondent à toutes les envies ou les goûts, où que vous soyez. Le succès des vins d’Alsace, c’est donc maintenant ou jamais ! » estime Séverine Schlumberger. Et d’appeler toutes et tous à être les ambassadeurs des vins d’Alsace. « Partagez avec nous cette fierté de l’excellence et notre savoir-faire unique lors de vos déplacements », insiste la viticultrice.

Après avoir encore une fois rendu hommage à ses proches, elle adresse une mention particulière à Marie-Thérèse Barthelmé du domaine Albert Mann à Wettolsheim « qui a été mon mentor concernant le partage et la solidarité pour œuvrer ensemble à la reconnaissance des vins d’Alsace. C’est la personne qui incarne le mieux pour moi la phrase : tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. Elle aime régulièrement me le répéter », conclut Séverine Schlumberger.

Benjamin Lammert, président de la fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (Fop)

« Apporter de la valeur à nos productions et à nos métiers »

Cultures

Publié le 18/05/2023


Après avoir repris l’exploitation familiale en 2009, Benjamin Lammert, 49 ans, s’est rapidement engagé dans les organisations professionnelles agricoles. Il a d’abord été président du canton de la plaine de l’Ill de la FDSEA du Haut-Rhin au début des années 2010 et par la même occasion administrateur au syndicat agricole. Puis, il a été administrateur de l’association des producteurs de céréales et d’oléagineux (Apco) et donc dès 2013, représentant de l’Alsace à la Fop via la FNSEA. « Mes responsabilités successives ont toujours eu comme idéal de contribuer à apporter de la valeur à nos productions et à nos métiers. C’est le fil conducteur de mon engagement », explique Benjamin Lammert. Il était au bureau de la Fop depuis 2014 et vice-président depuis deux ans. « Après la nomination d’Arnaud Rousseau à la présidence de la FNSEA, j’ai accepté de me porter candidat pour lui succéder à la présidence de la Fop. J’étais le seul candidat. Je souhaite travailler dans la continuité de mon prédécesseur et le faire en équipe avec tous les administrateurs et les salariés pour relever les défis qui sont face à nous », ajoute Benjamin Lammert.

Le premier de ces défis concerne la production pour les oléagineux et protéagineux. « Ce sont des cultures qui peuvent répondre aux problématiques environnementales et climatiques actuelles. Nous avons des cultures de diversification qui permettent d’allonger les rotations et limiter les risques sanitaires liés aux maladies et aux présences de ravageurs. Ce sont des cultures qui apportent des compléments positifs. Les légumineuses par exemple nécessitent moins d’engrais azotés. Des cultures oléagineuses peuvent être transformées en biocarburant. Nous avons cependant des contraintes sur la technique de ces cultures qui nécessitent des adaptations », note Benjamin Lammert. L’accès aux moyens de production qu’il faut garantir aux agriculteurs est le deuxième de ces défis. C’est également un sujet dont s’est saisi la Fop. « Le coût des engrais et la gestion autour de la décarbonation de ces engrais sont de vrais sujets. Il faut garantir la production aux professionnels et leur garantir une rentabilité », insiste Benjamin Lammert.

Un travail de filière pour gagner des débouchés

Un troisième défi concerne les débouchés. Il y a de la demande pour ce type de production. Mais il faut des prix attractifs. « À la Fop, nous avons un travail de filière à réaliser. Il doit permettre aux différents maillons de la chaîne de se comprendre les uns et les autres pour obtenir une vraie efficacité dans le travail et gagner en compétitivité. C’est un gros chantier que je mène en lien avec ma présidence, depuis octobre, de Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales. Il y a un lien évident entre les deux structures pour mobiliser les différents professionnels de la semence à la collecte », affirme Benjamin Lammert. Depuis 2017, il est également administrateur du groupe Avril dont le métier principal est de transformer les graines de colza et de tournesol des producteurs français et qui interviennent pour l’alimentation animale notamment.

Ces différentes responsabilités lui laissent encore le temps d’être sur son exploitation à Ensisheim où, sur 185 hectares, il cultive du maïs, du blé ou encore de l’orge. Il est bien placé pour constater que les années dites atypiques se succèdent. « Comme toujours, nous n’avons pas le choix. Nous devons nous adapter et être le plus réactif possible. Actuellement, ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas la météo, mais les prix sur les marchés. Ils continuent de baisser alors que ceux de nos intrants sont toujours aussi élevés. Il faut donc être vigilant. Après une année 2022 intéressante au niveau économique pour tout le monde, le risque serait que ce soit l’inverse en 2023, ou même pire. C’est une situation dangereuse. Il faut donc surveiller de près la situation et être réactif », conclut Benjamin Lammert.

Grand concours des vins de Colmar

La médaille, un levier de communication

Vigne

Publié le 16/05/2023


Pour cette nouvelle édition, le riesling, le pinot noir, le crémant et le pinot gris représentent à eux quatre plus de 70 % des échantillons. Il n’y a pas davantage de vins soumis à l’appréciation des membres du jury que les années précédentes. « Et pour cause. Nous sommes moins de producteurs qui exploitons par contre sur toujours 15 000 hectares. Il y a moins d’entreprises et donc forcément moins d’échantillons. Toutefois, nous devons constater qu’un cinquième des professionnels alsaciens est présent pour tenter d’obtenir une médaille. Il y a donc un intérêt économique évident », explique le président du Civa, Serge Fleischer. Au total, ce sont 654 vins qui ont été présentés par 77 entreprises. Pour les AOC, les millésimes 2021 et 2022 étaient présentés. Pour le crémant, les millésimes 2019, 2020 et 2021. « Ce n’est pas la meilleure période économique mais pour autant le vignoble d’Alsace résiste mieux que les autres vignobles de l’Hexagone. Nous sommes même en croissance sur les effervescents avec le crémant et ses plus de 40 millions de bouteilles vendues. Cette appellation est un élément clé de l’équilibre du vignoble », insiste Serge Fleischer.

Il en profite pour expliquer que le Civa porte des projets et communique de façon dynamique pour transmettre cette énergie positive des vins d’Alsace. « Dans notre dernière campagne publicitaire, nous renvoyons l’idée d’une consommation responsable et d’une attitude responsable et sociétale. Nous insistons également sur le fait que notre vignoble est pleinement engagé au niveau environnemental. Il y a de la place pour tout le monde avec une diversité de produits et une diversité d’entreprises. C’est la richesse du vignoble alsacien », se félicite Serge Fleischer. Présent à ses côtés, le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace Gilles Ehrhart acquiesce. « Ce concours a effectivement tout son intérêt d’être et de perdurer. Il aide à dynamiser la vente de nos vins », constate-t-il.

Cultiver la fierté du métier

Parmi les grandes satisfactions de ce concours, le nombre de membres du jury. « Depuis cette année, les inscriptions peuvent se faire en ligne. Chaque entreprise doit présenter un juré par tranche de dix vins présentés pour la dégustation. Ils sont aujourd’hui 147. Cela contribue également au sérieux de ce concours. Nous leur demandons au préalable de déguster un vin « étalon » pour harmoniser les notes. Cela leur permet de voir s’ils sont trop stricts ou au contraire trop généreux par rapport à la moyenne de leurs collègues. Nous leur demandons également de faire un commentaire pour chaque vin médaillé en argent ou en or », précise Thierry Fritsch, œnologue et chargé de mission export au Civa. Une mission remplie par Madeleine Diebolt de Bernardswiller. « Mon mari est dans le monde viticole. C’est à ce titre que je participe régulièrement à des concours. J’aime bien déguster les nouveautés. Cette fois, je suis à une table consacrée au crémant d’Alsace. Je suis satisfaite. Le crémant est bien meilleur que le champagne », affirme la dégustatrice.

La dégustation des vins « Coups de cœur » aura lieu le 22 mai dans les locaux du Civa. Les dégustateurs seront membres de l’association des sommeliers d’Alsace. « Il s’agit de sélectionner dix médaillés d’or et de leur donner un coup de cœur. L’idée de départ est de redynamiser le concours, de monter en qualité, de mettre en avant les très bons vins. Ensuite, il s’agit de mettre à l’honneur les producteurs. On s’en sert comme un levier de présentation des femmes et des hommes, les vignerons. Il y a là une dimension marketing mais également humaine. Il faut que les vignerons s’affichent et s’affirment. Cette mise en avant le permet et cultive cette fierté de ce métier », note Thierry Fritsch. On en sera à la quatrième édition. « Nous avons donné 30 coups de cœur lors des trois éditions précédentes. Il y a des domaines qui reviennent et des nouveaux. Il y a des coopératives, des négociants et des vignerons indépendants de taille modeste. Tous ont droit à un même visuel dont ils peuvent se servir ensuite pour leur propre communication », conclut Thierry Fritsch.

 

 

Serma

Un Démo Tour Viti Alsace réussi

Vigne

Publié le 12/05/2023


Ces quatre journées de présentation ont permis aux concessionnaires de rencontrer leurs clients sur le terrain. « Nous avons fait le choix de commencer cette tournée à Molsheim et à Barr car les dates ont coïncidé avec la foire viticole locale. Cela nous a permis d’exposer tous ensemble notre matériel. Nous avons poursuivi avec une rencontre à Saint-Hippolyte et nous terminons ici à Wintzenheim. Pour nous, c’est devenu une tradition de faire ces journées de présentation dans le vignoble. Cela nous permet de rencontrer nos clients à la sortie de l’hiver et avant la Foire aux vins à Colmar », explique Freddy Jung, gérant de la société Serma à Mommenheim.

Le Démo Tour Viti Alsace 2023 a été l’occasion de présenter une nouveauté : le tracteur vigneron Fendt One avec un guidage RTK. Il permet de travailler dans les vignes en se concentrant sur les outils arrières. Il s’auto-guide de lui-même et permet de répertorier toutes les parcelles qui s’entrecoupent. « C’est un tracteur déjà largement diffusé. Nous avons une demande importante en guidage, notamment chez les professionnels qui font beaucoup d’heures dans leurs parcelles », ajoute Freddy Jung. Cette nouvelle génération de tracteur viticole a par ailleurs conservé la transmission moteur et les atouts de la marque Fendt, à commencer par le relevage pendulaire. En outre, pour améliorer le confort du conducteur, la cabine a été rallongée pour laisser de l’espace aux jambes des utilisateurs.

La technologie Fendt One permet avec une seule manette de tout faire, et notamment de programmer le relevage, la prise de force, les données parcellaires ou encore le rapport d’activités. Il faut choisir la touche souhaitée pour activer n’importe quelle fonction. Un troisième écran au plafonnier permet de dissocier les fonctions (tracteur et guidage). « Le guidage RTK est adapté à tout type de vigne. Ces journées nous permettent de présenter ce tracteur en situation de travail », rappelle le gérant de la société Serma.

Six tracteurs équipés

Une vaste gamme de matériel de travail du sol a également été présentée. La société allemande Ero a valorisé son effeuilleuse pneumatique Vitipulse qui permet un effeuillage optimal par jets d’air pulsé. Ce qui permet de nettoyer la zone fructifère en éliminant les feuilles aussi bien à l’intérieur qu’à la surface du matelas végétal. Cela permet de réduire le risque d’infestation par le botrytis ou d’autres champignons parasitaires et permet un séchage rapide de la zone concernée. Cette effeuilleuse a été présentée à Wintzenheim avec du matériel Provitis. Un autre matériel évolue : les lames plates intercep. Elles présentent une évolution du disque qui permet de scalper et de décaillasser sous le pied. « Cela marche bien sur un sol encore humide. C’est un bon complément dans des conditions difficiles », observe Freddy Jung.

Au total, ce sont six tracteurs équipés des différents matériels valorisés par les partenaires de Serma qui ont fait des démonstrations dans les vignes avant que les responsables donnent les explications techniques aux viticulteurs présents aux quatre rendez-vous. La société allemande Braun a valorisé son système modulaire qui, en combinaison avec ses épampreuses, permet aux utilisateurs d’effectuer plusieurs travaux en même temps. Autres matériels présentés : des outils facilitant le désherbage inter-rang, des charrues à disque permettant de semer dans les meilleures conditions… Une vaste gamme de matériel qui permet de voir toutes les évolutions et de se faire une idée sur les nouveautés à l’heure où la vigne prend son essor.

Jersi’Est présent au Festival de l’élevage, à Brumath

Pérenniser et développer la jersiaise

Élevage

Publié le 11/05/2023


La race jersiaise est une race d’avenir. Thomas Krust n’a pas de mots assez forts pour expliquer les raisons de cette présence, à Brumath, comme dans tous les futurs évènements consacrés à l’élevage. « En tant que représentant de la race, en tant que professionnel, et comme mes collègues qui s’inscrivent dans la même démarche, nous sommes tous convaincus que la race jersiaise est celle qui résiste le mieux aux aléas climatiques et qui valorise le mieux les fourrages pauvres. C’est aussi elle qui a le meilleur lait. La jersiaise est une vache très rustique. Elle est très résistante, par rapport aux problèmes de cellules. Elle ne connaît pas ou très peu de problèmes de boiterie. Et elle vieillit très bien », explique Thomas Krust. Sur son exploitation, la doyenne, Gaby, attend actuellement son dixième veau. Elle a douze ans, avec une moyenne de 5 256 kg de production, 55,4 TB et 42,6 TP. Des qualités d’élevages qui peuvent être complétées par des vêlages sans assistance et dès 24 mois, une santé de mamelle excellente, d’où des comptages cellulaires faibles, une morphologie faite pour durer et une petite taille pour des interventions aisées, et une conduite facile grâce à un tempérament très doux.

Thomas Krust sera évidemment présent, à Brumath, avec certaines de ses propres jersiaises. Il ne sera pas le seul. « Nous allons avoir quatorze génisses de la race réparties pour le concours, en deux sections : les 6-12 mois et les 12-18 mois. Cela va nous permettre de bien présenter les spécificités de la race. Je suis entouré d’un groupe d’éleveurs, des passionnés. Nous nous rendons ces derniers mois sur tous les évènements, comme les concours de Paris, au sommet de l’élevage à Cournon, en octobre, ou encore au Space à Rennes, en septembre 2022 dans le cadre du national Jersiais. Il était évident que nous nous devions d’être présents, dans notre propre région. À Brumath, donc, puis au concours de Habsheim fin octobre où ce sera une première pour la race. Notre objectif est de pouvoir organiser dans quelques années un concours national de la jersiaise dans l’Est de la France », ajoute Thomas Krust. En France, 16 000 vaches de race jersiaise sont actuellement contrôlées. Elle est en tête de toutes les races laitières pour la richesse de son lait, puisque la plus-value du litre est en moyenne de 100 € les 1 000 litres.

Du fromage

Âgé de 41 ans, Thomas Krust a un parcours professionnel atypique. Il a d’abord travaillé dans l’œnologie comme maître de chai chez Materne Haegelin à Orschwihr. « Je suis revenu sur l’exploitation familiale, à Berrwiller, en 2013. Grâce à la confiance du Crédit Agricole, j’ai pu m’installer et emprunter pour construire une nouvelle étable et une nouvelle salle de traite. La prochaine étape, c’est un séchoir pour être autonome en protéines. On transforme la moitié du lait qu’on produit. Nous sommes dans un système herbe-foin. Il y a ici cinquante vaches jersiaises à la traite et 110 avec la suite. C’est la seule exploitation du Haut-Rhin avec un cheptel à 100 % jersiaises. Nous sommes dans cette race, depuis 1999. Pour la transformation, c’est la race qu’il faut. Je le répète mais c’est elle qui valorise le mieux les fourrages pauvres et c’est le cas, quand on est en production biologique, comme nous », précise Thomas Krust. Il constate que le cheptel augmente, en France. Il y a dix ans, il y avait 3 000 vaches. Aujourd’hui, on a dépassé les 20 000.  « Les gens se rendent compte que produire de la quantité, ce n’est pas le plus rémunérateur. Au contraire, il faut produire de la qualité », insiste l’éleveur.

À la ferme Krust, la moitié du lait est donc transformée sur l’exploitation et l’autre moitié par l’organisation des producteurs de lait Seine et Est (OPLASE). « Ici, nous fabriquons et nous vendons notre propre fromage. D’abord, le Bertschwiller, qui est un fromage à pâte molle et à croûte lavée à la fleur de sel, produit avec le lait des vaches jersiaises. Il est travaillé à la façon de l’époisse. Ensuite, la tomme Lehmatten. Il y a aussi, le Pèlerin qui est un fromage au lait de Jersiaise cru et entier, à pâte pressée non cuite et à croûte lavée, affinée trois semaines. Sa croûte est fine et blanche rosée. Enfin, nous faisons le Lehwald à pâte molle et à croûte fleurie dans le style Camembert. Au total, on transforme à la ferme 80 000 litres de lait et on en produit 200 000 litres. Notre prochain projet est la construction d’une nouvelle fromagerie au bord de la route des vins d'Alsace , devant la ferme, avec un point de vente », note Thomas Krust qui est associé, en Gaec, avec sa maman Pascale. Il y a trois salariés, dont la sœur de Thomas, Hélène, et Marie Lindenschmidt, une salariée qui a fait l'école de fromagerie à Mamirolle.

Autour de la ferme, s’étendent 80 hectares, dont 65 hectares d’herbe et de luzerne. « Nous comptons augmenter la part de luzerne car dans les années sèches, c’est la seule chose qui pousse, ici. Par ailleurs, il y a six coupes possibles en luzerne. C’est aussi pour cela que nous voulons investir dans un séchoir. Enfin, il y a 15 hectares de céréales. La moitié de fourragères. L’autre moitié pour faire de la farine destinée à la planification car nous avons aussi une société de négoce. On transforme 300 tonnes de céréales en farine planifiable, dont 80 % sont destinés à la boulangerie Turlupain d’Orbey et à un deuxième site à Saales. Nos clients sont les particuliers mais également les restaurateurs, les magasins bio, les épiceries fines et quelques grossistes. Nous travaillons également en Cuma avec nos voisins, comme les Pfauwadel et d’autres exploitants de Berrwiller. Tout le chantier de fenaison se fait en commun », conclut Thomas Krust.

Syndicat viticole du Hatschbourg

25 ans de confusion sexuelle

Vigne

Publié le 05/05/2023


Au départ, en 1998, la confusion sexuelle a démarré sur une cinquantaine d’hectares sur ce grand cru. Puis, à partir de 2008, il y a eu un élargissement progressif des secteurs confusés pour atteindre 128 hectares en 2011, puis 154 hectares en 2014. C’est ensuite rajouté une partie des bans d’Obermorschwihr, puis de Gueberschwihr, pour couvrir aujourd’hui près de 340 hectares. « Nous sommes accompagnés depuis le début par la Coopérative agricole de céréales (CAC). Cela nous a apporté en commun une véritable expertise avec par exemple la mise en place de zonage avec des densités de pose adaptées, l’organisation de chantiers de pose collectifs, l’évolution dans les produits proposés », explique Marcel Immelé, président du syndicat viticole du Hatschbourg. « Nous avons utilisé pour la première fois cette année le Biootwin. Il ne se pose qu’à 250 diffuseurs/ha et permet donc un gain de temps d’au moins 25 % à la pose. De plus, le diffuseur est biosourcé, à base de canne à sucre. Il se dégrade donc naturellement au bout de quelques années », indique de son côté Jean-Michel North pour la CAC.

1 100 hectares confusés en 2023

Parallèlement, la coopérative a développé les surfaces sur d’autres secteurs du Haut-Rhin avec, en tout, neuf syndicats viticoles qui lui font confiance. Cela représente plus de 1 100 hectares confusés en 2023. Ce marché est donc en forte évolution et de nouvelles solutions arrivent. « Le principe reste le même mais les techniques de diffusion des phéromones évoluent. À la CAC, nos expérimentations nous ont permis de mettre en place en 2022 un essai sur 16 hectares où nous testons plusieurs nouveautés et deux essais sur 10 hectares pour valider l’utilisation du Biootwin. Cette année, nous poursuivons ces travaux pour affiner la connaissance des produits. Un grand merci aux membres du syndicat viticole du Hatschbourg pour leur confiance et leur ténacité dans la mise en place de cette action collective », ajoute Jean-Michel North.

Pour marquer le coup, les membres du syndicat viticole et la coopérative se sont retrouvés mercredi 19 avril pour la pose de la confusion version 2023. « L’évolution du travail ces dernières années est marquante. Nous avons gagné plus d’une heure par rapport aux premières fois. Et le travail réalisé est de qualité. Cela montre également que lorsque l’on travaille ensemble, on avance ensemble », conclut Marcel Immelé.

À l’heure du déjeuner, tous les poseurs, environ 80 personnes, se sont retrouvés à la salle du Hatschbourg à Vœgtlinshoffen pour une sympathique cérémonie suivie d’un apéritif et d’un repas pris en commun.

Association régionale des amis du matériel agricole ancien (Aramaa)

Les 100 ans de Louis Specker

Vie professionnelle

Publié le 05/05/2023


Né le 29 avril 1923, le nouveau centenaire est encore alerte et suit toujours l’actualité depuis son domicile dans son village natal. « Dans les années 1950, tu es parti t’installer dans le Berry, dans ta ferme du Carroir. Tu as là-bas fondé une famille et tu as vécu toute l’évolution de l’agriculture jusqu’à ta retraite en 1983. C’est là que tu as fait le choix de revenir en Alsace avec tes filles », explique Michel Habig, ancien président de la Chambre d'agriculture du Haut-Rhin, venu lui témoigner son amitié. Retraité, il a commencé à collectionner tracteurs et machines agricoles. Une passion qui va le pousser à fonder l’association régionale des amis du matériel agricole ancien (Aramaa) qu’il va présider de 1991 à 2001. Les membres de l’association étaient tous présents samedi pour fêter Louis Specker qui, ému, a rappelé son parcours. Un déjeuner a ensuite permis à tous ces passionnés d’évoquer leurs souvenirs agricoles.

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