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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Congrès national des Jeunes Agriculteurs à La Baule du 27 au 29 octobre

Les JA 68 portent la problématique de l’installation

Vie professionnelle

Publié le 18/11/2020

Autour de Pierre Meyer pour qui c’était le septième congrès, les quatre autres JA faisaient leur « baptême du feu ». Une belle expérience pour Joanie Lutz, Charlotte Feuerbach, Marion Ketterer et Louis Frischinger. « On me l’a présenté cet été au conseil d’administration. Les années précédentes, on se sentait peu concernés. C’était surtout destiné aux administrateurs nationaux. Là, j’ai trouvé la démarche pertinente. Cette ouverture m’a intéressé. C’est l’occasion de découvrir et de traiter les sujets nationaux. Auparavant, je n’avais aucune notion du travail à fournir », explique Joanie Lutz. Originaire de Hœrdt, la jeune femme dont le conjoint a une ferme-auberge à côté du Grand Ballon, cherche à s’installer. Un projet en hors cadre familial qui n’est pas encore définitif. La première difficulté étant de trouver du foncier. La situation est identique pour Marion Ketterer, elle, en cours d’installation dans le secteur d’Ostheim. « Mon premier bilan de ce congrès me permet de me rendre compte que l’on retrouve les mêmes problématiques sur l’ensemble du territoire. Cette dimension nationale est importante. On a les mêmes valeurs. Il faut simplement pouvoir adapter localement les bonnes solutions et réponses », estime-t-elle.

 

Première journée au #CongrèsJA2020 !!! Malgré un contexte sanitaire particulier, le Haut-Rhin est venu en force! Et oui,...

Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mardi 27 octobre 2020

 

S’installer en hors cadre familial

Un premier congrès également pour Charlotte Feuerbach, présidente du canton du Ried chez les JA 68 et salariée sur une exploitation agricole. Elle insiste elle aussi sur les valeurs retrouvées, les échanges, le gros travail collectif effectué. « Un tel congrès, c’est une ouverture d’esprit. Nous sommes sensibilisés aux dossiers d’actualité, aux problématiques, aux enjeux et nous pouvons ainsi témoigner de nos propres expériences locales », précise la jeune professionnelle. Cette ouverture d’esprit, c’est aussi ce que retient Louis Frischinger. Déjà installé à Tagsdorf dans le Sundgau et à Fontaine dans le Territoire de Belfort, mais sans la DJA (dotation jeune agriculteur), il s’investissait peu jusqu’à présent dans le syndicalisme agricole. « Comme mes collègues, nous avons pu mieux apprécier les valeurs des jeunes agriculteurs. Ce congrès, pour moi, c’est le début de quelque chose. J’ai retrouvé les valeurs qui nous sont communes. Les débats étaient intéressants. La pression foncière nous concerne tous, tout comme les prix qui ne sont pas abordables pour des jeunes qui veulent s’installer », souligne-t-il.

Un tel congrès annuel est nécessaire aux yeux de l’expérimenté Pierre Meyer installé à Dessenheim : « Le congrès, c’est le moment où les représentants de toutes les régions du territoire se retrouvent. Nous votons tous les deux ans les administrateurs nationaux. Nous réalisons et approuvons les différents rapports. Nous discutons également de la vie syndicale chez les jeunes agriculteurs, le fonctionnement général du syndicat. Sa perception en interne et en externe. Nous définissons les priorités, notamment au niveau de la communication. Nous faisons le tour des régions pour sonder les différents avis. » Cette année, le Grand Est s’est notamment intéressé au dispositif en place concernant les installations. « La transmission est importante. Pour la réussir, il faut anticiper et surtout bien accompagner le futur accédant potentiel. Le dispositif en place a ainsi été discuté. Il doit être plus large et plus clair. D’autant plus que nous constatons que les installations en hors cadre familial deviennent de plus en plus nombreuses. Il faut donc adapter le dispositif à cette évolution sociétale », précise l’agriculteur.

 

Ouverture de la deuxième journée du #CongrèsJA2020 Au programme, présentation du Projet "Identité Jeunes Agriculteurs"...

Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mercredi 28 octobre 2020

 

En Alsace, un foncier « plus abordable » qu’ailleurs

Il constate également une augmentation significative ces dernières années du prix du foncier. Le peu de disponibilité de terres. Les fortes tensions. « Nous travaillons au niveau national pour avoir des règles dans l’attribution des terrains avec davantage d’équité entre les personnes. Nous avons encore en Alsace la chance d’avoir un foncier « plus abordable » qu’ailleurs en France où ce sont des investisseurs qui font le marché. Cela n’est pas une voie à suivre pour la vitalité de nos territoires », ajoute Pierre Meyer.

Lors de la dernière journée du congrès, les jeunes agriculteurs français ont pu échanger en visioconférence avec le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie pendant deux heures. Les professionnels se montrent satisfaits. « On a pu avoir un débat très intéressant. Il répondait à nos interrogations et maîtrisait les différents dossiers. Pour nous, c’est une chance cette rencontre, même si ce n’était qu’en visioconférence », conclut Pierre Meyer.

Des conditions sanitaires nationales qui ont obligé les organisateurs à proposer un protocole très strict avec des temps de partage moins importants que d’habitude entre les différentes délégations. Néanmoins, les valeurs JA étaient bien là. « Ce qui nous semblait inaccessible ne l’est plus. Nous sommes revenus en Alsace heureux et motivés. Aux autres JA, à l’avenir, de participer à un tel congrès », conclut Joanie Lutz.

 

Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Jeudi 29 octobre 2020

 

 

Ferme Haebig à Balschwiller

La sortie d’exploitation validée !

Élevage

Publié le 08/11/2020

À l’étroit au cœur du village sundgauvien, Marie et Nicolas Haebig projettent de s’installer dans des locaux plus fonctionnels sur un nouveau site leur appartenant. Leur projet est d’agrandir leur cheptel et de rentrer 496 veaux en deux fois sur une semaine pour les sortir 26 semaines plus tard. La gestion et le suivi des veaux seront informatisés afin de faciliter le quotidien. Le projet a pris du retard en raison des craintes de certains riverains (PHR du 30 août 2019 et 17 janvier 2020). Pour autant, le dossier a suivi son cours normalement. « Il a été attaqué juridiquement par ce collectif d’habitants. Mais, et nous le savons depuis le début, nous n’avons aucune crainte car nous savons que nous avons toujours respecté la loi. Nous avons néanmoins dû le présenter au Conseil départemental de l’environnement des risques sanitaires et technologiques (CODERST). Ce qui est rare pour un dossier agricole puisqu’en général, ce sont des dossiers industriels qui y sont traités. Là, nous avons donc eu un avis favorable. Et l’arrêté préfectoral a été publié le 8 octobre dernier », explique Nicolas Haebig.

Sauf que cette publication a réveillé les rancœurs et les oppositions. Entre le collectif des habitants et les municipalités (de Balschwiller et de Buethwiller, notamment) qui auraient aimé être tenus au courant, la famille Haebig se retrouve une nouvelle fois dans toutes les discussions. « Nous avons suivi toutes les règles. Nous espérions cet avis favorable. Nous l’avons ainsi que le permis pour exploiter le bâtiment. En théorie, nous pouvons maintenant passer à l’étape suivante. Mais, nous sommes également conscients que cela ne plaît pas à tout le monde. Nous avons déjà un an de retard. On devait rentrer le premier lot de veaux cet hiver », ajoute Nicolas Haebig. Le couple a également découvert dans les pages locales de la presse quotidienne régionale un article sur le sujet avec les avis de tout le monde. Sauf le leur. « On ne nous a même pas contactés », s’agacent Marie et Nicolas Haebig.

Une solution alternative ?

Le couple a toujours été ouvert au dialogue. C’est dans cet état d’esprit qu’avec la municipalité de Balschwiller des échanges se sont tenus pour évoquer une solution alternative pour sortir de cet engrenage. « Nous sommes propriétaires de parcelles situées à la sortie de Balschwiller en direction d’Ammertzwiller. Là, il n’y a pas d’habitations proches. Mais le terrain est gelé en raison de projets routiers qui datent de plusieurs dizaines d’années. Nous attendons de l’administration et du Préfet du Haut-Rhin la possibilité de débloquer ce terrain. Cette solution serait un moindre mal. Mais, tant que nous n’obtenons pas de réponse positive, nous considérons évidemment que notre permis de construire reste d’actualité sur le site envisagé », prévient Nicolas Haebig. Il s’emporte également quand il découvre dans la presse qu’on veut lui imposer un autre site, nommé « plan C », éloigné de sa ferme actuelle et de ses terres. « Et sans nous demander évidemment si un tel projet serait financièrement pertinent pour nous », s’emporte l’éleveur. Et sur des terrains qui ne lui appartiennent pas.

« Depuis le début, ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que nous avons toujours respecté la réglementation. Et certains poursuivent leur combat idéologique contre nous. Nous le répétons. Notre projet n’est pas de faire une ferme usine robotisée mais une ferme d’élevage de 500 veaux », poursuivent Marie et Nicolas Haebig. Ils terminent actuellement leur récolte de maïs alors que les semis de blé ont été faits dans de bonnes conditions. « Nous continuons de travailler malgré la situation sanitaire et malgré les oppositions. Il est simplement regrettable de constater qu’aujourd’hui, ici comme ailleurs, on veut mettre les paysans le plus loin possible des villages et des habitations », conclut Nicolas Haebig.

 

Nemrod à Fréland

Le gibier, une filière de marque

Pratique

Publié le 07/11/2020

Il s’agit d’une première nationale ! C’est, en effet, la première attribution de la marque « Valeurs Parc naturel régional » pour la filière. « La transformation de la viande du gibier est historique et culturelle sur le massif vosgien. C’est une pratique locale très ancrée dans le territoire à qui elle donne une image positive. Elle est encore pratiquée par des restaurateurs et des artisans bouchers ou encore des entreprises spécialisées. Cela favorise la valorisation d’une viande de gibier local, sauvage et issue de pratiques de chasses durables. Un savoir-faire très important pour le parc, mais également l’ensemble de la filière », explique Julien Bourbier, chargé de mission « agriculture, produit et savoir-faire locaux » au Parc naturel régional des Ballons des Vosges qui a intégré et développé la démarche cette année.

C’est dans ce cadre que cette marque a été attribuée à l’entreprise Nemrod située à Fréland. Elle développe son activité depuis 2018. Elle compte onze salariés. Elle valorise le gibier sauvage (cerf, sanglier, chevreuil, chamois, etc...) grâce à son outil de transformation d’une capacité de 90 tonnes annuelles. « Nous nous approvisionnons auprès de chasses du territoire du parc et nous proposons une variété de produits frais et transformés comme les viandes séchées et fumées, les terrines, les plats préparés ou encore différentes charcuteries. Tout cela, sous la marque Nemrod. Nous commercialisons nos produits à proximité. Tout d’abord dans notre magasin de vente attenant à nos ateliers de transformation. Ensuite auprès des restaurateurs et artisans locaux. Et enfin, au magasin Cœur Paysan à Colmar », explique Édouard Rapp, cogérant de l’entreprise.

 

Samedi 24 octobre, nous avons eu la chance d'organiser un dernier événement dans notre bel atelier de Fréland ! ? Le...

Publiée par Nemrod sur Mardi 3 novembre 2020

 

Un gain de visibilité

Nemrod répond à une véritable demande puisqu’elle apporte davantage de débouchés aux chasseurs locaux. « Tous nos gibiers viennent des forêts du parc et de quelques chasseurs de la plaine d’Alsace. C’est une ressource naturelle qui se renouvelle chaque année. Notre travail permet de nourrir les gens de façon équilibrée et raisonnée », ajoute Édouard Rapp. Le bâtiment de l’entreprise occupe une surface de 600 m2 au cœur du village de Fréland dont 450 m2 de chambres froides. « Nous recevons les animaux « entier ». Les contrôles et les analyses sont ensuite réalisés par le laboratoire vétérinaire du Haut-Rhin. Tous les gibiers subissent une analyse vétérinaire nécessaire pour avoir l’agrément sanitaire et pouvoir vendre à plus de 80 kilomètres. Actuellement, nos stocks sont au plus bas. Ils doivent se reconstituer pour être au plus haut en février-mars. 80 % de notre chiffre d’affaires est réalisé en hiver », précise Édouard Rapp.

L’attribution de la marque va permettre à l’entreprise de pérenniser sa philosophie de travail et de promouvoir la qualité de sa démarche. « Nous allons avoir encore davantage de visibilité. Nous allons pouvoir communiquer auprès d’un public toujours plus large », conclut le jeune chef d’entreprise qui a reçu le soutien de nombreux élus locaux. « C’est bien de pérenniser cette activité qui permet de valoriser des produits sains et de proximité », se félicite le député Jacques Cattin. « Cette marque est un peu la garante de la traçabilité de vos produits et de votre travail. La Région Grand Est soutient votre démarche. Elle a été à vos côtés dans le cadre de l’attribution d’une subvention pour la réalisation de votre atelier de transformation », ajoute Christèle Willer, vice-présidente de la Région Grand Est.

S’engager durablement

Commune à tous les parcs (il y en a six dans le Grand Est) et symbolisée par un logo unique, la marque « Valeurs Parc naturel régional » a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) et par l’État français en 2016. Cette marque nationale traduit des priorités de la charte des parcs. Elle affirme la volonté des parcs naturels régionaux de valoriser le travail des hommes et des femmes qui font vivre leur territoire et partagent leurs valeurs du développement durable. Elle veut mutualiser des moyens humains et financiers pour développer une politique marketing nationale lisible et facilement déclinable localement. Elle veut garantir aux clients une offre homogène sur les différents parcs par des critères communs.

« Elle s’adresse à des entreprises qui souhaitent afficher leur engagement pour le développement durable. On parle là de la valorisation des ressources du territoire. Mais également de la préservation de l’environnement. Les entreprises qui remplissent les conditions du cahier des charges signent avec le parc une convention d’une durée de cinq années. Elles intègrent alors un réseau national de plus de 1 000 entreprises dont une soixantaine dans le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Elles peuvent alors utiliser le logo de la marque dans leur communication, bénéficier du soutien du parc dans leur promotion, ou encore partager des expériences avec d’autres entreprises », explique Julien Bourbier.

Les critères obligatoires pour l’attribution de la marque sont de deux ordres. Il y a tout d’abord des critères génériques « entreprises », communs à toutes les entreprises de tous les parcs. Ils concernent la démarche générale de l’entreprise en réponse aux valeurs de la marque. Il y a ensuite les critères complémentaires répartis par grands secteurs (agriculture, tourisme/loisirs/éducation, artisanat/industrie). De plus, le parc peut ajouter une colonne « interprétation de l’exigence » qui lui permet de préciser le sens de critères génériques de la convention d’utilisation et de personnaliser des critères génériques en fonction de caractéristiques propres à son territoire.

 

Aujourd'hui attribution de la marque Valeur Parc Naturel Régional Ballons des Vosges à l'entreprise NEMROD à Fréland pour la valorisation de la filière gibier. A découvrir !

Publiée par Parc naturel régional des Ballons des Vosges sur Samedi 24 octobre 2020

 

Agrimax

Les classements

Élevage

Publié le 29/10/2020

Génisses : Section 2 : 2e Rina du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut. Section 3 : 6e Passion de la SCL Goos à Blasheim. Section 5 : 5e Baya Red de l’Earl des 3 Chênes à Donnenheim, 6e Riedill Passion Red de l’Earl Wollenburger à Bindernheim. Section 6 : 2Pleya du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut, 4Paradise du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut. Section 7 : 3Pick Red du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof en copropriété avec Maxime Pierre à Michelbach-le-Haut.

 

 

 

??BILAN AGRIMAX?? Nous sommes rentrés cette nuit d'une semaine éprouvante mais tellement enrichissante! Le challenge...

Publiée par Elevage du Neuhof sur Vendredi 23 octobre 2020

 

 

Espoirs : Championne : Wilt Babylone du Gaec Wilt à Dachstein. Section 2 : 1ere Wilt Babylone du Gaec Wilt à Dachstein, 3e Ophelia du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut. Section 3 : 2e Ornella du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut, 5Odaline Red du Neuhof de l’Earl du Neuhof à Michelbach-le-Haut. Section 4 : 5e Wilt Justie du Gaec Wilt à Dachstein.

 

 

 

Publiée par FERME WILT sur Jeudi 22 octobre 2020

 

 

Jeunes Vaches : Section 2 : 4e SH Faith Star de l’Earl Schwartz à Hochstett, 6Farnear Argovia Red du Gaec Wilt à Dachstein et de l’Earl Schwartz à Hochstett. Section 3 : 4Maia NTS de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut avec Maxime Pierre et Jean-Baptiste Genelot.

 

 

 

?‍?Nous voilà de retour après un petit moment d'absence. En effet, la semaine passée fut bien remplie ! ? Nous étions...

Publiée par SH - Schwartz Holstein sur Mercredi 28 octobre 2020

 

 

Vaches Adultes : Section 1 : 4Wilt Edina du Gaec Wilt à Dachstein. Section 3 : 1ere Wilt Emy du Gaec Wilt à Dachstein, 4e Riedill Jaste de l’Earl Wollenburger à Bindernheim, 5e Riedill Joviale de l’Earl Wollenburger à Bindernheim.

 

Génisses Red : Championne : Pick Red du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut avec Maxime Pierre. Section 2 : 2e Riedill Passion Red de l’Earl Wollenburger à Bindernheim, 3e Baya Red de l’Earl des 3 Chênes à Blasheim. Section 3 : 1ere Pick Red du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut avec Maxime Pierre.

Espoirs Red Holstein : Section 1 : 3e Odaline Red du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut.

Jeunes Vaches Red Holstein : Section 2 : 2e Farnear Argovia Red du Gaec Wilt à Dachstein et de l’Earl Schwartz à Hochstett.

Mondial des vins blancs à Strasbourg

Un rayonnement international qui se pérennise

Vigne

Publié le 24/10/2020

« En organisant cette manifestation, nous avons réalisé un véritable tour de force. On s’est retrouvé freiné dans notre élan. Mais cela fait partie des aléas de l’événementiel. Nous nous sommes remis en question pour évoluer. Finalement, les vignerons et les membres du jury nous ont fait confiance. Pour nous, c’est une récompense suprême », explique, enthousiaste, Christine Collins qui organise la manifestation pour Strasbourg Événements. Initialement prévu en juin dernier, l’édition 2020 de la compétition s’est élargie à douze catégories de vins blancs (chardonnay, chenin, gewurztraminer, muscat, pinot blanc, pinot gris, riesling, sauvignon, sylvaner, viognier, autres cépages blancs et assemblages blancs). 17 pays étaient représentés dans les 750 échantillons proposés aux membres du jury regroupés par six sur neuf tables distinctes et bien séparés compte tenu du contexte sanitaire.

« Les membres du jury qui sont présents, c’est la « crème de la crème ». Il y a des Français évidemment comme Serge Dubs, mais également des sommeliers, des œnologues ou encore des agronomes de nombreux pays étrangers parmi lesquels la République Tchèque, l’Italie, l’Argentine, le Canada ou encore l’Espagne. Ils ont respecté toutes les règles sanitaires pour répondre à notre invitation. Ils sont venus avec leurs connaissance, mais surtout leur humilité et leur soif de découverte », se félicite Christine Collins.

 

Publication officielle des résultats le 26 octobre à 18h.? Save the date @credit photo : Daniele Raspini #mondialvinsblancs

Publiée par Mondial des Vins Blancs Strasbourg sur Mardi 20 octobre 2020

 

Avec une tablette électronique

Cette année, le respect du protocole sanitaire était évidemment la première règle à respecter. Les jurés devaient déguster, mais aussi décrire et commenter les échantillons proposés selon des critères très précis comme l’aspect visuel des vins, leur aspect olfactif, leur impression au palais et leur impression d’ensemble. Tous ces critères étaient ensuite repris et enregistrés par un procédé numérique à l’aide d’une tablette électronique. Les neuf tables de dégustation étaient composées de cinq à sept personnes. Une majorité de dégustateurś étrangers devaient présents à chaque table. Trois sessions de dégustation ont eu lieu chacune des deux matinées. Un maximum de 30 % des vins pourront être médaillés avec un minimum de 88 points sur 100 pour obtenir une médaille d’or. Les résultats officiels doivent être connus ce lundi 26 octobre 2020.

Parmi les dégustateurs présents, Christophe Soudant, sommelier indépendant, blogueur, responsable de bar à vin à Strasbourg, professeur en sommellerie et professeur d’anglais appliqué au vin. « J’ai été contacté par Christine Collins. J’ai accepté car déguster à l’aveugle me plaît. Cela permet d’être objectif et de découvrir de nouveaux vins. L’événement est intéressant et bien organisé. Dans la première série, j’ai pu goûter des vins blancs d’assemblage. Il y avait des vins avec 30 et 70 grammes de sucre. J’ai fini avec des vins secs. Même si tout n’était pas pertinent, il y avait de belles surprises. J’ai donné un 99/100 à un vin qui est finalement un Sylvaner de Mittelbergheim avec 70 grammes de sucre », souligne Christophe Soudant.

À une autre table, Jean-Paul Goulby, ancien directeur de l’association des viticulteurs d’Alsace et toujours très actif dans le monde viticole et notamment à la confrérie Saint-Étienne, était à une table qui a débuté par des pinots blancs. « Nous avons pu découvrir des choses étonnantes. Des vins qui avaient du gaz carbonique et qui étaient très vivants. On se demandait si le vinificateur l’avait fait exprès ou si c’était un accident ». À chaque table, ces échanges nourrissaient le concours et sa dégustation. « C’est précisément l’état d’esprit de cette manifestation. Nous avons une palette de vins blancs du monde entier. Cela permet de faire de superbes rencontres », conclut Christine Collins.

 

Le Concours Professionnel : Le Mondial des Vins Blancs Strasbourg est terminé. Les résultats seront publiés le 26...

Publiée par Mondial des Vins Blancs Strasbourg sur Lundi 19 octobre 2020

 

Agrimax à Metz

« Les éleveurs sont demandeurs de sortir et de se comparer »

Élevage

Publié le 23/10/2020

Le soulagement des organisateurs comme de tous les professionnels présents était bien visible mardi matin à l’ouverture de la manifestation. Jusqu’au dernier moment, les incertitudes étaient réelles. « On a tenu à organiser ce salon pour notre territoire, mais aussi pour la profession agricole. Il y a une baisse des exposants et il y aura une baisse du nombre des visiteurs. C’est une évidence. Mais, les éleveurs, eux, sont là. C’est un salon qui va marquer l’année 2020 », explique Christophe Dechoux, responsable du salon Agrimax.

Un événement qui se veut être une véritable plateforme de l’élevage pour tout le Grand Est avec des vaches, évidemment, mais également des moutons, un pôle avicole très important et des équins. « Les éleveurs sont demandeurs de sortir et de se comparer. Ils peuvent le faire sereinement ici avec les différents concours. Et puis, il y a un enjeu économique important. Dans cette période compliquée depuis quelques mois, les agriculteurs n’ont jamais arrêté de produire. Ils ont assuré la continuité alimentaire. Ce salon, c’est un peu leur récompense », ajoute Jean-Luc Pelletier pour l’association « Ambition Grand Est Élevage Europe ».

Le développement d’Agrimax s’inscrit dans la durée. Cela fait trois ans que ses responsables travaillent avec ceux du sommet de l’Élevage pour propulser Agrimax parmi les grands rendez-vous nationaux, et même européens. Cette ambition est partagée par de nombreux partenaires, comme le réseau des Chambres d’Agriculture. Plutôt que de freiner cet état d’esprit positif, la crise sanitaire n’a fait que mobiliser davantage le monde de l’élevage. « Le simple fait d’ouvrir cette manifestation est une victoire. On le sent en voyant ces professionnels motivés », se félicite Christophe Dechoux. Une manifestation qui concentre sur près de 20 000 m² couverts et un espace plein air en entrée de salon l’ensemble des savoir-faire des acteurs de la filière.

« Voir si notre travail est au niveau »

Les éleveurs alsaciens ont répondu présents. Pour deux d’entre-eux, Agrimax est l’occasion de valoriser leur cheptel de race limousine. « On vient régulièrement ici pour promouvoir notre élevage et se comparer aux collègues. Agrimax permet de voir si notre travail est au niveau. Il offre également des opportunités commerciales », explique Louis Steinmetz de l’EARL du même nom à Berstheim. Il est venu avec trois de ses limousines. Un mâle de l’année, une génisse de l’année et un taureau reproducteur âgé de deux ans et demi. « Ce dernier est issu de la station nationale de Limoges qui est très réputée pour la qualité de son travail génétique. Pour les limousines, le concours a lieu le mercredi. Je suis très content qu’il se fasse et que cette manifestation ait été maintenue. C’est le seul concours allaitant actuellement sur le Grand Est de la France. C’est aussi le plus réputé », ajoute Louis Steinmetz. Il a obtenu des prix par le passé, mais l’éleveur vient avant tout à Agrimax par passion et plaisir. « Nous avons un élevage de 60 vaches allaitantes. Toute l’année, on bosse sur l’exploitation. Pour ma part, j’ai travaillé pendant six ans au herd-book limousin (organisme de sélection, N.D.L.R.). Je me suis installé il y a six mois à la suite du départ en retraite de mon père », conclut le jeune homme.

Un peu plus loin, Brice Antoni est également très motivé. Avec son frère, il est responsable de l’exploitation familiale, l’EARL de la ferme du Piémont à Westhoffen. Âgé de 29 ans, il s’est installé il y a deux ans. « Nous avons un élevage de 65 mères et la suite. On est naisseur. Nous vendons toute la viande sur l’exploitation hormis les broutards qui sont vendus à un engraisseur. J’ai exercé le métier de boucher pendant dix ans avant de rejoindre la ferme à la retraite de mon père. C’est la deuxième fois que nous faisons un concours. La première fois, c’était à Épinal il y a quelques années. Comme nous sommes sélectionneurs de la race, c’est une suite logique de finalement être ici et de participer à un concours de ce niveau », indique Brice Antoni qui est venu avec deux animaux.

Un gros travail génétique

Dans un autre hall, l’équipe des éleveurs du syndicat Holstein du Bas-Rhin est présente en force. Elle est accompagnée de Perrine Ludwig, technicienne chez Prim’Holstein France. « Les éleveurs qui sont là sont adhérents chez nous. Ils font du pointage et un gros travail de génétique. Ce concours est important car il est réputé de bon niveau. Il y a de beaux animaux. Pour les professionnels, c’est d’autant plus important d’être présent qu’il n’y a pas grand-chose cette année en raison du contexte sanitaire. Cela leur permet de se revoir. C’est un moment de partage privilégié », précise Perrine Ludwig.

Salarié au Gaec Wilt à Dachstein, Mathieu Urban acquiesce. « C’est toujours bien de pouvoir se confronter aux éleveurs des autres départements. Pour nous, c’est une évidence. À tous les concours, nous emmenons plusieurs animaux. C’est le cas cette année avec cinq vaches. L’une d’elle vient de remporter le titre de grande championne au concours virtuel organisé par Prim’Holstein France », précise Mathieu Urban. À quelques mètres, Olivier Wilt est précisément aux petits soins pour Emy, fille de Yorick sur Shottle. Lors de ce concours virtuel, elle s’était démarquée déjà en section par ses dimensions associées à un pis remarquable, notamment au niveau de ses attaches.

À l’arrière du hall, la famille Gutzwiller de la ferme du Neuhof à Michelbach-le-Haut dans le Haut-Rhin est bien présente avec ses vaches et génisses. Mais, mardi après-midi, la priorité pour les deux enfants, Alicia et Olivier, est de préparer le concours des jeunes présentateurs. Il faut soigner la conduite des génisses.

 

Hier, le salon a été inauguré en présence de François Grosdidier, Maire de Metz et Président de Metz Métropole

Publiée par Agrimax sur Mercredi 21 octobre 2020

 

Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace

Convaincre les jeunes consommateurs

Cultures

Publié le 02/10/2020

Depuis 2018, et après vingt années de travail, la choucroute d’Alsace est reconnue sous le signe officiel d’indication géographique protégée (IGP). Son obtention est liée à la réputation du produit liée à son terroir, au savoir faire lié à ce terroir et aux caractéristiques particulières de la choucroute. « Cette dernière est présente partout en Alsace. Malgré les conditions climatiques qui, chaque année, sont de plus en plus compliquées, les choux à choucroute d’Alsace IGP sont cultivés sur des sols caractérisés pour garantir une typicité liée au terroir. Les variétés sont spécifiquement sélectionnées et cultivées en Alsace. La fermentation est naturelle. La choucroute est ainsi réputée pour ses qualités organoleptiques propres telles que des lanières longues et fines, une texture ferme, une couleur blanche à jaune clair ou encore un goût légèrement acidulé », indique Sébastien Muller, président de l’association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace.

Cette association se veut un organisme de défense, de promotion et de bonne gestion de la choucroute d’Alsace. Un ODG reconnu par l’institut national des appellations d’origine (Inao). « L’association est là pour gérer les opérateurs, le cahier des charges et les différents contrôles qui y sont liés, pour effectuer des actions de promotion en présentant le légume sous toutes ces déclinaisons possibles. Nous ciblons actuellement les plus jeunes qui sont les consommateurs à convaincre pour les fidéliser demain. La choucroute est un légume emblématique en Alsace puisque nous cultivons 70 % de la production nationale », ajoute Sébastien Muller. Cette année a été cependant compliquée : peu d’eau, des précipitations aléatoires et de fortes chaleurs. « Le temps plus frais à venir devrait permettre de développer les ventes. Mais, c’est vrai, il faudra se pencher à l’avenir sur le sujet de l’irrigation », précise Pierre Lammert, président de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla).

 

C’est parti pour la choucroute d’Alsace IGP

Publiée par La Choucroute d'Alsace IGP sur Jeudi 24 septembre 2020

 

Mettre en valeur la choucroute dans les rayons

En 2020 et 2021, les actions de communication vont se multiplier. Il y aura à nouveau le concours d’étalage dans les grandes surfaces avec cette année l’intégration de la choucroute dans le règlement. « Nous allons travailler avec la distribution pour que les rayons des magasins mettent en valeur la choucroute aux bons endroits. Des kits de communication seront à disposition des commerces et des restaurants avec des argumentaires de vente, des fiches recettes, des affiches ou encore des stickers pour les vitrines. Du 1er au 30 octobre, nous allons renouveler l’opération « L’Alsace a du goût » avec les restaurants », souligne Pierre Lammert.

Pascal Claude qui dirige la dernière choucrouterie du Haut-Rhin admet que l’année a été « particulière » à cause du Covid-19. « Mais, les ventes se passent assez bien de notre côté. La saison a commencé en avance, dès le début du mois d’août. Nous avions alors de très beaux choux. Ensuite, ils ont effectivement souffert de la sécheresse. Les cours d’eau sont à sec. C’est une grosse difficulté depuis quelques années. Nous aurons besoin de réfléchir à l’avenir sur des retenues d’eau et/ou sur l’irrigation », constate le professionnel.

Cantines scolaires

Filières locales et collectivités s’organisent

Vie professionnelle

Publié le 12/09/2020

Comment développer l’approvisionnement local de la restauration collective ? « C’est un sujet important car les gens doivent pouvoir consommer des produits frais cultivés autour de chez nous », explique en préambule Jérémy Pflieger, coprésident des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin. Un travail et une réflexion sur le sujet sont menés depuis plusieurs années par la Chambre d'agriculture Alsace. Elle fait souvent le lien entre les consommateurs et les producteurs. « Depuis 2008, nous accompagnons différents projets. Nous avons également sollicité le Conseil départemental du Haut-Rhin pour approvisionner en produits locaux les différents collèges », ajoute Valérie Simon, conseillère Circuits courts à la Chambre d'agriculture.

Pour sa part, le Conseil départemental du Haut-Rhin a mis en place depuis deux ans un projet appelé « PRET » (pour la réussite éducative de tous). Un budget de 500 millions d’euros sur dix ans lui a été consacré. Il s’agit de mettre en place des actions de soutien en faveur des bâtiments éducatifs, des cuisines et cantines scolaires ou encore de proposer différentes formations. « Nous servons 2,3 millions de repas par an dans les différentes cantines des établissements du département. L’objectif est de proposer des menus avec des produits bio et locaux. Cela doit devenir une règle. Les gens doivent savoir ce qu’ils mangent et d’où vient la nourriture », insiste Bernadette Groff, vice-présidente au Conseil départemental du Haut-Rhin. Elle ajoute croire à la diversification du monde agricole et donc des produits à consommer. La culture du lin est un exemple. « Une filière se met actuellement en place. À Brunstatt, un agriculteur effectue depuis quelque temps des essais sur ces parcelles. Il faut soutenir et croire en tels projets », précise l’élue. Elle met en exergue d’autres d’actions comme l’opération « Manger local, c’est génial » et différentes autres animations au fil des saisons.

Néanmoins, servir de tels repas demande, au préalable, une formation des personnes concernées sur l’ensemble de la chaîne. Cette dernière va des cuisiniers jusqu’aux élèves en passant par leurs parents ou encore le personnel éducatif. L’acheminement des produits locaux dans les différents établissements scolaires n’est ensuite pas forcément simple. « C’est facile de dire qu’il faut le faire, mais c’est parfois compliqué à organiser et à mettre en place. Nous menons des actions contre le gaspillage alimentaire. Nous cherchons à mutualiser nos bonnes pratiques auprès de nos chefs de cuisine. Mais, derrière, parfois, les produits peuvent arriver à manquer », précise Pascal Neuvy, chargé de mission Restauration et maintenance au Conseil départemental du Haut-Rhin.

Améliorer toute la chaîne

Il y a également des subtilités à connaître. Dans les marchés publics, pour être en mesure d’introduire les produits dans les cantines, le terme « local » est par exemple interdit. « C’est un véritable non-sens de ne pas avoir le droit d’affirmer le fait de consommer local », s’étonne Bernadette Groff. Par contre, sur ces mêmes marchés, les collectivités ont le droit d’être exigeantes avec leurs prestataires. « Il faut les suivre pour tirer vers le haut la qualité des produits. Nous ne devons pas nous contenter d’être de simples donneurs d’ordre ou des spectateurs », ajoute l’élue. En outre, cette incitation à la consommation de produits locaux va s’intensifier. À partir du 1er janvier 2022, la loi Egalim imposera plus de 50 % de produits durables et de qualité dans les cantines du domaine public dans les cantines scolaires. « L’agriculture change et s’adapte. Elle l’a toujours fait. À nous agriculteurs de répondre à ces enjeux avec vous les consommateurs. Nous y arriverons ensemble », note Jérémy Pflieger.

Il reconnaît qu’à l’heure actuelle, et même si les progrès sont notables, il n’est pas encore possible, sur tous les produits, de fournir régulièrement l’ensemble des établissements scolaires. « C’est toute la difficulté. Il faut un travail en partenariat sur le sujet. Il faut envisager, par exemple, de faire des précommandes pour laisser le temps aux producteurs de s’organiser. Il faut également que les grossistes jouent le jeu. Ils ont un rôle important dans cette chaîne. Mais, au bout du bout, la clé de tout cela, ce sont les consommateurs », reconnaît Pascal Neuvy. D’où la nécessité de bien communiquer avec la jeunesse. « Les enfants sont les consommateurs de demain. Ils peuvent, eux, éduquer leurs parents et les inciter à acheter des produits locaux. Mais, pour cela, il faut que ces enfants aient un premier accès à de tels produits. Cela se passe dans nos cantines », conclut Bernadette Groff.

 

Suspicion d’attaque de loup dans le Sundgau

Une cohabitation à construire

Élevage

Publié le 08/09/2020

Domicilié à Oberdorf (Illtal), près d’Altkirch, le jeune professionnel âgé de 30 ans a repris la petite ferme de son père. « Mais, j’ai immédiatement changé la race pour les moutons. Le nez noir du Valais est un mouton protégé en Suisse, tout comme la chèvre à col noir. C’est l’objectif de mon élevage : préserver et développer la race. Actuellement, il y a ici une vingtaine de moutons et une dizaine de chèvres. J’ai débuté en 2015. Le cheptel augmente chaque année. Cette race permet la pratique de l’éco-pâturage. Elle permet également d’entretenir les prairies, les talus, les friches », explique Éric Vetter.

Son enthousiasme a cependant été refroidi après le week-end du 15 août. Il fait une macabre découverte le lundi matin. « Un agneau de quatre mois était mort. Pire. Il a été dépecé et mangé de la tête jusqu’à son bassin ainsi que sa patte arrière gauche. C’est la première fois que cela arrive. J’ai immédiatement appelé le vétérinaire qui m’a, lui, conseillé de contacter l’office français de la biodiversité. Son représentant est alors venu. Il a fait son rapport des dégâts constatés sur l’animal. Il a écarté la piste d’un ou plusieurs chiens errants car le reste du troupeau n’a pas été attaqué. Il y avait également la possibilité d’un lynx. Mais, cela semble peu probable. Et l’absence de cage thoracique sur la carcasse fait penser à un loup », souligne l’éleveur.

Triste réalité ce matin. Les prédateurs sont partous malheureusement ????

Publiée par L'élevage Du Valais Alsace 68 sur Lundi 17 août 2020

Rester vigilant

Il se souvient que des éleveurs avaient repéré au printemps 2019 du côté de Bendorf des empreintes et du poil. L’ensemble avait été analysé. Cela provenait bien d’un loup. « Là, les analyses n’ont rien donné car le terrain était trop sec pour que l’animal laisse des empreintes. On a juste pu estimer qu’il était passé en dessous du grillage. Du coup, on l’a depuis électrifié. J’ai également mis un chien de troupeau (un dogue du Tibet) qui se promène et surveille la nuit. Depuis qu’il est présent, les moutons sont rassurés et à l’aise. On a aussi placé des caméras détectrices de gibiers. Nous n’avons vu que des renards et des chevreuils. Cela laisse à penser que ce loup n’était que de passage. Il faut dire que le Sundgau est un itinéraire idéal pour aller du Jura aux Vosges », estime Éric Vetter.

Il n’est pas spécialement inquiet. Il souhaite cependant attirer la vigilance des éleveurs du Sundgau. « C’est à nous de faire en sorte que nos parcelles soient protégées. J’estime qu’un éventuel retour du loup dans le Sundgau serait une bonne chose pour la nature. Les montagnes sont là pour les protéger. C’est leur espace naturel. On peut réussir à vivre avec les prédateurs quand on sait qu’ils sont présents dans nos forêts. À nous de travailler sur nos surfaces habituelles d’élevages », poursuit Eric Vetter.

Publiée par Eric Vetter sur Jeudi 3 septembre 2020

Travailler autrement

En attendant, la mort de cet agneau, une femelle, l’oblige à travailler différemment pour pérenniser son élevage. « Je vais garder les jeunes femelles qui vont naître. À la fin du mois de septembre, je vais mettre le bélier avec les brebis pour avoir des naissances en février. Et, à partir du mois de juin, je vais garder les jeunes pour faire de la sélection », conclut le jeune professionnel dont le troupeau a été baptisé « Élevage du Valais Alsace 68 ». Il s’est également affilié à la fédération française du nez noir du Valais, pour inscrire à l’avenir ses bêtes dans les différents concours organisés en France.

Peu d’éleveurs possèdent cette race en France. Ils sont une quinzaine de passionnés, mais leur effectif progresse. Tout comme, en conséquence, celui les moutons. « Les animaux sont reproduits en gardant les femelles et en échangeant avec les autres professionnels français. Il est interdit d’introduire des animaux venant d’autres pays comme la Suisse, et inversement d’ailleurs. Mon objectif, à terme, est d’avoir une trentaine de moutons et une quinzaine de chèvres. C’est le maximum pour moi car c’est avant tout une passion. Je ne suis pas agriculteur à la base », ajoute Éric Vetter.

Interprofession des fruits et légumes d’Alsace

La quetsche est en avance

Technique

Publié le 27/08/2020

Le lancement officiel de la saison des quetsches en Alsace s’est déroulé lundi 24 août sur l’exploitation de la famille Bernhard à Sigolsheim. « Cela fait plaisir de se retrouver en ces temps économiques et sanitaires compliqués. La période qui arrive est importante pour les fruits et les légumes en Alsace. Nous démarrons avec la quetsche. Puis, il y aura la pomme avec un lancement officiel début septembre chez Verexal à Obernai. Un focus sera ensuite fait sur la Natti à la fin du mois de septembre. Il est important de valoriser nos productions régionales et l’action des professionnels. Ce travail de communication est complété, tous les ans, par un concours d’étalage dans les magasins. Il s’agit de mettre en avant les fruits et légumes alsaciens. Nous sommes le seul territoire français à proposer de telles actions », rappelle Pierre Lammert, président de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace.

Lancement de la saison "quetsches d'Alsace" En direct de l'exploitation Fruits Bernhard à Sigolsheim.

Publiée par Fruits et légumes d'Alsace sur Lundi 24 août 2020

La quetsche d’Alsace est plus petite que les autres prunes bleues. Aussi bien par sa longueur que par son calibre. Son noyau est également plus petit. Il n’adhère pas à la chair du fruit. Sa morphologie est très spécifique. Son diamètre est compris entre 28 et 32 mm dans le cas des fruits de bouche et entre 26 et 32 mm dans le cas des fruits destinés à la transformation pour l’industrie ou la distillerie. Parmi les autres caractéristiques visuelles de la quetsche d’Alsace, il y a d’abord cet aspect extérieur. Le fruit est ferme, mais sans excès. « La couverture en pruine est bien développée et la coloration est intense. Elle va de violacée à bleu nuit. Cette couverture en pruine doit être préservée car il s’agit d’un critère de fraîcheur et de conservation. C’est un gage de bonne manipulation des fruits. La typicité de la quetsche repose sur une fine peau protégée par cette couverture en pruine. Les autres prunes bleues ont, elles, une peau plus épaisse », indique Joël Reisz, président de l’association des producteurs de petits fruits et fruits à noyaux et lui-même producteur à Traenheim. Concernant l’aspect intérieur de la quetsche, la coloration de sa chair est assez marquée. Elle va du jaune-vert au jaune-orange.

 

Installations « anti gel » et irrigation

Comme d’autres productions, la quetsche d’Alsace est confrontée cette année à une météo particulière. Les quelques gelées de cet hiver ont fait des dégâts tout comme la chaleur et surtout la sécheresse qui ont suivi. « Des secteurs s’en sortent très bien alors que d’autres souffrent. Des fruits sont tombés ou ont un problème de calibre. Chaque parcelle, chaque lieu géographique est particulier. Pour l’avenir, nous devons réfléchir à la mise en place d’installations « anti gel », mais également à l’irrigation. Il en va de la pérennité de nos exploitations et de cette culture. D’habitude, la quetsche se récolte à compter du début du mois de septembre. Nous avons donc une quinzaine de jours d’avance. C’est problématique car les consommateurs n’attendent pas la quetsche à cette période de l’année. Il faut pourtant sortir des volumes. Par endroits, la quetsche a souffert au plus fort de la canicule. Au-delà de 30 degrés, le noyau a parfois trop emmagasiné de chaleur », ajoute Joël Reisz.

La récolte a démarré après le week-end du 15 août et doit se poursuivre jusqu’à début septembre. Ensuite, il faut commercialiser et valoriser la production. Ce que font les producteurs regroupés au sein de l’association des producteurs de petits fruits et fruits à noyaux (Appffna). Elle regroupe trente professionnels adhérents en Alsace. Ils représentent 200 hectares environ de surface en fruits. L’association a pour objectifs de dynamiser et promouvoir la production des fruits à noyaux et petits fruits. Une valorisation au travers, par exemple, d’une étiquette apposée sur les cagettes. « Les professionnels s’adressent alors directement aux consommateurs en leur expliquant les spécificités du fruit. Tout est passé en revue avant même de pouvoir le goûter », se félicite Joël Reisz.

Une nouvelle trieuse optique

Parmi les producteurs, la famille Bernhard à Sigolsheim. Une exploitation issue d’une lignée de vignerons qui a su se restructurer, se moderniser et se diversifier. Aux vignes se sont ajoutés des fraisiers, des framboisiers, des mûriers puis des quetschiers. Aujourd’hui, la production est issue d’une agriculture raisonnée. « Cette méthode de production donne la priorité aux méthodes écologiquement sûres en limitant les intrants et en assurant une traçabilité de nos produits. Nous profitons également de la faune auxiliaire en entretenant leur écosystème. Notre surface de travail occupe 40 hectares de mirabelles et de quetsches, et 10 hectares de petits fruits. Sans compter la vigne. Nous poursuivons cette diversification pour être le plus viable possible. L’optimisation de la qualité de nos produits est une priorité », explique Danielle Claudepierre, fille de Bernardin et Fernand Bernhard qui avaient planté les premiers mirabelliers dans les années 1960 et développé l’entreprise.

En 2017, l’exploitation avait été durement éprouvée par le gel. Cette catastrophe climatique a motivé la famille Bernhard à investir dans du nouveau matériel de travail. Et notamment, une trieuse optique. « Ces aléas climatiques reviennent de plus en plus souvent. Nous devions donc réagir. D’autant plus que le tri de nos produits était compliqué. Cette machine nous permet d’assurer et donc de sauver une grosse partie de la récolte. Elle contrôle, trie et corrige les fruits récoltés en fonction de ce que nous voulons pour leur qualité. La machine ne se pilote pas toute seule. Il faut être présent et assurer son bon fonctionnement. Mais, c’est un gage de qualité », se réjouit Yves Claudepierre. Cela a nécessité un investissement de 400 000 €. Mais, le résultat est là. La teinte, le calibre, la fermeté, l’esthétique, rien n’échappe au laser optique de cette machine. Les fruits écartés sont ensuite envoyés chez les distillateurs. Avant cela, les quetsches sont directement récoltées sur leurs arbres sur des parcelles situées non loin.

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