Congrès national des Jeunes Agriculteurs à La Baule du 27 au 29 octobre
Les JA 68 portent la problématique de l’installation
Congrès national des Jeunes Agriculteurs à La Baule du 27 au 29 octobre
Vie professionnelle
Publié le 18/11/2020
Autour de Pierre Meyer pour qui c’était le septième congrès, les quatre autres JA faisaient leur « baptême du feu ». Une belle expérience pour Joanie Lutz, Charlotte Feuerbach, Marion Ketterer et Louis Frischinger. « On me l’a présenté cet été au conseil d’administration. Les années précédentes, on se sentait peu concernés. C’était surtout destiné aux administrateurs nationaux. Là, j’ai trouvé la démarche pertinente. Cette ouverture m’a intéressé. C’est l’occasion de découvrir et de traiter les sujets nationaux. Auparavant, je n’avais aucune notion du travail à fournir », explique Joanie Lutz. Originaire de Hœrdt, la jeune femme dont le conjoint a une ferme-auberge à côté du Grand Ballon, cherche à s’installer. Un projet en hors cadre familial qui n’est pas encore définitif. La première difficulté étant de trouver du foncier. La situation est identique pour Marion Ketterer, elle, en cours d’installation dans le secteur d’Ostheim. « Mon premier bilan de ce congrès me permet de me rendre compte que l’on retrouve les mêmes problématiques sur l’ensemble du territoire. Cette dimension nationale est importante. On a les mêmes valeurs. Il faut simplement pouvoir adapter localement les bonnes solutions et réponses », estime-t-elle.
Première journée au #CongrèsJA2020 !!! Malgré un contexte sanitaire particulier, le Haut-Rhin est venu en force! Et oui,...
Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mardi 27 octobre 2020
S’installer en hors cadre familial
Un premier congrès également pour Charlotte Feuerbach, présidente du canton du Ried chez les JA 68 et salariée sur une exploitation agricole. Elle insiste elle aussi sur les valeurs retrouvées, les échanges, le gros travail collectif effectué. « Un tel congrès, c’est une ouverture d’esprit. Nous sommes sensibilisés aux dossiers d’actualité, aux problématiques, aux enjeux et nous pouvons ainsi témoigner de nos propres expériences locales », précise la jeune professionnelle. Cette ouverture d’esprit, c’est aussi ce que retient Louis Frischinger. Déjà installé à Tagsdorf dans le Sundgau et à Fontaine dans le Territoire de Belfort, mais sans la DJA (dotation jeune agriculteur), il s’investissait peu jusqu’à présent dans le syndicalisme agricole. « Comme mes collègues, nous avons pu mieux apprécier les valeurs des jeunes agriculteurs. Ce congrès, pour moi, c’est le début de quelque chose. J’ai retrouvé les valeurs qui nous sont communes. Les débats étaient intéressants. La pression foncière nous concerne tous, tout comme les prix qui ne sont pas abordables pour des jeunes qui veulent s’installer », souligne-t-il.
Un tel congrès annuel est nécessaire aux yeux de l’expérimenté Pierre Meyer installé à Dessenheim : « Le congrès, c’est le moment où les représentants de toutes les régions du territoire se retrouvent. Nous votons tous les deux ans les administrateurs nationaux. Nous réalisons et approuvons les différents rapports. Nous discutons également de la vie syndicale chez les jeunes agriculteurs, le fonctionnement général du syndicat. Sa perception en interne et en externe. Nous définissons les priorités, notamment au niveau de la communication. Nous faisons le tour des régions pour sonder les différents avis. » Cette année, le Grand Est s’est notamment intéressé au dispositif en place concernant les installations. « La transmission est importante. Pour la réussir, il faut anticiper et surtout bien accompagner le futur accédant potentiel. Le dispositif en place a ainsi été discuté. Il doit être plus large et plus clair. D’autant plus que nous constatons que les installations en hors cadre familial deviennent de plus en plus nombreuses. Il faut donc adapter le dispositif à cette évolution sociétale », précise l’agriculteur.
Ouverture de la deuxième journée du #CongrèsJA2020 Au programme, présentation du Projet "Identité Jeunes Agriculteurs"...
Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Mercredi 28 octobre 2020
En Alsace, un foncier « plus abordable » qu’ailleurs
Il constate également une augmentation significative ces dernières années du prix du foncier. Le peu de disponibilité de terres. Les fortes tensions. « Nous travaillons au niveau national pour avoir des règles dans l’attribution des terrains avec davantage d’équité entre les personnes. Nous avons encore en Alsace la chance d’avoir un foncier « plus abordable » qu’ailleurs en France où ce sont des investisseurs qui font le marché. Cela n’est pas une voie à suivre pour la vitalité de nos territoires », ajoute Pierre Meyer.
Lors de la dernière journée du congrès, les jeunes agriculteurs français ont pu échanger en visioconférence avec le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie pendant deux heures. Les professionnels se montrent satisfaits. « On a pu avoir un débat très intéressant. Il répondait à nos interrogations et maîtrisait les différents dossiers. Pour nous, c’est une chance cette rencontre, même si ce n’était qu’en visioconférence », conclut Pierre Meyer.
Des conditions sanitaires nationales qui ont obligé les organisateurs à proposer un protocole très strict avec des temps de partage moins importants que d’habitude entre les différentes délégations. Néanmoins, les valeurs JA étaient bien là. « Ce qui nous semblait inaccessible ne l’est plus. Nous sommes revenus en Alsace heureux et motivés. Aux autres JA, à l’avenir, de participer à un tel congrès », conclut Joanie Lutz.
Publiée par Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin sur Jeudi 29 octobre 2020












