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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Ce dimanche à Sainte-Croix-en-Plaine

S’BüraFascht et finale départementale du concours de labour

Vie professionnelle

Publié le 16/08/2018

Le lieu de rendez-vous est fixé sur l’exploitation de la famille Stoffel. Guillaume, 32 ans, est installé depuis près de dix ans (2009). Sur 92 hectares, on y trouve du maïs, du blé, des betteraves et, selon les années, du soja. Cette dernière culture avait remplacé en 2003 celle du blé. « C’était la fameuse année de la première grosse canicule. Le blé avait échaudé. Il n’y avait pas eu de bons rendements. Cette année et pour la première fois nous avons à nouveau semé du blé ». Guillaume Stoffel est motivé à l’idée de recevoir cette grande fête agricole organisée par les jeunes agriculteurs. Il faut dire qu’il sait de quoi il parle. Il a lui-même été président du canton des JA du Ried pendant deux mandats, de 2013 à 2017. Et, au sein de la structure départementale, c’est lui, aujourd’hui, qui est en charge du dossier de l’installation. « Un dossier intéressant à suivre. Depuis deux-trois ans, les installations sont stables en Alsace. Environ 25 à 27 annuellement pour les dossiers aidés auxquels il faut ajouter les parcours non aidés pour celles et ceux qui dépassent l’âge ou qui sortent du schéma d’installation classique », précise-t-il. En outre, il est également co-responsable du dossier chez les JA du Grand Est. Cela nécessite beaucoup de déplacements à Laxou en Lorraine. C’est ce qui explique, aussi, qu’il a voulu trouver un successeur chez les JA du Ried. Un passage de relais réussi avec l’arrivée d’une nouvelle génération qui a élu à sa tête Charlotte Feuerbach.

Première fille et nouvelle génération

Âgée de 22 ans, Charlotte Feuerbach est la première fille du canton à occuper une telle responsabilité. Après des études agricoles, elle a suivi la formation de l’école des cadres. Une formation qui s’est avérée intéressante et définitivement convaincue Charlotte Feuerbach de poursuivre son parcours. Elle est actuellement employée au sein de l’EARL des Laitières à Muntzenheim. Quand, en janvier, il a fallu trouver un successeur à Guillaume Stoffel, elle a accepté la fonction. « Je suis bien entourée. Une nouvelle équipe est arrivée avec moi. Tout le bureau a changé. Nous tentons d’impulser de nouvelles idées, de redynamiser le canton. Cela se passe bien dans une bonne ambiance. Les « anciens » sont toujours prêts à nous aider, à nous conseiller. Nous réfléchissons à réorganiser la ferme ouverte qui a lieu en même temps que la fête de la carotte à Muntzenheim. Mais, chaque chose en son temps. Pour le moment, nous sommes concentrés sur la fête de ce dimanche. Notre objectif est de montrer une belle image de notre métier. Nous voulons que le grand public voie la réalité du monde agricole. Et pas celle véhiculée par certains lobbies, par certains médias ou par les réseaux sociaux », explique Charlotte Feuerbach. Pour y parvenir, les jeunes agriculteurs comptent tout d’abord promouvoir les céréales. Le public pourra notamment déambuler dans un labyrinthe géant de maïs. Il y aura également une exposition sur la production de maïs et de blé au fil du temps et des démonstrations de labour à l’ancienne. Les JA organiseront également un pôle spécifique qui présentera toutes les techniques et innovations qui tournent autour de la production de céréales. « Nous voulons faire découvrir aux gens cette filière si importante pour l’économie de notre région. Les céréales sont partout autour de nous. Les gens, consciemment ou non, les utilisent à l’état brut ou transformé. Il faut le leur rappeler ou le leur faire savoir », insiste Charlotte Feuerbach.

Le bon sillon

Le lieu de la manifestation sera également occupé par une exposition de matériel agricole, par des ateliers pour les enfants avec des jeux, des stands animés par des associations du secteur. Sans oublier le traditionnel marché paysan et la possibilité de déjeuner sur place avec des repas 100 % locaux, à base d’aliments issus des fermes des alentours. Enfin, et pour rappeler que l’on se trouve chez Guillaume Stoffel, un « speed-dating installation » sera proposé avec les principaux interlocuteurs agricoles. Chaque porteur de projet pourra ainsi présenter son projet et obtenir des réponses à ses interrogations. Des stands d’entreprises en lien direct avec le monde agricole présents sur le site constitueront un moment privilégié pour de tels échanges. Enfin, et surtout, cette manifestation servira de cadre à la 65e finale départementale de labour. Ouverte aux jeunes âgés de 16 à 35 ans, la compétition s’effectuera soit avec une charrue simple pour le labour en planches, soit avec une charrue réversible pour le labour à plat. Dans tous les cas, les tracteurs devront être munis d’un arceau de sécurité. Selon la catégorie, les compétiteurs devront labourer 14 à 40 ares. Ne pouvant pas changer de matériel au cours de la journée, le choix de l’instrument de travail sera donc déterminant. « Le but de ce concours est d’obtenir un labour présentant des sillons bien épaulés, bien retournés, réguliers, et visibles sur toute la longueur. L’aspect du labour doit être arrondi, à émiettement régulier, sans grandes mottes ni crevasses afin de réaliser un bon lit de semence », rappelait l’an passé Claude Gretter qui présidera une nouvelle fois cette année le jury. L’ouverture du concours de labour est prévue à 11 h avec le tracé d’ouverture. La reprise du concours aura lieu dès 13 h 30. La remise des prix étant fixée à 16 h 30.

Comité des reines des vins d’Alsace

Toujours aussi dynamique

Vigne

Publié le 11/08/2018

L’assemblée générale présidée par Claudia Renel a permis de rendre hommage au trio royal 2017-2018 et de saluer celui qui arrive pour 2018-2019. « Cette seconde soirée de gala organisée le jour même de l’ouverture de la foire aux vins a été une réussite. Le repas, le spectacle et cette intronisation ont été salués par un public enthousiaste et nombreux. La présence du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et des représentants de la profession viticole montrent que nous sommes désormais appréciées comme il se doit. C’est le fruit de nos actions tout au long de l’année », se félicite Claudia Renel.

Des actions nombreuses tout au long de l’année écoulée, comme l’a démontré le rapport d’activité. De la septième rencontre royale le 6 août 2017 à cette seconde soirée de gala, les événements ont été nombreux : visites chez de nombreuses confréries (celle de la Corne d’Ottrott, Saint-Étienne à Kientzheim, Frankstein, Kaefferkopf) ; vendanges au lycée agricole de Rouffach ; séance de bouchage et de débouchage avec dégustation de vieux millésimés au château de Kientzheim ; 29e salon des vins de Rouffach ; déjeuner gastronomique en l’honneur de Justine Schmitt à l’Hostellerie des châteaux et spa d’Ottrott ; 90e foire aux vins d’Ammerschwihr ; visite du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen ou encore la soirée tapas au domaine Fritz-Schmitt à Ottrott.

« Nous progressons »

Des actions complétées par la promotion de la première cuvée royale, « L’Âme des reines », dont une partie des bénéfices a été reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du centre Alsace » de Sélestat, et « Vivre comme avant », une association de soutien aux femmes qui ont été touchées par le cancer du sein. Une action de solidarité très appréciée. « Nous allons enchaîner en élaborant une deuxième cuvée. Nous serons à nouveau présentes au 30e salon des vins de Rouffach en novembre 2018. Nous comptons également reprogrammer une séance de bouchage et débouchage de bouteilles à la confrérie Saint-Étienne en janvier 2019. En mars, nous organiserons un repas en l’honneur de la reine, Margaux Jung. Et, évidemment, nous nous mobiliserons, comme chaque année pour le grand rassemblement des confréries viniques à Strasbourg en juin 2019 », complète Claudia Renel. La troisième soirée de gala aura lieu le premier jour de la 72e foire aux vins d’Alsace de Colmar le 26 juillet 2019.

« Dans tous les cas, nous sommes et nous serons mobilisées et visibles. Nous avons le soutien du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, de l’ensemble de la profession viticole et d’autres partenaires nous rejoignent. » Claudia Renel en veut pour preuve que, cette année, la nouvelle reine s’est vue mettre à disposition, pendant un mois, une voiture « par un de nos nouveaux sponsors. Nous progressons, nous avançons. Nous sommes une association dynamique pour la promotion de la foire, des vins d’Alsace et du vignoble. » La journée s’est ensuite poursuivie avec la visite des stands puis, en soirée, par l’animation d’un « Instant divin » avec Jean-Paul Goulby.

10e anniversaire d’Ampelys

Une belle aventure humaine

Vie professionnelle

Publié le 10/08/2018

Après les salutations du directeur de la Coopérative agricole de céréales (CAC), Jean-Marc Schacherer, le responsable d’Ampelys, Jean-Michel North a rappelé que cette marque dédiée à l’activité viticole de la coopérative est née en 2008 de la fusion de la coopérative agricole de Wintzenheim Espace Vigne Nature et de la filiale Agrovit. « Que de chemin parcouru en dix ans ! C’est une belle aventure humaine. Mais, c’est surtout un état d’esprit. Nous essayons d’avoir une culture d’innovation afin de vous proposer les solutions les plus performantes pour vos entreprises », souligne Jean-Michel North.

Cette politique dynamique passe par la fourniture de produits adaptés. À commencer par les bouteilles. « Pour nous, une bouteille n’est pas un simple récipient en verre destiné à contenir du vin. Elle est avant tout un moyen de valoriser le produit qu’elle contient. Et doit donc véhiculer une certaine image du vin et du domaine qui l’élabore », précise Jean-Michel North. Dans ce domaine, Ampelys travaille en partenariat avec Verralia.

De la bouteille vide au carton fermé

Le bouchon, quant à lui, doit répondre à une neutralité gustative et garantir la régularité de l’étanchéité. « Les bouchons Diam, pour les vins tranquilles, et Mytik, pour les vins effervescents, apportent les meilleures garanties pour ces deux critères. Et l’innovation Origine by Diam répond tout à fait aux demandes sociétales actuelles », ajoute Jean-Michel North. Des propos complétés Alain Schmitt, œnologue et directeur de la région Est pour Diam : « Cette innovation permet de gagner la confiance d’un nombre croissant de viticulteurs. Diam est le premier bouchon vendu en Bourgogne, mais également en Alsace. Cette soirée doit nous permettre, en toute convivialité, de vous le présenter techniquement. »

Enfin, la troisième gamme à laquelle s’intéresse Ampelys concerne l’emballage : cartons, coffrets cadeaux ou encore les box. « Au-delà des produits, nous essayons d’avoir une approche globale avec des solutions de packaging donnant une cohérence d’image, explique Jean-Michel North. D’où notre autre slogan : de la bouteille vide au carton fermé. Cette approche globale est possible grâce à Alliance Packaging Alsace, notre union de moyens construite avec Allure Communication et la société Costral. » Avec qui un partenariat avait été lancé lors de la foire aux vins d’Alsace de Colmar en 2016.

Cette soirée, qui a été l’occasion de féliciter, une nouvelle fois, le dirigeant de Costral, Frédéric Kuhlmann, pour l’obtention du prix de l’innovation, s’est poursuivie par une dégustation originale de grands vins effervescents bouchés avec Diam Mytik, animée par les responsables de l’entreprise présents, Charlotte Marchand et Alain Schmitt.

Crédit Agricole Alsace-Vosges

Déguster ou vivre le vin

Vigne

Publié le 10/08/2018

« En Alsace, la vigne contribue fortement à l’attractivité de notre territoire », explique dans ses mots de présentation, le président du Crédit Agricole Alsace-Vosges Henri Buecher. « Notre ancrage auprès de la viticulture alsacienne est très important. Nous sommes le partenaire de confiance de la viticulture et de ses acteurs. Nous travaillons avec tout le monde : les vignerons indépendants, les entreprises de négoce, les coopératives. Nous avons été à vos côtés, notamment, lors de cette récolte 2017 qui a été impactée par le gel. La production en a été affectée », complète le directeur général Pierre Fort… Pour cette année 2018, malgré quelques épisodes difficiles, globalement, les conditions sont plus satisfaisantes. La vendange s’annonce généreuse avec plus d’un million d’hectolitres annoncés. Et, au-delà de la quantité, la qualité doit permettre de poursuivre le travail engagé depuis de nombreuses années.

« L’Alsace est petite, ses vins sont grands. Nous devons donc poursuivre le développement des ventes des vins d’Alsace en France et à l’étranger qui ne concernent actuellement que 26 % des ventes à l’export. Un chiffre en baisse ces dernières années, qui résulte parfois d’une concurrence entre les acteurs alsaciens eux-mêmes. Une concurrence parfois destructive de valeur alors que nous devrions grossir le gâteau en prenant des parts de marché à la Bourgogne, aux vins allemands ou à ceux du nouveau monde », ajoute Pierre Fort. Pour autant, il observe que le chiffre d’affaires global de la viticulture alsacienne est jusqu’à présent préservé, même s’il faut être prudent concernant les stocks de vin en vrac. Il poursuit en rappelant les mesures d’accompagnement mises en place par le Crédit Agricole Alsace-Vosges pour les professionnels.

« Je suis optimiste et enthousiaste quand je vois les initiatives et la convergence des acteurs de la filière. Je pense à ces terroirs extraordinaires qui font la richesse des vins d’Alsace. Je pense à ce vignoble fer de lance en matière de bio. Je pense à ces espaces conviviaux qui permettent les dégustations et ces animations. Je veux saluer la démarche actuelle du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace concernant ses actions de communication pour renforcer la notoriété des vins d’Alsace. Je pense à la génération Y qui s’implique pour la promotion des vins d’Alsace », poursuit Pierre Fort qui souligne les partenariats existants avec l’université de Strasbourg et la participation du groupe bancaire au premier hackathon du vignoble.

« Le terroir n’a pas de critère »

Bruno Quenioux, fils de vignerons de Cheverny dans la Loire, est chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres. Autodidacte en viticulture, il a pourtant intégré les caves Legrand à Paris en 1988 avant d’être recruté par les galeries Lafayette pour assurer la sélection des vins de la gamme « Lafayette Gourmet ». Avec succès puisqu’il découvre ses nouveaux « modèles » tels que les domaines Dugat-Py ou encore Gauby. En 2008, il quitte ce groupe et continue de promouvoir le vin comme un produit « naturel ». Aujourd’hui encore, il est consultant pour le site « Ventealapropriete.com » et la marque d’accessoires « L’Atelier du Vin ». Il intervient également à « l’École du Vin et des Terroirs » dans le cadre d’un cours baptisé « Désapprendre à déguster ». Car, son credo est d’abolir la frontière entre les amateurs de vins et les experts.

Bruno Quenioux ne conçoit pas le vin comme une affaire de science, mais de sensibilité, de perception. Contrairement aux œnologues qui s’intéressent aux molécules du vin, il aime percevoir « la poésie active entre ces molécules ». Il invite à réfléchir sur le sens du mot « déguster » qu’il trouve trop violent, car il vise à décomposer les goûts. Il lui préfère le verbe « goûter ». Lors des dégustations de vins, les gens sont selon lui dans une posture et non dans un état. « Or, il est essentiel qu’ils puissent vivre le vin. Les cours de dégustation sont terribles. On cherche à faire en sorte que tout le monde fasse le même vin. Or, il ne faut jamais oublier et supprimer les défauts œnologiques. Un vin ne peut pas plaire à tout le monde. Et il ne doit pas plaire parce que l’expert l’aime ». Bruno Quenioux cite l’exemple d’une époque où il n’a pas aimé le vin considéré l’époque comme le plus grand vin du monde et qui, aujourd’hui, est passé de mode. « Le producteur avait trouvé les critères de l’époque. Mais, le terroir n’a pas de critères. Ce vin n’était qu’un effet de mode. Tant le producteur que le dégustateur, qu’il soit expert ou amateur, doit rester lui-même. C’est là, qu’au bout, chacun, va rencontrer son terroir », estime Bruno Quenioux.

« Le vin est un outil d’élévation de l’homme »

Pour apprécier un vin, il est nécessaire, selon lui, d’en appeler à nos cinq sens. « Il faut vivre le vin, pas le juger. La qualité d’un cru n’est pas perceptible tout de suite. En élaborant ses cuvées, le vigneron ne doit pas se fixer comme objectif de séduire le consommateur ».

Il rappelle toute la mythologie du vin : « La vigne, est une plante solaire au départ. L’homme, en la mystifiant, va en faire une plante terrestre. Or, c’est une plante sacrée. Tout un tas d’énergies se mêlent. Et, quand, plus tard, on ouvre une bouteille, on boit de la géographie, de la géologie, de l’histoire, de la science, mais aussi de la mythologie car des êtres avant nous ont créé nos merveilleux vignobles », insiste Bruno Quenioux.

Le public est invité à poser des questions. « Que pensez-vous de cette fameuse phrase : In Vino veritas ? ». La réponse de Bruno Quenioux est immédiate. « Le vin juste révèle la vérité. Et c’est pour cela qu’au bout de la dégustation, on se prépare à une vérité en nous, à une communion. Cette dernière est nécessaire. Aujourd’hui, les gens ne trinquent plus. Il n’y a plus de communion. Le vigneron, lui, créée cette unité alors que le dégustateur divise ».

« Faut-il revenir à un langage poétique pour parler du vin, ou faut-il rester à ce langage analytique ou, au contraire, produire un discours synthétique pour parvenir à une meilleure communion entre les gens ? ». Pour le conférencier, « le vin est un outil d’élévation de l’homme. Mais, on a créé des jargons qui rendent totalement dépendants. Cela engendre un blocage du plaisir. Les initiés doivent développer un langage transversal, compréhensible de tous. Nous avons tous un goût. Mais, devant le vin, les gens n’osent plus s’exprimer. Avec ces dégustations, on a complètement nié le goût des gens. Et c’est vrai dans tous les métiers. Nous n’apprenons rien à celui qu’on a tué », réponds Bruno Quenioux. Il invite tout à chacun à déclencher le germe de sa propre connaissance.

« Faut-il produire des vins authentiques ou originaux ? » Le conférencier botte en touche et affirme ne pas avoir les outils nécessaires pour répondre.

« L’appellation d’origine contrôlée (AOC) devient-elle obsolète parce qu’elle ne tient précisément pas ses promesses dans la justesse et la vibration du vin ? ». Bruno Quenioux estime que les prescripteurs de vins ont « des responsabilités très lourdes car on a édifié l’appellation en termes de label de qualité. C’est une erreur. L’appellation aurait dû être utilisée pour des gens comme nous. Mais, très vite, la facilité commerciale a fait que ce n’était pas le cas. Les AOC ne pourront perdurer que si la profession arrête de se soumettre à la notion du rapport qualité/prix. C’est ce qui a conduit à la désespérance des vignerons de qualité. C’est à nous, à vous, de croire en votre vin et de le vendre au juste prix par rapport à sa qualité, à son expression », conclut Bruno Quenioux.

Union des œnologues de France

53 médailles alsaciennes aux Vinalies 2018

Vigne

Publié le 09/08/2018

53 médailles alsaciennes figurent dans le palmarès des Vinalies 2018, qui comprend un total de près de 900 vins, et quatre eaux-de-vie qui ont été distingués d’un grand prix d’excellence, d’un prix d’excellence ou d’un prix des Vinalies. Organisé depuis plus de trente ans par l’Union des œnologues de France, ce concours national s’est déroulé cette année les 7 et 8 avril à Bordeaux. Il vise à « mettre les différentes régions viticoles françaises à l’honneur et à saluer le travail des producteurs », explique Émilie Lejour, responsable des Vinalies pour l’Alsace. Le jury des Vinalies est composé d’œnologues français. Les vins sont dégustés à l’aveugle et évalués en termes de qualité et de typicité. Les cuvées récompensées en Alsace sont très majoritairement issues de coopératives ou de grandes maisons de négoce, comme la cave Jean Geiler à Ingersheim, Wolfberger, Bestheim, caves de Beblenheim et Hunawihr, Arthur Metz, le domaine viticole de la ville de Colmar, les maisons Pierre Sparr, Cattin, Hauller, Willm, Klipfel et Jean Becker. À noter que les Rieslings (18 médailles), les gewurztraminers (10) et les crémants (9) ont été les plus honorés. Avec une belle représentation des grands crus et des crémants rosés.

Atelier des millésimes anciens

La nature aime-t-elle les cycles réguliers ?

Vigne

Publié le 09/08/2018

Un record. Pas moins de 30 personnes (du jamais vu) se sont inscrites pour ce premier atelier consacré aux millésimes anciens. « Nous ne pouvons pas accueillir davantage de monde si nous voulons favoriser les échanges pendant la dégustation », se félicite le délégué général de la confrérie Saint Étienne, ÉricFargeas. Un rapide tour de table permet de constater que seules quatre personnes viennent pour la première fois. Toutes habitent en Alsace où dans les départements limitrophes. Une grande majorité déguste du vin plus ou moins régulièrement. ÉricFargeas débute cet atelier en présentant la confrérie Saint Étienne. L’occasion de rappeler que son siège se trouve au château de Kientzheim depuis 1973 et que l’œnothèque rassemble désormais plus de 60 000 bouteilles. « Tout au long de l’année, nous organisons des ateliers et des chapitres. Le prochain, le 22 septembre, sera consacré au bio et celui du 20 octobre aux femmes. Deux thèmes chers à Martine Becker, Grand Maître 2018 de la confrérie », ajoute ÉricFargeas.

Les vins d’Alsace vieillissent bien

La dégustation débute. Elle est présentée par le chancelier receveur Jean-Paul Goulby, le major de l’année passée, Christian Beyer, et celui de cette année, Ignace Kuehn. « Vous allez déguster des vins qui, au fil des années, prennent de la valeur. Cela va être l’occasion de constater que, 30 années après, ils tiennent toujours la route. C’est maintenant qu’il faut acheter et consommer ces vins d’Alsace. C’est aussi l’occasion de préciser et de répéter que les vins d’Alsace se gardent bien, qu’ils vieillissent comme d’autres vins de l’hexagone », annonce Jean-Paul Goulby. Le thème choisi, celui des années en huit, permet de le constater dès le premier vin présenté. Il s’agit d’un Auxerrois 1998 de la maison Barmes Buecher à Wettolsheim. Une occasion de rendre hommage à François Buecher, parti bien trop rapidement, et qui a lui-même été membre de la confrérie Saint Étienne. Le vin dégusté est localisé sur des parcelles situées au niveau du Herenweg. « Sa robe est très marquée par le millésime. On trouve des tons jaunes, or, vif avec de superbes reflets. Le nez nous emmène sur des notes de fruits confits, d’abricots surmûris. Il est très expressif et ouvert. L’attaque en bouche est souple et se termine de façon fine et droite. C’est un vin d’une grande fraîcheur, avec un côté minéral, salin et qui ne donne pas d’impression de sucrosité, avec au contraire une légèreté persistante. Ce vin n’est pas issu d’un grand cru, mais montre un beau potentiel de garde qui n’est pas encore terminé », explique Christian Beyer. La dégustation se poursuit avec un riesling Schœnenbourg de la maison Hueber 1998, un riesling de chez Klipfel 1988, un tokay pinot gris de la cave de Sigolsheim 1988, un riesling de chez Gisselbrecht 1978, un muscat de la cave de Bennwihr 1978, un tokay de chez Pierre Sparr 1968 ou encore un gewurztraminer de chez Kuehn 1968. « Cette dégustation nous permet de voir qu’à chaque fois, et quel que soit le terroir, la touche du viticulteur est très influente dans la concentration des vins », se félicite Ignace Kuehn.

De superbes vins

Pendant toute la durée de la dégustation, les échanges permettent de rehausser encore l’appréciation des vins et la connaissance du public. Ce dernier est ravi. « Je suis un vrai amateur des vins d’Alsace qui, pendant des années, s’est formé dans des clubs de vins. Ce n’est pas la première fois que je viens à un tel atelier à la foire aux vins. Car c’est une occasion unique de déguster des produits exceptionnels, comme un gewurztraminer 1968 ou un riesling 1978. Ailleurs, on n’en trouve quasiment plus », explique Jean-Baptiste Muller, venu avec son épouse de Village-Neuf. « Pour ma part, je suis venu pour découvrir ces vieux millésimes. Nous avons appris énormément de choses pendant cette dégustation. Nous avions face à nous des vins magnifiques présentés par des gens passionnés », se félicite Jean-Christian Haudy d’Holtzwihr. La dégustation a également permis de réunir des amis, dont un groupe de onze jeunes personnes. « Personnellement, j’habite à Verdun, la ville de mon épouse. Nous nous sommes tous retrouvés pour ce week-end en Alsace. La foire aux vins est un moment de partage tout comme cet atelier. Nous avons découvert de superbes vins », conclut Nathan Probst.

71e foire aux vins d’Alsace de Colmar

Un bon cru malgré la chaleur

Pratique

Publié le 09/08/2018

Un soulagement. La présidente de Colmar Expo SA Christiane Roth et le directeur des foires et salons Christophe Crupi n’ont pas caché leur soulagement, et leur satisfaction, lundi après-midi 6 août, au lendemain de la fin de cette 71e foire aux vins d’Alsace. La canicule n’a pas effrayé le public qui a été fidèle à la manifestation. « 280 878 visiteurs, c’est effectivement satisfaisant. C’est même une performance. Avec ses 90 608 entrées, le festival enregistre 33 % de nos entrées. La foire, elle, a attiré, 190 270 personnes. Avec cette météo et une journée en moins par rapport à l’année passée, il y a donc tout lieu d’être positif », se félicite Christiane Roth. Un constat cependant. Avec cette chaleur, et comme en 2003, il y a eu une baisse des entrées le matin et l’après-midi. Les arrivées ont été plus tardives, à partir de 18 h -19 h. La journée la plus fréquentée a été celle du samedi 4 août avec 38 000 visiteurs. « Cela s’explique par la programmation du festival avec les Kids United suivis par la nuit blanche », précise Christophe Crupi. Un festival qui a ravi le public avec une programmation toujours plus ouverte et pour tous les goûts. D’Indochine à Santana, en passant par Scorpions, Julien Clerc, Louane ou encore Lenny Kravitz. « Cette qualité artistique, ce sans-faute technique, ces enchaînements sur scène, c’est aussi cela la force et la réussite du festival de la foire aux vins », ajoute Christophe Crupi. Sans oublier cette confirmation : l’avancée des dates de la foire aux vins depuis deux ans permet d’avoir ce programme riche et varié.

Halle aux vins climatisée et nouveau hall 6

La foire aux vins, c’est aussi tout ce programme d’animations, plus de 500 heures, destinées à tous les publics de tous les âges. Les spectacles au Cabaret Colmarien avec la dernière de Jean-Marie Arrus (il reste dans le staff de l’organisation) et l’arrivée de Marlyse Riegenstiehl ont connu un véritable succès populaire. Tout comme les « Cook Shows » animés par Nicolas Rieffel, les shows de danses de l’ASPTT Colmar, le rallye cyclo, l’hommage à Johnny Hallyday par Johnny Vegas ou encore la deuxième parade des passionnés de Harley Davidson. Il faut également retenir l’ambiance du fameux hall 6 qui a vibré au son quotidien des « Lacs du Connemara ». « Pour 2019, ce hall va évoluer dans un nouvel environnement et une partie en plein air qui va être reconfigurée. Le tout, dans la continuité, mais sous une autre forme. Nous souhaitons garder ce côté mythique du site, ce lieu de rendez-vous », note Christophe Crupi. La Halle aux vins quant à elle, sera climatisée l’an prochain, pour le plus grand soulagement des spectateurs, mais également des exposants de ce haut lieu de la dégustation de vin. La foire va intensifier son attractivité digitale comme elle l’a déjà fait cette année avec une forte activité sur son site internet et les réseaux sociaux. Au niveau des exposants, hors viticulteurs et parc agricole, le bilan est cependant plus mitigé que l’année passée. « Ils ont ressenti la baisse de la fréquentation. Mais, malgré ces complications, la foire aux vins reste pour eux une plateforme importante pour leur entreprise. Il y a des exposants qui ont mieux travaillé que par le passé, d’autres moins. C’est donc très variable. Nous constatons simplement que les professionnels reviennent. Ils sont plus de 85 % à nous êtres fidèles. Certains, depuis très longtemps », précise Christophe Crupi.

Clients présents et contacts enregistrés

Le vin pour sa part a été à nouveau bien mis en valeur lors de cette édition. Les conférences professionnelles du matin ont été très fréquentées tout comme les Afterwine. Le public aura pu apprécier les présences de deux sommeliers de talent : Valère Roussel et Frédéric Schaetzel. Ils ont proposé des dégustations commentées de haut niveau. De grands moments de partage en faveur des vins d’Alsace. Tout comme les trois dégustations de millésimes anciens proposées par la confrérie Saint-Etienne dont la première, « les années en 8 » a affiché complet. La soirée de gala des Reines des vins d’Alsace a également attiré un très large public tout comme les incontournables stands de la feuille de Vigne dans la Halle aux vins et des vins d’Alsace dans le hall 4 sans oublier les « Instant Divins » proposés chaque soir. Présents aux quatre coins du Parc-Expo, les viticulteurs ont accueilli leurs clients tout comme, au parc agricole, les concessionnaires et entreprises du monde agricole. « De nombreux professionnels nous ont dit qu’ils ont vu leurs clients et qu’ils ont enregistré de bons contacts. Même si, en journée, sous la canicule, le temps semblait parfois plus long », remarque Christophe Crupi. Des professionnels ont ainsi lancé l’idée d’un changement d’horaire pour le parc agricole avec une ouverture décalée en journée et une fermeture plus tardive. Enfin, au cœur du parc agricole, le stand commun du Paysan du Haut-Rhin, de l’Est Agricole et Viticole, de la Chambre d'agriculture Alsace, de Groupama Grand Est et de la Mutualité Sociale Agricole a animé les lieux en recevant de nombreuses visites et animant ou en co-animant de nombreux moments conviviaux comme le lancer de ballons lors de la journée du parc agricole, la soirée des exposants sur le stand ou encore, les deux samedis, le petit marché. Ce dernier a permis à des producteurs locaux d’être accueillis sur les stands des exposants et de proposer à la dégustation leurs produits au public de passage. « Malgré la chaleur et la venue tardive des visiteurs, on a retrouvé comme chaque année cette convivialité caractéristique de la foire aux vins. Il y avait également davantage d’animations au parc agricole. Cela a permis d’attirer plus de monde », conclut Libertad Galli, chef du service commercial du PHR et de l’EAV.

Soirée des exposants

Les étoiles du parc agricole

Pratique

Publié le 03/08/2018

Une cinquantaine de représentants des exposants a répondu à l’invitation de Laurent Rimelin, président du Paysan du Haut-Rhin et de Sophie Schwendenmann, directrice du Paysan du Haut-Rhin et de l’Est Agricole et Viticole. Parmi eux, le directeur des foires et salons Christophe Crupi et les représentants de la société Costral, au premier rang desquels son dirigeant, Frédéric Kuhlmann. Ce dernier n’a pas caché sa fierté d’avoir reçu le prix de l’innovation 2018 pour son embouteilleur. « Les étoiles multiformats permettent un changement de format de bouteilles en quelques secondes, sans démontage et sans stockage. Il suffit d’ajuster les étoiles, sans outil, au diamètre extérieur de la bouteille par fermeture ou ouverture des pinces. Lors de la mise en bouteilles, les pinces permettent un maintien et un centrage précis de la bouteille lors de chaque transfert vers la tireuse puis vers la boucheuse. Cet outil est proposé sur un groupe d’embouteillage de grande et surtout de petite cadence, grâce à une réduction de la mécanique, tout en garantissant longévité et robustesse. Cela permet à nos clients d’avoir un véritable gain de productivité. Les premiers clients sont des prestataires de service mobile. C’est la première fois que nous exposons publiquement cette nouveauté. Nous le faisons ici à la foire aux vins pour mieux la promouvoir. Ce prix de l’innovation va nous apporter un coup de projecteur encore plus large et nous nous en félicitons », explique Frédéric Kuhlmann.

Revoir les horaires d’ouverture ?

Pour le parc-expo, cette soirée est l’occasion de prendre la température du parc agricole. Christophe Crupi salue les professionnels : « Nous sommes sur un lieu emblématique de la foire. Nous sommes très attachés à promouvoir et à faire vivre la foire aux vins. Nous avons un lourd héritage, un lourd patrimoine. Nous devons allier tradition et modernité. Cette tradition passe notamment par la promotion des vins d’Alsace avec le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. Elle passe également par le parc agricole. Merci à ce titre au PHR et à l’EAV qui facilitent le lien et les échanges avec les professionnels ». Il rappelle qu’un comité des exposants se réunit chaque année pour trouver de nouvelles idées. « Ce comité de réflexion est ouvert à toutes et à tous. Nous accueillons toutes les bonnes idées. Merci aux exposants qui nous suivent dans nos idées parfois loufoques». «Cette année, nous vous avons proposé le marché paysan les samedis pour dynamiser la fréquentation de cette journée », précise la directrice du PHR et de l’Est agricole et Viticole Sophie Schwendenmann. Une réflexion en mouvement. Les conditions météorologiques, notamment les épisodes caniculaires de plus en plus fréquents incitent à se poser la question des horaires d’ouverture du parc agricole. La réflexion est lancée. Elle s’est poursuivie tout au long de la soirée autour d’un buffet et du verre de l’amitié.

71e foire aux vins régionale des vins d’Alsace

Le vin au cœur de la fête

Vigne

Publié le 02/08/2018

Le second personnage de l’État en rang protocolaire derrière le Président de la République a captivé l’auditoire venu assister à cette inauguration. Ses analyses sur la réforme territoriale ont ébranlé les certitudes des uns et des autres. Gérard Larcher en a profité pour rappeler que « l’Alsace est au cœur de l’Europe. À ce titre, elle a un rôle majeur à jouer dans la dynamique du Rhin supérieur ». Son passage pertinent sur le vin et la viticulture a séduit la profession et les organisateurs de la foire aux vins. « C’est un plaisir pour moi d’être présent à cette manifestation qui est la troisième foire de France. Depuis 1948, elle a reçu onze millions de visiteurs. Ils ont tout d’abord été attirés par ce qui est sa signature : les vins d’Alsace. Ensuite par ses spectacles, ses animations et son festival. C’est un événement majeur de l’été dans cette région, un événement populaire », explique Gérard Larcher. Il cite tour à tour Benjamin Franklin pour faire un lien entre la bière et le vin, puis Paul Claudel pour rappeler l’histoire millénaire de la viticulture occidentale, sans oublier le verset 2, chapitre XV de l’Évangile selon Saint-Jean pour associer les vignerons et le législateur. « Les premiers taillent dans la vigne et le second créé des lois sur mesure ». Enfin, Montaigne n’est pas oublié : « Servez-leur de bons vins, ils vous feront de bonnes lois ». Une leçon de connaissances où s’entrecroisent humour, culture et histoire !

« Vos vins ont une histoire »

Gérard Larcher détaille l’importance de la filière viticole en France, qui représente un excédent commercial de 11,5 milliards d’euros, le second derrière l’aéronautique. Intronisé en 2013 par la confrérie de Scherwiller, le président du Sénat connaît bien la profession viticole de la région, et insiste sur l’importance de cette filière pour l’Alsace : « Vos vins ont une histoire. Ce sont eux qui ont fait l’Alsace, avec l’excellence des cépages, l’expertise des hommes et des vignerons. Vos vins sont un élément important de l’identité alsacienne. Je tiens à rendre hommage aux professionnels qui portent les vins d’Alsace. Car le vin, c’est la rencontre entre un cépage, un terroir, le talent d’un producteur et le goût d’un amateur ». Des propos appréciés et salués par des applaudissements chaleureux.

Valoriser, conquérir, réunir

Le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a présenté la politique dynamique qui a été engagée par la profession ces derniers mois, avec la diffusion d’un film promotionnel, un nouveau logo symbolisé par les initiales des vins d’Alsace en majuscules, « VA ». Un logo et une politique qui illustrent le renouveau de la filière, fière de ses vins et de sa région, et son désir de conquérir de nouveaux marchés. « Les vins d’Alsace s’apprécient déjà dans 134 pays dans le monde. Mais, face à une concurrence toujours plus acharnée, nous nous devons de mieux communiquer, de mieux valoriser nos produits, de promouvoir nos trésors. Nous devons expliquer les vins d’Alsace aux consommateurs. Nous sommes donc passés à l’offensive. N’oublions pas que l’Alsace réunit tous les terroirs du monde. Nous sommes la référence en vins blancs secs. Nos vins d’Alsace sont adaptés à toutes les cuisines. Et nos vins sont portés par des visages humains derrière chaque étiquette. Nous sommes champions de France de la vente au caveau. Nous sommes également les fers de lance de la viticulture biologique avec un vignoble qui est le plus écologique de l’hexagone. Sans oublier notre remarquable route des vins d’Alsace », plaide Gilles Neusch. Une impressionnante progression qualitative des vins d’Alsace qui peut se vérifier jusqu’au 5 août à la foire aux vins d’Alsace.

« La foire s’est adaptée à son temps »

Les autres interventions de cette matinée inaugurale ont permis à la présidente de Colmar Expo - et surtout présidente de la délégation de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Colmar et du Centre Alsace - de s’inquiéter de la suppression annoncée des ressources fiscales de cette chambre consulaire. Soit 400 millions d’euros (M€) de moins sur quatre années pour tout le réseau des CCI, dont 10 M€ rien que pour l’Alsace. Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a également évoqué la réforme territoriale, s’exprimant « pour une fusion des deux départements pure et simple, et sans condition ». Quant à Christophe Crupi, directeur des foires et salons de Colmar Expo, il a déclaré : « Après la 70e édition où nous avons dépassé le cap des 300 000 visiteurs, nous sommes de retour avec un grand objectif : faire encore mieux. La foire s’est adaptée à son temps en proposant régulièrement des nouveautés. Cette année, nous cherchons à valoriser encore davantage les vins d’Alsace en lien avec toutes les familles professionnelles du vignoble. Il y a des nouveautés, comme le petit marché agricole, et toujours des animations qui font la force de la manifestation. Sans oublier le festival avec ces 12 concerts ». Le mot de la fin est revenu au trio royal sortant, composé de la Reine des vins d’Alsace 2017-2018, Justine Schmitt, et de ses deux dauphines, Marie Grund et Clémence Bleger. Tout était en place pour couper le ruban de cette 71e édition. Désormais grande ouverte !

Trompeter et fils

Nouveautés et animations

Technique

Publié le 01/08/2018

Avec la chaleur qui écrase le Parc-Expo de Colmar depuis le début de la 71e foire aux vins, attirer du monde, notamment au beau milieu de l’après-midi, relève d’un exploit. « Nous essayons de proposer différentes animations sur le stand. C’est le cas avec le petit marché fermier les deux samedis. C’est une idée innovante que j’avais soumis au comité des représentants du parc agricole. Elle a été retenue. Et cela semble avoir bien plu. Nous avons accueilli Christophe Rué d’Osenbach avec ses glaces. Le public a répondu présent tout en s’intéressant à notre matériel », se félicite Pascal Trompeter. Une autre animation était proposée mercredi lors de la journée du parc agricole avec un apéritif musical et la présence sur le stand de Bruno, agriculteur de l’émission télévisée « L’Amour est dans le pré », l’après-midi. Enfin, ce dimanche 5 août, la société Trompeter reçoit Alfred Baumgart, un bûcheron retraité de Hochstatt et ancien champion de France, d’Europe et vice-champion du monde de sculpture bois à la tronçonneuse. « Il sera présent de 14 h à 16 h avec son matériel et va faire des démonstrations », ajoute Pascal Trompeter. À noter également les kartings à pédales mis à la disposition des enfants pour faire le tour du parc agricole comme chaque année.

Conseils techniques

Mais, la société Trompeter n’oublie pas son cœur de métier, raison pour laquelle elle est fidèle à la foire aux vins et à son parc agricole. Ses fournisseurs sont présents pour promouvoir le matériel exposé. C’est par exemple le cas de Patrick Hugel de la société Otico qui commercialise des pneus et rouleaux issus de la technologie Farmflex®. La marque propose un système qui repose sur l’utilisation de pneu semi-creux, ce qui lui confère des caractéristiques particulièrement intéressantes pour les applications agricoles. Elle met également en valeur son partenaire indien MRL, leader dans le pneu semi-automatique en Europe pour, notamment, le travail du sol. Trompeter axe également sa communication avec un autre fournisseur de pneus agricoles, les pneus Vredestein. Sur le stand, on a également pu croiser le responsable des ventes du lubrifiant Minerva et Gilles Desmouly, le responsable de la société BKT Benoît Gegout. « Ce sont des partenaires qui nous aident à présenter les produits, à faire les promotions et sont à nos côtés pour apporter les conseils techniques à nos clients », précise Pascal Trompeter. Enfin, on retrouve les produits de la marque Kioti avec le tout dernier Mechron 4X4 UTV. Une nouveauté qui peut intéresser un très large public de professionnels et de privés. Grâce à ses quatre roues entièrement indépendantes, sa suspension arrière double (bras A double) et sa suspension arrière de type MacPherson, ils bénéficient d´une conduite stable et sécurisée, en terrain difficile comme en terrain lisse.

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