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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Margaux Jung, reine des vins d’Alsace 2018

Vigne

Publié le 01/08/2018

Après une première soirée réussie l’an passé, le comité des reines des vins d’Alsace, présidé par Claudia Renel, a renouvelé l’événement, toujours au cabaret colmarien, et toujours en ce début de foire aux vins. « Le concept avait séduit. Nous l’avons donc reconduit en améliorant l’organisation. Nous sommes heureux de constater que le public a répondu présent », se félicite Claudia Renel. Parmi les participants, on pouvait reconnaître le maire de Colmar, Gilbert Meyer, le président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Didier Pettermann, et celui de l’Association des viticulteurs d’Alsace, Jérôme Bauer. Au cours de la soirée, les tables non réservées se sont bien remplies. « Nous voulions aller voir Indochine, mais c’est complet. Nous avons espéré jusqu’au dernier moment. Peine perdue. Du coup nous avons visité la foire. Et, par hasard, nous nous sommes arrêtés ici. Nous avons décidé de dîner tout en suivant la soirée. Elle a été très intéressante. Le spectacle m’a impressionné. Le concept de reine, je connaissais. Celle qui a été choisie semble connaître la viticulture. C’est apparemment l’objectif, si j’ai bien compris. C’est sympa. J’aime bien les vins d’Alsace. Avec mon épouse, nous dégustons du riesling avec le repas », témoigne Jean-Paul Fauviau qui, avec son épouse Suzanne, est de passage en Alsace pour quelques jours. Le couple habite à une dizaine de kilomètres de Nantes.

La dernière de Jean-Marie Arrus

La soirée est ouverte par la présidente de Colmar Expo, Christiane Roth. « Nous organisons une soirée avec le comité des reines des vins et le Civa depuis deux ans. Un trio a été désigné. Vous allez connaître la nouvelle reine et ses dauphines, assister à un superbe spectacle et passer une bonne soirée. La reine et ses dauphines sont partout dans le vignoble et ailleurs pendant une année. Je tiens à rendre hommage au trio sortant, qui a toujours été soudé pour la promotion des vins d’Alsace », souligne Christiane Roth. Un avis que partage Didier Pettermann : « Vous êtes toutes des ambassadrices des vins d’Alsace. Et c’est vrai depuis 1954. Nous en profitons pour saluer la première reine, Marguerite Binner-Bannwarth, qui est présente à cette soirée. Et pour rappeler que nos reines sont élues pour la qualité de leur présentation et leurs connaissances du vignoble et des vins d’Alsace ». Le comité des reines existe depuis sept ans. Il a été impulsé par les deux précédentes présidentes : Marie-Odile Goefft et Martine Guth. La soirée se poursuit avec le repas et le spectacle présenté par Jean-Marie Arrus. Un moment d’émotions pour ce dernier, qui officie à cette responsabilité pour la dernière fois. D’ailleurs, ce soir-là, comme pour toute la durée de la foire, il est secondé par celle qui va lui succéder : Marlyse Riegenstiehl. Comme chaque année, le spectacle est magnifique.

Avec fierté et honneur

Le moment tant attendu arrive. Avec émotion, le trio sortant va céder sa place. La reine 2017-2018, Justine Schmitt, et ses dauphines Marie Grund et Clémence Bléger sont invitées à venir sur scène. Elles rappellent leurs joies et les bons moments passés au cours de cette année très chargée. Le nouveau trio entre en scène. Didier Pettermann invite Marguerite Binner-Bannwarth à venir annoncer le nom de la nouvelle reine des vins d’Alsace. Il s’agit de Margaux Jung. Âgée de 24 ans, elle est originaire de Riquewihr. Sa candidature a été poussée par sa famille, et notamment son grand-père, Roger Pontius. Ce dernier, âgé de 88 ans, la rejoint sur scène pour une photo de famille. Le moment est très intense. Les deux dauphines sont Flore Ansel et Pauline Husson. La première est âgée de 21 ans et est originaire de Turckheim. La seconde est âgée de 27 ans et est originaire de la vallée d’Orbey.

Quelques minutes après les traditionnels discours, les photos et autres témoignages d’affections de sa famille, Margaux Jung accepte de répondre à nos questions. Elle est issue d’une famille de viticulteurs : le domaine Jung Gustave et fils à Riquewihr. Elle termine un master en septembre et va poursuivre son cursus avec un Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole (BPREA) spécialisé dans le vin à Rouffach. « À terme, mon objectif est de reprendre le domaine familial », précise la nouvelle Reine, très étonnée d’avoir été élue. « Tout a démarré par une simple candidature et une présentation vidéo. Quand j’ai été présélectionnée, j’ai rigolé et j’étais déjà très contente. Nous n’étions plus que sept. À l’entretien, je me suis dit que c’était fichu. Toutes les filles avaient bien préparé et moi, la veille de mon passage, je suis allée à Strasbourg assister à la finale de la coupe du monde de football. Paradoxalement, je suis arrivée à cet entretien sereine et tranquille. Quand, ensuite, j’ai été rappelée, j’étais surprise », raconte la nouvelle reine des vins d’Alsace. Lors de cette soirée, Margaux Jung n’imaginait toujours pas que ce serait elle qui serait choisie. « Je compte exercer cette responsabilité avec fierté et honneur. Et je vais le faire avec mes dauphines, Flore et Pauline. Comme le trio précédent, nous allons représenter ensemble les vins d’Alsace, les professionnels, la région. Nous connaissons toutes les trois le vignoble, le métier, les vins. Ça va être une année géniale », conclut Margaux Jung.

SARL Travaux paille commerce et service à Sainte-Croix-en-Plaine

Acheter et vendre de la paille de qualité

Technique

Publié le 29/07/2018

Historiquement, la famille Weiss a toujours vécu de l’agriculture. Aujourd’hui encore, l’exploitation cultive le maïs, le blé, l’orge ou encore le soja. C’est en 1999, suite à un sinistre, que Bernard Weiss décide de diversifier ses activités. Il crée la SARL Travaux paille commerce et service. L’activité consiste à faire de la prestation de service en pressage de paille et de l’achat-revente de paille sur champ. « Nous répondons aux demandes de nos clients qui manquent de paille. Localement, mais également à l’export. Là, un camion vient de partir pour livrer en Suisse et en Allemagne. Parfois, des sociétés servent d’intermédiaires entre nous et les agriculteurs », explique Sophie Weiss qui gère l’entreprise familiale avec son frère, Vincent, et son époux, Emmanuel Kohler. Les clients de l’entreprise sont des éleveurs et des céréaliers. « Nous produisons une partie de la paille sur l’exploitation, mais c’est un tout petit pourcentage de l’activité. Le reste vient de tout le grand est de la France. Cette année, c’est difficile, à cause des inondations et de la faible quantité de paille que l’on trouve en Côte d’Or ou en Champagne-Ardenne », indique Sophie Weiss. Elle ajoute que la paille est convoyée par un transporteur.

Le frein, c’est le prix

Cependant, malgré ces événements climatiques, les stocks sont encore suffisants. Le problème, pour de nombreux agriculteurs, ce n’est pas le manque de paille, mais plutôt de foin, à cause de la sécheresse et du maigre regain. Pour l’activité de la paille, la famille Weiss travaille sur une année calendaire qui va de juin à mai. « Nous traitons 4 000 à 5 000 t de paille à Sainte-Croix-en-Plaine. Environ 1 200 t de paille proviennent chaque année du secteur. Il s’agit principalement de paille de blé, d’orge de printemps ou d’hiver. Mais nous achetons de tout. Suite à un manque de paille de blé, en mai dernier, nous avons acheté de la paille de riz. Une première pour nous. Notre fournisseur est situé en Camargue. La seule difficulté, c’est le prix, forcément plus élevé à cause du coût du transport. Mais cela a été une solution de repli intéressante », rapporte Sophie Weiss. « Nous envisageons également de nous fournir en paille de miscanthus. Là aussi, le frein, c’est le prix », complète Vincent. Un frein économique d’autant plus important que de nouveaux concurrents ont fait leur apparition, des professionnels belges et hollandais qui viennent en France et qui cassent les prix. Le marché est de plus en plus difficile. Et quand la paille se fait rare, son prix augmente rapidement. « Nous avons connu cette difficulté l’année passée, où les stocks étaient à zéro. La paille se vend au poids. En moyenne, la tonne de paille vaut 90 €, à l’heure actuelle », précise Sophie Weiss.

Pas plus de 15 % d’humidité

La société Travaux paille commerce et service revend sa paille localement, dans le Haut-Rhin, pour 30 % de son activité, et à l’export, notamment en Suisse, en Allemagne et en Autriche, pour les 70 % restants. « Nous achetons la paille sans la voir au préalable, et inversement. C’est une relation de confiance nécessaire entre nous et nos clients. Après toutes ces années, nous sommes connus, et nous sommes l’une des plus grosses entreprises du secteur du commerce de paille », précise Emmanuel Kohler.

Avant d’être vendue, la paille est stockée sous un hangar dédié de l’exploitation de Sainte-Croix-en-Plaine. La capacité de stockage est de 1 000 t. La priorité des priorités est de maintenir la paille au sec. Les bottes ne doivent pas dépasser les 15 % d’humidité pour pouvoir être vendues. « Au-delà, la paille colle, sent le moisi, a un goût de champignon. Cela peut générer des problèmes sanitaires et abîmer les machines. Nous utilisons des capteurs d’humidité pour vérifier ce taux d’humidité à tout moment », note Emmanuel Kohler. La paille qui est pressée est rentrée le jour même pour préserver sa qualité. En revanche, et contrairement à d’autres, la famille Weiss n’est pas favorable au broyage. Ce sérieux dans le travail permet à l’entreprise de pouvoir compter sur la fidélité de ses clients, qui sont un grand nombre à lui faire confiance depuis les débuts de l’activité. C’est aussi pour cela que la SARL utilise du matériel performant. Sophie Weiss était présente à Rumersheim-le-Haut pour tester la première presse à balles carrées produite par Fendt et présentée par le concessionnaire Euro-Agrar. « La machine est effectivement performante. Elle offre un gros débit de chantier, tout en alliant simplicité et fiabilité. La densité des bottes est très intéressante. Nous avons d’autres matériels de la marque. Ils font tous leurs preuves », conclut Sophie Weiss.

Eurl Hertzog à Pfaffenheim

Un nouveau groupe d’embouteillage mobile

Technique

Publié le 29/07/2018

Depuis 1987, Véronique Hertzog est la gérante de cette entreprise située dans la zone artisanale de Pfaffenheim et spécialisée dans l’embouteillage. Elle possède trois groupes de filtration, deux capsuleuses à vis avec une cadence de 3 000 à 6 000 cols/heure, une déboucheuse pneumatique d’une cadence de 2 500 cols/h et quatre groupes de tirage possédant chacun leur propre palette de filtration (kieselguhr, plaques, membrane). Elle vient de se doter d’une nouvelle chaîne d’embouteillage mobile par le biais de son fabricant, Costral. « C’est actuellement le seul groupe d’embouteillage qui propose le bouchage verre avec une automatisation de la distribution ainsi qu’un inertage du dégarni à l’azote. Nous l’amenons chez nos clients sur un chantier mobile. »

Du « sur-mesure »

« Nous proposons un service « sur-mesure » en fonction de l’espace disponible chez le client. Le calage du chantier mobile se fait via trois vérins qui permettent de l’adapter à la morphologie du terrain. La grande nouveauté de ce groupe d’embouteillage, est l’absence de pompe. Tout coule par gravité au niveau des baies. Il y a moins d’oxygénation. Cela préserve le taux de CO2 des vins », explique Véronique Hertzog. L’entreprise est actuellement la seule à posséder cette palette complète. « Nous pouvons intervenir chez tous les viticulteurs et pour toutes les entreprises du vignoble sur tous les formats, de 37,5 cl jusqu’au Magnum de 150 cl, sans changer de machine. C’est appréciable. Le monde viti-vinicole est en pleine mutation. Il faut donc s’adapter aux demandes des professionnels et proposer des techniques personnalisées. Cette nouvelle chaîne d’embouteillage répond parfaitement à cet état d’esprit », ajoute Sébastien Marzolf, l’un des six techniciens de l’entreprise Hertzog. En plus de toutes ces caractéristiques, ce nouveau groupe d’embouteillage présente d’autres avantages. Il est ainsi possible de faire de la capsule à vis mais aussi du bouchage verre qui n’existe que depuis quelques années en Alsace. « Nous sommes spécialisés sur le Vinolok qui correspond au marché local », précise Sébastien Marzolf. Lors de la foire aux vins, l’entreprise exposera ce nouveau groupe d’embouteillage sur le stand de Costral au parc agricole. L’occasion de communiquer sur ce matériel, de répondre aux questions et de présenter ses spécificités. L’Eurl propose également d’autres prestations comme la clarification des vins où elle intervient après fermentation ou lors des arrêts de fermentation et le débouchage effectué grâce à un système innovant d’une aiguille qui rentre dans le bouchon avec de l’air comprimé et permet de traiter de 2 500 à 3 000 bouteilles par heure.

Stand commun Chambre d'agriculture Alsace, Groupama Grand Est, Mutualité sociale agricole d’Alsace, l’Est Agricole et Viticole et Paysan du Haut-Rhin.

De nombreuses animations sur fond de convivialité

Pratique

Publié le 28/07/2018

Les différents partenaires sont ravis de se retrouver, au cœur du parc agricole, entourés des différents concessionnaires agricoles. « Nous avons beaucoup travaillé pour réaliser un stand encore plus accueillant et convivial. C’est important d’être présent aux côtés de nos annonceurs, les acteurs économiques du monde agricole et viticole. La mutualité sociale agricole d’Alsace nous rejoint et s’inscrit dans cette dynamique. Cette démarche est cohérente. La MSA est une entité qui nous ressemble par ses expertises dans le domaine agricole et viticole, mais également celui de la jeunesse et de la santé. Avec nos partenaires historiques que sont la Chambre d'agriculture Alsace et Groupama Grand Est, nous allons proposer un stand festif et sympa », explique Libertad Galli, chef du service commercial au Paysan du Haut-Rhin et à l’Est Agricole et Viticole. Une ambiance positive qui se traduit par la présence d’un baby-foot à huit pour se défouler et fêter comme il se doit la deuxième étoile de l’équipe de France. Pour les enfants, un programme sur-mesure est proposé pour « bien manger, bien bouger ». À commencer par le concours de dessins qui fête cette année son 20e anniversaire. Chaque participant va recevoir un lot « dynamique » et les plus créatifs gagneront des vélos.

Place au cirque

Bonne humeur obligatoire avec une initiation aux arts du cirque et notamment au jonglage : « Une animation sera proposée tous les jours en partenariat avec la fédération des MJC d’Alsace. Un jongleur animateur sera présent avec son matériel et proposera différentes techniques », indique Libertad Galli. Des dégustations sont prévues chaque soir de 16 h à 19 h, avec des produits médaillés au concours général agricole. L’interprofession des fruits et légumes proposera des smoothies à base de fruits et légumes de la région le jeudi 2 août et des dégustations de tomates le vendredi 3 août. La décoration sera réalisée en partenariat avec la société « Esprit Bambou », de Mommenheim, qui propose du bambou local.

Le samedi 28 juillet, une animation spéciale autour de la betterave et du sucre sera organisée. Autre nouveauté, en partenariat avec la foire et de nombreux autres stands, un marché paysan se tiendra les deux samedis (27 juillet et 4 août), pour découvrir des produits locaux et donner un petit air champêtre et convivial, si besoin en était, au parc agricole. La foire tient aussi à ses rituels et notamment le mercredi, le parc agricole fait sa foire avec de multiples animations sur les stands des exposants et le lâcher de ballons à 17 h.

Nouveau partenaire 2018, la mutualité sociale agricole d’Alsace compte, par sa présence sur le stand, communiquer avec les agriculteurs, viticulteurs et l’ensemble du public. « Nous aurions pu tenir un stand seul. Mais, pour une structure mutualiste comme la nôtre, ça a du sens d’avoir des partenaires et de partager nos compétences. Les gens qui s’arrêtent pour obtenir des renseignements auprès de la Chambre d'agriculture, de Groupama, du PHR ou de l’Est Agricole peuvent par ricochet venir poser une question à la MSA. Nous sommes complémentaires », estime le président de la MSA d’Alsace David Herrscher.

90e fête du vin de Ribeauvillé

Honneur au terroir et à la gastronomie locale

Vigne

Publié le 26/07/2018

La plus ancienne fête du vin de la région, organisée par le syndicat viticole de Ribeauvillé, a su s’adapter aux évolutions de la société. Depuis 1895, elle offre la possibilité de mettre en valeur la viticulture locale. Chaque année, elle innove. Depuis 2008, la gastronomie apporte une nouvelle touche de qualité à la manifestation. « Organiser un tel événement exige de la disponibilité et de l’engagement de la part de tous les bénévoles », rappelle le président du syndicat viticole de Ribeauvillé, Francis Fischer. Il a salué les efforts de toutes les personnes qui ont permis de pérenniser cette fête, dont l’objectif est de promouvoir les produits du terroir et le savoir-faire des acteurs viticoles et gastronomiques du territoire. La fête 2018 a rassemblé 24 domaines et, parmi eux, il fallait noter le retour du domaine de Georges Lorentz. Lors de l’inauguration, Francis Fischer a rappelé l’engagement de la profession viticole en faveur de l’environnement. « Nous sommes nombreux à pratiquer la confusion sexuelle. Depuis plus de dix ans, cette activité concerne 80 % du ban communal. Notre objectif est de la pratiquer sur l’ensemble du vignoble. Nous avons installé des haies et 30 nichoirs aux abords de nos parcelles », rappelle Francis Fischer. La fête de Ribeauvillé s’est déroulée à quelques semaines des vendanges. « Pour les zones les plus précoces, nous sommes à un petit mois du début de la récolte. La croissance de la vigne a été rapide. Nous avons douze jours d’avance sur la moyenne de ces trente dernières années. L’état sanitaire est bon. Il faut espérer que la météo reste favorable », ajoute Francis Fischer. Quelques heures après ces déclarations, un épisode orageux a provoqué des dégâts importants dans le secteur de Kaysersberg (lire en page 26).

Une belle longévité

Francis Fischer n’a pas caché son agacement face à certains sujets. « Est-il nécessaire d’augmenter la taille du cryptogramme de la femme enceinte sur les étiquettes pour savoir qu’il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse ? D’écrire des listes d’avertissements sur des étiquettes en accordéon que personne ne lira ? Faire du vin un produit délictuel, multiplier les lois plutôt que de faire de la prévention ? » Un débat récurrent dans le vignoble. Le président de l’association des viticulteurs d’Alsace (Ava), Jérôme Bauer, a rappelé que le vignoble alsacien est « le plus vert de France. Celles et ceux qui ne sont pas en bio ont des pratiques qui respectent l’environnement. Nous n’avons pas attendu l’actuelle pression sociétale pour agir ». Des propos complétés par le maire de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ. « À Ribeauvillé, nous donnons des exemples, et nous avons des projets. Votre démarche est louable et exemplaire ». Invité d’honneur de la manifestation, le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Gilles Neusch, a rappelé les responsabilités et le rôle du Civa. « J’ai accepté de parrainer cette manifestation car vous associez des pépites gastronomiques et viniques. Vous réunissez tous les savoirs pour promouvoir vos produits. C’est, à l’échelle de l’Alsace, l’objectif que nous avons également au Civa. Notre région réunie tous les terroirs du monde. Nous sommes une référence pour les vins blancs. Nous élaborons des vins humains. Il faut en prendre conscience et en être fier. C’est ce qui nous distingue des autres. Travaillons ensemble pour promouvoir ce savoir-faire », poursuit Gilles Neusch. Il ne restait plus qu’à la reine des vins d’Alsace, Justine Schmitt, et à ses deux dauphines, Clémence Bléger et Marie Grund, d’ouvrir officiellement la manifestation.

Le succès a été au rendez-vous des trois jours de fête qui ont suivi. Avec notamment une dégustation commentée de Philippe Nusswitz, meilleur sommelier de France et meilleur sommelier international en vins et spiritueux français en 1986, et un « cook show » réunissant des chefs et des vignerons.

Fendt

La presse à balles carrées en démonstration

Technique

Publié le 26/07/2018

Destinées principalement aux entreprises de travaux agricoles et aux grandes exploitations, ces presses à balles carrées Fendt existent en cinq gammes différentes : 990, 1270, 1290, 1290 XD et 12130. Le professionnel a ainsi le choix entre cinq presses de haute densité. Cela fait plus de 35 ans que Fendt produit de telles machines qui se distinguent par leur fiabilité, leur rendement et leur technologie perfectionnée. Techniquement, les roues de jauge empêchent le pick-up de descendre trop bas. Cela garantit un ramassage net des récoltes. Ces roues peuvent être retirées facilement pour le transport. Le réglage de la hauteur se fait sans outils, tout simplement en levant le pick-up en insérant une tige dans l’orifice voulu. Le nouveau patin de pression du rouleau et le déflecteur offrent un flux de récolte régulier. La chambre de pré-compression est alimentée par l’empaqueteur. Une fois la chambre de pré-compression pleine, et seulement à ce moment-là, le volet doté d’un capteur situé au fond de la chambre déclenche l’ameneur. Dans le même temps, les dents de l’empaqueteur sont rentrées, ouvrant ainsi la voie vers le canal de compression principal. La presse est équipée de son propre circuit hydraulique interne. La pompe alimente en huile les volets de la chambre de pressage et le ventilateur à turbine transversal. Les volets de la chambre de pressage sont contrôlés automatiquement par les vérins hydrauliques à double effet dans le canal de compression. Une fois abaissé, le tiroir à couteaux peut être tiré sur le flanc gauche de la machine pour changer les couteaux. Le rotor de coupe est en forme de V avec des segments de dents boulonnées. Une vitesse élevée, de 120 tr/min est synonyme de fréquence de coupe élevée, pour améliorer les performances de battage avec la meilleure qualité de coupe qui soit. Le double-noueur des presses à balles carrées Fendt a été testé et a fait ses preuves. Il garantit un liage fiable, même avec une pression élevée. Un grand capot de maintenance et un ventilateur à turbine transversal escamotable garantissent un accès aisé aux noueurs. La ficelle est guidée par les freins du noueur, pour un chargement homogène de la ficelle dans le noueur. Le système de ventilation transversal fait partie de l’équipement standard. Il permet de maintenir un flux d’air constant sur toute la zone des noueurs permettant ainsi un parfait nettoyage de ces derniers. La presse est dotée de larges capots et de noueurs qui peuvent être soulevés séparément. Ainsi, l’accès est optimal pour la maintenance et l’entretien. Le stockage à plat de la ficelle rend le rechargement facile et rapide. Tout est stocké grâce au filet de sécurité.

Une offre globale

Le volant d’inertie de 545 kg assure un fonctionnement homogène et régulier, mais aussi un transfert de puissance élevé. Le nouveau boîtier haute capacité équipe la presse XD. En tout, le boîtier est 35 % plus lourd que le modèle standard. Il peut donc générer encore plus de pression de compression. Pour les commandes, grâce à la compatibilité avec l’Isobus, la machine peut être contrôlée aisément dans le terminal Vario de Fendt. Le terminal couleur C1000 est installé de série. Si le tracteur n’est pas compatible Isobus ou si l’opérateur souhaite utiliser un terminal séparé, il est possible de se rabattre sur le C1000 à tout moment. Par ailleurs, l’expulseur de balles hydraulique et la rampe à balle à repliage hydraulique nécessitent très peu de temps pour passer en position de transport sur route. La facilité d’entretien est telle que les panneaux latéraux qui s’ouvrent largement et les roulements étanches graissés réduisent considérablement le temps nécessaire à la maintenance. Le modèle 1270 présenté à Rumersheim-le-Haut est équipé d’une unité de coupe supplémentaire. Il est donc parfait pour l’ensilage. « Fendt peut proposer une offre globale concernant ces presses à balles carrées depuis que l’entreprise a racheté la marque Lely Welger. Cela lui a permis de faire une offre en gamme auto-chargeuses très intéressante. Il y a également toutes les gammes de matériels de fenaison comme les andaineurs, les faneuses et les batteuses, sans oublier la gamme de pulvérisateurs », explique Loïc Britschu, commercial chez Euro Agrar à Sainte-Croix-en-Plaine.

71e foire aux vins d’Alsace de Colmar

Dix jours de fête, d’échanges, de découvertes

Pratique

Publié le 26/07/2018

Depuis 70 ans, la manifestation n’a eu de cesse de monter en puissance. Jusqu’en 1967, l’événement était organisé au centre-ville de Colmar sur une initiative de la Chambre de commerce et d'industrie, de la Préfecture du Haut-Rhin et de la mairie. À l’époque, l’objectif était de relancer la filière viticole alsacienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’organisation, dès 1957, d’un festival de musique, a incité les organisateurs à déménager la foire au tout nouveau Parc des expositions. « La foire s’est alors imposée comme l’événement phare de l’été en Alsace jusqu’à en devenir, en 2011, la troisième foire de l’hexagone en termes de fréquentation derrière Paris et Marseille. L’an passé, pour la 70e édition, nous avons même dépassé la barre des 300 000 visiteurs avec, exactement, 300 239 personnes », se félicite le directeur des foires et salons de Colmar, Christophe Crupi. « Toute l’année, les vignerons sélectionnent leurs raisins, maîtrisent la vinification pour, au final, obtenir des produits remarquables dans les bouteilles. Des produits authentiques, populaires, festifs, élégants, empreints d’une histoire forte et d’une modernité démontrée dans chacun des nouveaux millésimes. Le parallèle est lancé. Cet assemblage est aussi celui de la foire aux vins d’Alsace de Colmar. Nous proposons une manifestation commerciale avec 350 exposants, une thématique forte autour d’un produit à l’ancrage régional fort, un festival éclectique et un programme d’animations riche et pour tous les goûts. Le tout favorise cette belle fête populaire ».

« Il faut être présent »

La particularité de cette foire, c’est son parc agricole avec des exposants qui présentent des produits très ciblés pour la viticulture et l’agriculture notamment. Ce rendez-vous professionnel de référence expose chaque année les dernières nouveautés en matériel agricole et viticole : tracteurs, matériels de taille et entretien de la vigne, outils de désherbage, machines à vendanger, remorques viticoles, cuves en inox, lignes d’embouteillage, bouchons et capsules de surbouchage, étiquettes… « Il faut être présent. C’est un lieu très fréquenté qui nous permet de rencontrer nos clients, de leur présenter nos produits, d’entretenir les bonnes relations et d’informer sur nos stratégies commerciales, mais également économiques et techniques », observe Jean-Michel North, responsable des activités « cultures spéciales » chez Ampelys, la marque de la coopérative agricole de céréales (CAC). « Malgré l’absence de son distributeur en Alsace, la marque Lemken tiendra son propre stand. Nous allons présenter un échantillon représentatif de ce qui se fait en Alsace, ainsi que certaines nouveautés. La foire, c’est un événement très important. En machines agricoles, il n’y a pas beaucoup de manifestations d’une telle ampleur à part la foire de Poussay dans les Vosges. À Colmar, c’est l’occasion de discuter de manière détendue et dans une ambiance conviviale. Ce lien avec les agriculteurs est très important pour nous », précise Nicolas Soehnlen, inspecteur commercial pour la marque Lemken.

Promouvoir les vins d’Alsace

Pour le monde viticole, la foire aux vins, c’est l’occasion de communiquer sur les produits alsaciens alors que le contexte économique demeure difficile. Les aléas des récoltes de ces dernières années n’ont rien arrangé. L’interprofession s’est également lancée dans un vaste mouvement de communication qu’elle entend intensifier pendant cette 71e foire aux vins. « Notre objectif est clairement de développer la notoriété des vins d’Alsace pour amener les consommateurs à les plébisciter sans se poser de question. Notre appellation réunit en un seul endroit tous les grands terroirs du monde. Nous sommes des références mondiales en vins blancs. Nous avons un savoir-faire éprouvé depuis des siècles. Nous avons des vins blancs pour toutes les gastronomies. Nos vins sont résolument humains et produits par de petites entreprises, le plus souvent familiales. Nous produisons de grands vins. Il nous revient de le faire savoir le plus largement et efficacement possible », plaide le président du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace Didier Pettermann.

Dix jours d’animations autour du vin

Pendant ces dix jours de foire, 70 vins et crémants issus de 70 domaines alsaciens sont à la dégustation au stand de la feuille de vigne, tous les jours, dans la halle aux vins. Le stand collectif du CIVA, fédérant les vins du négoce, des vignerons indépendants et de la coopération, propose dans le hall 4, plus de 500 vins dont ceux qui ont été primés lors du 47e grand concours des vins d’Alsace de Colmar. Chaque soir, à 18 h 30 à la Halle aux vins, le public est invité aux « instants divins » où confréries viniques et le comité des Reines des vins d’Alsace animeront un « apéro vino ». Les dégustations de millésimes anciens, sur réservation, et les « After wine » des 27 juillet et 3 août à l’espace Congrès permettront au plus curieux d’approfondir leurs connaissances des vins d’Alsace. Et puis il ne faut oublier les sept maisons qui tiennent leur propre stand et proposent leurs nouveautés (cf. encadré). Enfin, des conférences professionnelles sont organisées dans la Halle aux vins.

Pour le reste, la foire ce sont également des espaces de restaurations, des animations diverses, soirées dansantes, et un festival de musique très variée d’Indochine à la Hard Rock Session, en passant par Louane et le retour du groupe Scorpions. Entre festival, foire agricole, foire gastronomique, foire commerciale, la foire aux vins d’Alsace est une grande fête qui fait vibrer l’été alsacien.

Cave du Vieil Armand à Soultz-Wuenheim

La 38e nuit de la Tourelle

Vigne

Publié le 24/07/2018

Les animations se dérouleront sous et autour du chapiteau dressé sur le parking de la cave du Vieil Armand. La fête est placée sous le thème du Pinot Gris. « Nous voulons mettre en avant ce cépage car on ne le fait pas suffisamment le reste de l’année. Au caveau, les touristes nous demandent souvent quelle est sa différence avec le Pinot Noir. Cela nous a interpellés et nous a donné l’idée d’en parler et de le mettre à l’honneur », explique Noémie Boll, assistante commerciale, en charge de la manifestation pour la cave. Des exposants seront présents avec leurs stands de produits à base de fruits (jus de pomme, confitures, terrines, petits gâteaux, etc.) et le marché paysan du réseau Bienvenue à la ferme sera installé, samedi uniquement, aux abords de la cave. Samedi, à partir de 8 h, et dimanche à partir de 10 h, une dégustation-vente avec une remise de 10 % est proposée au caveau. Deux visites guidées des installations techniques, suivies d’une dégustation axée sur les accords mets-vins, sont programmées samedi et dimanche à 15 h et 17 h. Les deux après-midi, entre 14 h et 18 h 30 auront lieu une démonstration de distillation, de danse country, une tombola, des balades en calèche. Des animations seront proposées aux enfants, avec notamment une dégustation de jus de fruits à l’aveugle.

Samedi, à partir de 18 h, une mini-boum pour les enfants aura lieu sous le chapiteau. Elle sera suivie du bal champêtre, à partir de 19 h, avec entrée libre. Des tartes flambées et des fleischschnacka seront servis. Dimanche, à partir de 11 h, la fête se poursuivra avec la musique Espérance de Wuenheim, qui animera un apéritif-concert. Puis place à la restauration à partir de midi. Les organisateurs proposent au choix fleischschnacka, du filet mignon ou encore des tartes flambées. L’après-midi, le bal champêtre animera la fête jusqu’à 19 h.

Compte à rebours avant les vendanges

La cave du Vieil Armand compte une dizaine de salariés, et 80 adhérents pour 140 hectares de vignes. Depuis deux ans, Laurent Franck en est le président. Et, l’an prochain, en 2019, l’entreprise fêtera son 60e anniversaire, un thème tout trouvé pour les prochaines portes ouvertes ! Le rendez-vous s’inscrit à quelques semaines des vendanges. « Nous avons vendu quelque 600 000 bouteilles en 2017 dont 15 % à l’export. Une belle réussite qui s’explique par la qualité des vins de nos coopérateurs. Comme l’an passé, nous allons avoir cette année un millésime précoce. Les grappes sont formées. Si la météo est avec nous, la récolte s’annonce, encore une fois, très belle », conclut Noémie Boll.

Le village de Wuenheim sera également en effervescence, samedi 22 et dimanche 23 septembre, à l’occasion de la traditionnelle fête du vin nouveau.

Crédit Agricole Alsace Vosges

L’agence de Colmar Semm est rénovée

Vie professionnelle

Publié le 23/07/2018

Les responsables du Crédit Agricole Alsace Vosges et les élus du secteur, parmi lesquels le maire de Colmar Gilbert Meyer, son adjoint et conseiller départemental Yves Hemedinger et la conseillère régionale Claudine Ganter, ont coupé le ruban de l’agence rénovée. « Une agence bleue, comme les couleurs de l’équipe de France de football. Une agence ouverte, spacieuse, proche de ses clients qui marque la volonté du Crédit Agricole de conseiller au mieux, sur deux étages, l’ensemble de ses clients au quotidien », se félicite Marie-Odile Freudenreich, directrice des agences du Crédit Agricole de Colmar Semm, Horbourg-Wihr et Muntzenheim. Edouard Spenlé, directeur de « Colmar Entreprises » a expliqué la « volonté permanente d’accompagner les entreprises sur l’ensemble de leurs problématiques et leur financement pour tous leurs projets ». Le maire de Colmar Gilbert Meyer s’est dit impressionné par la qualité de la rénovation du site à un carrefour important au cœur de la ville. « L’inauguration de cette agence rénovée montre une nouvelle fois la volonté du Crédit Agricole de jouer la proximité avec ses clients et sociétaires. C’est important car la proximité est un label indispensable dans la vie de tous les jours ». Le président de la caisse locale Serge Hanauer a rappelé que « le Crédit Agricole est une banque coopérative, mutualiste avec des valeurs de proximité et de solidarité. Ici, dans nos caisses locales, nous agissons au quotidien pour soutenir nos clients dans tous leurs projets professionnels, privés ou associatifs ».

100 % humaine

Avant la visite des locaux, le directeur général du Crédit Agricole Alsace Vosges Pierre Fort a souligné le rôle des agences : « Elles sont la preuve de l’engagement du Crédit Agricole pour satisfaire ses clients et ses collaborateurs. Nous avons fait le choix de conserver nos agences, de les rénover à travers un programme qui a permis, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, de rénover 17 agences en 2017. Pour 2018 et 2019, ce programme concerne une vingtaine d’autres agences. Et, quand nous rénovons nos sites, nous faisons appel à des entreprises du territoire concerné. Nous menons cette politique de proximité car nous voulons que nos clients puissent toujours trouver de l’humain face à eux. À cette fin, nous avons proposé plus de 7 000 heures de formation à nos collaborateurs. C’est nécessaire pour répondre à toutes les attentes. Dans le même temps, nous poursuivons notre croissance en développant notre offre digitale ». Les salariés (ils sont 1 500 sur les trois départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin et les Vosges) travaillent et accueillent le public dans des locaux conviviaux, chaleureux, agréables. À Colmar Semm, au premier étage, un espace est ainsi réservé aux clients viticulteurs. « Le Crédit Agricole est une banque en mouvement. Elle cherche à satisfaire des clients et sociétaires en leur proposant le meilleur du digital en complémentarité d’une offre 100 % humaine », conclut Pierre Fort.

École des jeunes présentateurs

Les bases de l’élevage

Élevage

Publié le 20/07/2018

La matinée a été consacrée aux bases des concours, avec en premier lieu le choix de l’animal, ses atouts physiques sur lesquels les jurys seront inflexibles : « La génisse doit avoir un bon alignement des pattes, être la plus féminine possible, élégante, avec une panse en forme de poire » explique Alexandre Wintzenrieth, l’un des responsables de l’école des jeunes présentateurs. « Il y a aussi un minimum d’affinités à avoir et même si l’animal a de petites imperfections, cela peut se corriger au cours de la promenade ou par des soins appropriés, comme le lavage régulier à l’eau froide pour accélérer la pousse des poils » rajoute Philippe Hoffstetter, éleveur à Largitzen et animateur passionné de l’école depuis de nombreuses années. À leurs côtés, on retrouve d’anciens participants de l’école qui ont obtenu des résultats et qui, aujourd’hui, font profiter les nouveaux venus de leur expérience. Manon Schnoebelen s’est qualifiée par le passé au niveau national, David Butsch, Maxime Springinsfeld ou encore Louis Frischinger.

L’esthétique est naturellement primordiale. Dans l'« atelier de lavage » destiné aux vaches, les bons gestes sont détaillés : un poil dégraissé, brillant, lustré par un brossage énergique et un rasage localisé. « Il ne faut surtout pas mouiller les oreilles, cela les rend tombantes » avertit Alexandre Wintzenrieth. Et, en attente de monter sur le ring, il faut veiller à proposer un paillage irréprochable, de 30 cm d’épaisseur minimum : « C’est peut-être le plus facile, mais c’est aussi très important car cela met en valeur l’animal pour d’éventuels acheteurs qui circulent avant le début des présentations à Habsheim » confie Philippe Hoffstetter.

Après ces explications théoriques, un premier passage est effectué avec les vaches. Les participants mettent en pratique ce qu’ils ont entendu, en fonction de leur propre expérience. Ils reçoivent les conseils avisés et les explications sur les erreurs à ne pas reproduire. L’après-midi est consacrée au passage sur le ring : détails du placement, tenue de l’animal. Une petite finale, une sorte de concours à blanc, est organisée, histoire de vivre le premier stress devant un public averti. 23 participants se sont inscrits pour cette treizième session de l’école des jeunes présentateurs dont 14 pour la race Montbéliarde. Parmi eux, on décompte une majorité de filles (15) et e plus jeune est âgé de 15 ans (Florian Haennig de Gommersdorf). Les jeunes âgés de 16 à 19 ans sont les plus nombreux et pour la plupart issus de familles d’éleveurs ou agricoles. Une seconde journée de formation aura lieu avant le concours officiel de la traditionnelle foire Simon et Jude à Habsheim fin octobre.

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