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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Projet transfrontalier Elena

Pour un élevage dynamique dans le Rhin supérieur

Élevage

Publié le 18/07/2018

L’état des lieux de la production caprine réalisé en Alsace et dans le Bade a révélé que dans notre région les exploitations actuellement en place font essentiellement de la vente directe ; dans le Bade environ quinze élevages livrent à la laiterie Monte Ziego. Par ailleurs, les professionnels constatent une forte hausse de la consommation de lait de chèvre et des produits qui en sont issus. Les laiteries, comme celle du Climont à Saales par exemple, recherchent donc de nouveaux producteurs. La filière, par le biais du projet Elena, a tenté de fédérer les structures existantes. Mais, ces dernières se montrent peu enthousiastes jusqu’à présent.

En revanche, le groupe de travail a pu développer un outil économique permettant de mettre en relation le coût de production du litre de lait de chèvre et les prix proposés par les laiteries. Les exploitants déjà en place craignent un développement non pérenne de la production en filière longue. Et elle pourrait entraîner un déséquilibre du marché fermier. D’où la nécessité d’étudier les opportunités réelles de cette valorisation, afin de ne pas mettre en péril la filière fermière régionale.

Le groupe va donc proposer cet outil aux producteurs futurs ou actuels, afin de réaliser des études économiques valables. La filière pourra se développer par l’installation de nouveaux exploitants, dont la production sera orientée vers les laiteries. Le travail se fera en collaboration avec les lycées agricoles régionaux, les jeunes ayant un engouement pour la production caprine. Et la production fermière arrivant à saturation sur certains secteurs, notamment en montagne. Le groupe de travail va également organiser des réunions techniques pour permettre de valoriser les données technico-économiques qui lui permettront d’échanger avec les éleveurs sur leurs pratiques. Les professionnels seront invités à participer au salon Capr’Inov, qui se tiendra les 28 et 29 novembre à Niort.

La qualité des fourrages : un enjeu capital

Le groupe de travail qui s’intéresse à l’alimentation des vaches laitières a constaté de nombreuses différences entre les systèmes de rationnement utilisé en France et en Allemagne. Des différences qui compliquent les comparaisons. Pour autant, la production laitière permise est sensiblement identique sur la partie énergie. Elle est légèrement inférieure sur la protéine. Pour avoir davantage de précisions, le groupe a décidé de faire des analyses de fourrage. Et là également, les valeurs de matière sèche et de matière azotée sont proches. Par contre, le taux de cellulose brut et de NDF est supérieur en France, celui de l’amidon est en moyenne supérieur de 30 g en Allemagne. Des rations types ont également été comparées et soumises à l’avis scientifique d’un docteur allemand. Il en est ressorti qu’elles apparaissent effectivement plus complexes en Allemagne, avec un grand nombre de concentrés, plutôt matières premières qu’aliments du commerce, et moins de fourrages ingérés. Ce qui s’explique par des surfaces plus limitées et en concurrence avec des usines de méthanisation qui ont augmenté les prix des fermages et des terres.

Autre différence relevée, l’utilisation de notions technico-économiques dans le conseil. En France, l’alimentation des vaches laitières est en effet saisie à chaque contrôle, permettant le calcul de l’alimentation et du coût alimentaire. Cette démarche va être mise en place en Allemagne pour permettre une comparaison. Il faudra homogénéiser la méthode de calcul des coûts des fourrages pour 2018. Sachant que la qualité des fourrages est un enjeu capital pour la production laitière. Pour accompagner les éleveurs, la Chambre d'agriculture d’Alsace a mis en place depuis plus de vingt ans un suivi de maturité du maïs. Cette prestation sera testée en Allemagne pour préparer la campagne de récolte 2018. Dans ce prolongement, deux réunions techniques franco-allemandes sont prévues à la fin du mois d’août ; elles permettront d’aborder tous les aspects pour réussir un ensilage de maïs, « du champ au silo ».

Différence de coût de production

Les travaux du groupe s’intéressant à l’élevage de porcs ont démarré en 2017 avec une première visite des éleveurs alsaciens à l’Erzeugerring d’Ortenau où a été présenté le contexte. Les coûts et les produits diffèrent significativement entre le Bade et l’Alsace en raison des marchés et des opportunités de commercialisation. Le travail a alors consisté à s’intéresser à la commercialisation et à l’abattage des porcs charcutiers, à l’alimentation, à la santé animale et aux cadres juridiques respectifs. Des réunions, sous forme d’ateliers, se sont également tenues avec des agriculteurs. Le groupe a aussi travaillé sur les outils utilisés en conseil et en gestion de troupeau, les données technico-économiques afin de mieux comparer les coûts de production. La Chambre d'agriculture utilise un programme national apprécié par les agriculteurs qui leur permet d’enregistrer leur travail et leurs données. En Allemagne, le programme est en ligne et les agriculteurs disposent toujours de comparaisons à jour. Autre différence : en France, les exploitations sont analysées en système naisseur-engraisseur. La comparaison économique est basée sur le nombre de porcs à l’engraissement vendus par truie ou par kg de viande produit par truie. En revanche, en Allemagne, la base de comparaison est constituée par les porcelets produits ou vendus par truie et par kg de porc produit par lieu d’engraissement. Difficile de comparer les deux méthodes. Le projet Elena a permis de constituer des ateliers pour travailler le sujet et visiter des élevages. Deux thématiques ont été identifiées : la commercialisation de porcelets alsaciens dans le Bade ; des débouchés spécifiques pour les porcs alsaciens auprès des bouchers du Bade.

Exploiter les connaissances

Le projet Elena a également créé un groupe dédié au robot de traite, un autre aux outils d’analyse et aux nouveaux indicateurs. À partir de la rentrée 2018, deux nouveaux indicateurs, MastiMIR et E-MIR, vont être testés sur le terrain pour vérifier leur pertinence. Le premier calcule individuellement le risque de mammite. Il pourrait permettre une détection précoce des mammites et donc de réagir rapidement. Le second calcule le déficit énergétique d’une vache par rapport à la moyenne de son troupeau. Il pourrait alerter sur un éventuel déséquilibre de la ration qu’il faudrait alors réajuster.

Enfin, un des buts du projet Elena est l’introduction en Alsace d’un monitoring de santé bovine. Un groupe de travail est donc chargé de son développement. Les connaissances acquises dans le Bade-Wurtemberg seront exploitées. Depuis 2017, il a permis une meilleure connaissance réciproque, la compréhension des différentes structures, et l’analyse des différentes techniques. Il reste pour 2018 à construire ce monitoring de santé bovine dans la pratique. Il s’agit donc de bien collaborer, de clarifier les questions et d’obtenir les soutiens nécessaires. Pour ce dossier, comme pour tous les autres, l’évolution actuelle montre que l’objectif de soutien économique aux entreprises agricoles d’élevage du Rhin supérieur porté par Elena part sur de bonnes bases en impliquant de plus en plus d’acteurs au contact des éleveurs au quotidien. Les innovations et les échanges d’expériences en cours permettent de valoriser le capital et l’expérience acquise par chacun des partenaires et d’identifier toutes les nouvelles opportunités.

Du 20 au 22 juillet à Ribeauvillé

La fête autour du vin et de la gastronomie

Vigne

Publié le 17/07/2018

La fête du vin de Ribeauvillé est la plus ancienne d’Alsace puisqu’elle annonce cette année ses 90 ans ! Une édition parrainée par Gilles Neusch, directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), et Jean-Luc Brendel, chef étoilé de la Table du Gourmet à Riquewihr, qui seront présents lors de l’inauguration, vendredi 20 juillet à 16 h 30.

24 vignerons, un distillateur, huit restaurateurs, deux pâtissiers et un fromager de Ribeauvillé et alentours uniront pendant trois jours leurs savoir-faire afin de donner naissance à des accords mets et vins époustouflants, pour le plus grand plaisir des épicuriens. 90 ans, ce n’est pas rien ! Pour marquer le coup, les restaurateurs proposeront des recettes anciennes remises au goût du jour. Pas moins de 270 vins, dont des grands crus réputés et crémants d’Alsace, seront proposés à la dégustation dans la salle du Parc. Une expérience gourmande unique attend les visiteurs, dans le cadre festif et convivial du Jardin de ville de Ribeauvillé. Samedi 21 juillet à 16 h, c’est Philippe Nusswitz, natif de Ribeauvillé, meilleur sommelier de France et meilleur sommelier international en vins et spiritueux français en 1986, qui commentera la dégustation sur le thème : « Ribeauvillé et environs : terroirs de jouvence ? Dégustation de vins du siècle dernier ! »

Cook show

Et que serait la manifestation sans cette figure emblématique du vignoble qu’est Pascal Lacom ! C’est lui qui sera chargé de mettre l’ambiance dès vendredi soir. Samedi soir, l’animation musicale sera assurée par l’orchestre Jean Chrispal. Dimanche, l’apéritif concert sera animé par l’orchestre folklorique « les Wiemeckla », de 11 h à 15 h, puis ce sera à nouveau Pascal Lacom, jusqu’à la fermeture !

À 17 h, moment festif à ne pas manquer : le « battle de cook show », avec deux chefs, deux commis vignerons, un plat à préparer et un jury. Sans oublier, tout au long de ces trois jours festifs et gourmands, la fête foraine au Jardin de ville et le bar à vins sous le chapiteau. « Nous proposons un programme complet et varié. Nous insistons sur la qualité des mets et des vins proposés par les viticulteurs et les établissements partenaires. Si les viticulteurs sont des fidèles de la foire, un nouveau domaine, Gustave Lorentz de Bergheim, vient rejoindre les rangs. Les restaurateurs nous préparent des plats succulents, tout comme Daniel Zenner, également un fidèle de la foire de Ribeauvillé », se félicite Francis Fischer, président du comité de la foire aux vins de Ribeauvillé.

SAS Charles Sparr à Sigolsheim

Portes ouvertes sur un savoir-faire

Vigne

Publié le 13/07/2018

La famille Sparr poursuit son développement en axant sa politique économique sur la production biologique grâce à un matériel de travail performant. Dès cette récolte 2018, les raisins arriveront au nouveau vendangeoir entre quatre et six heures après la récolte. Ils seront alors confiés aux pressoirs, lors d’un chargement « tout en douceur », sans vis, sans pompe, pour respecter scrupuleusement le fractionnement qualitatif des jus. Le pressurage, lent et doux, permettra l’extraction des jus de cuvées, qui s’écouleront par gravité vers la nouvelle cuverie high-tech, entièrement sous contrôle informatique, tout au long de la phase fermentaire et d’élevage. Cet équipement nécessite actuellement les dernières mises au point avant son utilisation. Il rentre dans le cadre de la philosophie familiale, en place depuis 1634, et d'une passion pour des cuvées authentiques qui forgent la typicité et l’expression des vins du domaine.

La volonté est de poursuivre ce développement par la culture raisonnée, et de contribuer à la mise en vente de vins d’Alsace exigés par les marchés d’aujourd’hui, tant en France, qu’à l’export. L’entreprise de négoce de vin a investi dans pas moins de 2 500 m2 de surface technique, comprenant ce vendangeoir. Ce qui permettra à l’entreprise de recevoir 100 hectares de production et de commercialiser 1,2 à 1,5 million de bouteilles. Des travaux de plus de 4 millions d’euros.

Pendant deux journées, les viticulteurs qui font confiance à l’entreprise ont pu visiter les lieux, recevoir des informations sur sa philosophie de travail, tout en prenant connaissance de la chaîne de production, qui va être baptisée dans quelques semaines, avec les vendanges.

Projet SEFerSol

Innover pour optimiser les sols

Technique

Publié le 13/07/2018

Le maraîchage biologique diversifié en Alsace a souvent recours à des pratiques intensives d’utilisation du sol, notamment par des interventions répétées de travail du sol, des apports de fertilisants organiques rapidement dégradés, une faible couverture du sol, notamment l’hiver. Ces pratiques présentent des risques de diminution de la fertilité du sol dans la durée et de dégradation de la qualité de l’eau (transfert des nitrates). Les maraîchers biologiques disposent de références sur les techniques permettant de mieux entretenir la fertilité des sols : apports de matières organiques, usage des engrais verts, modes de travail du sol. Techniques mises en œuvre individuellement. Cependant, il apparaît que c’est la combinaison cohérente et efficace d’un ensemble de techniques - système de cultures - qui permet d’entretenir la fertilité du sol, en favorisant sa vie, son activité biologique afin qu’il soit capable de nourrir les plantes qui y sont cultivées. De nouvelles références sont donc nécessaires pour aider les maraîchers biologiques à adapter leurs systèmes de culture.

C’est dans ce contexte que huit partenaires se sont associé : l’EPLEFPA Les Sillons de Haute Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), Planète Légumes, la Chambre d'agriculture d’Alsace, Alsace Vitae (association du biopôle de Colmar), l’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) et Rittmo AgroEnvironnement. Le travail mené en commun a quatre objectifs : mieux connaître les pratiques actuelles d’entretien de la fertilité du sol des maraîchers biologiques en Alsace ; tester des stratégies innovantes (ou systèmes de culture innovants) d’entretien de la fertilité du sol dans la durée en maraîchage biologique diversifié ; évaluer les performances des systèmes de culture innovants (fertilité du sol, impacts sur la qualité de l’eau, autonomie vis-à-vis des intrants organiques, résultats techniques et économiques) ; diffuser les connaissances acquises et les méthodes développées aux maraîchers et futurs maraîchers. Le projet a rejoint en 2018 le réseau Dephy Expé du plan Écophyto pour perfectionner les stratégies de double gestion de l’enherbement et de la fertilité du sol en maraîchage biologique. Les Jardins du Pflixbourg font partie de ce réseau. Ce dernier est composé de douze fermes maraîchères intéressées par la thématique de la fertilité des sols pour pérenniser les systèmes maraîchers bios.

Trois systèmes expérimentés

« Nous testons des pratiques. Le but est de capitaliser sur les expériences de chacun. Il y a différentes façons de faire de l’agriculture biologique. Chacune est pertinente. Chacune a des conséquences différentes sur la fertilité du sol », précise Camille Fonteny, de l’Opaba. « Pour notre part, nous sommes là pour relier et perfectionner les supports qui permettent d’enrichir l’évolution des pratiques maraîchères, pour mener des expérimentations. Nous avons démarré en 2015 et ces expérimentations profitent également à l’établissement de Wintzenheim dans le cadre des formations qu’il propose à ses étudiants », ajoute Guillaume Delaunay, chef de projet du pôle maraîchage du lycée agricole.

Trois systèmes sont expérimentés depuis trois ans. Le premier est celui que l’on retrouve habituellement chez les maraîchers bios. « Le travail du sol est assez intensif avec l’utilisation d’engrais, un désherbage mécanique, peu d’engrais verts », note Guillaume Delaunay. Le second est un système avec des engrais verts max. C’est un système qui modifie pas mal de choses avec un travail du sol conduit en planches permanentes, toujours au même endroit. « On utilise des outils traînés, à disques ou à dents. Ce système optimise l’usage des engrais verts en lien avec la fertilité du sol, mais pas uniquement. Il n’y a pas d’apports d’engrais organiques, plutôt du compost », ajoute Guillaume Delaunay. Le troisième système est celui de la conservation du sol. « On en met entre les cultures et pendant l’évolution des cultures. On anticipe l’implantation d’engrais verts. L’idée est de s’adapter au maraîchage avec un travail du sol le plus réduit possible. On va diversifier les cultures et les intercultures », complète Guillaume Delaunay.

Quatrième saison

Le projet SEFerSol est dans sa quatrième saison. Chaque parcelle est conduite de manière spécifique afin de se situer dans des années climatiques différentes. « Cela permet d’avoir des différences sur les résultats que l’on produit, pour pouvoir ensuite évaluer globalement les cultures », précise Camille Fonteny. Deux systèmes de culture innovants sont testés en comparaison à un système de référence. Ils combinent des techniques innovantes et des pratiques intéressantes, pour étudier les principaux leviers de l’entretien de la fertilité du sol : utilisation renforcée des engrais verts et couverts végétaux (nutrition, protection et structuration du sol), limitation forte et simplification du travail du sol (horizons du sol moins ou non perturbés) et couverture du sol (protection du sol contre les facteurs climatiques préjudiciables à son activité biologique). Le tout, en préservant la qualité de l’eau, une bonne autonomie vis-à-vis des intrants et les résultats technico-économiques (rendements, qualité des cultures, marges). « Cette expérimentation implique une certaine souplesse des itinéraires techniques. Nous les adaptons régulièrement. Nous travaillons avec des règles de décision qui peuvent évoluer, tout en gardant la logique de chaque service de culture », annonce Guillaume Delaunay. Pour atteindre les objectifs assignés aux systèmes de culture, différents leviers regroupés par famille sont mobilisés : choix des successions culturales, apports de matières organiques, adaptation des pratiques de travail du sol, utilisation des engrais verts et couverts végétaux, ou encore couverture du sol.

Dans le cadre du deuxième axe de ce projet, qui consiste à étudier de manière approfondie les pratiques des maraîchers biologiques diversifiés d’Alsace en matière d’entretien de la fertilité du sol, une enquête coordonnée par l’Opaba a été menée. Une quarantaine de maraîchers répartie sur tout le territoire alsacien a été identifiée en fonction des critères suivants : en agriculture biologique, possédant des surfaces exclusivement en légumes, sans rotation céréalière. Les pratiques d’entretien de la fertilité du sol mises en œuvre sont propres à chacun des maraîchers. Et dépendent d’une multitude de facteurs (historique de l’exploitation, formation de l’agriculteur, contexte pédoclimatique, expériences). L’objectif de cette étude est de donner une vue d’ensemble des pratiques d’entretien de la fertilité du sol en Alsace. Ce travail doit permettre de produire des références, directement opérationnelles pour les maraîchers. Les innovations intéressantes identifiées seront formalisées dans des fiches techniques. Il s’agit de donner des idées en matière de machinisme, de créer un groupe de maraîchers volontaires pour participer au suivi et à la co-conception des systèmes de culture innovants testés dans l’expérimentation, de renforcer le partage d’expérience entre les producteurs et de le traduire sous forme d’itinéraires techniques. Les pratiques innovantes pourront être mutualisées. Cette démarche participative permettra de favoriser l’intégration d’innovations dans les systèmes des maraîchers.

Comité des reines des vins d’Alsace

Le gala se poursuit

Pratique

Publié le 08/07/2018

On ne change pas une formule qui gagne. C’est l’état d’esprit du comité des reines des vins d’Alsace présidé par Claudia Renel. En 2017, le succès était au rendez-vous. « Cette première soirée de gala avait bien plu à tous nos invités. Une soirée sympa, spécialement conçue pour et par les reines des vins d’Alsace. Un moment d’échanges et de partages fort qui n’est pas possible lors de l’inauguration de la foire aux vins où il se passe tellement de choses en même temps », explique Claudia Renel. Une cuvée spéciale appelée « L’Âme des Reines » a été présentée lors de cette soirée et a connu un joli succès. « En une année, nous avons vendu les 600 bouteilles produites. Du coup, nous en avons refait 180 bouteilles». Une partie des bénéfices de ces ventes est destinée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du centre Alsace » de Sélestat, et « Vivre comme avant », une association de soutien aux femmes qui ont été touchées par le cancer du sein. « Nous allons profiter de cette seconde soirée de gala pour remettre officiellement ces chèques à ces deux associations. Au cours de la soirée, nous présenterons un court-métrage sur nos activités. Il a été remis à jour avec la soirée ici au Cabaret Colmarien et les vendanges 2017 », ajoute Claudia Renel. La soirée sera présentée par Jean-Marie Arrus, secondé par Marlyse Riegenstiehl. Le premier passera le témoin à la seconde à l’issue de cette 71e foire aux vins d’Alsace de Colmar.

Avec le nouveau trio royal

La soirée de gala débutera à 18 h avec l’accueil des invités et l’apéritif. À 19 h, la cérémonie débutera. Et à partir de 20 h sera présent le spectacle : « Revue 2018 du Cabaret Colmarien ». À 21 h 30, le nouveau trio royal 2018-2019 sera officiellement intronisé. La soirée dansante se poursuivra avec l’orchestre « Top Connection ». Le comité des reines des vins d’Alsace incite les personnes intéressées à s’inscrire au préalable et avant le 18 juillet.

Lors de la Foire aux vins, le comité des reines des vins d’Alsace organisera son grand rassemblement le dimanche 5 août. Au programme de la journée : assemblée générale, présentation des trois cuvées de la reine et de ses deux dauphines, sans oublier les traditionnelles dégustations de la journée. Ensuite, il sera temps de penser à préparer la deuxième cuvée pour compléter l’offre actuelle. « Nous y réfléchissons déjà. Mais, nous attendons l’arrivée du nouveau trio royal pour avancer dans ce nouveau projet. Quoi qu’il en soit, cette 71e foire aux vins sera une nouvelle occasion de revoir toutes ces reines et dauphines, porte-parole du vin d’Alsace depuis 1954 ».

Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace

Travailler sur la notoriété des vins d’Alsace

Vigne

Publié le 06/07/2018

Le Civa veut conduire une politique de marque pour les vins d’Alsace en mettant l’accent sur leur image et leur valorisation. Après le choix d’un logo plus moderne depuis quelques semaines, le Civa prépare une nouvelle campagne de communication. « L’objectif est de renforcer la place des vins d’Alsace dans les intentions d’achat et la notoriété de l’appellation Alsace parmi les plus grands vins blancs du monde. Nous avons commencé à travailler sur tous nos projets. Mais cette dynamique nécessaire a un coût. Elle s’inscrit dans le cadre d’un budget prévisionnel qui nous permet de travailler sereinement puisque nous avons un déficit contenu (150 000 €). Nous avons également travaillé à la refonte de la commission technique du vignoble, présidée par Christophe Bertsch. 2018 sera une année placée sous le signe de la communication. Une communication améliorée entre le Civa et ses adhérents. Notre ambition est de favoriser les échanges, d’unir nos efforts pour faire progresser les vins d’Alsace », explique le président du Civa Didier Pettermann.

Le Civa compte envoyer chaque année à ses adhérents un rapport d’activité plus concis, afin de rendre des comptes « pour qu’ils voient ce qu’on fait avec leur argent », a indiqué le directeur Gilles Neusch. Le premier exemplaire a été distribué lors de l’assemblée générale, vendredi 29 juin à Colmar. « Nous allons fournir plus d’indicateurs et des services plus performants aux viticulteurs. Quant aux actions de promotion à l’international menées sur 16 pays en 2017, elles seront redéfinies en fonction de la situation et de l’enjeu des marchés. Nous allons également développer la promotion « en ligne », avec du contenu numérique, de la communication et des campagnes de recrutement avec des sites partenaires. Enfin, nous comptons proposer des formations aux professionnels de la vente. Pour vendre des vins d’Alsace, il est essentiel de les connaître et de les apprécier », ajoute Gilles Neusch.

Budget et conseil de direction

L’assemblée générale du Civa a également permis aux représentants des différentes familles professionnelles de voter unanimement l’augmentation d’une quinzaine de centimes de la cotisation interprofessionnelle (qui passe de 7,38 € hors taxes/hl à 7,52 €). Cette contribution représente 83 % des ressources du Civa doté d’un budget d’un peu plus de 8 millions d’euros. Une situation budgétaire qui reste favorable avec un fonds de roulement important, de l’ordre de huit mois de charges brutes d’exploitation. La composition du bureau et du conseil de direction a été renouvelée. « Il s’agit d’un moment particulier puisque deux personnes quittent le conseil de direction après avoir rendu de nombreux services au Civa et avoir effectué un travail de qualité. Il s’agit de Pierre-Etienne Dopff et de Georges Wespiser. Ils étaient respectivement élus depuis 1992 et 1998. Ils sont remplacés par Etienne-Arnaud Dopff et Gilles Ehrhart », précise Didier Pettermann. Ce dernier entame un nouveau mandat à la présidence entouré de trois vice-présidents (Georges Lorentz, Yvan Engel et Serge Fleischer), d’un secrétaire général (Pierre Heydt-Trimbach) et d’un trésorier (Pierre-Olivier Baffrey).

De la prévention

Krystel Lepresle, déléguée générale de « Vin et Société » est intervenue dans le cadre de l’AG. « Vin et Société » a été créée en 2004 et fédère 21 interprofessions régionales et sept nationales. « Nous nous intéressons et nous intervenons sur tous les sujets liés à la santé publique, à la fiscalité, à l’éducation et au comportement face à la consommation du vin, à l’œnotourisme ou encore à la sécurité routière. Nous fédérons les acteurs du secteur. Nous prônons une consommation responsable, celle du plaisir, du respect, du contrôle de soi. Nous sommes un acteur de la prévention et nous nous sommes donnés comme mission d’informer de manière responsable », explique Krystel Lepresle.

Elle a présenté le plan national santé actuellement en débat, dont certaines mesures inquiètent la filière viticole française. La mise en place d’un tarif plancher pour l’alcool en fait partie. « L’Écosse a été la première à la mettre en application. Si on appliquait cette taxation, le prix moyen minimum de la bouteille en France passerait de 3 € TTC à 5 € TTC. Les autres menaces portent sur l’augmentation des droits d’accises, l’interdiction de la publicité sur internet et les réseaux sociaux pénalisante pour l’attractivité des domaines et l’œnotourisme, et autour des établissements scolaires. Sur ce point, c’est particulièrement choquant, car cela signifierait que la filière ciblerait les écoles. C’est un mauvais signal pour la profession », s’agace Krystel Lepresle. La prudence est de mise cependant elle constate une évolution du discours gouvernemental selon la volonté du Président de la République Emmanuel Macron. Le plan de prévention en cours d’élaboration porte sur trois thèmes majeurs : prévenir des comportements et des situations à risques, favoriser la responsabilité dans la consommation, expérimenter des dispositifs cibles de prévention et les généraliser après évaluation. « Vin & Société est prête à prendre sa part dans la prévention. Nous venons de remettre notre plan au gouvernement. Il est chiffré à 500 000 €/an, et comprend notamment des propositions (taille et visibilité du pictogramme de contre-indication pour les femmes enceintes, formation du personnel en grande surface pour empêcher la vente d’alcool aux mineurs…). La filière vitivinicole a fait un pas considérable et veut montrer qu’il y a d’autres voies que des mesures prohibitives comme l’information ».

Bilan de campagne

La moisson est bien entamée

Cultures

Publié le 05/07/2018

L’orge est une culture qui est désormais quasiment moissonnée. « Les rendements sont moyens à bons selon les parcelles. Nous pouvons difficilement dresser un bilan dans la mesure où une grosse partie de l’orge récoltée va dans les fermes pour l’alimentation animale », explique Christian Jenn pour la coopérative agricole de céréales (CAC). Il se montre plus précis pour le colza dont la récolte est bien avancée dans la plaine, mais ne fait que démarrer dans le Sundgau. Si les rendements sont faibles (15 q/ha) sur les parcelles les plus touchées par les événements climatiques de ces derniers mois, la moyenne se situe aux alentours de 30 à 35 q/ha ou même 40 q/ha. « Les plus belles parcelles ne sont pas encore récoltées. Il y a donc tout lieu d’être optimiste pour cette culture », ajoute Christian Jenn. Pour le blé, ce sont également les parcelles les plus difficiles qui sont récoltées en premier. Elles se trouvent sur des sols séchants, caillouteux… S’il est encore prématuré de parler de moyenne de rendement, les PS apparaissent généralement plutôt corrects. Le maïs, lui, est en avance. « Nous avons huit à dix jours d’avance. Il y a eu des levées difficiles et assez hétérogènes. Et surtout, nous avons été confrontés à des attaques de taupins et d’oscinie un peu partout, même dans les sols de la Harth. Le problème, c’est que nous avons de moins de moins de produits pour protéger les maïs des taupins qui, du coup, se multiplient dans les sols. C’est un problème qui va prendre de l’ampleur à l’avenir », prévient Christian Jenn.

Du jamais vu

Le soja est également très en avance. « En plaine, de nombreuses parcelles atteignent déjà la fin de la floraison. C’est une culture qui marche bien. Mais nous n’en ferons pas davantage à l’avenir dans le Haut-Rhin car il y a un problème de débouché localement. La filière n’est pas en mesure d’en prendre davantage », constate François Burckel, chez Armbruster. Pour le maïs, il fait le même constat concernant l’état d’avancée de la plante : « C’est du jamais vu. Actuellement les maïs atteignent le stade floraison alors qu’en règle générale elle se passe vers le 14 juillet. À mon avis, cela peut s’expliquer par les chaleurs de ces dernières semaines. Le jour, mais également la nuit. Il va falloir faire attention car la plante reste fragile, notamment si des orages surviennent », prévient François Burckel.

Chambre d'agriculture d'Alsace

Un rallye des aires de lavage

Technique

Publié le 29/06/2018

La Cuma des 4 saisons, à Galfingue, était l’une des huit structures de ce rallye original. Vendredi 15 juin, Olivier Bischoff, son trésorier, accueillait les agriculteurs du secteur, avec François Alves, conseiller à la Chambre d'agriculture d'Alsace (CAA), et Aurélie Schneider, animatrice à la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCuma). « Nous voulons faire le point avec les agriculteurs sur leurs pratiques, notamment sur la qualité des eaux dans leur secteur, leur rappeler certaines règles d’utilisation du matériel. Les orages des mois de mai et de juin ont montré qu’il était essentiel de bien travailler pour se préserver au maximum de ces événements climatiques », a rappelé François Alves.

Le remplissage du pulvérisateur est un moment sensible. La réglementation impose d’éviter tout retour de bouillie vers la ressource en eau, d’éviter ou de retenir les débordements accidentels. Des exemples de solutions ont été donnés : potence, cuve tampon ou encore clapet anti-retour pour éviter efficacement un retour de bouillie. Un volucompteur à arrêt automatique, une cuve tampon de volume inférieur à la cuve du pulvérisateur, ou encore une aire étanche permettent d’éviter ou de retenir un débordement. Dans tous les cas, une présence attentive et constante est impérative.

Le nettoyage du pulvérisateur doit aussi respecter des règles : « La vidange du fond de cuve sur la parcelle traitée ou sa réutilisation est autorisée si la concentration en matière active a été divisée par au moins 100, si la dose maximale autorisée n’est pas dépassée, et s’il y a effectivement le respect des conditions d’épandage. À savoir : 50 mètres par rapport aux points d’eau, des réseaux de collecte des eaux pluviales et une fois par an sur la même surface », précise François Alves qui explique comment diviser la concentration.

La Cuma des 4 saisons s’est équipée d’un phytobac. « Ce dispositif de dégradation biologique repose sur l’activité microbiologique du sol. Il peut être mis en oeuvre de différentes manières, notamment via un bac étanche, couvert, contenant un mélange de terre et de paille sur 60 cm comme ici ».

Mutualisation des moyens

Olivier Bischoff est satisfait de l’aire de lavage de la Cuma. « Nous sommes une vingtaine d’utilisateurs sur le secteur. Nous avons deux aires de lavage : une pour les pulvérisateurs et une autre pour le nettoyage du matériel, accessible toute la semaine. Chaque adhérent a son numéro pour accéder au site. Nous avons un règlement intérieur, un droit d’entrée à payer au départ. Cela permet d’avoir la garantie que la personne va participer à l’utilisation des lieux et au respect du matériel. Le budget pour réaliser une telle structure a été de 250 000 €, subventionné à hauteur de 95 000 €. Elle nous a permis de mutualiser nos moyens et de travailler en bonne intelligence », résume Olivier Bischoff.

Secteur de Vœgtlinshoffen

Des orages qui rendent l’accès au vignoble difficile

Vigne

Publié le 21/06/2018

Mardi 12 juin aux environs de 19 h, dans sa cave à Vœgtlinshoffen, Marc Immelé termine de mettre en bouteille son crémant. Il stoppe cette opération quand il entend un grondement inhabituel. « Je suis alors sorti. Il pleuvait dans un vacarme incroyable. En tournant la tête, j’ai constaté que la rue juste à côté était devenue une rivière. Dans ces moments-là, on se sent tout petit, impuissant. Il n’y a pas grand-chose à faire », explique Marc Immelé. Membre du syndicat viticole de Voegtlinshoffen-Hattstatt que préside son père Marcel, conseiller municipal et sapeur-pompier, son bip sonne alors toutes les 30 secondes. « À ce moment-là, je n’ai pas pensé aux vignes, mais aux habitants. Avec deux autres sapeurs-pompiers, nous avons fait le tour du village et sommes venus en aide aux sinistrés. Ensuite, les renforts sont arrivés. Puis, le temps s’est calmé. C’était incroyable. Une rue avait totalement disparu ; deux autres ont subi des affaissements et le macadam a été soulevé. Je n’avais jamais vu cela à Vœgtlinshoffen. Les anciens parlent d’un tel événement climatique en 1966 ».

Jeunes vignes disparues

Dans un premier temps, la municipalité et les sapeurs-pompiers s’activent à aider les sinistrés et à dégager les rues remplies de pierres et autres détritus. Puis, vient le temps d’aller dans les vignes. « Au sein même des exploitations, deux vignerons ont été touchés ici à Vœgtlinshoffen avec de 80 cm à 1,50 mètre d’eau dans la cave. Concernant les raisins, il y a relativement peu de dégâts à l’exception des jeunes plantations. Je connais un collègue à Gueberschwihr à qui il manque 200 tonnes de terres et qui a vu disparaître ses jeunes vignes », commente Marc Immelé. Mais, le plus gros problème concerne l’accessibilité aux parcelles. Certains chemins étaient remplis de pierres. « Nous avons reçu l’aide du Conseil départemental du Haut-Rhin qui nous a envoyé une pelle pour combler les trous dans le village, mais aussi dans le vignoble. Des chemins étaient défoncés avec des crevasses de 2 mètres ! Il y avait également des tournières et des parcelles remplies de cailloux. On a tous fait preuve de solidarité et le travail se poursuit toujours. » Des demandes pour classer les communes en catastrophe naturelle ont été réalisées, ainsi qu’une reconnaissance en calamité agricole. « Pour le reste, on va voir maintenant comment la vigne réagit. Visiblement, il y a plus de peur que de mal. Cela nous rajoute du travail alors que nous étions déjà en retard. Mais, si ce n’est que ça, ce n’est pas grave », conclut, un peu soulagé, le viticulteur.

Euro-Agrar

Développer la marque Valtra

Technique

Publié le 21/06/2018

Concessionnaire Fendt depuis de nombreuses années, le site fait la promotion, depuis début mai, des produits de la marque Valtra. « L’objectif est clair : Valtra souhaite développer ses produits, actuels et futurs, dans tout le département du Haut-Rhin, et en lien avec notre partenaire dans le Bas-Rhin, Agri Mécanique basé à Wolfskirchen. Dans le Haut-Rhin, nous allons proposer le matériel Valtra sur nos deux sites : à Sainte-Croix-en-Plaine et à Muespach-le-Haut. Cela nous permettra de couvrir tout le département et d’y développer nos projets », explique Guillaume Koenig, chef des ventes chez Euro-Agrar. Une présentation officielle du matériel aura lieu lors de la prochaine foire aux vins d’Alsace à Colmar. Des démonstrations suivront les semaines suivantes dans les secteurs de Colmar et de Wolfskirchen.

« Nous comptons proposer la même force de vente pour la marque Valtra et pour Fendt. Les personnes dédiées au service après-vente proposeront des services de proximité et de qualité que soit au niveau technique, ou des pièces détachés. » Dans le même temps, dans le Bas-Rhin, Agri Mécanique, fort de son expérience, devient le revendeur exclusif de la marque Valtra sur son secteur avec, en soutien, Euro-Agrar. « Nous comptons vraiment développer cette marque », conclut Guillaume Koenig. Rappelons enfin que Valtra commercialise ses séries A, N, T et S avec des puissances allant de 75 à 400 cv et différents types de finition, notamment au niveau technique.

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