Auteur
Image

Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

Retrouvez ses derniers articles ci-dessous :

Planète Légumes

Une année favorable aux pommes de terre

Cultures

Publié le 26/10/2017

Cette présentation était commune avec les établissements Kiehl qui viennent de reprendre Clisson situé dans la zone d’activité de Saint-Hippolyte. « Nous avons beaucoup de variétés cette année, » se réjouit Denis Jung conseiller spécialisé en pommes de terre à la Chambre d'agriculture Alsace. 66 exactement. Elles sont produites sur des champs d’essais chez Maurice Meyer à Valff, chez Marc Kuntzmann à Krautergersheim, mais aussi chez Roland Linck à Muttersholtz qui travaille, lui, avec Clisson.

« Il y a un bon rendement cette année, contrairement à 2016, même si nous avons des interrogations sur les calibres 20 à 35, constate le spécialiste. Mais, globalement, cela a été plus facile à gérer. Sur le marché du frais, il y a des excédents. Les Pays-Bas, par exemple, ont 20 % de tonnage supplémentaire par rapport à l’an passé. Il y a davantage d’export, mais la consommation est assez faible depuis le début de l’année. Elle ne compense pas la forte production. »

La raison de cette profusion de patate ? Les conditions météorologiques. Si des pommes de terre, primeurs notamment, ont souffert en raison du gel du 20 avril, celles qui ont été plantées plus tard n’ont pas connu la moindre difficulté. Il y a eu, du coup, une augmentation nette des rendements avec un état sanitaire souvent très satisfaisant.

Des essais d’efficacité et de sélectivité

Planète Légumes a expérimenté cinq variétés des pommes de terre bios chez Maurice Meyer à Valff. Elles ont été plantées le 27 mars 2017 sur un sol limoneux à 8 °C, puis irriguées, avec une récolte le 30 août et un tri le 1er septembre. L’essai de la parcelle du Gaec des Acacias chez Roland Linck à Muttersholtz a été planté le 20 avril après une culture de maïs grain et un labour d’hiver le 6 décembre 2016. Le buttage a été réalisé le 5 mai 2017 puis une fumure totale (N 170, P O, K 120), des traitements fongicides, un défanage le 4 septembre et un arrachage le 28 septembre. Enfin, les tests chez Kuntzmann à Krautergersheim ont été plantés les 31 mars et 7 avril pour une récolte le 5 septembre, un lavage et un tri le 28 septembre. Les résultats de ces différents essais seront tous disponibles sur le site internet de Planète Légumes.

« Nous réalisons des essais d’efficacité et de sélectivité nécessaires à la rédaction des dossiers biologiques d’homologation ou pour le développement de nouveaux programmes de référence au niveau régional. Tous nos essais sont conduits selon les principes des bonnes pratiques d’expérimentation. Nous sommes spécialisés sur les cultures légumières et pommes de terre grâce à une équipe technique réactive et disponible », indique Denis Jung. Tout au long de la matinée, les conseillers techniques de Planète Légumes et de la Chambre d'agriculture d’Alsace ont échangé avec les producteurs présents et les représentants des firmes de plants sur les variétés prometteuses, d’avenir ou sur celles qui posent des difficultés. Avec 66 variétés différentes, la sélection était d’autant plus pertinente.

Manon Schnoebelen

Le concours de Habsheim, une évidence

Élevage

Publié le 25/10/2017

Habsheim est son lieu de prédilection. « Cela a commencé avec mon grand-père qui participait à de nombreux concours. Mon oncle, Serge Stimpfling, éleveur à Aspach, a poursuivi. Je m’y suis toujours intéressée. La fibre de l’élevage m’a été transmise », explique la jeune femme de 21 ans. Dès l’âge de 5-6 ans, elle présente un petit veau. Puis, Manon Schnoebelen fréquente les nombreux lieux de concours. On la retrouve à Habsheim évidemment, à Epinal pour Eurogénétique, mais également au salon de l’agriculture à Paris ou encore au sommet de l’élevage à Cournon. Un parcours qui lui permet de rencontrer des personnes et de mettre à profit sa passion. À l’image d’Emmanuelle Wendling et de Florent Campello. « Ce dernier m’a proposé de m’occuper de ses bêtes à Paris. Une telle opportunité ne se refuse pas. On n’a qu’une vie. Quand on peut le faire, il ne faut jamais hésiter. Et puis, ces concours, ces déplacements m’ont permis de rencontrer cette formidable famille des éleveurs. Tout le monde se connaît. Ces relations sont formidables et inoubliables », se félicite Manon Schnoebelen. Sa formation, une licence en génétique, lui permet désormais de suivre l’évolution de l’élevage par le biais de sa vie professionnelle qu’elle débute en tant qu’inséminatrice. « Là également, je suis au contact direct des éleveurs. Nous travaillons ensemble dans un monde professionnel qui évolue », ajoute Manon Schnoebelen.

« Montrer notre travail »

Manon Schnoebelen est également très active à l’école des jeunes présentateurs. Son expérience profite à tous les participants. « Je suis effectivement formatrice. Cela m’a intéressé car je souhaite désormais transmettre ce que j’ai appris ». Cette année, elle sera donc encore présente au concours de Habsheim. Comme une évidence. « Ce n’est pas la victoire qui m’intéresse. En étant présente, je souhaite, à mon niveau, valoriser l’élevage en général, la race Montbéliarde en particulier. Pour l’élevage familial, c’est aussi l’occasion de montrer notre travail, notre philosophie professionnelle. Et puis, cela permet de rencontrer les collègues et de sortir de notre quotidien. Aller à Habsheim est une habitude. Nous avons également notre apprenti, Benjamin, et mon petit frère, Théo, qui font le concours des jeunes présentateurs », précise la jeune femme. La concernant, elle viendra vraisemblablement avec quatre vaches. « Un technicien de la race est venu sur l’exploitation et nous a confirmé ce que nous pensions nous-même. Nous avons là de belles vaches qui, potentiellement, peuvent faire quelque chose d’intéressant sur un tel concours. Les vaches que nous présentons ont une bonne morphologie. Ce sont de bonnes laitières », précise encore Manon Schnoebelen. Elle en profitera pour aller à la rencontre du grand public et valoriser, de cette façon, le travail des éleveurs.

Jérémy Messerlin

« Transmettre des valeurs »

Élevage

Publié le 25/10/2017

Âgé de 30 ans, Jérémy Messerlin compte s’installer à terme sur l’exploitation familiale située à Wolfersdorf. Cette dernière occupe 200 hectares avec une production 1,2 million de litres de lait. Le troupeau est mixte : des Montbéliardes et des Holstein. En tout, 150 vaches. Pour le reste, l’exploitation produit également du maïs, de l’orge et du blé. Passionné par son métier, Jérémy Messerlin reconnaît cependant qu’il ne prend pas le temps de participer à des concours. En 2009 pourtant, à Habsheim, il avait gagné le concours avec la vache qu’il avait présenté. « J’ai décidé de revenir pour plusieurs raisons. La première, c’est mon fils. Nolan a 6 ans. Il présente un veau. Il voulait absolument venir. Je ne peux évidemment pas lui refuser cela. Je souhaite lui transmettre ces valeurs de l’élevage. Et, Habsheim, est un endroit privilégié pour cela. Il y a là-bas du partage et des émotions. Je voulais qu’il connaisse cela et ce qui m’a motivé pour venir moi-même », explique Jérémy Messerlin. La seconde raison concerne sa vision de l’agriculture en général, de l’élevage en particulier. « Habsheim reste une manifestation importante dans le secteur. C’est important de maintenir ces traditions agricoles. Nous devons communiquer sur notre métier, sur nos valeurs. Et là-bas, nous pouvons le faire en lien direct avec le grand public. Il faut pérenniser une telle manifestation », ajoute le jeune agriculteur.

La bonne vache, au bon moment

Jérémy Messerlin compte venir avec deux vaches à Habsheim. « Sur un concours, il faut avoir la bonne vache au bon moment. Visuellement, les deux vaches que je compte emmener me plaisent et me tapent à l’œil. Nous n’avons pas sur l’exploitation de vaches à concours, mais nous en avons qui vieillissent bien et qui nous permettent d’obtenir des résultats économiques. Le troupeau est homogène. Mon objectif à Habsheim n’est pas de gagner, mais de participer. Je n’ai malheureusement pas trop le temps pour préparer les animaux. Je vais y aller à l’émotion, au sentiment. Comme en 2009 », précise Jérémy Messerlin. Ce partage émotionnel, il compte le retrouver avec tous les autres éleveurs présents. « Habsheim va également me permettre de valoriser le travail de l’exploitation fait depuis des décennies par ma famille. Oui, Habsheim, pour moi, c’est avant tout du partage, de la convivialité et la transmission de valeurs », conclut Jérémy Messerlin.

Fête de la transhumance à Muhlbach-sur-Munster

La tradition dans son terroir

Élevage

Publié le 19/10/2017

En cette fin de matinée, il règne une certaine effervescence dans les rues de la douce commune de Mittlach. De nombreux touristes, fixés au bord de la route principale, attendent avec leur appareil photo. « Pourquoi nous sommes-là ? Mais, c’est la transhumance monsieur. Nous venons là depuis quatre ans. À l’époque, nous étions au bon endroit, au bon moment, par hasard. Depuis, nous revenons. C’est magnifique », explique, enthousiaste Lucienne Brochand. Avec son mari, Pierre, elle est venue spécialement de Lyon. « Nous avons sympathisé avec des éleveurs. Et, depuis, ils nous informent du déroulement de la manifestation. Nous comptons déjeuner ici à Mittlach et ensuite descendre avec les vaches jusqu’à Muhlbach-sur-Munster. En plus, le temps est magnifique », ajoute le couple. Quelques minutes plus tard, on entend les cloches. Les vaches arrivent. Elles sont entourées et accompagnées des éleveurs et de leurs familles. Tout le monde est en habit traditionnel. « C’est la tradition », commente une dame qui est entourée de sa fille et de ses petits-enfants. Cette première partie de la transhumance se termine dans un pré à la sortie du village. Le temps pour les vaches de se reposer et pour les éleveurs de retourner à la salle des fêtes profiter d’un repas bien mérité.

Des arrivées échelonnées

En début d’après-midi, la descente des vaches vers Muhlbach-sur-Munster peut reprendre. Les fermes participantes sont celles du Treh, du Uff Rain, du Firstmiss, de l’Estive, des Trois Fours, la ferme Meyer, celle des Ânes du Pfeifferberg et celle des poneys du Raedlé. « Chaque année, deux fois par an, la transhumance de quelques troupeaux permet au public d’assister à la montée et surtout à la descente dans la vallée après un été sur la montagne. C’est aussi la plus grande fête du Massif Vosgien ! Pour nous, c’est une belle occasion pour faire découvrir les vaches de la race vosgienne. Selon l’usage, les fameuses clarines, lustrées pour ce grand jour, sont mises au cou des bêtes », se félicitent les éleveurs. L’arrivée se fait à un rythme échelonné, devant l’exploitation de Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster.

Une foule très importante profite des conditions météorologiques excellentes. Toute la journée, de nombreuses animations sont proposées. Il y a là des échoppes d’artistes et d’artisans (travail du bois, sabotier, sellier, club artisanal, patchwork, confection de costumes folkloriques, objets en faïence), une exposition de matériel agricole, des animations pour les enfants, la vente de produits du terroir (fromages, charcuteries, pains, sirops, miel et confitures, jus de fruits) sans oublier l’espace de restauration où l’association des éleveurs de Vosgiennes du Haut-Rhin assure le service avec ses burgers vosgiens, ses glaces et ses produits du terroir.

Juste à côté, les génisses se trouvent à l’étable. En attendant la vente aux enchères (lire ci-dessous) qui vont leur permettre d’avoir un nouveau propriétaire, elles reçoivent les visites des touristes dans une ambiance bien plus studieuse. C’est la fête de la Vosgienne !

Jusqu’au 15 octobre au Parc des expositions à Mulhouse

Les 57es Journées d’octobre et la 17e édition de Folie’Flore

Pratique

Publié le 19/10/2017

Il y a cette année deux nouveautés aux Journées d’octobre. La première concerne une ouverture en B to B avec le salon du professionnel des fleuristes, Florevent, dimanche 8 et lundi 9 octobre. Le salon est tourné vers l’international avec des conférences, des démonstrations et un partage d’expériences. La seconde est le village des fleurs et des plantes avec sa quarantaine de stands de pépiniéristes, producteurs et créateurs de petits éléments de décoration pour le jardin. Il est possible pour le public d’acheter des plantes et des fleurs vues pendant le show, à l’instar de la rose Folie’Flore. Ce village est uniquement ouvert lors du deuxième week-end de la manifestation, les 14 et 15 octobre de 10 h à 20 h.

On va retrouver quelques autres villages à succès. Celui des créateurs, situé à l’entrée. Il regroupe des artisans. Un concours va élire le stand le plus fleuri ou le plus décoré avec des éléments en rapport avec la plante. Le village du jardin, lui, plus grand et plus varié que les éditions précédentes, est dédié aux produits d’aménagements du jardin et est inspiré par la nature. Il est situé à la fois sous chapiteau et à l’extérieur, à l’entrée du show floral. Tous les métiers liés au jardin, aux végétaux, aux bassins, aux abris de jardin ou clôtures sont présents. Le village de l’habitat regroupe de son côté toutes les activités liées au bien-être chez soi. Il y a également le village gourmand qui est l’âme de la manifestation avec son large choix de restaurants et ses trois podiums sur lesquels se succèdent animations musicales, spectacles et démonstrations des corporations. Le marché des producteurs permet à ce secteur de mettre en avant la production artisanale et les acteurs de proximité afin de valoriser les produits de nos terroirs.

10 000 m2 de mise en scène

Par ailleurs, les corporations artisanales et les apprentis du CFA Roosevelt se succèdent pendant les JO pour présenter leur métier et exprimer leur talent. Différents concours culinaires sont ainsi organisés. De son côté, Daniel Zenner propose des recettes de plats traditionnels revisités. Enfin, la place des fêtes permet à l’association mulhousienne Zig Zart de mettre en valeur certains artistes locaux pour des concerts et des soirées à thème. La scène alsacienne dite scène de l’auberge du Boucher propose, elle, des animations musicales qui invitent à quelques pas de danse, tant dans l’après-midi qu’en soirée. Mais, le grand espace privilégié reste Folie’Flore.

Jusqu’au 8 octobre, la manifestation accueille la coupe de France des fleuristes. 12 candidats s’affrontent sur le thème du cirque dont deux Alsaciens, Tristant Schatz pour le Haut-Rhin et Julien Heuber pour le Bas-Rhin. Le 12 octobre, il y a le baptême de la rose Folie’Flore en présence d’Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles. Cette rose, tout spécialement créée pour l’occasion par Marcel Joerger et produite par la roseraie Barth, est de couleur crème écru aux caractéristiques bien particulières avec ses 14 cm, son odeur des plus parfumées et ses 60 pétales. Pour le reste, Folie’Flore reste un show floral avec des démonstrations florales, des jardins, des pistes aux fleurs. Le tout, sur 10 000 m2 de mise en scène, en lumières et en musiques, 2 000 m2 réservés à la coupe de France des fleuristes et onze jardins éphémères. De quoi ravir les visiteurs qui s’annoncent une nouvelle fois nombreux.

Association des éleveurs de Vosgiennes du Haut-Rhin

Une vente aux enchères réussie

Élevage

Publié le 18/10/2017

Cette manifestation a été l’occasion de mettre à l’honneur la race Vosgienne et ses éleveurs devant un public curieux. Les enchères ont proposé à la vente 26 génisses. 23 génisses ont trouvé acquéreurs pendant la vente et deux sur les trois restantes ont finalement trouvé preneur après la vente. À noter que sept génisses étaient pleines dont cinq estampillées agriculture biologique. Le reste allait du petit veau à la génisse prête à inséminer.

Le montant total des enchères s’est finalement élevé à 17 850 €. Parmi les acheteurs, une éleveuse a particulièrement surenchéri. Il s’agit de Marjorie Aizier. « J’ai acheté une génisse en mon nom et sept autres au nom d’un ami éleveur en Haute-Vienne et fan de la race Vosgienne. L’exploitation sur laquelle je travaille a, de son côté, proposé quatre bêtes à la vente », explique la jeune femme. Elle est en cours d’installation sur l’exploitation de Mathieu Étienne au Val d’Ajol dans les Vosges. Une exploitation dont le cheptel est à 80 % de race Vosgienne. La génisse achetée en son nom par Marjorie appartenait jusqu’à présent à Marc Spenlé, éleveur en Haute-Saône, récemment décédé.

Étoiles d’Alsace

Michel Husser, nouveau président

Vie professionnelle

Publié le 15/10/2017

C’est dans une salle municipale du village où rayonnent l’Auberge de l’Ill et la famille Haeberlin – récemment mise à l’honneur pour les 50 ans de 3 étoiles Michelin – que la quarantaine de membres s’est retrouvée. Deux présidents, deux visions, deux projets ont été présentés devant l’assemblée. Celui de Nicolas Stamm, de la Fourchette des Ducs à Obernai, et celui de Michel Husser, du Cerf à Marlenheim. C’est ce dernier qui a finalement été élu. « Je suis heureux et fier d’avoir eu la confiance de mes collègues. Je suis membre fondateur de l’association. J’ai assisté à la première réunion il y a 34 ans. Depuis, les Étoiles d’Alsace ont connu une belle croissance. Avec l’arrivée de nos collègues haut-rhinois notamment. Cela a débouché sur l’organisation de soirées de gala, sur des conseils d’achats. Ensemble, nous sommes plus forts. Avec les Étoiles d’Alsace, il y a également eu des actions tournées vers de nouveaux publics comme la formule jeunes qui est un menu spécifique avec des vins pour cette clientèle », explique Michel Husser. Âgé de 58 ans, il a accepté de prendre cette nouvelle responsabilité car il a réaménagé son temps de travail. « Mes enfants s’occupent désormais du Cerf avec Joël Philipps comme chef. Je suis donc à la disposition des étoilés », conclut Michel Husser. Son vice-président est Patrick Fulgraff.

Rendez-vous le 26 octobre

L’histoire des Étoiles d’Alsace a commencé en 1982 quand Fernand Mischler, propriétaire et chef de cuisine du Cheval Blanc à Lembach, se rendait chaque semaine au marché gare de Rungis afin d’y faire ses courses. Il a alors proposé à d’autres chefs étoilés bas-rhinois de passer commande pour leur propre affaire et a entraîné, semaine après semaine, un autre chef avec lui. De ces expéditions naîtra, en 1983, l’idée de constituer un groupement d’achats du nom d’« Unis 7 » comme les 7 chefs étoilés du Bas-Rhin qui le composent alors. 1985 marque un nouveau cap avec le banquet de clôture du congrès national de la fédération nationale de l’industrie hôtelière dont la réalisation a été confiée à Unis 7.
Ce sera le premier épisode d’une activité de traiteur toujours très prégnante aujourd’hui. Cette même année, les chefs étoilés haut-rhinois se rassemblent sous la bannière de Force 8, présidée par le regretté Jean Schillinger. Afin de relever de nouveaux challenges, « Unis 7 » et « Force 8 » décident alors de fusionner : c’est ainsi que Les Étoiles d’Alsace ont vu le jour, avec à leur tête Fernand Mischler. Dans le prolongement de cette nouvelle dynamique est née la « Formule Jeunes », à l’initiative de Jean Schillinger. Suivront « Les invitations cadeaux » et la « Formule Seniors ». Les Étoiles d’Alsace rassemblent trente restaurants et dix maîtres artisans (boulangerie, pâtisserie, boucherie-charcuterie, traiteur, affineur de fromages). Leur prochain rendez-vous est fixé au jeudi 26 octobre 2017 pour le lancement de la 27e édition de la Formule Jeunes® avec un afterwork au Biocluster et au restaurant des Haras à Strasbourg et la création et l’organisation d’un trophée Jean-Marc Kieny-l’Alsace Recuisinée®, ouvert au grand public et aussi l’édition d’un ouvrage consacré aux Étoiles d’Alsace.

Domaine Henri Martin et fils à Husseren-les-Châteaux

Des vendanges solidaires

Vie professionnelle

Publié le 14/10/2017

La Table ronde de Colmar est une association de jeunes hommes responsables d’activités professionnelles diverses, âgés de 18 à 40 ans. L’appartenance à cette association nationale implique chaque année une obligation d’action qui peut être humanitaire, culturelle ou sociale, participant à l’amélioration de la société. Ses objectifs sont de favoriser le rapprochement entre ses membres exerçant des professions différentes et de les amener à assurer le « prestige » de leur profession, occupation ou fonction, et à en faire connaître aux autres la valeur propre.

C’est bien dans cette démarche que Gregory Martin a invité les membres de l’association colmarienne à ces vendanges solidaires. « C’était une belle expérience. Nous étions une bonne vingtaine. Tous les corps de métiers sont représentés dans notre association. Certains n’avaient jamais vendangé. Nous leur avons expliqué comment faire, les spécificités des vendanges. Une belle découverte et un grand moment passé ensemble », se félicite Grégory Martin, président de la Table ronde de Colmar depuis deux mois et membre depuis douze ans.

Des vendanges qui ont conclu la récolte 2017. « Qualitativement, c’est propre. C’est même un superbe millésime. En revanche, au niveau de la quantité, c’est plus compliqué. Ici, nous constatons une baisse de 60 % des rendements pour le gewurztraminer. Elle est moins importante pour les autres cépages », indique Grégory Martin. À noter que la parcelle de 35 ares vendangée a permis de récolter un gewurztraminer d’une très belle qualité avec une température de 15 °C. Les membres de l’association ont ensuite offert un chèque de 1 200 € à l’Arame, pour les enfants atteints de leucémie.

Ferme Stempfler à Spechbach-le-Haut

Les cucurbitacées, source de diversification

Cultures

Publié le 14/10/2017

Laurence et Vincent Stempfler ne se privent pas d’exposer une partie de leur récolte dans leur cour pour le plus grand bonheur des clients qui apprécient cette décoration pour le moins originale. Cette année encore, le couple d’agriculteurs a fait fort, avec un moulin rouge et ses danseuses. Il y a là des courges par milliers, de toutes les couleurs, de toutes les formes, comestibles ou décoratives. Il y en a pour tous les goûts. « Du rouge vif d’Estampes, des musquées de Provence, des potimarrons ou encore des butternuts. Il y a là de quoi faire de bonnes soupes, mais aussi les proposer en gratin, en purée, en quiche ou encore en tarte, sans oublier des coloquintes pour la décoration automnale », explique Vincent. Cette année, il fête le 20e anniversaire de son installation à la suite de ses parents. Depuis le 1er juillet 1997, il n’a jamais cessé de se diversifier avec, entre autres, des cucurbitacées : « Je suis fier de cultiver ces multiples légumes, de les vendre directement à la ferme, et de décorer ma cour de cette façon ».

Ni potasse, ni phosphore

S’il s’est autant diversifié, c’est tout d’abord pour des raisons économiques. « L’exploitation reste très petite avec seulement 45 hectares. Mais, surtout, je voulais sortir du tout maïs. Lors de mon installation, il n’y avait ici que trois cultures : le blé, le maïs et la pomme de terre. À ce jour, il y en a douze. Au fil des années, l’orge, le colza, l’oignon, la carotte, le poireau, le pissenlit, les fleurs à couper, les prairies de fauche et les cucurbitacées se sont ajoutés ainsi que d’autres légumes de saison. Nous vendons essentiellement directement ici à la ferme, depuis 1983. Cette façon de travailler nous permet d’être en contact direct avec les clients. Cela nous permet d’échanger avec eux, de les écouter et d’être attentif à leurs demandes ». C’est pour cette raison qu’il a fait le choix de se passer progressivement de produits phytosanitaires. « Beaucoup de mes cultures ne sont pas traitées et celles qui le sont encore reçoivent des mini-doses ou, en remplacement, reçoivent des jus de plantes. Je ne mets plus de potasse, ni de phosphore depuis déjà douze ans. Et j’ai banni tous les insecticides », précise l’agriculteur. Il espère pouvoir continuer sur cette lancée même si, économiquement, la visibilité n’est pas totale. « Pour autant, j’estime qu’il faut tout de même être optimiste, aller de l’avant et, surtout, positiver, innover et ne pas compter les heures passées dans les champs », conclut Vincent Stempfler. Une façon de faire qui séduit. Une centaine de clients s’arrête chaque jour devant la cour pour acheter des légumes du terroir. La cour est ouverte au public tous les après-midi de la semaine de 14 h à 18 h et le samedi toute la journée.

Jusqu’à ce dimanche 15 octobre au parc-expo de Mulhouse

Des fleurs et des jardins

Vie professionnelle

Publié le 12/10/2017

L’inauguration de la manifestation, jeudi 5 octobre, a permis à la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, de s’enthousiasmer devant la créativité des organisateurs. « C’est une formidable vitrine des talents de notre région, un concentré de notre potentiel économique et créatif, un endroit qui permet de diffuser l’incroyable capacité d’évolution de nos entreprises. » La créativité des fleuristes s’exprime au gré des allées de cette nouvelle édition de Folie’Flore.

Pour cette 17e édition, la fleur coupée est l’invitée d’honneur et se donne en spectacle à travers des mises en lumière et en musique féeriques. Le show floral occupe 10 000 m² sur les extérieurs du Parc des expositions, dix communes alsaciennes présentent leurs créations végétales, entourées des univers colorés d’autres jardiniers et fleuristes débordant de créativité. Les « Fleuristes en Folie » présentent leur espace « Flower Power Land Art » pour lequel ils ont laissé libre cours à leur imagination à travers dix créations florales. Au total, ce sont près de 18 000 fleurs coupées piquées dans 2 000 pains de mousse Oasis que les douze artistes du collectif ont façonnées pour donner vie à leurs œuvres. Leurs structures prennent forme sur une toile de 2 000 m² de gazon et 1 400 m³ de sable, bordée de 12 000 vivaces.

La visite inaugurale du show floral s’est conclue avec la « Piste aux fleurs » située dans l’amphithéâtre du parc-expo, aménagé comme un véritable cirque. Là, une magnifique colonne florale aérienne occupe le centre de la scène. Réalisée avec 450 000 m de fil de nylon, 3 000 pipettes, 6 000 colliers Rilsan et autant de fleurs coupées, cette composition suspendue aux teintes blanches parsemée d’orange laisse entrevoir un élégant jeu d’eau et de lumière. C’est le meilleur ouvrier de France, Frédéric Dupré, qui signe ce bouquet final avec l’aide de dix anciens champions de France.

S’adapter aux enjeux de demain

Le monde agricole est évidemment bien présent lors de ces Journées d’octobre. L’occasion pour le président de la Chambre d'agriculture Alsace, Laurent Wendlinger, de rappeler que le contexte économique est toujours aussi complexe et difficile pour les professionnels. « L’avenir se prépare à travers la réflexion sur l’évolution de nos systèmes d’exploitation, mais surtout l’adaptation de nos filières aux enjeux de demain. Si la prudence et le réalisme économique guident notre action, l’agriculture alsacienne offre des perspectives diverses et variées. Nous disposons de réelles opportunités de développement et notre positionnement géographique, associé au potentiel de consommateurs de proximité, nous ouvre des perspectives pour les années à venir. Les projets de conversion à l’agriculture biologique se poursuivent à un rythme soutenu, portés par une demande qui ne faiblit pas. La vente directe ne cesse de se dynamiser. Sur l’ensemble du territoire, des agriculteurs se regroupent et commercialisent au sein de leur exploitation, sur les marchés existants ou qui viennent de se créer, ouvrent collectivement des magasins fermiers, avec l’objectif de répondre aux attentes de nos concitoyens, de nos consommateurs. Mais notre ambition est également de développer la part des produits locaux dans la restauration hors domicile. Manger local, c’est génial ! » La Chambre d’agriculture d’Alsace se retrouve naturellement dans le slogan du Conseil départemental du Haut-Rhin explique Laurent Wendlinger.

Les horticulteurs et leurs fleurs sont à l’honneur à ces Journées d’octobre et à Folie’Flore. Une mise en lumière assurée par la Chambre et Flhoreal, en lien avec une mutualisation au niveau de la région Grand Est. « Je suis confiant, car l’expérience de mutualisation des moyens de nos chambres d’agriculture haut-rhinoise et bas-rhinoise nous démontre qu’une unité alsacienne est une véritable force. Représenter, porter la vision et le projet agricole régional donne du sens, donne un poids considérable. Porter la parole de l’agriculture de notre Alsace au sein du Grand Est nous a permis d’être écoutés et reconnus. Notre filière horticole souhaite maintenir et renforcer ses collaborations tout en préservant ses marques territoriales, ainsi que son savoir-faire alsacien. Ce savoir-faire est à découvrir aux JO. Nos fleuristes dévoilent leurs talents pour le plus grand plaisir des visiteurs », conclut Laurent Wendlinger.

Les vidéos