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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Fête de l’agriculture et concours départemental de labour à Mœrnach

Succès populaire pour le « Sillon d’énergie »

Vie professionnelle

Publié le 25/08/2017

Plusieurs centaines de visiteurs se sont retrouvés sur l’exploitation de la famille Holler « La Clé des Champs » à Mœrnach pour cette grande fête de l’agriculture. Un succès populaire impressionnant qui fait la fierté de Philippe Holler. « Nous ne savions pas où nous allions. Mais, en mettant en lumière toute la diversité du monde agricole présente sur cette exploitation, nous avons su attirer les gens. Je suis heureux d’avoir, à mon échelle, fait la promotion positive et objective de mon métier », explique le jeune agriculteur. Et, en effet, il n’a pas hésité à expliquer à un public intéressé le fonctionnement de son exploitation, mais surtout son unité de méthanisation. « On m’a effectivement posé de nombreuses questions tout au long de la journée. Les gens sont très intéressés par ma philosophie de travail », se félicite Philippe Holler. La confirmation est venue de l’une de ces visiteuses. « Je suis fille et sœur moi-même d’agriculteur. Je suis venue car je m’intéresse au monde agricole, mais également à mon avenir et donc aux énergies vertes. Je ne connaissais pas cette unité de méthanisation et cette façon de produire de l’énergie. Les explications fournies sont très intéressantes et précises. Utiliser les déchets pour faire quelque chose d’autre est une philosophie de vie qui est également la mienne. À mon échelle, c’est le compost et les poules. Nous devons toutes et tous prendre part à cette évolution de notre société », explique Claudine, domiciliée à Bettlach.

Une agriculture diversifiée

Devant cette foule impressionnante, le président des jeunes agriculteurs Sundgau, Sébastien Hell, était ravi. « Je suis heureux de cette journée. Baptisée « Sillon d’énergie », cette manifestation permet de découvrir une belle exploitation laitière, mais aussi d’apprécier toute sa diversité. Nous avons mis en avant quatre thématiques pour montrer à quel point notre agriculture est diversifiée et pluridisciplinaire. Le public peut ainsi s’informer sur les filières lait et céréales, mais aussi sur le lien entre agriculture, production d’énergie, environnement et emploi. Sans oublier cette mise en avant de notre terroir », indique Sébastien Hell.

« À Güeter »

Peu après 15 h, plus de 850 repas avaient ainsi déjà été comptabilisés. Et, en soirée, les jeunes agriculteurs avaient préparé des tartes flambées. Et, parmi les produits locaux mis en valeur, les nouveaux yaourts « A Güeter ». Il s’agit d’une marque de yaourt local qui appartient aux producteurs et créée par l’association de 8 Cantons. « Les yaourts seront disponibles à partir du 9 octobre prochain. Ce sont des produits à partir de lait 100 % Alsace-Lorraine. 50 exploitations agricoles participent à cette superbe aventure ! », se félicite Christophe Bitsch, président des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et l’un des producteurs.

Avec une charrue de labour

Seule petite déception, le nombre de participants au 64e concours départemental de labour. « Ils ne sont que dix cette année. Huit dans la catégorie « labour à plat » et deux dans celle « labour en planche ». Deux candidats n’ont pas pu nous rejoindre. L’un est malade, l’autre a cassé sa charrue avant de nous rejoindre. À l’avenir, nous allons devoir réfléchir pour attirer davantage de jeunes afin de perpétuer cette tradition », a précisé le président du jury Claude Gretter. Le concours a cependant été de très grande qualité. Ce sont finalement Luc Brickert et Jonathan Gerum qui se sont imposés. Ils représenteront le département lors de la finale régionale dans la Meuse le 3 septembre prochain. Le premier, âgé de 21 ans, est originaire de Guémar. Il travaille à la coopérative agricole de céréales. « C’était ma seconde participation à un tel concours. Je suis très content, mais j’aurais pu peut-être encore mieux affiner mon labour. Mais, participer à une telle manifestation reste avant tout un plaisir. Je vais participer à la finale régionale avec le même état d’esprit », explique Luc Brickert.
Pour sa part, Jonathan Gerum, âgé de 28 ans, est ouvrier agricole à Friesen et domicilié à Hagenbach. « Cela a été une très belle journée. Bravo aux organisateurs. Je suis évidemment satisfait de cette première place. D’autant plus que tous les concurrents ont fait leur labour avec une charrue de labour et pas une charrue de compétition. C’est une très bonne chose. Ce sera sans doute différent pour la finale régionale. Mais, je ne compte pas changer de charrue et de philosophie », précise, ravi, Jonathan Gerum. À noter la présence lors de ce concours d’une seule demoiselle, mais en qualité de « commissaire ». Andréa Resch était là pour aider son compagnon, Benjamin Haaby. Agée de 16 ans et originaire de Merxheim, c’est la première fois qu’elle participait à une telle manifestation. « L’année passée, avec Benjamin, nous avions assisté au concours comme simples spectateurs. Cela nous a motivés. Je voulais m’inscrire moi-même, mais je viens d’avoir 16 ans il y a quelques jours seulement. Du coup, le fait d’être « commissaire » me permet tout de même de participer, sous un autre angle, à l’épreuve. Cette journée a été intéressante. Techniquement, il faut être bien préparé tant dans les mesures que dans les réglages de la charrue », explique la jeune femme qui, à la rentrée, sera scolarisée en classe de première, filière « élevage et culture » au lycée agricole de Rouffach.

Mise en valeur

Lors de la remise des prix, on a pu noter la présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles le conseiller départemental Nicolas Jander, le président de la FDSEA 68 Denis Nass et le maire de Mœrnach Patrick Stemmelin. Ce dernier n’a pas caché sa satisfaction de voir cette manifestation se dérouler dans le village. « Je me suis régalé aujourd’hui. Tant dans l’assiette que dans la diversité de ce que j’ai pu voir. Cela a été une journée exceptionnelle. Bravo aux jeunes agriculteurs et au club de basket de Mœrnach, partenaire de l’événement ». Nicolas Jander est allé dans le même sens. « Je suis effectivement impressionné par ce succès populaire et la qualité de l’événement. Ce sont de telles manifestations qui permettent de mettre en valeur la réalité du monde agricole. C’est une belle profession avec des chefs d’entreprises qui méritent le respect ». Enfin Denis Nass a interpellé le monde politique et mais aussi l’administration. « C’est aujourd’hui une fête, mais tout au long de l’année, c’est tout le contraire pour le monde agricole. À l’heure des états généraux de l’alimentation, il est temps de donner notre opinion, de faire entendre nos voix. Nous attendons des évolutions positives au niveau de la réglementation. Que l’État arrête de prendre aux uns pour donner aux autres. Depuis deux ans, la moitié des agriculteurs gagnent moins de 400 € par mois. C’est intolérable. Nous voyons ici toute la diversité du monde agricole. C’est le meilleur témoignage des investissements que font les professionnels. La qualité de leur travail doit être reconnue et défendue. Car sans agriculteurs, il n’y a pas d’agriculture ».

Affaire Albrecht

Plus de 300 viticulteurs dans les rues de Colmar

Vie professionnelle

Publié le 23/08/2017

Calmes et déterminés, les professionnels ont parcouru le chemin qui sépare le Centre de rencontres d’échange et de formation (Cref) et le tribunal de grande instance de Colmar. À leur arrivée, le président de l’association des viticulteurs d’Alsace (Ava), Jérôme Bauer, a pris la parole pour rappeler l’historique de cette affaire. Un dossier « chaud » qui tarde à trouver une solution. Mais, cinq ans après, les professionnels n’en peuvent plus d’attendre. Il faut dire que le total du préjudice financier se monte à 14 millions d’euros et que de nombreuses entreprises viticoles ont bien du mal, depuis 2012, à refaire surface et à « assumer » la perte d’une récolte entière. Jérôme Bauer a rappelé les différentes étapes de ce dossier. Des premières alertes données par les viticulteurs en février 2012 sur les impayés de la société Lucien Albrecht à Orschwihr, jusqu’à sa mise en redressement judiciaire le 11 septembre de la même année, puis sa mise en liquidation et enfin le dépôt de plainte de l’Ava en novembre, suivie de la mise en examen de Jean Albrecht pour banqueroute et escroquerie. « Depuis ? Plus rien ou si peu. La procédure est d’une lenteur incroyable. Mais, là, trop c’est trop ! L’Ava a pourtant fourni de nombreuses pièces justificatives à la justice. Ce travail d’enquête et de collecte d’informations n’a pas trouvé d’échos jusqu’à présent. La justice n’avait pourtant qu’à vérifier et à rendre, précisément, justice. Je le répète : les professionnels sinistrés ont perdu une année de revenus. Ce n’est pas rien. Les victimes se sentent méprisées par la justice. Elles souffrent économiquement, bien évidemment, mais aussi psychologiquement. Nous craignons tous que le temps qui passe n’arrange rien », explique Jérôme Bauer.

« Il s’agit de la vie des gens »

Les professionnels s’agacent aussi des commentaires lus et entendus, de la façon dont est présenté le dossier, qui serait « complexe », alors que pour eux il est très simple. « Un négociant a acheté du vin en grande quantité et les viticulteurs n’ont pas été payés. Ils attendent maintenant justice au civil et au pénal. Il s’agit de la vie des gens », répète le président de l’Ava. Il compare la lenteur de ce dossier à la vitesse éclair rendue par la justice sur de nombreux autres dossiers, notamment dans le monde politique. « Justice, réveille-toi ! S’il n’y a pas de réaction rapide, nous reviendrons. En attendant, restons unis et soudés dans ces temps de grande difficulté », conclut Jérôme Bauer, chaleureusement applaudi par les viticulteurs sinistrés présents mercredi matin devant le tribunal. Le « député du vignoble », Jacques Cattin, était également présent à cette manifestation. Il a apporté son soutien aux professionnels : « Je suis solidaire avec vous. La lenteur de la justice est inadmissible. Il faut mettre la pression et obtenir un dénouement rapide de cette affaire car la situation est dramatique pour de nombreuses entreprises. » Pour le président de l’Ava, cette manifestation devant le tribunal de grande instance de Colmar n’est pas inutile. « Réunir plus de 300 viticulteurs pendant les congés, en plein mois d’août, à quelques jours des vendanges, ce n’est pas rien. Cela montre bien la colère, la lassitude, la désespérance des gens. J’ose espérer que la justice nous entende. Jusqu’à présent, nous avons été sages. Nous avons été à l’écoute. Nous avons coopéré, fourni des éléments dans ce lamentable dossier. Il faut maintenant que la justice avance rapidement, qu’elle mette des moyens », précise, en aparté, Jérôme Bauer.

« 5 ans, c’est long ! »

Parmi les manifestants, deux exemples concrets. Henri Engler habite Orschwihr. Il ne possède que 60 ares de vignes, mais se sent concerné, comme tous les viticulteurs présents. « Cette affaire est effectivement simple. Elle est rendue compliquée par la justice. Il faut accélérer les choses. À mon niveau, la vendange perdue représente une certaine somme qui, à mes yeux, est toute aussi importante que pour de grandes entreprises viticoles. Depuis 2012, avec ma famille, nous vivons très mal cette situation. J’ai le sentiment qu’on a volé notre salaire. J’habite Orschwihr et depuis cinq ans, j’ai recroisé Jean Albrecht dans les rues du village. Mais je n’ai pas envie de discuter avec lui. Il y a une rancœur qui s’est installée. Ce qu’il a fait est intolérable. Il nous a menti, trahi et mis dans la difficulté. J’espère que la justice va bouger aussi rapidement que pour d’autres affaires. Car 5 ans, c’est long ! ». Sylvie Meyer, de Turckheim, est dans la même situation. Mais, son domaine compte, lui, 13 ha de vignes. « Cette affaire nous poursuit depuis trop longtemps. Je suis venue pour défendre nos intérêts personnels et soutenir la filière. J’avais livré il y a cinq ans une grosse partie de ma production à Jean Albrecht. Aujourd’hui, je me demande si je vais voir la couleur de ce paiement. J’ai un sentiment bizarre face à cela. Un contrôle fiscal ne prend jamais 5 années. Pourquoi, dans le cas présent, faut-il attendre aussi longtemps ? Le juge peut-il nous expliquer cela ? Alors, oui, manifester était une évidence. Il faudra revenir », assure-t-elle. Parmi les manifestants, il y avait également des soutiens des professionnels comme, par exemple, le directeur du syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira), Bernard Jeantet. Il est au Synvira depuis 37 ans et directeur depuis environ trente ans. Dans quatre mois, il sera à la retraite. « Malgré cette heureuse échéance, j’ai tenu à être présent car je me sens concerné. C’est assez incroyable de constater que des gens qui ont travaillé toute une année et se sont investis sans compter, ne sont toujours pas rémunérés cinq ans après. Je me mets à la place de ces victimes. Il est temps de leur rendre justice, de leur donner une réponse ». Une conclusion évidente. Mais toujours pas concrétisée depuis cinq ans…

LJ Prestations à Westhalten

Des services adaptés au terrain

Vigne

Publié le 21/08/2017

Lui-même viticulteur, Lionel Miclo a assemblé et modifié ce chenillard pour qu’il réponde à ses besoins. Un engin existant modifié pour un usage uniquement viticole. Son nom, « Ferox », est traduit du latin « audacieux. » Un adjectif qui colle bien à cette jeune entreprise.

Le châssis a été acheté en Italie. « Je l’ai modifié en partenariat avec un hydraulicien allemand pour répondre à toutes les exigences de travail. Son poids de base est de 970 kg. Chargé, il peut peser jusqu’à 1,5 tonne », indique Lionel Miclo. Le moteur Kubota, 3 cylindres à transmission hydrostatique, a été fabriqué avec un avancement proportionnel main gauche. Un système progressif, qui évite les à-coups dans les vérins, permet une utilisation fluide des outils. Le travail réalisé se fait tout en souplesse.

« Le vrai point fort, c’est sa robustesse et son confort. Il y a une vraie place assise et il y a de la place pour les jambes du conducteur », ajoute Lionel Miclo. En option, possibilité d’avoir un relevage avant et un poste réversible. Le chenillard exposé au public de la foire aux vins a déjà été testé dans les vignes de la région. Pendant une centaine d’heures ! « Il est pratique, facile à manipuler et peut travailler dans des conditions difficiles. Comme sur des terrains en forte pente et dans des tournières réduites. Le train de chenilles est articulé », précise encore Lionel Miclo.

Ils préservent de la grêle

Lors de la foire aux vins, LJ Prestations a aussi présenté d’autres gammes de matériels. Les filets paragrêle « Whailex », fabriqués par une société allemande, en faisaient partie. Prix de l’innovation de l’Est Agricole et Viticole et du Paysan du Haut-Rhin en 2014, les filets « Whailex » tirent leur originalité de leur maniabilité. Une perche rigide et légère permet d’enrouler ou de dérouler le filet sur une longueur de 100 mètres. « La manipulation se fait sans effort grâce à une manivelle. Avec un peu d’expérience, je mets entre 25 et 30 minutes par hectare pour lever les filets. Par ailleurs, ces derniers sont posés latéralement et non sur le haut du feuillage, ce qui leur garantit une totale discrétion. C’est important pour préserver le paysage. Les filets permettent en effet de palisser la vigne en obligeant les sarments à suivre les deux pans. Ils préservent de la grêle, mais aussi des dégâts du gibier, des oiseaux et des guêpes dont les piqûres provoquent une augmentation de l’acidité volatile. Le matériel est résistant et est garanti pendant dix ans », précise Jean-François Bickel.

Chambre d'agriculture Alsace

Flavescence dorée : la prévention plutôt que le curatif

Vigne

Publié le 20/08/2017

« La flavescence dorée est une maladie épidémique incurable. Elle provoque perte de vigueur de la vigne, baisse de production et des dégâts pouvant aller jusqu’à la mort du pied infecté », explique Jérôme Attard, conseiller viticole à la chambre d’agriculture. Devant une centaine de viticulteurs réunis pour la Foire aux vins, la Chambre d'agriculture d’Alsace et différents partenaires ont fait un point sur les méthodes de prévention et les moyens d’éviter la contamination.

Les symptômes les plus marquants sont un jaunissement de la vigne pour les cépages blancs, d’où le nom de jaunisse de la vigne, et un enroulement des feuilles. À ce jour, l’Alsace échappe à la contamination, alors que 70 % du vignoble français a été placé en périmètre de lutte obligatoire en 2016. Cela implique des mesures drastiques en termes de traitements insecticides, voire d’arrachage de parcelles.

« L’Alsace n’est pas une île »

« L’Alsace n’est pas une île. Tôt ou tard, elle risque de se retrouver avec un problème de flavescence dorée à traiter », explique Vicky Chan Fook Tin en charge du dossier à l’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava). La cicadelle, vecteur de la bactérie (phytoplasme), a déjà été détectée dans le vignoble. Après plusieurs suspicions, un cas a été identifié l’année passée sur un petit secteur à Turckheim. Les viticulteurs ont appliqué un traitement insecticide unique sur plusieurs dizaines d’hectare autour de la parcelle concernée. Et le réseau de pièges a été renforcé dans les zones suspectes. Si cela a suffi à régler le problème, cette contamination crée un précédent dans la région.

La prévention valant mieux que le curatif, l’Alsace veut intensifier le dispositif de veille sanitaire et mobilise ses viticulteurs. Onze syndicats viticoles se sont ainsi portés volontaires pour inspecter les parcelles à la recherche des signes de la maladie. Au total, 2 500 hectares de vignes vont être scrutés. « Pour les aider à reconnaître les symptômes de jaunisse, la profession met en place une application téléchargeable « Vigi AVA. » Elle comporte une bibliothèque de photos et permet de signaler un pied malade grâce à la géolocalisation, » ajoute Vicky Chan Fook Tin.

Colloque transfrontalier le 9 novembre

Parmi les autres mesures à prendre, il s’agit de s’assurer de la qualité du matériel végétal. Une des sources d’introduction de la maladie (avec les aulnes). « Celui-ci, lorsqu’il rentre en Alsace doit être certifié, et la filière veut développer la production locale de porte-greffe, » indique Guillaume Arnold, responsable du service technique au Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). Le travail préventif régional se superpose avec d’ambitieux programmes de recherche. Comme celui de l’Institut national de la rechercher agronomique (Inra) de Bordeaux qui planche sur la flavescence dorée et son vecteur, la cicadelle.

Pour sa part, le projet transfrontalier (Alsace/Allemagne/Suisse) « InvaProtect » se concentre sur les bioagresseurs invasifs dans les vergers et les vignes. Un réseau transfrontalier d’échange et de mise en commun d’outils et de compétences a ainsi été développé. Afin d’avoir une meilleure connaissance de la biologie de l’insecte et de préconiser des mesures de protection (prophylaxie, modèle de prévision du risque). Monté suite aux dégâts de la drosophile asiatique en 2014, le réseau s’est élargi à la flavescence dorée et à l’enroulement viral. Un sujet sur lequel travaille le centre Inra de Colmar.

La lutte contre la flavescence dorée est réalisée en fonction d’une analyse de risque. Cette dernière nécessite une forte implication des professionnels. Les méthodes préventives sont indispensables pour limiter les incidences des méthodes curatives. Et, surtout, il y a nécessité d’intervenir le plus tôt possible. Un colloque transfrontalier aura lieu le jeudi 9 novembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine. Le thème choisi portera sur « les bioagresseurs invasifs des vergers et vignes du Rhin supérieur : situation actuelle et possibilité de lutte. » De quoi avancer sur le sujet.

Jonathan Gerum, d’Hagenbach

Un plaisir de participer

Vie professionnelle

Publié le 18/08/2017

Originaire de Hirtzfelden et désormais domicilié à Hagenbach dans le Sundgau, Jonathan Gerum est entré dans le monde agricole à l’âge de 13 ans. Les tracteurs l’ont toujours intéressé. Il a effectué un BEP et un Bac « production végétale » au lycée agricole de Rouffach, puis un BTS « analyse et conduite de systèmes d’exploitation » à Besançon. Tout en étant en apprentissage dans une exploitation agricole à Muntzenheim. Il n’a ensuite pas hésité à multiplier des expériences professionnelles un peu partout dans l’hexagone pour « voir autre chose et acquérir de nouvelles connaissances ». Les machines agricoles ont donc rapidement été sa passion, mais pas que. « C’est l’ensemble du métier d’agriculteur qui m’intéresse. En me formant, j’ai rapidement compris les difficultés de la profession. Mais, aujourd’hui, je suis salarié agricole chez les Geiger à Friesen. Une exploitation qui a 170 hectares de cultures. Mon patron, Claude Geiger qui est également le maire de Friesen, continue à aider aux activités de l’exploitation, notamment sur le plan administratif. L’un de ses fils a développé une activité de travaux publics. Pour ma part, je m’occupe des cultures depuis trois ans. Je me sens bien ici. On me fait confiance. Je fais mon programme et je gère. Mon projet à long terme est de pouvoir m’installer même si j’ai bien conscience que le contexte économique général du monde agricole est compliqué. Néanmoins, ici, nous nous sommes diversifiés et le projet d’entreprise est très intéressant », se félicite Jonathan Gerum.

L'amour du travail bien fait

Dimanche, il participe pour la cinquième fois à un concours départemental de labour. Il a terminé à trois reprises à la troisième place et une fois à la cinquième. Toujours dans la catégorie « labour à plat ». Sa première motivation reste le plaisir de participer. « Ici, sur l’exploitation, je fais le boulot des champs. Je ne laisserai pour rien au monde à quelqu’un d’autre le soin de faire ce travail, de laisser ma charrue. Celle du concours de dimanche, je l’ai bricolé moi-même. Ce n’est pas une charrue de concours, mais une charrue de labour. Je persiste avec cet état d’esprit, même si je sais que ne n’ai que très de peu de chances de m’imposer. J’aime le travail bien fait. Un bon labour est un labour propre, soigné, carré », indique Jonathan Gerum. Sa charrue est 3-fer-réversible avec un châssis pour y mettre des disques et des plaques pour lisser l’arrière. Il a également ajouté un support de masse. Son tracteur est celui de l’exploitation qu’il utilise pour l’épandage d’engrais notamment. Il a 9 000 heures de travail. « Je me suis un peu entraîné ces derniers jours sur une petite parcelle. Néanmoins, mon travail de tous les jours passe avant. Mais, je reste un fidèle de cette compétition qui doit perdurer. Elle montre au grand public tout notre savoir-faire. Et puis, il faut continuer, encore et toujours, à communiquer sur le métier d’agriculteur », conclut Jonathan Gerum.

Quentin Henner, de Mœrnach

Découvrir le labour de compétition

Vie professionnelle

Publié le 18/08/2017

Si ses parents ne sont pas agriculteurs, Quentin Henner a toujours été intéressé par le monde agricole. C’est son oncle, Jean-Claude Enderlin, installé à Mœrnach, qui lui a fait découvrir l’agriculture, l’exploitation agricole et le métier d’agriculteur. C’est devenu pour lui une véritable passion. « J’ai commencé à travailler comme ouvrier agricole près de Zurich. Et, depuis trois mois, je suis à Courgenay, toujours en Suisse. J’ai le sentiment d’évoluer, de progresser, de mieux appréhender le métier d’agriculteur. À terme, je souhaite devenir mon propre patron, avoir mes bêtes, mes cultures », explique Quentin Henner qui n’est pas effrayé par les difficultés économiques du moment dans le monde agricole. C’est en discutant avec des amis qu’il a décidé de s’inscrire pour la première fois à ce concours départemental de labour. « Labourer m’a toujours intéressé. Et comme la manifestation se déroule à Mœrnach, je me suis dit que c’était le bon moment pour m’inscrire. Je me prépare depuis trois semaines. J’ai bricolé la charrue et j’ai pris quelques conseils chez mes oncles. J’ai effectué le dérouillage de la charrue et monté des disques », précise le jeune homme. Chaque soir, il consacre une heure à une heure et demie de travail préparatif pour ce concours de labour.

Le tracteur de grand-mère

Quentin Henner est aidé par l’un de ses amis, Xavier Maurer. Ce dernier est employé dans le secteur des travaux forestiers dans le Sundgau. Il sera également présent dimanche. « En tant que coéquipier, il va m’aider à poser les jalons aux endroits que je vais lui indiquer. Il m’aide également à régler la charrue », précise Quentin Henner. La charrue sera tractée par un tracteur qui n’a pas été choisi au hasard. Il s’agit d’un vieux Ford 3600 qui date de 1980. « C’est le tracteur à ma grand-mère. Nous nous en servons encore pour faire du bois en hiver. Comme nous ne l’utilisons pas en été, j’ai décidé de m’en servir pour cette manifestation. Il fonctionne encore très bien. Il me sera bien utile, lui également, dimanche », se félicite Quentin Henner. Le jeune homme, inscrit dans la catégorie « labour en planche » est conscient qu’il ne va peut-être pas réaliser un grand résultat. Il s’est cependant entraîné ces derniers jours sur deux parcelles prêtées par son oncle Jean-Claude Enderlin. C’est certain, dimanche, il sera encore en phase de découverte. Mais, la passion est là tout comme l’envie de participer.

Ce dimanche à Mœrnach

64e finale départementale de labour

Vie professionnelle

Publié le 18/08/2017

Présidé par Sébastien Hell, le canton « Sundgau » des jeunes agriculteurs est à la manœuvre pour l’organisation de cette journée. Une manifestation qui prolonge les nombreuses actions menées tout au long de l’année sur ce secteur, à l’exemple des opérations « Tellus », des soirées « tartes flambées » ou encore des fermes ouvertes régulièrement organisées aux quatre coins du Sundgau. Il faut dire que la région est un endroit privilégié pour le monde agricole. « Il y a encore 200 livreurs de lait dans le Sundgau, mais également une centaine d’éleveurs allaitants, des céréaliers, des exploitations maraîchères. Des professionnels qui sont en bio, d’autres en conventionnel, d’autres qui sont en période de conversion. Il y a également des exploitations qui se regroupent, certaines qui se diversifient. Cette richesse du monde agricole, nous y tenons et nous voulons la faire partager à l’ensemble de la population », explique Sébastien Hell. Il préside un canton fort de 60 jeunes agricultrices et agriculteurs. Toutes et tous animés par la même passion pour leur métier. Les JA Sundgau sont le deuxième canton le plus représentatif chez les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin. À Mœrnach, il y a encore quatre exploitations. « C’est un plaisir et une fierté pour la commune d’accueillir cette finale départementale de labour et, plus généralement, cette fête de l’agriculture. Chez nous, le monde agricole est encore bien ancré dans le territoire, même si, comme partout, les exploitations sont moins nombreuses qu’il y a trente ans. Les agriculteurs exercent une belle profession, même si c’est très difficile actuellement. Nous arrivons à les mettre en avant dans un village qui évolue lui-même avec son temps », précise Patrick Stemmelen, maire de Mœrnach.

Sillon d’énergie

Ce concours de labour et cette fête agricole se dérouleront sur un site de douze hectares, propriété de l’Earl « La Clé des Champs » qui en profitera pour ouvrir ses portes. Cette exploitation de 85 hectares, spécialisée dans la polyculture et la production de lait, à su se diversifier même « si ce n’est pas facile tous les jours. Comme l’ensemble des agriculteurs, nous avons subi les baisses des prix agricoles. Nous avons, par exemple, mené une politique financière très austère en ne faisant pas certains investissements pourtant prévus à l’origine et en faisant attention à toutes nos dépenses, et à nos coûts de fonctionnement. Actuellement, l’économie reprend un peu, mais tout doucement. Chaque jour, nous devons faire attention et nous battre », insiste le gérant de l’exploitation, Philippe Holler. Avec l’ensemble des jeunes agriculteurs, il expliquera cela à ses visiteurs tout comme son mode de fonctionnement, mais aussi l’occasion de découvrir son unité de méthanisation. Et depuis quelques années, l’agriculteur haut-rhinois a fait le choix d’investir dans une installation photovoltaïque. La seule existante dans le Sundgau depuis 2015. Revendue à EDF, cette énergie lui permet de se créer une source de revenu complémentaire. La diversité de l’exploitation va également permettre aux jeunes agriculteurs de proposer quatre pôles thématiques pour cette journée. « Cela doit nous permettre de mettre en avant les différentes productions agricoles du canton. Ces quatre thèmes sont : les filières lait et céréales, la production d’énergie, l’environnement et l’emploi. C’est sur cette base que nous avons également appelé la manifestation « Sillon d’énergie ». Nous attendons plus de 2 000 visiteurs lors de cette journée. Notre ambition est de communiquer avec les consommateurs d’aujourd’hui et demain, d’Alsace et d’ailleurs, avertis ou néophytes », ajoute Sébastien Hell. Les JA ont donc l’occasion de faire connaître les produits du terroir et le métier d’agriculteur en général.

Les yaourts « A Güeter »

De nombreuses animations seront au donc au programme. Il y a aura tout d’abord une exposition de matériel agricole où le public pourra admirer les machines les plus anciennes aux plus récentes, et découvrir de nombreuses nouveautés et innovations. Les enfants ne seront pas en reste puisque de nombreux jeux et un atelier de maquillage seront proposés. Petits et grands pourront également s’amuser à estimer le poids d’une vache et, les gros bras pourront participer à un concours de lancer de bottes. Les organisations professionnelles agricoles seront également présentes tout comme de nombreux exposants au traditionnel marché paysan. Bien évidemment, il sera possible de se restaurer sur place. L’occasion de mettre en avant la qualité des produits du terroir avec des repas 100 % locaux, à base d’aliments issus des fermes du Sundgau. Au menu : côtelette, frites et salade. « Pour nous, ce sera également l’occasion de faire déguster et faire découvrir, pour la toute première fois, et officiellement, nos yaourts « A Güeter ». Il s’agit d’une marque déposée par cinquante producteurs de lait d’Alsace de Lorraine. Notre volonté est de proposer des yaourts locaux et de qualité, qui doivent nous permettre de récupérer de la valeur ajoutée. Ce projet se concrétise de façon visible. C’est une belle aventure qui commence », se félicite Christophe Bitsch, président des JA du Haut-Rhin et qui est l’un des agriculteurs concernés. À noter également que cette partie restauration se fera en collaboration avec le club de basket de Mœrnach que préside un certain… Philippe Holler. « Nous sommes là pour nous entraider. Sur cette journée comme tout au long de l’année. Cette fois, il s’agit d’une grosse manifestation. Il y a donc besoin de nombreux bénévoles. Ces bonnes relations entre associations locales sont donc les bienvenues », se félicite Philippe Holler.

Un bon labour

Le point central de cette journée sera donc cette 64e finale départementale de labour. Un concours de prestige qui est aussi le passage obligatoire pour les qualifications aux échelons supérieurs (régional et national). Ce concours de labour comporte deux catégories d’épreuves : le labour en planches avec des charrues simples et le labour à plat avec des charrues réversibles. Le but de ce concours est d’obtenir un labour présentant des sillons bien épaulés, bien retournés, réguliers et visibles sur toute la longueur. Les deux catégories sont ouvertes aux charrues deux, trois et quatre socs. L’aspect du labour doit être à relief arrondi, à émiettement régulier, sans grandes mottes ni crevasses afin de réaliser un bon lit de semence. Au niveau de la notation, le jury que présidera Claude Gretter, évaluera différents critères bien précis allant des bandes retournées au sillon, en passant par le fond de raie. Il est encore possible de s’inscrire en contactant les organisateurs.

Comité des reines des vins d’Alsace

« L’âme des reines » en vedette

Vie professionnelle

Publié le 09/08/2017

Une trentaine de reines et de dauphines s’est retrouvée pour cette assemblée générale qui s’est tenue sous la présidence de Martine Guth. Cette dernière a dressé le bilan de l’année écoulée. Une année riche en manifestations diverses avec, notamment, la réalisation de cette première cuvée royale, mais également d’un film sur le comité des reines des vins d’Alsace. Réalisé par Bastien Taglang, ce court-métrage fait la promotion du rôle de la reine des vins d’Alsace et des actions menées par le comité. Ce dernier assume désormais de nouvelles responsabilités. La trésorière, Séverine Laval, en charge de l’organisation de la soirée de gala, a ainsi donné un exemple concret. « Pour l’organisation de la soirée au cabaret, on m’a laissé « carte blanche ». Comme si on me donnait les clés. On nous a fait entièrement confiance. Il faut encore remercier toute l’équipe dirigeante de Colmar Expo et le conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. Nous travaillons main dans la main », se félicite Séverine Laval. Une première soirée de gala réussie et qui sera certainement renouvelée à l’avenir. « C’était une première. Nous ne savions pas où nous allions. Nous allons nous retrouver avec le Civa et Colmar Expo pour faire un premier bilan et revoir éventuellement certains points. Mais, dans l’ensemble, les retours sont très positifs », constate Martine Guth. De son côté, la nouvelle reine des vins d’Alsace 2017-2018 Justine Schmitt n’a pas caché son enthousiasme. « Ces premiers jours ont été intéressants. Avec mes deux dauphines Clémence Bléger et Marie Grund, nous avons profité de cette foire aux vins pour aller à la rencontre des professionnels de la viticulture et de l’agriculture, du grand public, des exposants. Partout, nous avons été accueillies de façon très positive. Et là, nous revenons de notre première sortie officielle hors foire aux vins, aux portes ouvertes de la cave du Vieil Armand à Wuenheim où l’ambiance était magnifique », relate Justine Schmitt.

Un « instant divin » royal

L’assemblée générale du comité des reines des vins d’Alsace s’est ensuite poursuivie avec l’approbation du rapport financier, le renouvellement du bureau du comité pour la période 2018-2020 et la rétrospective des activités de l’année écoulée avec notamment le 7 août 2016 la sixième rencontre royale, mais également de nombreuses réunions avec les différentes confréries viniques en Alsace. Les projets ne manquent pas comme en témoigne la concrétisation de cette première cuvée « L’âme des Reines ». Une cuvée qui a ensuite été dégustée et présentée sur le stand des vins d’Alsace à l’issue de la réunion avant que les reines n’aillent en soirée à la rencontre du grand public pour un « instant divin » dans la halle aux vins avec une dégustation commentée sous la férule de l’infatigable Jean-Paul Goulby. Trois vins ont été présentés dont celui de la reine des vins d’Alsace 2016-2017, Mathilde Fleith et bien sûr la cuvée royale « L’âme des Reines » présentée et commentée par le trio royal 2017-2018. Une belle journée de promotion pour les vins d’Alsace et pour le comité des reines.

Stand PHR/EAV - Groupama et Chambre d'agriculture Alsace

Convivialité et professionnalisme

Vie professionnelle

Publié le 09/08/2017

Que serait la vie du parc agricole sans vos journaux agricoles, Groupama, et la Chambre d'agriculture d’Alsace ? Leurs rendez-vous rythment la foire : l’inauguration, la soirée des exposants et la remise du prix de l’innovation, la journée du parc agricole et son célèbre lâcher de ballons, avec tous les jours des animations variées. « La foire aux vins en général et notre stand en particulier sont un lieu de convivialité, d’échange et de partage. Le concours de dessins organisé chaque année et destiné aux enfants, ayant eu pour thème cette année « Joyeux anniversaire », nous permet de rencontrer les parents pour la plupart agriculteurs, viticulteurs et surtout des lecteurs de nos journaux. Nous avons proposé aux visiteurs différentes activités et animations, comme la dégustation à l’aveugle de produits régionaux et le traditionnel jeu-concours. Sans oublier un coin ludique pour les enfants qui ont pu participer à un atelier de fabrication de bateaux grâce à des bouchons de liège avec Jeanne notre jeune animatrice cette année », explique Libertad Galli, du service commercial du PHR et de l'EAV.

Être visible

L’équipe de la Chambre d’agriculture Alsace a tout de suite apprécié cette ambiance. « Nous avons fait en sorte qu’il y ait toujours un conseiller disponible sur le stand pour répondre aux questions des agriculteurs. Nous avons également proposé différentes animations comme, par exemple, des dégustations de vins. Pour nous, cette présence sur ce stand nous permet d’être visibles et de communiquer auprès des professionnels, mais également du grand public », précise Alicia Jacquier. La Chambre d'agriculture a également proposé aux visiteurs de découvrir la fédération des apiculteurs du Haut-Rhin. Des apiculteurs étaient présents journellement pour répondre aux nombreuses questions sur la fabrication du miel, la vie des abeilles et l'utilité des jachères fleuries dont un petit exemple avait été installé et accueillait les visiteurs à l'entrée du stand. Enfin, elle a fait découvrir les produits médaillés du concours général agricole, seul concours reconnu par ministère de l’agriculture. « L’idée est de montrer la diversité du terroir alsacien », ajoute Alicia Jacquier. Cette dernière, en charge de la communication pour la Chambre d'agriculture Alsace a assumé cette responsabilité pour la première fois à la foire aux vins. Et, sitôt cette manifestation terminée, elle a déjà le regard tourné vers la Foire Européenne de Strasbourg où du 1er au 11 septembre, la Chambre d'agriculture Alsace mettra en avant ses filières sur l’espace agricole de 2 000 m² cette fois.

Agence éphémère

Comme annoncé par l’intermédiaire de son vice-président Joseph Ehrhart, Groupama a renforcé sa présence sur le stand cette année. « Notre objectif sur cette manifestation était d’accueillir sur le stand un public bien plus large. Avec la présence d’une agence éphémère, nous avons souhaité échanger, informer et expliquer nos offres aux particuliers qui ne nous connaissent pas forcément, que ce soit en habitation, en assurance vie ou encore en automobile. Pour y parvenir, nos responsables et nos commerciaux étaient présents tous les jours. Nous avons également convié les artisans, commerçants et prestataires de services à un « pot de l’amitié » lors d’une soirée spéciale sur le stand. Nous voulions de cette façon marquer notre envie de travailler avec eux et leur montrer notre savoir-faire », conclut Joseph Ehrhart lui-même présent lors de la journée du parc agricole.

Pour le reste, les autres animations à succès, comme le traditionnel jeu-concours, ont comme chaque année, connu un vrai succès populaire. Le gâteau anniversaire, préparé par l'APCO, l'association des producteurs de céréales et d'oléagineux a servi de base pour ce jeu où le public devait répondre à la question : combien de variétés de céréales étaient présentes ? Tout comme le jeu « Rugby céréales » pour les enfants également proposé par l'APCO lors de la journée du parc agricole, le mercredi 2 août sans oublier la poule qui pondait du pop-corn.

70e foire aux vins d’Alsace de Colmar

300 239 visiteurs !

Vie professionnelle

Publié le 09/08/2017

Au lendemain de la fermeture de cette 70e édition, la présidente de Colmar Expo Christiane Roth et le directeur des foires et salons Christophe Crupi ont dressé lundi 7 août le premier bilan de cette foire aux vins 2017. Les deux dirigeants n’ont pas caché leur satisfaction et leur émotion. La barre des 300 000 visiteurs, 300 239 exactement, a été franchie. Il s’agit d’un chiffre historique, inespéré en cette période économique difficile. « Nous n’avions jamais connu une telle fréquentation en 70 ans. Cette progression, constante, a été réalisée en trois étapes. La première, en 1956, quand la foire a dépassé les 1 000 visiteurs. La seconde, en 2000, quand elle a franchi le cap des 200 000 visiteurs et donc cette année 2017 avec 300 239 entrées. C’est le fruit du travail de Colmar Expo, de ses partenaires et de différents paramètres », explique Christophe Crupi. Ces paramètres sont au nombre de sept. L’édition anniversaire avec ce changement de date qui a permis d’accueillir un nouveau public. Une programmation d’animations exceptionnelle. Un festival de grande qualité. L’attractivité de l’événement avec une communication très importante axée sur le digital en complément des médias traditionnels. Une météorologie clémente et favorable. Le travail des partenaires, des exposants, des fournisseurs, des prestataires, des collectivités locales, des pouvoirs publics, des médias, de Colmar Expo et surtout « L’amour » entre la foire aux vins d’Alsace de Colmar et son public. « Voilà ce qui explique cette hausse de 10 % des visiteurs par rapport à l’année précédente. En sachant que 72 % de cette fréquentation concerne la foire avec 217 000 visiteurs et que le festival a rassemblé 82 948 spectateurs soit 28 % des entrées et une hausse de 3 %. Colmar reste la troisième foire de foire en termes de fréquentation et la première du Grand Est. Et dans un contexte où nous sommes toujours en état d’urgence, le climat général de cette foire a également été très bon », ajoute Christophe Crupi.

Du 27 juillet au 5 août 2018

Bien évidemment, le directeur des foires et salons en est conscient, tous les secteurs d’activité n’ont pas bénéficié de cette hausse de fréquentation et le bilan n’est pas le même pour les 352 exposants. Pour le parc agricole, « Il y a de très bons résultats pour les professionnels de la viticulture. Ils ont pu rencontrer leurs clients et ont bénéficié du travail effectué dans les vignes auparavant. La période était propice pour venir à cette foire aux vins située juste avant les vendanges prévues fin août - début septembre. Dans les halls, la halle aux vins a connu un vrai succès avec la feuille de vigne, les dégustations, les conférences professionnelles, les animations telles que les millésimes anciens les after wines ou encore « l’instant divin » du dernier jour notamment. Pour le secteur agricole, cela a été plus compliqué du fait d’une conjoncture économique hors contexte foire difficile et délicate », constate Christophe Crupi. En complément, le hall 4, où l’on retrouvait de nombreux stands viticoles, a également connu une belle fréquentation, tout comme le stand des vins d’Alsace. Pour le reste, le premier secteur d’activité positif est évidemment celui de la gastronomie. Enfin, le festival a connu des moments qualifiés de « magiques » et de « niveau très élevé » avec bien entendu Sting, Renaud et son fidèle public, les Kids United, Placebo ou encore le chanteur alsacien Claudio Capeo. Une belle édition qui anticipe déjà la 71e édition. « Nous serons évidemment de retour l’année prochaine sur le même créneau de date. À ce propos, merci à notre partenaire du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace que nous avions consulté pour ce changement de date de cette année. Le Civa s’était à l’époque rangé à cette prise de risque qui s’est avérée payante. Pour 2018, nous restons donc sur le même format, mais sur dix jours, à savoir du vendredi 27 juillet au dimanche 5 août 2018 », conclut Christophe Crupi. Rendez-vous est pris.

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