Auteur
Image

Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

Retrouvez ses derniers articles ci-dessous :

Agram

De retour au parc agricole

Technique

Publié le 04/08/2017

Présent en 2012 et 2013, Agram avait depuis renoncé à la foire aux vins d’Alsace. Ses clients l’ont motivé à reprendre le chemin du parc agricole. « On revient pour voir. Nous avons mobilisé deux semi-remorques pour apporter notre matériel de Mirecourt. Nous espérons rencontrer le plus grand nombre d’agriculteurs », expliquent Francis Adam commercial et responsable de l’agence des Vosges d’Agram et Martin Ferry, technicien sur le secteur Alsace, Lorraine, Franche Comté.

Dans la gamme de matériel mise en valeur, on retrouve la débroussailleuse Athletic 502 dotée d’un bras de cinq mètres et d’une tête de broyage de 1,25 m avec un moteur hydraulique de 43 ch. Elle est équipée d’un monolevier proportionnel télé-flexible. Agram valorise également sa débroussailleuse Gyro Forest 180 avec quatre lames, vendue avec un kit de démarrage, idéale pour tous les travaux de débroussaillage et de broyage forestier légers.

Agram présente également une benne d’une capacité d’1,5 t qui peut servir pour du transport en espace vert, en vigne, pour les travaux paysagistes. « Nous proposons une vaste gamme de matériel, idéal pour tous les travaux agricoles, mais également pour les travaux des particuliers », assure Martin Ferry.

Gyromulch 3 500 - 4 300 - 6 000

Par ailleurs, l’entreprise a développé une gamme de gyrobroyeurs grande largeur portés pour répondre à la demande des professionnels recherchant, pour le broyage, des appareils larges et maniables. Avec cette gamme, la maniabilité est assurée par un attelage 3 points flottant et compact avec une combinaison de roues auto-directionnelles sur 360° situées à l’arrière. La coupe est quant à elle réalisée par de nombreux rotors à axes verticaux de petits diamètres. Chaque rotor est composé de deux couteaux ventilés plus deux couteaux droits. Ces deux particularités confèrent à ces matériels une compacité optimale et un faible besoin de puissance aussi bien à la prise de force qu’au relevage. Les manœuvres en bout de champ ou en petites prairies sont aisées. Les nombreux rotors de petits diamètres réduisent la puissance demandée à la prise de force et améliorent la qualité de travail. Chaque rotor est cloisonné pour obtenir un recyclage permanent vers les couteaux afin d’engendrer un broyage fin et homogène. Le gabarit est réduit au transport. Les modèles 4 300 et 6 000 sont repliables hydrauliquement. Tous les rotors sont protégés par une sécurité.

ACS Andelfinger

La nouvelle gamme du T4V de New Holland

Technique

Publié le 03/08/2017

La nouvelle gamme du T4V de New Holland est dotée d’un nouveau moteur qui répond aux normes anti pollution. La nouvelle cabine a notamment un double système de filtration qui permet de passer d’un filtre à poussière à un filtre charbon actif homologué catégorie 4 en une simple pression sur un bouton. « C’est la première fois que nous le présentons à la foire aux vins, c’est le premier en Alsace. Nous le mettons en valeur pour permettre à un maximum de gens de le voir sur un minimum de temps », explique Jean-Christophe Schmitt, responsable commercial chez ACS Andelfinger. Cette cabine filtre en effet les poussières, vapeurs et aérosols phytosanitaires. Une console située sur le plafond commande le filtre en fonctionnement. Sur route ou lorsqu’il travaille le sol, le conducteur n’utilise que le filtre de classe 2 pour économiser celui de classe 4, beaucoup plus cher. Il enclenche ce dernier avant un traitement phytosanitaire. Il attend ensuite environ une minute le temps de pressuriser la cabine jusqu’à ce qu’un voyant vert s’allume. Il peut alors traiter en toute sécurité. Pour répondre aux exigences européennes, les T4 disposent désormais d’un moteur FPT (Fiat) Tier 4i. Ce nouveau moteur donne la possibilité de mémoriser deux régimes depuis la cabine. Étant plus encombrant que le précédent, New Holland a dû relever le capot de quelques centimètres. À cette occasion, il a réduit d’autant la hauteur du tunnel de transmission pour offrir plus de confort au chauffeur. New Holland proposera de nouvelles options sur ces tracteurs comme le relevage avant d’usine sur les modèles N et F ou des distributeurs électrohydrauliques : deux latéraux que l’on actionne depuis le joystick et trois à l’arrière commandés depuis une palette, juste en dessous de la poire.

ACS Andelfinger profite de la foire aux vins pour présenter également une nouvelle charrue à disque avec des disques montés sur ressort indépendant, mais également la gamme de matériel provitis avec des tracteurs BCS et Ferrari qui sont désormais une seule société avec deux commerciaux. En tout cinq tracteurs sont exposés sur le stand, mais également une belle gamme agricole et un espace réservé pour les espaces verts. « Être présent à la foire aux vins est une évidence. La majorité de nos clients passent nous saluer et échanger avec nous sur les nouveautés », conclut Jean-Christophe Schmitt.

SARL Trompeter

Un double anniversaire

Technique

Publié le 03/08/2017

C’est avec un tracteur âgé, lui également, de 70 ans et bien mis en valeur, que Trompeter valorise son stand au cœur du parc agricole. « Il s’agit d’un Zetor 25 qui a toujours appartenu à la famille Trompeter. Il est encore en état et peut encore rouler. Mais, c’est avant tout un tracteur de collection que nous voulions exposer pour marquer le coup ici à Colmar. Cette idée plaît à beaucoup de monde. Les gens se prennent en photo devant lui et nous posent de nombreuses questions. Il faut dire qu’à lui seul, ce tracteur montre les différentes évolutions techniques et historiques du machinisme agricole », explique Pascal Trompeter, responsable commercial de l’entreprise. C’est son père, René Trompeter qui a fondé la société et qui a transmis son savoir-faire et ses connaissances à ses deux fils, Pascal et Yannick, qui ont repris la gestion de la SARL il y a quelques années.

L’entreprise a eu 50 ans au mois de mai dernier et compte fêter cet anniversaire avec les amis et clients de l’entreprise lors de deux journées « portes ouvertes » les 7 et 8 octobre prochains à Artzenheim. L’occasion de valoriser toute l’activité d’une entreprise familiale où les prédécesseurs étaient essentiellement des maréchaux-ferrants. La transmission s’est faite de père en fils depuis 1820. C’est en 1967 que René Trompeter a décidé de créer son entreprise. Une entreprise en pleine rénovation, située encore aujourd’hui au centre du village. Elle compte actuellement sept salariés et elle commercialise du matériel agricole, viticole, du matériel espaces verts, des pneumatiques, des lubrifiants, et des bâtiments à structure métallique Waltefaugle. La société Trompeter est présente à la foire aux vins d’Alsace de Colmar depuis plus de 40 ans. Cette année, elle présente l’ensemble de la gamme de son matériel. Et notamment le nouveau pneu Trelleborg et le progressif Traxion. « C’est un pneu qui a un nouveau design et une nouvelle barrette. Il apporte un meilleur confort et une meilleure adhérence. L’usure est moins rapide et la demande énergétique moins importante », précise Pascal Trompeter. À noter également que l’on peut trouver sur le stand la nouvelle remorque Masson qui est élévatrice avec un système de pesée pour le crémant.

Coopérative agricole de céréales

Jeunes agriculteurs et coopérateurs

Vie professionnelle

Publié le 03/08/2017

Cette soirée s’est déroulée en présence du président Thomas Thuet, du nouveau directeur Jean-Marc Schacherer, de membres du conseil d’administration, de salariés et de la responsable du projet Florence Rigel. « La coopérative s’investit aux côtés des jeunes qui s’installent. Nous considérons en effet qu’accompagner les jeunes, au début de leur carrière professionnelle, est quelque chose d’important. Cela doit les aider à démarrer leur vie active, à leur donner un coup de pouce, à avoir un premier contact avec la coopérative, à améliorer leurs connaissances  », explique Thomas Thuet. Au nom de l’entreprise, Robert Grosshans a ensuite rappelé que « 21 jeunes nous ont rejoints cette année issus des grandes cultures et de l’élevage. Et, sur ces cinq dernières années, ils ne sont pas moins de 91. Le « Jac pass » qui permet d’accéder à plusieurs services de la coopérative, a été utilisé à raison de 9 000 € l’an passé. La charte poursuit son évolution avec une adaptation pour les viticulteurs. Après une dégustation de différents vins présentés par des jeunes viticulteurs adhérents de la CAC, la soirée s’est achevée au concert des Insus.

Le président de la CAC Thomas Thuet a profité de cette rencontre pour saluer le nouveau directeur Jean-Marc Schacherer, entré en fonction le jour même. « C’est une journée particulière pour lui comme pour nous tous. Mais, tout est en place pour que cela se passe au mieux dans un monde qui évolue rapidement », a précisé Thomas Thuet. Pour sa part, Jean-Marc Schacherer a rappelé son parcours et s’est félicité de découvrir le dynamisme de la coopérative. « Cette première journée me permet de constater l’activité importante de l’entreprise. Merci pour votre accueil. Je sens de l’envie et j’en suis ravi car, cette envie, c’est également ce qui me caractérise pour cette entrée en fonction ».

Soirée de gala du comité des reines des vins d'Alsace

Justine Schmitt, nouvelle Reine des vins

Vigne

Publié le 01/08/2017

Pour la 70e édition de la foire aux vins, l’élection de la reine des vins d’Alsace a changé ses habitudes. Il a fallu attendre cette première soirée de gala pour connaître le nom de la nouvelle ambassadrice du vignoble et de ses deux dauphines. Une soirée « 100 % reines » qui a permis de mettre en lumière le nouveau trio royal et qui « vient conclure le travail de toute une année », s’est félicitée Christiane Roth, PDG de Colmar-Expo et présidente de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar et du Centre Alsace. Au départ, il y avait en effet pas moins de 27 candidates. « Elles sont d’abord passées par la case Facebook pour obtenir le plus de « j’aime » auprès de leurs fans. Sept d’entre elles ont alors été présélectionnées et considérées comme demi-finalistes. Elles sont passées devant un jury de professionnels qui a apprécié la qualité de leur prestation, leurs connaissances sur le vin, la gastronomie, le tourisme, mais également leurs activités sur les réseaux sociaux. Nous n’avons pas été déçus. Nous avons eu en face de nous des jeunes femmes de qualité qui ont témoigné de vraies connaissances en vin. Nous sommes convaincus que le nouveau trio royal est en mesure de parler avec justesse et éloquence du vignoble alsacien et des vins qui y sont produits », estime le président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, Didier Pettermann. Jusqu’au dernier moment, les trois futures ambassadrices des vins d’Alsace ne savent laquelle d’entre elles sera la reine. « Nous l’avons appris en même temps que le public présent vendredi soir au Cabaret colmarien », confie la nouvelle Reine des Vins d'Alsace Justine Schmitt.

Ottrott, Saint-Hippolyte, Burnhaupt-le-Haut

Le dîner « royal », quant à lui est l’occasion de mettre à l’honneur la nouvelle cuvée royale « L’âme des reines », une cuvée riesling Côte de Rouffach 2014 à déguster pendant cette foire aux vins au stand du Civa, et un spectacle humoristique de Jean-Marie Arrus. Parmi les 62 reines des vins d’Alsace et leurs 124 dauphines, elles étaient nombreuses à avoir fait le déplacement, y compris Marguerite Bannwarth, la première reine du millésime 1954.

À 21 h, le comité des reines des vins d’Alsace met fin au suspense.

 

Promouvoir l'Alsace et sa viticulture

La nouvelle Reine des vins d'Alsace est Justine Schmitt. Agée de 24 ans, elle est originaire d'Otrott et est apprentie sommelière au célèbre restaurant « Au Crocodile » à Strasbourg. Elle se présentait également pour la première fois à cette élection.

Wolfberger

Acteur incontournable de la foire aux vins

Vigne

Publié le 01/08/2017

La présence de Wolfberger est une évidence tant la coopérative est un acteur incontournable du vignoble alsacien. Depuis 2013, elle a modifié son organisation en recevant ses visiteurs sur un seul stand au lieu de deux auparavant, au cœur du hall 3. Un stand lumineux, spacieux et central qui permet d’accueillir un grand nombre de visiteurs dans les meilleures conditions. « Une équipe d’une trentaine de personnes va assurer le bon fonctionnement du stand. Il y aura une dizaine de salariés de l’entreprise, mais également des saisonniers avec un noyau de fidèles qui reviennent tous les ans. Ils proposeront les produits que nous aurons sélectionnés auparavant. Entre 15 et 20 références allant des cépages traditionnels à des gammes plus spécifiques, sans oublier les crémants. Nous allons également proposer des cocktails préparés sur place et des nouveautés », explique Véronique Renck, chargée de communication chez Wolfberger.

Des nouveautés rafraîchissantes

Les nouveautés, c’est la marque de fabrique de Wolfberger et la foire aux vins est l’occasion d’en profiter. En 2014, il y a eu le « Black Papillon », un vin d’assemblage, de gastronomie, à l’approche décomplexée. Un vin sec, frais et fruité avec une belle longueur en bouche qui accompagne un repas de l’apéritif au dessert. C’est aujourd’hui un succès commercial : Wolfberger en vend 20 000 à 25 000 cols par an ! En 2015, année du 40e anniversaire de la marque, la coopérative a lancé le crémant d’Alsace « Ice Papillon ». Issu d’un assemblage d’auxerrois pour ses notes de fruits blancs, de riesling pour le côté citronné et de pinot gris pour ses saveurs d’orange et de miel, ce vin se sert très frais. Pour un service parfait, l’étiquette est dotée d’un indicateur (une encre thermique) qui permet d’identifier la température idéale de consommation. Une fois la bouteille au réfrigérateur, les bois du cerf changent de couleur et deviennent bleus : la bouteille a atteint la température idéale et peut être servie avec des glaçons. En 2017, le crémant « Ice Papillon Rosé » vient agrandir la gamme. Comme son grand frère, ce crémant rosé se déguste très frais, de préférence sur glaçons dans un verre piscine ; il est l’apéritif rafraîchissant idéal pour cet été. « Nous profitons de la foire aux vins pour le faire découvrir au public. Cela nous permet d’avoir immédiatement les premiers retours. La foire est l’occasion pour Wolfberger de lancer de tels produits et d’être dans cette ambiance positive », ajoute Véronique Renck.

Eaux-de-vie, liqueurs, spiritueux

Wolfberger profite également de la foire aux vins pour mettre en valeur ses eaux-de-vie, ses liqueurs et ses spiritueux. À l’image de sa « Fleur de bière », née d’une bière de garde maltée, distillée en alambic de cuivre, une exclusivité Wolfberger et une marque déposée. Elle s’exprime à la dégustation par des senteurs de fleurs de houblon, par la fraîcheur de la bière de garde qui lui a donné naissance et délivre des saveurs uniques de fruits exotiques, d’agrumes et de pain d’épices. Elle se déguste glacée pour retrouver l’exaltation de ses caractères originels, mais aussi en cocktails, sur les glaces et sorbets. « Ces produits répondent aux nouveaux codes actuels de consommation », conclut Véronique Renck. Rappelons enfin que Wolfberger est également partenaire depuis quelques années du cabaret colmarien et est présent sur le stand de la feuille de vigne dans un esprit évidemment coopératif.

Aviva à Colmar, Saint-Louis et Molsheim

L’assurance agricole, évidemment

Vie professionnelle

Publié le 01/08/2017

Historiquement, Aviva est une compagnie d’assurance agricole. Elle est même considérée comme la quatrième compagnie d’assurances chez les agriculteurs et les viticulteurs. Et Aviva compte bien encore se développer dans ce secteur en proposant ses produits liés au risque agricole. « Nous faisons tout ce qui existe en matière de risque. Nous assurons les bâtiments, les véhicules, la protection des personnes en matière de retraite et de prévoyance par exemple, ou des produits encore plus spécifiques, comme le contrat grêle ainsi que les risques climatiques », explique Guy Wilhelm, responsable de l’agence de Colmar. La société d’assurance est pour la seconde année consécutive présente à la foire aux vins au parc agricole. « L’idée, l’année passée, était de mieux nous faire connaître et de rencontrer nos clients. Nous n’avions cependant pas un emplacement assez visible. Nous étions toutefois satisfaits car nous avons pu voir des clients, nouer des contacts et réaliser cinq affaires concrètes. Nous avons donc décidé de revenir cette année et présenter toute la gamme de nos produits. Nous travaillons sur du long terme », ajoute Guy Wilhelm. Et cette fois, Aviva bénéficie d’un emplacement bien plus visible, au cœur du parc agricole, allée du Florimont. « Le stand est plus grand que l’année passée. Nous passons de 25 m2 à 55 m2. Il le fallait, car nos deux collègues de l’agence de Molsheim nous ont rejoints. Cet espace plus important va nous permettre d’installer des petits bureaux pour recevoir nos clients, leur faire directement des propositions et des offres tarifaires concrètes, mais aussi de les rassurer et de les fidéliser », se félicite Guy Wilhelm. Pendant toute la durée de la manifestation, Aviva organise une tombola avec trois stations météo en jeu. « Nous allons nous succéder pendant toute la durée de la foire sur ce stand que nous voulons vivant et accueillant. Cette présence est indispensable car nous voulons continuer à nous développer, le tout en complément de nos campagnes publicitaires dans la presse agricole tout au long de l’année. Nous travaillons dans la durée et nous ferons le point dans cinq ans. Pour le moment, nous sommes satisfaits car les retours s’avèrent positifs. Aviva existe et entend intensifier sa présence dans le monde agricole et viticole alsacien », conclut Guy Wilhelm.

 

70e foire aux vins d’Alsace à Colmar

« Engagez-vous pour les vins d’Alsace »

Vie professionnelle

Publié le 28/07/2017

Présidée par le président de la région Grand Est Philippe Richert, l’inauguration de la manifestation s’est voulue traditionnelle. Avant le coupé de ruban, les discours. Le premier est venu du directeur des foires et salons pour Colmar Expo, Christophe Crupi.

Didier Pettermann, président du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), a tenu un discours offensif malgré un contexte économique toujours délicat. Après trois récoltes déficitaires (2013, 2014 et 2015), celle de 2017 s’annonce également limitée, avec un volume prévisionnel de 855 000 hl. La faute à une météo compliquée et à des dégâts de gel en avril qui ont touché 4 500 hectares dans le vignoble alsacien. Pour autant il a exhorté les opérateurs à repartir en conquête des consommateurs et notamment alsaciens, pour qu’ils soient de véritables ambassadeurs des vins d’Alsace, derrière la nouvelle identité visuelle du CIVA.

Philippe Richert, président de la région Grand Est, a fait quant à lui une intervention très « politique » sur l’évolution passée et à venir de la réforme territoriale, et de la place de l’Alsace. Concernant cette 70e foire aux vins, il s’est félicité du dynamisme des organisateurs et des professionnels présents. « Ici, c’est l’occasion de célébrer une nouvelle fois le vignoble et notre spécificité régionale qu’est le vin d’Alsace. La filière a un chiffre d’affaires qui dépasse les 500 millions d’euros et reste un facteur de rayonnement et d’attractivité. Ces cépages alsaciens sont connus dans le monde entier. Vous avez un savoir-faire inimitable. Cette tradition, cette passion, ce travail, cette recherche de l’excellence et de la qualité font de vous les meilleurs ambassadeurs de la région. Cette passion est transmise ici à la foire aux vins d’Alsace de Colmar », argumente Philippe Richert. Une formidable vitrine comme l'a rappelé, dans son dernier discours, la reine des vins d’Alsace 2016, Mathilde Fleith. Entourée des confréries viniques, elle a prêté « allégeance », une dernière fois avant de rendre sa couronne, à ces cépages et ces terroirs alsaciens. Quelques instants plus tard, les participants à cette inauguration ont pu visiter la foire et aller à la rencontre des exposants. Comme l’ensemble du public. Jusqu’à ce dimanche soir 6 août, cette 70e foire aux vins d’Alsace est à déguster, sans modération.

 

Au parc agricole, stand de la presse agricole, de la Chambre d'agriculture d’Alsace et de Groupama

#lagricultureelleassure

Vie professionnelle

Publié le 26/07/2017

Responsable « communication » à la Chambre d'agriculture d’Alsace depuis le 4 avril, Alicia Jacquier vit sa première foire aux vins à Colmar. Elle est chargée des relations publiques, de l’animation des réseaux sociaux, de la promotion des rôles et des missions de la Chambre d'agriculture d’Alsace, de la promotion de l’agriculture en interne et en externe, des relations avec la presse et donc du stand à la foire aux vins. « Je gère la partie montage-logistique du stand, et ensuite, pendant les onze journées, la mise en place d’animations quotidiennes », explique Alicia Jacquier. Ces animations concernent les dégustations commentées de produits primés au concours général en partenariat avec la distillerie Hagmeyer et la maison Husson (fromages), la remise des prix des lauréats du concours général agricole, la biodiversité avec Sentinelle Nature Alsace (Sna), l’apiculture, le « labo vert » avec la Fredon Alsace. « Des permanences sont assurées tous les jours par les conseillers de la Chambre d'agriculture. Je suis ravie de faire partie de cette équipe avec les collègues du PHR, de l’EAV et de Groupama. Je compte m’appuyer sur leurs connaissances et leurs expériences », conclut Alicia Jacquier.

La fête en continu

Le service « pub » du PHR et de l’EAV, avec Libertad Galli, Stéphanie Rosenfelder et Charlène Jouan-Inverardi, est enthousiaste. « Les journaux agricoles sont à nouveau présents pour cette manifestation et nous proposons un stand toujours aussi convivial, axé sur les 70 ans de la foire aux vins, et donc sur la fête. Il y a cette année un gâteau d’anniversaire fait de céréales préparé par l’APCO (association des producteurs de céréales et d’oléagineux), via la Fdsea du Haut-Rhin. Il est la base de notre traditionnel jeu-concours. Les adultes doivent deviner le nombre de céréales différentes présentes sur ce gâteau. Nous proposons également un jeu avec des entrées à Europa-Park à gagner », souligne Libertad Galli. Le concours de dessins habituel pour les 3-12 ans a pour thème « Joyeux anniversaire ». Il est simple, accessible au plus grand nombre et les enfants peuvent apporter au stand les dessins réalisés sur la feuille de dessin encartée dans le PHR et l’EAV de la semaine dernière. Une dégustation de pop-corn sera proposée grâce à une poule qui pond du… pop-corn. »

42e mini-foire aux vins de Colmar

Honneur aux vins et aux traditions sous le porche du Koïfhus

Vigne

Publié le 12/07/2017

L’inauguration de la manifestation s’est déroulée en présence de nombreux invités parmi lesquels le député Eric Straumann, les conseillers départementaux Brigitte Klinkert et Yves Hemedinger, le maire de Colmar Gilbert Meyer et celui d’Houssen Christian Klinger, sans oublier la reine des vins d’Alsace Mathilde Fleith.

Dans ses mots d’introduction, le président du syndicat viticole de Colmar André Ducros a fait un rappel historique sur la viticulture colmarienne. « La situation a bien changé. La viticulture reste aujourd’hui le moteur principal de l’économie alsacienne. L’œnotourisme est en vogue. Il participe grandement à cet essor. Mais si Colmar se targue de son titre de capitale des vins d’Alsace, la place et la considération des vignerons tendent petit à petit à disparaître. Il est de plus en plus difficile de se faire entendre. Nous ne sommes plus reconnus comme des partenaires privilégiés, comme des passeurs de la mémoire d’une culture qui a fait la splendeur de la ville. C’est dommage. Le vignoble de la Harth, lui, est notre lieu de travail, notre outil et notre patrimoine que nous devons protéger. Or, nous sommes confrontés, au quotidien, à des problèmes qui ne nous permettent plus de travailler sereinement. Pire, ils contribuent à ternir l’image et la réputation du vignoble colmarien. J’aurai le plaisir de remettre un petit dossier aux adjoints concernés, afin que nous puissions rentrer dans le vif du sujet lors de notre prochaine réunion » a expliqué André Ducros devant une assistance surprise par la teneur de ces propos. Quelques minutes après, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, visiblement irrité, a répondu sur le même ton. « C’est encore ma fête aujourd’hui, mais je n’ai pas l’habitude de manier la langue de bois. Pourquoi l’attention portée aux viticulteurs par les élus à l’époque ne serait plus le cas aujourd’hui ? D’ailleurs le capital viticole n’a-t-il pas été protégé dans le plan d’occupation des sols que nous venons de réaliser et qui a été salué par la profession ! Par ailleurs, le label « Colmar, capitale des vins d’Alsace », ne favorise-t-il pas ce rayonnement dont vous parlez ? Enfin, si je me félicite de la tenue de cette réunion avec mes adjoints, pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour la demander si votre problème est aussi important ? Vous avez en effet attendu quatre mois pour nous répondre car la demande vient du mois de mars. »

Le travail des familles viticoles

Outre cette « passe d’arme », l’inauguration de la mini-foire aux vins de Colmar a permis à André Ducros de revenir au sujet du jour et de rappeler que la manifestation attirait un nombre croissant de touristes sous le porche du Koïfhus. « Nous communiquons également largement sur les réseaux sociaux, sur des affiches en ville et par le biais de flyers. Nous nous battons au quotidien pour promouvoir Colmar, son vignoble, ses vins ». Un point de vue partagé par le Maire : « Le travail des familles de la profession viticole colmarienne est remarquable. Vous arrivez à faire valoir vos produits avec classe et détermination sur un marché international à forte concurrence grâce à votre travail, votre ténacité et votre engagement. Pour cette édition 2017, nous espérons pour vous le meilleur, mais également une bonne récolte et un bon millésime dans les semaines à venir ». Le député Eric Straumann a ensuite pris à son tour la parole. Il s’est dit heureux de l’élection du député Jacques Cattin, un viticulteur, à l’Assemblée nationale. Un plus pour la profession. « Concernant l’actualité viticole, j’estime que ce n’est pas un vin que vous fabriquez, mais un produit de classe à l’internationale élaboré par des viticulteurs, qui sont un des maillons de la chaîne du tourisme en Alsace. »

 

Les vidéos