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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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EARL Gerum Gérard à Dietwiller

Être proche des consommateurs

Vie professionnelle

Publié le 01/09/2022


La ferme Gerum s’est diversifiée dans ses productions. Les grandes cultures consacrées au maïs, au blé, au colza et à la luzerne occupent une surface importante des 140 hectares. Il y a également un peu de prairies car l’exploitation a un petit cheptel d’une dizaine de mères limousines. « C’est une race que nous apprécions pour la qualité de la viande. Nous proposons en effet à nos clients des caissettes qui sont très appréciées », explique Thomas Burger, 32 ans, qui s’est installé en mai 2020. Auparavant, il était salarié sur l’exploitation pendant neuf années. Il s’est associé avec Élodie Gerum dont le père, Gérard, est désormais à la retraite. « Nous avons bien développé la vente directe à la ferme. Nous avons un local de vente qui est ouvert le vendredi après-midi, de 14 h à 19 h. La vente directe permet d’avoir un contact direct avec les consommateurs. C’est ce qu’on peut appeler « du champ à l’assiette ». Cela permet également de communiquer sur notre métier et de proposer des produits de saison. La vente directe a démarré avec l’installation d’Élodie en 2015. La demande était là. Il y avait surtout une volonté pour développer notre propre activité », ajoute Thomas Burger.

Le couple propose désormais des légumes de saison très appréciés, mais aussi en self-service, des fraises sur une parcelle dédiée. « Il y a eu une sacrée évolution dans notre métier. Désormais, il faut produire, se diversifier, mais aussi bien communiquer. Nous sommes les mieux placés pour parler de notre métier, mais nous ne savons pas toujours le faire de façon pertinente. On s’est donc adapté à la société, mais aussi au climat, aux réglementations et aux consommateurs », observe le président des Jeunes Agriculteurs du canton de Sierentz/Huningue. Avec son épouse, il a constaté une hausse de fréquentation au plus fort de la crise sanitaire en 2020 et 2021. « Mais, depuis la fin de l’année dernière, certains ne sont plus venus et sont retournés faire leurs achats dans les grandes et moyennes surfaces ou sur internet. Fort heureusement, notre fidèle clientèle est toujours là », se félicite Thomas Burger.

« L’union fait la force »

Comme un peu partout, l’exploitation est rattrapée par l’urbanisation qui se développe autour d’elle, mais aussi par l’économie avec les gravières de Sierentz qui prennent de l’ampleur, sans oublier les pistes cyclables construites un peu partout. Le réseau d’irrigation a, lui, été sécurisé. Un moindre mal dans une période où les coûts et les charges sont de plus en plus importants. « Le carburant, le matériel, les engrais, la disponibilité des machines commandées, les semences, tout a augmenté au niveau des prix. Et le gros problème de 2023 concerne cette incertitude par rapport à la disponibilité des marchandises. En 2022, cela concerne plutôt les prix. Pour le maïs, nous allons donc veiller à réduire au mieux les frais de séchage et donc retarder la récolte pour avoir un maïs le plus sec possible », précise Thomas Burger.

Membre des Jeunes Agriculteurs depuis l’âge de 16 ans, il a toujours eu envie de s’impliquer dans le réseau pour promouvoir le métier dans les différentes manifestations organisées. « C’est la raison pour laquelle l’équipe des JA du canton est motivée à l’idée d’accueillir cette finale de labour. C’est le troisième concours départemental qui se déroule ici à Dietwiller et le second au niveau régional Grand Est. Nous sommes une équipe d’une quarantaine de membres. Nous sommes soudés et motivés. L’union fait la force. La solidarité entre les jeunes et nos aînés et entre les agriculteurs et les consommateurs doit être une priorité. Ce concours est une tradition pour le monde agricole. À nous de le valoriser auprès du public qui va se rendre sur le site », conclut Thomas Burger.

Les 3 et 4 septembre à Dietwiller

Le labour et l’agriculture en fête

Vie professionnelle

Publié le 01/09/2022


La manifestation est organisée tous les ans chaque fin d’été. Pour les uns, le concours de labour est l’événement incontournable de l’année. Pour les autres, c’est l’occasion de se retrouver entre professionnels et de valoriser le monde agricole auprès du grand public. « Nous accueillons chaque année plusieurs milliers de visiteurs. Et cette année, si la météo est favorable, sera une belle fête. Surtout après ces deux années de crise sanitaire », expliquent les jeunes agriculteurs du canton de Sierentz/Huningue. Il y a cette volonté de la profession agricole de se faire connaître et reconnaître par la mise en avant des produits du terroir. Il y a toutes ces animations originales et attrayantes pour le grand public autour du concours de labour. « Sur près de 32 hectares, nous proposons aux visiteurs une véritable immersion dans les coulisses de l’agriculture locale », insiste Thomas Burger, président des JA du canton de Sierentz/Huningue.

Parmi les nombreuses animations, il y a la possibilité de découvrir un labyrinthe de maïs géant. Il y a également la possibilité de se défier au lancer de bottes de paille. Les jeunes agriculteurs ont également prévu un petit saut dans le passé à travers une exposition de tracteurs anciens, mais aussi avec des démonstrations de labour à cheval. L’occasion de promouvoir les traditions et d’admirer l’évolution du matériel agricole d’hier et d’aujourd’hui. Un secteur sera réservé comme chaque année aux organisations professionnelles agricoles avec une dizaine de stands. Un lieu privilégié pour les échanges avec le grand public ou entre professionnels. Ce dimanche 4 septembre à 11 h par exemple, Groupama va ainsi signer le renouvellement de sa charte de partenariat avec les JA 68.

S'amuser et se régaler

Les enfants pourront profiter de nombreux jeux comme des structures gonflables, un circuit en tracteurs à pédales, des balades en calèche. Ils pourront également faire connaissance avec les animaux d’élevage regroupés dans une mini-ferme. Bien évidemment, il sera possible de se restaurer sur place. Diverses buvettes seront sur le site tout comme un marché paysan qui proposera toutes les spécialités locales des producteurs du secteur. À l’heure du déjeuner, les jeunes agriculteurs serviront des repas, également 100 % locaux, à base d’aliments issus des fermes des alentours. Le cochon de lait à la broche (sur réservation préalable), un menu grillades, un menu échine, des sandwichs et autres frites seront proposés tout comme samedi soir, de 18 h à 22 h, des tartes flambées. Une soirée animée par un disc jockey.

Côté labour, les concurrents, âgés de 16 à 38 ans, se disputeront le titre départemental le samedi, et le titre régional le lendemain. Ils s’affronteront pour tracer les plus beaux sillons, droits, avec un bel enfouissement des chaumes, des raies de labour régulières, des bandes de terres retournées uniformément et une apparence finale propre. Deux catégories de labour seront mises en œuvre, le labour à plat, autrement dit avec une charrue réversible, et le labour en planches avec une charrue simple. Pour les départager, un jury composé de professionnels du milieu agricole arpentera les allées et procédera à la notation de chaque candidat. En fin d’après-midi, la remise des prix récompensera tous les participants.

Alsace Destination Tourisme

Faire rayonner l'Alsace

Vie professionnelle

Publié le 21/07/2022

« Avec toute notre équipe, nous voulons continuer de nous démarquer dans la façon de développer le tourisme et de faire rayonner l’Alsace, en privilégiant la simplicité, la transparence et la proximité avec les acteurs du tourisme », a expliqué Nathalie Kaltenbach lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 30 juin dernier à Colmar. C’est précisément ce qui a été réalisé ces derniers mois. « Depuis notre arrivée à la tête d’ADT, mais plus globalement depuis le début de la crise sanitaire en 2020, nous sommes restés actifs. L’utilisation des outils numériques et informatiques, et la capacité d’adaptation de nos collaborateurs ont permis de garder le contact avec nos partenaires », ajoute Nathalie Kaltenbach, qui a été élue présidente en octobre 2021. Maire de Barr et conseillère d’Alsace, elle a pris la succession de Max Delmond.

En octobre 2021 a ainsi eu lieu la seconde édition nationale du « fascinant week-end vignobles & découvertes » pour laquelle l’Alsace a pris toute sa place grâce au programme imaginé par ADT et les offices de tourisme de la route des vins d’Alsace. L'Alsace a également célébré sa gastronomie « du champ à l’assiette » en lien avec les producteurs, les artisans et les restaurateurs. ADT a engagé un travail d’étude pour mieux réaffirmer la place de l’Alsace comme première destination brassicole de France. ADT mis en valeur dans ses campagnes de communication les châteaux et cités fortifiées, ainsi que les nouveaux modes d’itinérance douce comme le vélo, le bien-être, les sorties nature sans oublier la culture avec l’histoire et les traditions dans le cadre de « l’humanisme rhénan ».

70e anniversaire

Mais, surtout, ADT a fêté en 2021 son 70e anniversaire. « Depuis 1951, Alsace destination tourisme n’a d’autre ambition que de consolider durablement la notoriété de l’Alsace et de permettre à ses visiteurs de vivre intensément la découverte de ses richesses touristiques », rappelle Nathalie Kaltenbach. En 2019, la loi « Alsace » a donné à la collectivité la compétence de promouvoir l’attractivité touristique de son territoire en France et à l’étranger. Cette loi confère à ADT la mission d’animer et de coordonner l’action des collectivités territoriales et des autres acteurs concernés sur le territoire. En 2021, la création de la Collectivité européenne d’Alsace a renforcé ces missions d’animations et de coordination des politiques touristiques d’ADT. En l’occurrence, elle participe, par son implication locale, à l’émergence de nouveaux projets. Dans le Pays de Hanau-La Petite Pierre par exemple, ADT accompagne le projet de schéma d’accueil porté par l’office de tourisme. ADT a également été impliquée dans la démarche des potiers d’Alsace du Nord pour l’obtention de l’indication géographique les « poteries d’Alsace Soufflenheim-Betschdorf ».

ADT assure également une mission d’animation et de suivi de l’association RésOT-Alsace qui fédère 33 offices de tourisme alsaciens et celui de Kehl. Ces échanges ont également lieu au sein d’un comité technique régional qui réunit les directeurs et responsables d’offices de tourisme. La structure est également responsable d’un système d’information touristique qui alimente 220 sites internet. En outre, elle valorise de nouveaux panneaux touristiques sur le réseau autoroutier. Les démarches de qualité et de labels sont aussi de sa responsabilité. On pense en premier lieu au label « Villes et Villages Fleuris », mais également à « Vignobles & Découvertes », aux marques d’État Tourisme et Handicap, « Qualité Tourisme » ou encore « Accueil Vélo ».

ADT investit tous les terrains de la communication pour promouvoir la destination Alsace. Elle a été présente en 2021 sur 15 manifestations dont le Salon international du tourisme et des voyages en novembre à Colmar. Enfin, en 2021, ADT a pris la parole plusieurs fois via la marque de destination visit. Alsace pour faire rêver de la région à travers l’Hexagone et auprès des marchés de proximité. Noël constitue un vrai temps fort. Ce travail sera poursuivi de la même façon en 2022.

Section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin

Défendre et représenter tous les retraités

Vie professionnelle

Publié le 21/07/2022

« Il faut transmettre du vivant des parents son patrimoine. Après le décès, il y a souvent des tensions. » C’est en substance le message de Guy Frank, président d’ACE Patrimoine et d’ACE Courtage, qui était l’invité de cette réunion. Il a rappelé son parcours personnel et professionnel. Après dix années d’activités dans le domaine du patrimoine et du conseil, il gère désormais plus de 50 millions d’euros pour ses clients avec son équipe de bientôt neuf personnes. Il a rappelé au public présent quelques notions fiscales et quelques bonnes pratiques à adopter sur les assurances vie et plus globalement sur le patrimoine, la protection financière, la renonciation ou encore la rénovation de l’habitat. Des questions et des réponses qui ont parfois étonné ou interpellé les membres de la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin. Suffisamment pour organiser deux demi-journées sur ces questions dans un cadre plus officiel et plus ouvert dans les prochains mois.

Transmettre de son vivant, gérer son patrimoine, anticiper et préparer sa succession, autant de sujets qui concernent l’ensemble des retraités. Des questions défendues par la section des anciens de la FDSEA, comme l’ont rappelé la présidente Gabrielle Rolli et la directrice de la FDSEA Christelle Jamot. « Notre section s’est battue avec les échelons nationaux et régionaux pour la revalorisation des retraites agricoles, celle des conjointes, et plus globalement pour une vraie solidarité nationale. Nous nous battons au quotidien pour le maintien des services publics, notamment médicaux et d’aides aux seniors en zone rurale. Nous sommes également là pour vous informer et vous défendre. Nous vous adressons des informations régulières pour connaître vos droits. Nous défendons les intérêts des retraités agricoles face aux pouvoirs publics. Notre section est également là pour organiser des évènements conviviaux pour se retrouver et s’informer. Enfin, nous négocions des avantages tarifaires et des couvertures spécifiques pour protéger nos membres », rappelle Christelle Jamot.

Avec les viticulteurs

En outre, la section des anciens de la FDSEA du Haut-Rhin a négocié des avantages avec plusieurs de ses partenaires. Ils permettent aux membres de bénéficier d’une bonne assurance complémentaire santé, de bonnes assurances pour la vie privée, de services bancaires avantageux et de « la carte moisson » qui permet d’obtenir des réductions pour les loisirs, les vacances, les parcs d’attractions et dans plusieurs enseignes. En outre, la section organise des évènements pour permettre à ses adhérents de se retrouver et de profiter d’intervenants extérieurs sur des questions d’actualité.

Récemment, la section s’est ouverte plus largement aux retraités viticoles. Retraité depuis sept ans, Jean-Luc Burgenath de Westhalten a ainsi rejoint la section des anciens après avoir lu un article dans le PHR. « Auparavant, je ne me sentais pas concerné. J’ai trouvé dans cette section de la convivialité et l’occasion d’échanger avec des gens de ma génération. » Pour Richard Frick de Pfaffenheim, c’est le même état d’esprit. « Jusqu’à présent, en tant que viticulteur, on s’orientait plutôt vers l’Association des viticulteurs d’Alsace. Dans cette section des anciens, j’ai trouvé d’autres choses à partager. Des intérêts communs de retraités comme notamment le pouvoir d’achat. Je suis là pour trouver des informations. »

À l’avenir, la section des anciens réfléchit à ouvrir une section féminine dans ses rangs. « Cela pourrait effectivement m’intéresser. Je suis retraitée depuis deux ans. Lors d’une réunion il y a quelques mois, Christelle Jamot m’a orientée vers la section des anciens. Je suis immédiatement venue. Les sujets variés qui sont débattus dans cette section m’intéressent. Et, surtout, il y a ici une belle ambiance », témoigne Anne-Marie Franck de Golbach-Altenbach. Une section des anciens qui compte également œuvrer avec les horticulteurs concernant le fleurissement des communes et participer, avec la FDSEA et les JA du Haut-Rhin, à la tenue d’un stand lors du passage du tour de France féminin, ce samedi 30 juillet, au Markstein.

CER France Alsace

Accompagner en toute proximité

Vie professionnelle

Publié le 22/04/2022

Le président du CER France Alsace Paul Deguille a présidé le 8 avril sa onzième assemblée générale. Le contexte reste particulier avec une crise sanitaire qui s’éternise. Pour autant, le centre de comptabilité, fort de son réseau national, poursuit ses missions avec un résultat comptable de 34 792 €, une trésorerie de 472 185 € et un budget prévisionnel qui prévoit un excédent de plus de 20 000 €. « Malgré le contexte sanitaire, nous avons répondu présents. On a bien travaillé », se félicite Paul Deguille. Le CER France Alsace a en effet proposé de nombreux outils à ses adhérents comme un « kit » d’aide pour passer sereinement cette période, la production de documents de travail, l’ouverture d’un intranet, des mails d’informations, une lettre d’employeur mensuelle. « Nous avons tout fait pour être réactif par rapport à l’actualité. Nous avons voulu poursuivre nos missions, en proximité avec l’ensemble de nos adhérents », confirme la directrice du CER France Alsace, Blandine Coutelas.

Au 31 août 2021, le centre de comptabilité gérait 583 dossiers en Alsace. « Malgré des mouvements d’adhérents, le CER France Alsace observe une hausse du nombre des dossiers. Si le portefeuille agricole baisse de 1,7 %, il augmente pour les artisans et les commerçants de 7,5 %, tout comme pour les professions agricoles de 5,9 %. Des dossiers gérés par les 23 collaborateurs salariés du CER France Alsace qui travaillent en étroite collaboration avec leurs collègues situés en Moselle et dans les Vosges. Un partage des responsabilités entre les trois secteurs qui va s’intensifier. « Nous avons identifié cinq axes de travail majeurs : la convergence des schémas d’actions et d’investissements communs, le déploiement d’offres de services identiques dédiés aux différents marchés agricoles (BIC, BNC, SCI ou encore particuliers), la convergence des pôles « paie et conseil social », la valorisation des données à des fins d’analyses de groupes internes pour les adhérents et externes pour la diffusion à l’échelle du Grand Est ou national via le conseil national, ou encore la mutualisation d’expertises. Sachant que sur l’informatique, un nouvel opérateur réseau et téléphonie, Linkt, a été choisi. »

Une opportunité

Le CER France Alsace a également développé une application, « Ma Gestion By Cerfrance » qui permet de valoriser différentes données à des fins d’analyses de groupes internes pour ses adhérents et externes. Avec cette application, il est possible de bénéficier d’un pilotage de l’activité de l’adhérent qui lui permet ainsi de savoir où il va en termes de résultat financier et de trésorerie. Elle offre un accompagnement personnalisé en agence qui a pour but d’aider à faire les bons choix en termes d’optimisation fiscale. « L’adhérent n’est pas seul pour savoir comment il peut optimiser le fonctionnement de son entreprise libérale. En outre, il s’agit d’un outil collaboratif numérique qui lui permet de communiquer avec nous, que cela soit dans son cabinet ou en mobilité grâce à une appli dédiée », précise Blandine Coutelas. Une aide bienvenue dans un contexte où plusieurs dispositifs vont s’arrêter comme, par exemple, l’examen périodique de sincérité (EPS) remplacé depuis janvier 2021 par l’examen de conformité fiscale (ECF).

 

 

Après avoir renouvelé le conseil d’administration, Paul Deguille a ensuite rappelé la raison d’être du CER France Alsace dans un monde en mouvement : « Nous sommes également là pour inspirer les acteurs de nos territoires. Nous sommes là pour les accompagner, faciliter et développer leurs activités. Nous sommes là pour les aider à anticiper et à décider afin de contribuer à leur réussite. Nous devons anticiper les différentes évolutions comptables et financières. C’est par exemple le cas de la facture électronique. Elle est une opportunité si elle est maîtrisée. Ce changement doit être perçu comme une chance pour nous tous. J’ai confiance en nos structures. » L’obligation pour les entreprises d’émettre la totalité des factures électroniques débutera entre le 1er juillet 2024 et le 1er janvier 2026 selon la taille des entreprises. La signature électronique sera alors de vigueur puisqu’elle est fondée sur un certificat électronique qualifié. Elle permettra donc une lecture par ordinateur et pourra être traitée de manière univoque pour l’échange de données informatisées, répondant aux normes prévues par le code général des impôts. « D’ici là, l’État va mettre en place une plateforme pour émettre, collecter, traiter et conserver vos factures. Nous serons à vos côtés dans cette période transitoire », a conclu Blandine Coutelas.

Club Holstein 68

L’empreinte carbone fait débat

Élevage

Publié le 22/04/2022

Ce sujet complexe a été présenté par Léa Drosne basée à l’institut de l’élevage à Laxou près de Nancy. Elle a tout d’abord rappelé la réalité du changement climatique. Nous y participons tous. À commencer par les transports. Mais l’agriculture en général et l’élevage en particulier, contribuent également à cette situation. « L’agriculture est aussi la première victime de cette situation. On observe déjà une stagnation du rendement du blé en France et une pousse d’herbe qui est perturbée », explique Léa Drosne. Elle a rappelé ce qu’était l’outil d’évaluation et d’appui technique CAP’2ER (calcul automatisé des performances environnementales en élevage de ruminants). Il a été développé par les filières d’élevages de ruminants.

Il a pour objectif d’évaluer les impacts environnementaux à l’échelle d’une exploitation d’élevage de ruminants et par atelier (bovin lait, bovin viande, ovin viande). « CAP’2ER vise à notamment à sensibiliser les éleveurs et les conseillers à la prise en compte des enjeux environnementaux (positifs et négatifs) mais également économiques et sociaux, à évaluer l’empreinte environnementale des produits des élevages de ruminants (lait, viande), à situer les exploitations par rapport à des références ou à un groupe d’exploitations, et créer un observatoire national. L’idée est de faire le lien entre les performances environnementales, techniques et économiques, et d’identifier les marges de progrès. Il s’agit aussi de mettre en place des actions pour améliorer l’empreinte environnementale des exploitations tout en assurant leur pérennité », ajoute Léa Drosne.

CAP’2ER se veut un outil pédagogique à destination du grand public, des étudiants, des éleveurs et des conseillers. Son objectif est de les sensibiliser et de réaliser avec eux une première évaluation rapide de leurs performances environnementales. Le second axe est ensuite d’agir en réalisant une évaluation de l’empreinte environnementale et d’identifier des marges de progrès pour ensuite construire des plans d’actions. « Nous avons tous intérêt à y participer car nous sommes tous acteurs et victimes de l’empreinte carbone que nous apportons au quotidien. Nos vies et notre travail sont au cœur de cette réalité. Nous vous incitons à vous engager dans le label bas carbone. Ce dernier accompagne tous les exploitants souhaitant mettre en place des méthodes qui permettront de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ou de séquestrer du carbone. Il s’agit du premier cadre de certification climatique volontaire en France, il s’insère dans la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) », précise Léa Drosne qui a répondu à toutes les interrogations des éleveurs présents. Un débat montrant une réelle inquiétude sur ce sujet d’actualité.

Un cheptel de qualité

Auparavant, le Club Holstein a fait le bilan de ses activités. Il compte 49 adhérents pour 3 059 vaches. Si le département reste limité dans sa représentation au niveau du Grand Est, le cheptel est de qualité avec une production au-dessus de la moyenne nationale (9 660 kg), des taux pertinents et un âge de vêlage à 30 mois. Dans toute la région, le nombre des élevages est en baisse alors que l’effectif moyen par élevage est lui en hausse. Tout comme la production de lait. Pour les primipares, l’effectif moyen reste stable alors que le lait a gagné 135 kg en un an et que l’âge au premier vêlage continue de diminuer : 29,1 dans le Haut-Rhin. Cinq vaches dépassent les 100 000 kg de lait : Sissia de l’EARL Prinz à Hausgauen (131 910 kg), 3 049 du Gaec Karrer à Ranspach-le-Bas (118 134 kg), Cibella de l’EARL des Verreries à Lucelle (114 785 kg), HMP Enola de l’EARL de l’Est à Largitzen (108 719 kg) et 9 728 du Gaec Karrer à Ranspach-le-Bas (100 672 kg). D’autres vaches sont sorties avec cette production en 2021.

Les éleveurs poursuivent leur travail qualitatif. Ils ont pu en faire la démonstration lors des dernières éditions d’Agrimax à Metz et au Salon international de l’agriculture à Paris. Ils le font alors que le plan d’éradication de la BDV (Diarrhée Virale bovine) est en cours. Il restait encore trois cheptels en Alsace avec des résultats positifs en 2021. On arrive actuellement à la fin de phase de bouclage des animaux et au début de la phase sérologique (dépistage). Ces derniers sont actuellement concluants dans deux tiers des cas. Le président du Club Holstein 68, Yves Ritzenthaler, a ensuite invité les adhérents à visiter l’EARL des Sources à Hagenthal-le-Haut d’Éric et Joël Klein.

Alsaterr à Retzwiller

Des portes ouvertes réussies

Technique

Publié le 24/03/2022

Les locaux historiques de Dannemarie font désormais partie du passé. Alsaterr est aujourd’hui installé au cœur du village de Retzwiller dans zone artisanale où l’entreprise bénéficie de locaux bien plus spacieux sur un espace total de 67 ares où l’on retrouve notamment le bâtiment principal de 1 100 m2, un quai de déchargement, une aire de lavage et un autre bâtiment cette fois dédié au stockage. Il y a par ailleurs plusieurs entrées : une pour les visiteurs et une autre pour les livraisons. « Cela permet de fluidifier le trafic, d’éviter les accidents et de bien séparer chaque zone de l’entreprise. Le public peut désormais profiter d’un espace libre-service bien plus important. Il est passé de 80 à 350 m2. Nous avons étoffé notre gamme, notamment le rayon élevage qui est propre au Sundgau. Nous pouvons également mieux mettre en valeur l’ensemble de notre matériel d’exposition », précisent Adrien Du Mortier et Laurent Fuchs, responsables de l’entreprise.

Pendant ces deux journées « portes ouvertes », le public a ainsi pu (re) découvrir les lieux et profiter de l’exposition de l’ensemble de la gamme. Revendeur Kubota, Alsaterr dispose évidemment de nombreux tracteurs agricoles de la marque. Ces deux journées ont été l’occasion de promouvoir les tracteurs M4 et M5, le M6002 ou encore le tracteur M7003, la troisième génération de tracteur Kubota. Ce dernier est équipé, entre autres, d’une vanne EGR, d’un catalyseur SCGR et de filtres à particules conçus pour réduire la pollution et les émissions de monoxyde d’azote. Il est respectueux de la norme anti-pollution Stage V.

Matériel McHale

Ces portes ouvertes ont également été l’occasion de découvrir le matériel du constructeur irlandais McHale et sa gamme de presses à balles rondes V6 composée de deux modèles : V6 740 sans couteau et V6 750 avec système de coupe. Les chargeurs télescopiques Weidemann ont également été mis en valeur. Ceux de la série T allient grande hauteur de levage, puissance et faible largeur. Ils bénéficient de quatre roues motrices permanentes et ils ont une très bonne stabilité, quelles que soient les conditions de travail. Enfin, le magasin de matériels agricoles et forestiers était ouvert toute la journée en non-stop. À cette occasion, des conditions spéciales ont été mises en place sur le matériel en stock, et ce jusqu’au 31 mars 2022.

Concours général agricole des vins

Une grosse organisation

Vigne

Publié le 09/03/2022

332 échantillons représentants 25 maisons ont été soumis aux membres du jury répartis sur 25 tables (lire les résultats page 14). Une finale nationale qui n’a plus de secret pour Jacques Cattin. « C’est aujourd’hui mon 45e concours. Je viens ici avec toujours le même plaisir et cette même envie de découvrir de belles choses », explique-t-il. Pour Noémie Meyer-Ferré, de Saint-Hippolyte, c’est une première. « Je suis juriste à la base. Mais également passionnée de vin d’Alsace. J’ai participé à ma première dégustation lors de la sélection régionale à Colmar. J’ai été ravie de cette expérience, d’où ma présence à Paris », complète la jeune femme. Une dégustation d’environ deux heures qui a permis aux équipes de la Chambre d’agriculture (Frédéric Roy, Claire-Lise Raeppel, Anne Leveque et Marie Nussbaumer), de l’Association des viticulteurs d’Alsace (Maxence Werck, Léoni Kuntz et Élodie Spittler) et de la Direction départementale des territoires du Haut-Rhin (Mélanie Haby) de vérifier que ce travail en équipe se pérennisait avec réussite.

Concours de la race prim’holstein

Wilt Bailay, réserve grande championne

Élevage

Publié le 09/03/2022

Tout commence en début d’après-midi. Dans sa section des prim’holstein en deuxième lactation, Wilt Bailay, née le 23 août 2018, survole la compétition. Les commentaires sont déjà élogieux. Dans les tribunes, deux éleveurs bretons suivent le concours. Le premier dit alors à son ami en indiquant la vache alsacienne. « Tu vas voir. Elle va remporter cette section et, ce soir, elle ne sera pas loin du titre. Regarde comme elle est belle. » Les deux éleveurs sont enthousiastes tout comme le juge qui, quelques minutes plus tard, la désigne effectivement vainqueur de la section. Le public n’est pas davantage surpris quand, ensuite, Wilt Bailay devient championne jeune et meilleure mamelle jeune. Olivier Wilt, l’éleveur, est ravi. Mais encore stressé. « Une réaction ? Non, revenez dans une heure. Je dois encore la préparer pour la suite », nous indique-t-il.

La suite, c’est évidemment cette finale nationale avec cinq autres vaches qui termine une journée bien remplie où 115 vaches auront participé avec leurs éleveurs. Un concours de très grande qualité où la famille Gutzwiller (EARL Élevage du Neuhof à Michelbach-le-Haut), le Gaec Malaitis à Jebsheim et l’EARL Schmitt Petite Prairie à Ranspach-le-Haut ont représenté l’élevage alsacien. À noter que la vache la plus âgée du concours, 14 ans et 3 mois (!), nommée Daisy du Douet de l’élevage du Gaec du Douet en Loire Atlantique a également fait forte impression.

Une fierté

Il est un peu plus de 18 h quand la finale débute pour désigner la grande championne. Wilt Bailay est présente. Dans les gradins, certains en font leur grande championne. D’autres en font leur réserve. On reconnaît de nombreux professionnels alsaciens. Le suspense se termine après une belle finale. Kansascity du Tombuy, une vache en 4e lactation née le 12 septembre 2015 et appartenant au Gaec du Tombuy dans la Meuse s’impose. Mais la réserve grande championne est bien Wilt Bailay. Aux côtés de sa vache, Olivier Wilt est heureux. Levant un poing rageur, il se tourne vers ses proches et amis.

Après la traditionnelle séance photo, il emmène sa vache retrouver sa place aux côtés des autres prim’holstein présentes à ce salon de l’agriculture. Il peut enfin témoigner. « Cela a été une belle journée. Je suis évidemment fatigué, mais heureux ! C’est la seconde édition de suite que je fais la championne jeune. En 2020, c’était Elaya. C’est évidemment une fierté. Déjà de pouvoir concourir au Salon de l’agriculture à Paris. Ensuite de faire un tel résultat. On y consacre du temps à la ferme pour permettre à nos vaches d’être dans les meilleures conditions », rappelle Olivier Wilt.

Espérait-il le titre de grande championne ? « Ce n’est pas que je n’y croyais pas. Je sais que c’est une vache qui a du potentiel. Mais elle est encore jeune. Un juge préfère souvent donner un tel titre à une vache qui a fait ses preuves. Il faut donc un gros écart entre les deux vaches pour que ce soit la jeune qui soit préférée. Aujourd’hui, non. Et la logique a été respectée. On va voir maintenant comment la vache va évoluer », résume Olivier Wilt. Il l’assure : on le retrouvera à de prochains concours. À commencer par celui de Brumath en mai prochain.

Salon de l’agriculture 2022 - Espace Grand Est

Des retrouvailles enthousiastes

Vie professionnelle

Publié le 09/03/2022

Après un petit-déjeuner avec les éleveurs du collectif des races locales de massif (Coram), le président de la Région Grand Est, Jean Rottner, celui de la Chambre d’agriculture, Maximin Charpentier, et celui du Coram Florent Campello se sont retrouvés pour inaugurer, dans une vraie effervescence, l’espace de la Région Grand Est où se trouvaient déjà de nombreux élus, responsables agricoles et professionnels des différents départements concernés.

Florent Campello a été le premier à prendre la parole. Il s’est félicité des bonnes relations existantes avec la Région et la Chambre d’agriculture : « Le travail commun réalisé au Sia est l’écho direct de ce que nous menons sur nos territoires depuis quelques années. Nous sommes ensemble porteurs de l’avenir agricole de ces territoires. Ils sont notre force, notre richesse, et c’est notre devoir d’assurer leur pérennité. »

L’élevage est essentiel

Cette vision commune doit concerner l’élevage pour le président du Coram, qui est aussi celui de l’OS vosgienne. « L’élevage est la colonne vertébrale de notre territoire, celui du massif des Vosges. Il est la corde qui fédère nos liens. À travers nos éleveurs, leur culture, leur savoir-faire, leurs produits riches en goût et profondément montagnards, la vie de notre massif est une identité plurielle, singulière. Elle doit être reconnue en tant que telle. Grâce au pastoralisme, nos systèmes d’exploitation induisent de nombreuses externalités positives. D’abord au niveau économique avec la création d’emplois en zone rurale. Ensuite, sur un aspect social. Nous tenons à répondre aux attentes et aux inquiétudes des consommateurs en leur offrant des produits de haute qualité tout en assurant des revenus décents aux paysans et à leurs familles en nous appuyant notamment sur des races bovines locales telle que la vosgienne », ajoute Florent Campello.

Et d’insister sur cette nécessité de réaffirmer la place essentielle de l’élevage et de le faire perdurer malgré les difficultés et la pression sociétale. La nécessité également de pérenniser le pastoralisme et plus généralement une agriculture locale nourricière, en équilibre avec son environnement et avec les modèles productivistes qui ont fait la réussite de la montagne. « Il faut redonner à cette dernière un accompagnement technique efficace qui lui permette d’exprimer et d’affirmer pleinement et durablement son vrai potentiel. C’est autour de cette réflexion que s’est fondé le socle même de la coopération au sein du Coram. Il nous a conduit à la réalisation de deux projets à l’échelle européenne et internationale. Tout d’abord avec la semaine européenne des races locales de massif (Seram) en 2021 dans les Vosges. Puis, via notre candidature pour inscrire la transhumance comme patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco, en lien avec l’État et la Région Grand Est », poursuit-il.

Un plan pour la ferme du futur

Ces liens permettent à l’agriculture d’être bien vivante au sein de cette région. « Allons plus loin ensemble dans l’ascension du Grand Est », conclut le président du Coram. Des propos qui ont ravi le président de la Chambre d’agriculture Maximin Charpentier : « Cette ascension lors de ce Sia nous permet d’avoir ensemble un espace de 1 160 m2 et une centaine de producteurs dans ce hall 3 qui complète le hall 1, où la race vosgienne est bien présente et mise à l’honneur. Les équipes de la Chambre d’agriculture sont aujourd’hui capables d’accompagner chaque exploitation en faisant du sur-mesure. Dans notre territoire Grand Est ou ici à Paris. Le principal enjeu est le renouvellement des générations. Nous avons également énormément travaillé avec l’État et la Région. Nous avons ainsi signé une convention dont l’ambition est de proposer une transition adaptée aux attentes sociétales et de compétitivité. C’est notre plan pour arriver à la ferme du futur. La période actuelle incertaine au niveau économique et politique nous oblige à avoir une responsabilité collective, celle de l’intelligence collective. Nous devons organiser notre souveraineté alimentaire, énergétique et numérique notamment. »

Et d’évoquer le dernier rapport du Giec et du réchauffement climatique. « Nous devons engager cette troisième révolution agricole. Nous avons tout pour réussir. Le modèle économique de l’ère du pétrole doit changer. L’action de produire sera le premier maillon du changement à venir. Nous avons, avec les agriculteurs, des solutions. La Chambre sera là pour apporter le meilleur service sur son territoire pour faciliter cette transition », observe encore Maximin Charpentier.

Évoluer ensemble

De son côté, le président de la région Grand Est, Jean Rottner, a débuté son intervention en évoquant l’actualité en Ukraine. « Je me dois tout d’abord de saluer l’unité européenne actuelle et l’attitude notamment de notre voisine, l’Allemagne. Sa position, claire et solidaire, est essentielle. C’est avec cet état d’esprit que l’on doit évoluer ensemble et considérer à l’avenir notre attitude économique et politique. Au niveau régional, nous agirons en faveur de l’Ukraine en lien avec l’État », note Jean Rottner.

En parcourant les allées du salon de l’agriculture, il dit entendre les doutes et les inquiétudes actuelles. Notamment lorsqu’elles concernent les questions liées au monde agricole. « Nous avons une responsabilité collective d’écoute, de cohésion, de stratégie, de création de valeurs. Notre monde se transforme. Il faut donc de l’intelligence collective comme on peut le trouver ici sur cet espace Grand Est. Nous montrons ici qu’appartenir à l’est de la France, c’est appartenir à une région, une communauté de femmes et d’hommes qui a envie de progresser et d’envisager un avenir serein », conclut Jean Rottner.

À noter que cette inauguration s’est déroulée en présence de Roland Thies, secrétaire d’État aux Affaires européennes du land de Sarre en Allemagne. Dans l’après-midi, élus et représentants du monde agricole ont visité les stands des producteurs. « La Région Grand Est sera toujours aux côtés de ses agriculteurs, de ses viticulteurs et de ses producteurs pour les aider et les soutenir », leur a répété Jean Rottner.

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