EARL Gerum Gérard à Dietwiller
Être proche des consommateurs
EARL Gerum Gérard à Dietwiller
Vie professionnelle
Publié le 01/09/2022
La ferme Gerum s’est diversifiée dans ses productions. Les grandes cultures consacrées au maïs, au blé, au colza et à la luzerne occupent une surface importante des 140 hectares. Il y a également un peu de prairies car l’exploitation a un petit cheptel d’une dizaine de mères limousines. « C’est une race que nous apprécions pour la qualité de la viande. Nous proposons en effet à nos clients des caissettes qui sont très appréciées », explique Thomas Burger, 32 ans, qui s’est installé en mai 2020. Auparavant, il était salarié sur l’exploitation pendant neuf années. Il s’est associé avec Élodie Gerum dont le père, Gérard, est désormais à la retraite. « Nous avons bien développé la vente directe à la ferme. Nous avons un local de vente qui est ouvert le vendredi après-midi, de 14 h à 19 h. La vente directe permet d’avoir un contact direct avec les consommateurs. C’est ce qu’on peut appeler « du champ à l’assiette ». Cela permet également de communiquer sur notre métier et de proposer des produits de saison. La vente directe a démarré avec l’installation d’Élodie en 2015. La demande était là. Il y avait surtout une volonté pour développer notre propre activité », ajoute Thomas Burger.
Le couple propose désormais des légumes de saison très appréciés, mais aussi en self-service, des fraises sur une parcelle dédiée. « Il y a eu une sacrée évolution dans notre métier. Désormais, il faut produire, se diversifier, mais aussi bien communiquer. Nous sommes les mieux placés pour parler de notre métier, mais nous ne savons pas toujours le faire de façon pertinente. On s’est donc adapté à la société, mais aussi au climat, aux réglementations et aux consommateurs », observe le président des Jeunes Agriculteurs du canton de Sierentz/Huningue. Avec son épouse, il a constaté une hausse de fréquentation au plus fort de la crise sanitaire en 2020 et 2021. « Mais, depuis la fin de l’année dernière, certains ne sont plus venus et sont retournés faire leurs achats dans les grandes et moyennes surfaces ou sur internet. Fort heureusement, notre fidèle clientèle est toujours là », se félicite Thomas Burger.
« L’union fait la force »
Comme un peu partout, l’exploitation est rattrapée par l’urbanisation qui se développe autour d’elle, mais aussi par l’économie avec les gravières de Sierentz qui prennent de l’ampleur, sans oublier les pistes cyclables construites un peu partout. Le réseau d’irrigation a, lui, été sécurisé. Un moindre mal dans une période où les coûts et les charges sont de plus en plus importants. « Le carburant, le matériel, les engrais, la disponibilité des machines commandées, les semences, tout a augmenté au niveau des prix. Et le gros problème de 2023 concerne cette incertitude par rapport à la disponibilité des marchandises. En 2022, cela concerne plutôt les prix. Pour le maïs, nous allons donc veiller à réduire au mieux les frais de séchage et donc retarder la récolte pour avoir un maïs le plus sec possible », précise Thomas Burger.
Membre des Jeunes Agriculteurs depuis l’âge de 16 ans, il a toujours eu envie de s’impliquer dans le réseau pour promouvoir le métier dans les différentes manifestations organisées. « C’est la raison pour laquelle l’équipe des JA du canton est motivée à l’idée d’accueillir cette finale de labour. C’est le troisième concours départemental qui se déroule ici à Dietwiller et le second au niveau régional Grand Est. Nous sommes une équipe d’une quarantaine de membres. Nous sommes soudés et motivés. L’union fait la force. La solidarité entre les jeunes et nos aînés et entre les agriculteurs et les consommateurs doit être une priorité. Ce concours est une tradition pour le monde agricole. À nous de le valoriser auprès du public qui va se rendre sur le site », conclut Thomas Burger.












