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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Association des producteurs de lait des 8 cantons

A Güeter, c’est fini !

Élevage

Publié le 09/02/2022

Nous sommes au soir du jeudi 20 janvier. Il est 21 h. Sur un réseau social, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Sur sa page, la marque A Güeter annonce, en quelques lignes un rien laconique, la fin de sa commercialisation et remercie ses partenaires. « C’est bien moi qui ai rédigé et publié ce post, explique le président de l’association des 8 cantons, Michel Rohrbach. Je voulais informer celles et ceux qui nous suivent. On va laisser digérer cette déception, avant pourquoi pas de repartir sur de nouveaux projets. La disparition de la marque ne change rien pour nous producteurs. Nous continuons de livrer notre lait à notre laiterie. » Déçu et visiblement un peu las de cette situation, il est néanmoins fier d’avoir été de cette belle aventure professionnelle et humaine. « Les premières ventes ont démarré en octobre 2017. Mais avant, il y a eu deux années de travail et de préparation. Ce concept était unique. Il tenait à des producteurs dynamiques qui ont su se mobiliser et s’organiser pour développer et promouvoir une marque qui leur appartenait, avec une laiterie derrière », ajoute Michel Rohrbach.

 

 

Cette marque de yaourts a été une belle source de diversification pour les professionnels. Elle répondait à une demande locale pour des produits locaux. Après un bon démarrage, les ventes ont poursuivi leur croissance. « En 2018 et en 2019, tout était à la hausse. De l’ordre de 30 % en plus chaque année. Au bout de deux ans et demi, nous sommes arrivés à vendre un million de pots par an. On était alors proche de notre objectif sur la quantité minimum de fabrication que nous pensions atteindre rapidement. On prenait des parts de marché. Nous avons élargi notre gamme avec six parfums. Nous avons été distribués dans 280 magasins de vente dans tout l’Est de la France avec cinq centrales d’achat. Nous avons également travaillé avec les producteurs lorrains. Tout comme nous, ils étaient une trentaine. Ce fonctionnement pertinent fonctionnait grâce à des hommes, à un directeur d’usine, à un travail d’équipe. C’était de l’humain. Des relations de confiance », insiste Michel Rohrbach. La marque était valorisée dans la division « marque de distribution » (MDD). Un service qui collabore précisément avec l’usine de la laiterie à Château-Salins en Moselle.

Crise sanitaire

Pour les producteurs, le projet avait du sens humainement et économiquement. « Les producteurs étaient également nombreux à participer à des animations dans les magasins. Cela a été notre grande réussite. Nous avons compris que pour attirer les consommateurs, il fallait aller vers eux, communiquer. C’est ce qui a fait notre différence. Ces animations ont permis de développer les ventes. Mais aussi de rémunérer les professionnels », affirme le président de l’association des 8 cantons. Les prix des yaourts ont été stables pendant deux années avant d’évoluer en fonction du prix du lait, mais aussi de la politique de chaque magasin. C’est la loi du marché, comme pour tout produit.

Les premières difficultés sont arrivées avec la crise sanitaire en 2020. « Nous n’avions plus la possibilité de faire nos animations. Un gros problème sur ce petit marché où les gens pouvaient goûter nos produits de cette façon. Cela permettait de les fidéliser. Et surtout, ces animations nous mettaient en avant dans les magasins et dans les rayons », analyse Michel Rohrbach. Les conséquences ont été immédiates. Les ventes ont baissé. « Pendant le premier confinement notamment, les gens faisaient rapidement leurs courses et achetaient de façon plus « classique » des produits qu’ils connaissaient sans regarder les petites marques. C’était des achats de « sécurité » dans une période incertaine. Cela a été la grande différence avec nos collègues producteurs d’œufs », précise Michel Rohrbach. Une autre difficulté cette fois liée aux industriels. Pendant près de trois mois, ils ont réduit leur gamme sur tous les marchés. Il n’y avait par exemple plus de vanille et de chocolat. En 2020, les ventes de A Güeter se sont donc effondrées de 30 %.

« Nous n’étions pas intéressants pour eux »

En 2021, les choses s’arrangent un peu au niveau des ventes. Les producteurs reprennent tout juste leur marché de 2019. Sans pouvoir reprendre leurs animations dans les magasins. Mais une nouvelle problématique surgit. « Eurial nous a plus ou moins imposé un changement de division. Cela n’a pas été neutre. Du même coup, nous avons changé d’interlocuteurs. Eux, ils étaient basés à Paris. Pendant toute cette période, nous ne les avons jamais vus. Ils ne connaissaient pas le contexte de notre l’histoire de notre marque. En un an et quatre mois, j’ai à peine eu au téléphone une fois celle qui devait être notre interlocutrice. C’était le jour où, en quatre minutes, elle m’a expliqué que nous étions trop « petits ». Il fallait que l’on double nos ventes en six mois. Nous avons bien cherché à communiquer dans les journaux, les réseaux sociaux… Mais cela n’avait pas le même impact que dans les magasins », note Michel Rohrbach.

En août 2021, une nouvelle réunion, ou plutôt une visioconférence de sept minutes, scelle définitivement l’avenir de la marque A Güeter. Les objectifs fixés n’ont pas été atteints. Il est décidé de la fin de cette collaboration et donc la fin de la marque pour le 31 décembre 2021. « On était pourtant encore proche des 50 000 pots vendus en décembre. Les six parfums étaient presque équilibrés dans les ventes. Mais pour eux, à Paris, nous étions une petite ligne, une petite marque, dans une grande structure, un grand groupe. Nous n’étions pas intéressants pour eux. J’ai aussi un peu le sentiment que notre concept unique dérangeait pas mal de monde », lance, amer, Michel Rohrbach. Il fait le constat que ce beau projet, d’abord pertinent et humainement valorisant, a été jeté sans ménagement.

Jouer collectivement

Une expérience qui montre que certains gros outils ne laissent aucune place au sentiment. « Je n’ai pas été surpris. Mais je suis évidemment déçu. Cela faisait six ans que nous travaillions tous ensemble. Il y a eu du plaisir et l’envie de changer une relation par rapport à notre laiterie. Nous nous sommes interrogés sur la suite. Mais face à de telles structures, que pouvons-nous faire ? Je veux retenir le positif. Nous nous sommes rassemblés autour de ce projet. 90 % des producteurs sont venus à nos assemblées générales. Nous avons tous compris qu’il fallait jouer collectivement et pas individuellement. Cela a marché », observe Michel Rohrbach. Depuis la fin de cette aventure, le lait des producteurs des 8 cantons continue d’aller à Château-Salins. « 20 millions de litres de lait qui sont liés par un contrat. Cette histoire ne change rien. A Güeter était un produit de diversification en parallèle de notre production de lait », réagit Michel Rohrbach.

 

 

Il se veut serein. L’association n’a pas « d’ardoise » à payer ou à rembourser. Mieux même, elle a redistribué aux producteurs le volume de livraison de l’année 2021. 3,34 € les 1 000 litres de lait en ristourne. Soit un total de 100 000 €. Une réactivité qui contraste avec un dernier constat. « Il y a la laiterie. Il y a les consommateurs. Mais il y a également les collectivités et autres structures publiques. Nous avons cherché à placer nos yaourts. Il fallait à chaque fois six mois pour avoir des réponses. Nous avons fait le constat qu’en France, le dessert n’est pas valorisé. Que les yaourts, c’est le bas de gamme des menus. Dans le même temps, nous entendons ces discours sur le fait qu’il faut développer les circuits courts », conclut Michel Rohrbach.

Section viticole des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin

Thierry Fesser, nouveau président

Vigne

Publié le 20/01/2022

La naissance de Faustine, début janvier, a été l’élément déterminant qui a définitivement guidé le choix du président sortant de la section viti des JA du Haut-Rhin de passer la main. « Le plus grand mandat de ma vie a débuté il y a quelques jours. J’ai donc décidé de m’y consacrer pleinement », explique, ému, Quentin Blanck. La plupart des élus sortants ont, eux, décidé de rester au conseil d’administration alors que quatre nouveaux membres en font désormais partie. C’est Thierry Fesser qui a été porté à ma présidence. Âgé de 22 ans, il était déjà membre du bureau des JA viti. « Je suis coopérateur à la cave de Turckheim et responsable du groupe des jeunes. Je travaille sur 10 hectares de vignes et je réalise quelques autres prestations. J’ai accepté de prendre cette responsabilité car je suis motivé à l’idée d’apporter un nouveau dynamisme à notre groupe. Nous devons absolument être plus nombreux à l’avenir », souligne Thierry Fesser.

Il est désormais entouré de deux vice-présidents (Jean-Nicolas Klein et Julien Scherb), d’un secrétaire général (Nathan Gsell), d’un secrétaire général adjoint (Jean-Mathieu Clur), d’un trésorier (Martin Klee), d’un trésorier adjoint (Cyril Marschal) et d’une dizaine d’autres membres. De leurs côtés, Quentin Blanck et son ex-vice-président Jean-Baptiste Koeberlé sont les nouveaux réviseurs aux comptes. « Cette équipe assure une continuité et s’inscrit dans une volonté d’aller de l’avant. Je le répète, nous devons être plus nombreux à l’avenir. Il faut espérer que la situation sanitaire nous permettra de nous rencontrer rapidement et de multiplier les opérations de communication », ajoute Thierry Fesser.

Anticiper le remplacement

Auparavant, l’assemblée générale avait permis de rappeler toutes les actions menées en 2021 et d’approuver le rapport financier. Les jeunes viticulteurs du Haut-Rhin ont été sensibilisés à la nécessité de se former par le biais de l’école des cadres. Un nouveau cycle de formation va débuter au printemps 2022 et il est toujours possible de s’y inscrire. Un voyage d’étude est également prévu. Il est programmé pendant une semaine en mars 2024.

Marine Houssière est ensuite intervenue pour présenter le service de remplacement du Haut-Rhin. « C’est toujours un jeune agriculteur qui en assure la présidence (Ronan Lieby pour le Haut-Rhin), mais l’administratif est désormais géré par la FDSEA. Les objectifs sont clairs. Nous sommes là pour répondre à toutes vos demandes que ce soit au niveau d’un accident, d’une maladie professionnelle, d’un congé maternité ou paternité », note Marine Houssière. Le remplacement repose sur un montage financier précurseur alliant à la fois financements publics, prestations légales, assurances collectives et participation des agriculteurs. En créant les services de remplacement, les organisations professionnelles agricoles se sont donné des objectifs ambitieux : améliorer les conditions de vie des agriculteurs, des agricultrices, des associés d’exploitation, des aides familiaux. Mais également contribuer à sécuriser le fonctionnement des exploitations en assurant la continuité des travaux en cas d’absences choisies ou subies. Et, enfin, développer la formation et la promotion des personnes au service de l’agriculture par la prise de responsabilités professionnelles, en leur permettant de s’absenter de leur exploitation en toute sérénité. Marine Houssière a insisté sur les congés maternité et paternité. « Il faut les anticiper. D’autant plus qu’il y a désormais davantage de souplesse. Le congé paternité vient de passer de 11 à 25 jours. Il faut simplement, pour en bénéficier, prévenir la Mutualité sociale agricole (MSA) avant la naissance de l’enfant », souligne-t-elle. Les professionnels ont également droit à un certain nombre de remplacements, lorsqu’ils effectuent un mandat syndical.

Le service de remplacement du Haut-Rhin cherche aussi à recruter pour son équipe administrative. « Un projet d’embauche est en cours pour l’élevage dans le Sundgau. Et nous avons comme objectif de créer un poste pour la viticulture car la demande est là. Il n’y a cependant pas de disponibilité immédiate », conclut Marine Houssière.

Coopérative agricole de céréales (CAC)

Créatrice d’ambitions collectives

Vie professionnelle

Publié le 14/12/2021

La crise sanitaire avait empêché la Coopérative agricole de céréales (CAC) de tenir son assemblée générale en 2020. Cette fois, élus et adhérents ont pu se retrouver mardi 7 décembre au Parc Expo de Colmar. « Nous sommes une organisation basée sur une volonté commune de construire ensemble. Nous continuons en conséquence d’écrire une page de notre histoire coopérative. C’est donc un vrai plaisir de pouvoir se retrouver », souligne Jean-Michel Habig qui invite l’auditoire à visionner un court film sur les actions de la CAC. Des actions toujours menées dans un contexte difficile. « Comme toutes les entreprises, comme nous toutes et tous, nous sommes à la croisée des chemins. Nous devons composer avec cette pandémie qui a un impact mondial et des incidences économiques. Elle nous impose de nouvelles contraintes de travail. Mais également une hausse des coûts des matières premières. Même si, aujourd’hui, les prix sont intéressants pour nos exploitations, nous devons composer au mieux pour préparer l’avenir », ajoute le président de la CAC.

La coopérative est dans l’action, selon des axes stratégiques définis en 2018. Depuis, les projets se sont multipliés. Certains ont abouti. D’autres non. Et, surtout, beaucoup sont en cours. Le directeur de la CAC Jean-Marc Schacherer s’est félicité de la mise en place depuis deux ans du partenariat avec ZG Raiffeisen. « ECU (Europe Crop United) est une réussite. Un travail d’équipe considérable a été mené avec une organisation stable et unique. » La codirectrice d’ECU, Michèle Waegele acquiesce. « Un million de tonnes de céréales a été traité sur un an l’année passée et nous obtenons le même résultat cette année. Nous pouvons bénéficier de très bonnes conditions de travail avec pas moins de 15 silos portuaires sur 250 km de voies navigables. C’est une force », insiste-t-elle. À l’avenir, ce partenariat sera encore renforcé avec l’intégration du groupe Lienhart et les apports de l’usine Sojameal. « Nous recherchons de nouveaux clients et de nouveaux partenariats pour nous développer et surtout valoriser encore davantage notre production », note Michèle Waegele.

Travail en proximité

Le rachat de la société Socobeval à Manspach, négoce en bétail, est également une réussite. Par la récente mise aux normes deson site, Socobeval permet désormais des débouchés pour tous les animaux, de toutes les catégories. Une filière alsacienne qui permet d’avoir des animaux de qualité. L’entreprise doit maintenant relever le défi de la confiance des éleveurs. Cela passera par une sécurité des revenus des éleveurs. La pérénité du partenariat avec le groupe Bigard pourrait permettre d’atteindre cet objectif.

De son côté, Joris Cuny, s’est félicité du développement de la filière blé dur avec la marque Valfleuri. La coopérative agricole de céréales entend par ailleurs développer son outil d’aide à la décision, ODECAC. Un outil digital qui doit permettre aux adhérents de faire les meilleurs choix pour leurs productions. « La coopérative travaille au quotidien pour accompagner ses coopérateurs en développant la digitalisation de ses prestations de services et en leur assurant une redistribution juste », insiste Jean-Marc Schacherer.

Concernant le travail en commun mené désormais avec la société Lienhart, elle permet au groupe de mener des actions du sud de Strasbourg jusqu’au nord de Sélestat et des collines sous-vosgiennes jusqu’aux portes de la Forêt-Noire. Le partenariat permet également de valoriser des produits spécifiques. Geoffrey Lienhart a ainsi présenté une nouvelle huile de colza bio : « C’est une huile d’assaisonnement et de cuisson à feu doux. Nous la vendons dans notre magasin à Boofzheim mais aussi dans de nombreux magasins bio et maraîchers ou fermiers qui se situent dans tout le Bas-Rhin. Nous en avons vendu pour 7 000 litres en 2020-2021 et l’objectif espéré pour 2021-2022 est d’arriver à 10 000 litres. Cette huile alsacienne est un produit développé en circuit court, grâce aux professionnels de la région. »

Apporter des réponses dans le cadre de la réforme de la Pac

Une diversité d’actions, de partenariats et de marchés qui montrent la diversité du groupe qu’est la Coopérative agricole de céréales. « Nous sommes une coopérative qui fait ce qu’elle dit et qui est un acteur majeur sur son territoire. Le monde change et évolue. Nous devons en faire de même et imaginer aujourd’hui la coopérative de ses enfants demain. La crise sanitaire ne nous facilite pas les choses. Nous sommes dans l’incertitude. Mais nous ne devons pas la subir par fatalité. Il ne faut pas rester inactif. Il faut agir, prendre un cap et s’y tenir. C’est ce que nous faisons en gérant cette entreprise en bon père de famille. Nous avons mené des réalisations et nous avons des outils structurants pour aborder l’avenir sereinement », complète Jean-Michel Habig.

Un groupe tourné vers sa région et l’ensemble du bassin rhénan et qui se projette dans l’avenir en menant un travail technique et agronomique qui « doit apporter à nos adhérents les réponses nécessaires dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune. C’est la réflexion de notre deuxième plan stratégique. La rotation obligatoire des cultures à la parcelle demandée aux professionnels nous conduit à prioriser et à valoriser nos productions alsaciennes. Le développement technique et économique d’autres cultures est au programme. Ainsi, dans le respect de nos démarches stratégiques et définies dans notre projet d’entreprise, des filières locales complémentaires entre productions végétales et productions animales sont en cours de construction. Ces filières seront sources de valeurs et de rémunérations pour les adhérents, et de développement pour la CAC », conclut Jean-Michel Habig.

Chambre d'agriculture

Denis Nass : « Les collectivités sont nos partenaires »

Vie professionnelle

Publié le 08/12/2021

Mieux valoriser les territoires alsaciens en partageant davantage les priorités, tel est l’objectif des partenariats que développe depuis des années la Chambre d’agriculture Alsace (CAA) avec les collectivités au premier rang desquels on retrouve évidemment l’État, mais également la Collectivité européenne d’Alsace, le Conseil régional du Grand Est, les communautés de communes et les communes. En animant la seconde partie de la session, le vice-président de la CAA, Denis Nass, est revenu sur tous les dossiers d’actualité : la chasse et les dégâts de gibier, l’artificialisation du foncier, les zones de non-traitement (ZNT), l’abattoir de Cernay, les filières, les prix, l’urbanisme et l’aménagement des territoires. « Sur chaque dossier, il faut un dialogue. La Chambre d’agriculture Alsace doit être associée, en amont, aux projets et aux décisions. Je pense par exemple aux mises en place de pistes cyclables riveraines des parcelles. Sur les ZNT, la Chambre est disponible pour faciliter l’apaisement des relations entre les agriculteurs et les citadins. La Chambre est ainsi impliquée depuis des années sur l’évolution des pratiques agricoles », explique Denis Nass.

Concernant l’abattoir de Cernay, les relations étaient déjà excellentes avec le Conseil départemental du Haut-Rhin qui avait facilité son développement après un début d’activité difficile. « Nous confirmons ce soutien. D’autant plus que la CEA est propriétaire de l’abattoir. Elle va investir en 2022 un budget de 2,1 millions d’euros. Un soutien évident qui rentre dans une politique globale de soutien à l’agriculture. En 2021, la CEA a ainsi soutenu votre secteur d’activité à hauteur de 840 000 € », rappelle Étienne Burger, délégué à l’agriculture et à l’alimentation à la CEA. Ce plan de soutien et d’investissement important doit servir à un travail collaboratif. « La place de l’agriculture dans le développement du territoire doit lui permettre de pérenniser son modèle économique. Nous devons continuer, ensemble, à structurer les filières alimentaires à l’échelle du territoire. Pour y parvenir, nous devons maîtriser davantage la fluctuation des prix », ajoute Denis Nass.

Des conventions de partenariat

Directeur général adjoint à la CAA, Emmanuel Molard a évoqué les résultats des dernières enquêtes sur les relations entre les élus, les citoyens et les agriculteurs. « Une première enquête avait été menée dès 2016 avec l’association des maires du Haut-Rhin. Il en ressortait que les maires échangeaient très bien avec leurs agriculteurs et que dans 30 % des cas, un agriculteur était élu au conseil municipal de son village. L’année passée, une autre enquête a été menée auprès du grand public. Les résultats étaient également encourageants. 85 % des Alsaciens enquêtés avaient une vision positive de l’agriculture et 60 % considéraient que les pratiques agricoles avaient évolué positivement. Avec la CEA, une convention existe. Elle encourage aux actions collectives sur le territoire. Par ailleurs, la CAA développe des conventions de partenariat avec les collectivités qui ont comme priorité de protéger les ressources naturelles, de développer des modèles d’agriculture durable et de proximité, et de nouer des bonnes relations avec les habitants », précise Emmanuel Molard. Un exemple concret : les actions menées avec le syndicat des eaux et de l’assainissement d’Alsace Moselle (SDEA) avec les compétences sur l’eau.

En outre, la Chambre a adhéré à la Maison du territoire créée par Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Elle a également signé avec elle un projet alimentaire et une convention de partenariat est en cours de finalisation avec M2A, la Ville de Mulhouse et le Sivom pour pérenniser ces relations et développer de nouvelles actions. Fabian Jordan, président de M2A n’a pas caché sa satisfaction : « Nous avons beaucoup d’éléments en commun. À savoir : être acteurs et responsables. Mon projet politique est particulier. Il consiste à faire ensemble pour mieux avancer ensemble. La collectivité doit être le facilitateur. C’est dans ce cadre que j’avais créé il y a douze ans la journée citoyenne. Être engagé sur des valeurs communes que l’on porte sur notre territoire. La proximité est donc un facteur de réussite. Nos conventions ont donc du sens. Nous nous verrons régulièrement. Vous serez associés à tous nos projets politiques. »

L’eau est un enjeu

Le président de la FDSEA 68 Pascal Wittmann a toutefois interpellé le président de M2A. « Je suis attaché au développement économique de notre région, mais aussi à la préservation du foncier agricole. On constate que certaines collectivités contournent les textes, notamment sur les PLU et les PLUI pour gonfler leur emprise urbaine. Ces collectivités compromettent les possibilités de développement économique des exploitations agricoles. Nous souhaitons que vous soyez vigilant pour contrer ces dérives. Nous sommes pour le dialogue. Nous voulons être associés en amont sur ces dossiers. »

De son côté, Fabien Metz, président de la commission environnement à la Chambre d’agriculture s’est agacé d’un arrêté préfectoral sur l’usage de l’eau et l’irrigation. « 35 milliards de m3 d’eau sont prélevés dans la nappe phréatique en Alsace. 3 milliards concernent l’irrigation. Je ne comprends pas pourquoi cet arrêté vise spécifiquement l’agriculture pour qui l’accès à l’eau est important. C’est nier la valeur de notre métier. Dans le Bas-Rhin, il y a des projets qu’il va falloir accompagner plutôt que bloquer. Il faut que les efforts de la profession agricole soient reconnus. L’eau est un moyen de production. Elle est aussi un enjeu de la souveraineté alimentaire. »

Un point de vue que partage Danielle Bras, vice-présidente de la CAA. « L’eau est de plus en plus stratégique. La nappe est un atout, une sorte d’assurance récolte. Elle sécurise le rendement, valorise les intrants, permet de mieux produire. Dans le Haut-Rhin, il y a les canaux d’irrigation de la Hardt. Mais ces installations sont vieillissantes avec un entretien minimal. Or, ces installations sont économiquement intéressantes, moins énergivores, plus durables. Il faut donc investir dans la rénovation de ces canaux et les pérenniser. » Pour sa part, Gérard Lorber a une crainte, en tant que président du syndicat des irrigants dans le Bas-Rhin. « Nous faisons des tours d’eau. Il faut donc être associés aux discussions avant que ces arrêtés soient pris. Irriguer, ce n’est pas un plaisir. C’est un travail et cela a un coût. »

« Redonner de la visibilité et de la confiance aux agriculteurs »

Concernant le dossier de la chasse, Ange Loing a rappelé que les dernières battues concertées n’avaient pas donné les résultats souhaités. « La situation est critique. Il faut, sans délai, des battues administratives partout. Et quand les chasseurs n’ont pas la volonté ou la capacité de réguler, il faut agir. » Enfin, Claude Gretter pour les entrepreneurs agricoles a rappelé l’importance d’une réflexion sur l’aménagement des routes et des entrées de village pour permettre la circulation des engins agricoles.

La réunion s’est terminée avec l’intervention de Laurent Wendlinger, président de la commission agricole au Conseil régional du Grand Est. « Nous voulons continuer de construire avec vous une stratégie agricole pour notre région afin de redonner de la visibilité et de la confiance aux agriculteurs. Nous serons, comme vous, une force de propositions. Nous devons être des acteurs pour récupérer nos parts de marché afin de renouveler notamment les générations sur les exploitations et assurer ainsi leur pérennité ». Le préfet du Haut-Rhin Louis Laugier a conclu en rappelant tout le travail de proximité qu’il effectue avec le monde agricole.

Ferme Richart Schmidlin à Roppentzwiller

Des distributeurs automatiques et pratiques

Pratique

Publié le 19/11/2021

C’est dès 2016 que Denise Schmidlin, éleveuse à Grentzingen, a commencé à travailler avec la famille Richart. Une association qui est devenue officielle en 2018: la ferme Richart Schmidlin. Les deux fermes ont un cheptel d’une centaine de vaches laitières et des génisses, ce qui leur permet de produire du lait, mais également des steaks hachés pour les bêtes à viande. Il y a également un atelier de poules pondeuses et différentes cultures. « On fait pâturer les bêtes le plus possible. Nous essayons de les sortir toutes ensemble en été. Les veaux sont au pré à quatre-cinq semaines même si cela demande de la surveillance. Depuis quatre ans, nous avons également investi dans un séchoir en grange qui nous permet d’optimiser notre travail. Enfin, on est actuellement dans un chantier pour construire une fabrique d’aliments à la ferme. Notre objectif est de nourrir nos poules avec nos propres céréales », explique Denise Schmidlin.

Tout le lait produit part en laiterie, sauf celui qui est vendu dans le distributeur. Ce qui représente environ 500 litres par mois. Il est rempli tous les trois jours en moyenne. « Au départ, nous avions investi dans un distributeur automatique de lait d’occasion. Mais, nous avons constaté qu’il y avait une forte demande alors que nous ne faisions pas de publicité hormis le panneau installé juste devant la ferme. C’est le bouche-à-oreille qui a fait venir la clientèle. On a donc fait le choix d’investir dans ce nouveau distributeur automatique qui est accessible aux gens tous les jours, toute la journée. Nous avons installé un petit auvent, une sorte d’abris qui permet aux clients de venir se servir en toute tranquillité », ajoute Denise Schmidlin.

Moins de travail et autant de chiffre d’affaires

L’installation est simple. Il a fallu mettre en place une arrivée d’eau pour le nettoyage du distributeur, permettre l’arrivée de l’électricité, installer la dalle et donc la couverture. « Il faut relever les températures régulièrement, veiller également au nettoyage et à la désinfection de l’outil. Tout est ensuite automatisé. Les gens paient 8 € de caution pour avoir la clé d’utilisation. Ils l’utilisent et la porte s’ouvre. Ils mettent leur bocal dedans pour le remplir de lait. Une fois que c’est effectué, ils le retirent, ferment et repartent », insiste l’éleveuse. La réglementation précise que pour être en règle, le propriétaire (l’agriculteur donc) doit avoir effectué une formation sur les bonnes pratiques d’hygiène. Une formation de 7 heures qui est accessible aux salariés, aux non salariés et aux exploitants agricoles. « Un distributeur automatique propose des denrées alimentaires et animales. Il y a donc des règles d’hygiènes à respecter scrupuleusement. Des contrôles sont effectués. Il faut également savoir qu’un distributeur est considéré comme un point de vente. Il peut être installé sur un terrain privé ou terrain public, mais pas à plus de 80 kilomètres de son siège. En cas de problème, il faut au minimum un numéro de téléphone en évidence pour alerter », prévient Angélique Lambert en charge du dossier à la Chambre d’agriculture Alsace.

À Roppentzwiller, le distributeur automatique a la capacité de fournir 200 litres de lait. « Pour des raisons pratiques, nous le remplissons à hauteur de 100 à 120 litres. C’est pratique et cela demande bien moins de travail qu’auparavant. Comme pour les distributeurs d’œufs et de viande. On voulait remplacer la personne qui ouvrait auparavant le magasin et qui lui consacrait beaucoup de temps. Nous avons constaté que ce nouveau système de vente ne changeait rien à notre chiffre d’affaires, mais que c’était beaucoup plus pratique. Pendant le confinement, nous avons réalisé énormément de ventes. Là, c’est revenu à la moyenne habituelle », note Denise Schmidlin.

Simplicité d’utilisation

C’est précisément dans l’ancien magasin de vente qu’ont été installés les deux autres distributeurs automatiques consacrés aux œufs, à la viande, mais également à d’autres produits comme des yaourts, du miel, des asperges, des lentilles, des jus de pommes ou encore des jus de raisin. « Une partie est réfrigérée, une autre est à température ambiante et la dernière partie est congelée. L’installation a été conçue par la SARL Filbing Distribution qui s’est spécialisée dans la réalisation et la pose de distributeurs de casiers de produits fermiers. « L’installation est très pratique. Nous pouvons mettre nos produits en valeur. On choisit la taille des casiers. C’est simple d’utilisation. Le paiement est rapide. Celui à la carte bancaire est à privilégier. Ici, il n’y a pas de buée comme sur d’autres appareils. Cette difficulté provient parfois de l’aération et/ou du local », observe Angélique Lambert.

Elle invite les professionnels intéressés à s’informer au préalable. Il faut faire une étude de marché pour savoir ce dont on a besoin notamment. Il faut visiter d’autres sites, s’informer. « Il est également important de vérifier les étiquetages, d’afficher les allergènes et surtout de veiller à la climatisation des lieux. Ici, tout est parfaitement suivi. Dans chaque casier, il y a un numéro de suivi », poursuit Angélique Lambert. Dans ce local que les exploitants ont appelé « Le Ladalé », on trouve les œufs bio et la viande bovine de la ferme, mais également les yaourts, miel, farines bio, jus et pains de professionnels associés et/ou partenaires. Il est possible d’en acheter tous les jours en libre-service. Les exploitants sont eux présents le samedi matin.

 

 

 

 

Foire Simon et Jude 2021

Le palmarès holstein et montbéliarde du concours d'Habsheim

Élevage

Publié le 28/10/2021

RACE HOLSTEIN

 

Concours du Meilleur Présentateur interraces

1. HUSS Lucas

2. FLEURY Lucie

 

Championnat Femelles Non Vêlées

Section 1.

1. Cmh Road66 Red de l'est ( Swingman - Light Red ) Earl de L'Est à Largitzen.

2. Bel - Ruche ( Fitz Toc - Armani Rf ) Earl Bellevue à Bisel.

3. Reglisse ( Newstar - Gold Chip ) Earl Schmitt Petite Prairie à Ranspach-Le-Haut.

4. Rafinee Th ( Chief Stan - ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

5. Rubis Red Th ( Avatar Red - Kanak Red ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

Section 2.

1. Midali Rita ( Unix Crot - Doorman ) Gaec Butsch à Ranspach-Le-Haut.

2. Hmp Juno De l'est ( Fitz Toc - Loctway ) Earl de l'Est à Largitzen.

3. Roxy ( Crushabull - Undenied ) Gaec Malaitis à Jebsheim.

4. Roulette ( Louxor - Guillon ) Earl Rue à Osenbach.

5. Bel - Racine ( Diamondbac - Abs Silver ) Earl Bellevue à Bisel.

Section 3.

1. Roxana du Neuhof ( Thundersto - Solomon ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

2. Rio du Neuhof ( Undenied - Gold Chip ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

3. Raviole ( Artist Sf - Lusaka ) Gaec Malaitis à Jebsheim.

4. Hmp Xena de l'est ( Diamondbac - Elayo Red ) Earl de l'Est à Largitzen.

5. Cmh Redstar de l'est ( Solito Red - Epiphany P ) Earl de l'Est à Largitzen.

6. Ronce Th ( Carlos Hir - Chelios ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

Section 4.

1. Rina du Neuhof ( Chief Stan - Doorman ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

2. Midali Rainbow ( Denver Bre - Windbrook ) Gaec Butsch à Ranspach-Le-Haut.

3. Hmp Jona de l'est ( Artist Sf - Seaver ) Earl de l'Est à Largitzen.

4. Rose ( Mayor - Isitolo ) Gaec Malaitis à Jebsheim.

5. Palinka du Neuhof ( Denver Bre - Gold Chip ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

 

Championne Femelles Non Vêlées

Roxana du Neuhof ( Thundersto - Solomon ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

 

Réserve Femelles Non Vêlées

Cmh Road66 Red de l'est ( Swingman - Light Red ) Earl de l'Est à Largitzen.

 

Vaches Espoir en 1ère lactation

Section 1.

1. Prinz Adenista ( Chief Stan - Imola ) Earl Prinz à Hausgauen.

2. Bel - Polka ( Wiltemilio - Acme Rf ) Earl Bellevue à Bisel.

3. Polka du Neuhof ( Chief Stan - Fitz Toc ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

4. Bel-Puppy ( Mccutchen - Fever Crac ) Earl Bellevue à Bisel.

5. Paloma Red ( Blow Red - Mirage Red ) Earl Oser Bernard à Biederthal.

6. Poulette ( Kingpin - Interview ) Gaec Malaitis à Jebsheim.

Section 2.

1. Oda du Neuhof ( Solomon - Baxter ) Elevage du Neuhof - Jean Bernard Genelot à Michelbach-Le-Haut.

2. Midali Provid ( Denver Bre - Windbrook ) Gaec Butsch à Ranspach-Le-Haut.

3. Precilia du Neuhof ( Solomon - Baxter ) Elevage du Neuhof - Jean Bernard Genelot à Michelbach-Le-Haut.

4. Oeuvre Th ( Yorick - Dempsey Li ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

5. 236 ( Lechef - Alonzo Nor ) Gaec De Wittelsheim à Wittelsheim.

6. Hmp One Red ( Power Red - Hetox Red ) Earl Rue à Osenbach.

 

Meilleure Mamelle espoir

Oda du Neuhof ( Solomon - Baxter ) Elevage du Neuhof - Jean Bernard Genelot à Michelbach-Le-Haut.

 

Championne espoir

Oda du Neuhof ( Solomon - Baxter ) Elevage du Neuhof - Jean Bernard Genelot à Michelbach-Le-Haut.

 

Réserve Espoir

Prinz Adenista ( Chief Stan - Imola ) Earl Prinz à Hausgauen.

 

Vaches Jeunes en 2ème lactation de moins de 5 ans

Section 1.

1. Prinz Adison ( Delta Hovd - Mccutchen ) Earl Prinz à Hausgauen.

2. Midali Olga ( Highoctane - Brokaw ) Gaec Butsch à Ranspach-Le-Haut.

3. 117 ( Jappelou - G Dreams ) Gaec De Wittelsheim à Wittelsheim.

4. Otawa ( Mccutchen - G Dreams ) Earl Schmitt Petite Prairie à Ranspach-Le-Haut.

5. Olia Red ( Power Red - Picolo Red ) Earl Oser Bernard à Biederthal.

Section 2.

1. Ornella du Neuhof ( Chief Stan - Doorman ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

2. No Doubt du Neuhof ( Chief Stan - Yorick ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

3. 99 ( 1St Grade - Vh Miracle ) Gaec De Wittelsheim à Wittelsheim.

4. Neima Mh ( Elude Silv - Mascalese ) Earl Muller Hubert à Liebenswiller.

5. Nelly ( Doberma Dg - Defend Ssi ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

6. Bel - Nacre ( Hammig Isy - Dexel ) Earl Bellevue à Bisel.

 

Championne Mamelle Jeunes

Ornella du Neuhof ( Chief Stan - Doorman ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

 

Championne Jeunes

Ornella du Neuhof ( Chief Stan - Doorman ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

 

Réserve Championne Jeunes

Prinz Adison ( Delta Hovd - Mccutchen ) Earl Prinz à Hausgauen.

 

Vaches adultes en 3ème lactation et plus de plus de 5 ans

Section 1.

1. Mirza du Neuhof ( Goldfish - Buxton ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

2. Hmp Nora de L'est ( Fitz Toc - Carnival S ) Earl De l'Est à Largitzen.

3. Midali Nolwen ( Gold Chip - Urbain Cro ) Gaec Butsch à Ranspach-Le-Haut.

4. Nectar Red ( Kimball - Colt P Red ) Earl De l'Est à Largitzen.

5. My Destiny ( Invoke - Sanchez ) Earl Niefergold à Durmenach.

Section 2.

1. Maia Nts ( Missouri - Doorman ) Elevage du Neuhof - Maxime Pierre - Jean Bernard Genelot à Michelbach-Le-Haut.

2. Menthe du Neuhof ( Durango Rf - Gold Chip ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

3. Hmp Marysa de L'est ( Ceo - Fever Crac ) Earl De l'Est à Largitzen.

4. Milking Mabelle ( Ginno Favi - Bb King ) Gaec Milking Farm à Brechaumont.

5. Maya du Neuhof ( Armani Rf - Defiant ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

Section 3.

1. Prinz Oladiva ( Aftershock - Glauco ) Earl Prinz à Hausgauen.

2. Laetitia ( Avalon - Glauco ) Earl Oser Bernard à Biederthal.

3. Prinz Ella ( Doorman - Mr Sam ) Earl Prinz à Hausgauen.

4. 851 ( Mercure - Gillespy ) Gaec De Wittelsheim à Wittelsheim.

Section 4.

1. Hmp Holga de L'est ( Seaver - Baxter ) Earl de l'Est à Largitzen.

2. Jelena du Neuhof ( G Dreams - Damion ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

3. Aux Lacs Ilona ( Asterix Wo - Shottle ) Gaec Tilleul Holstein à Traubach-Le-Bas.

4. Italien Mh ( Glauco - Barnes ) Earl Muller Hubert à Liebenswiller.

5. Bel - Jupe ( Fever Crac - Damion ) Earl Bellevue à Bisel.

 

Meilleure Mamelle Adulte

Prinz Oladiva ( Aftershock - Glauco ) Earl Prinz à Hausgauen.

 

Championne Adulte

Prinz Oladiva ( Aftershock - Glauco ) Earl Prinz à Hausgauen.

 

Réserve Championne Adulte

Hmp Holga de l'est ( Seaver - Baxter ) Earl de l'Est  à Largitzen

 

Grande Championne

Ornella du Neuhof ( Chief Stan - Doorman ) Earl Elevage du Neuhof à Michelbach-Le-Haut.

 

Lots d'élevage

1. EARL Prinz

2. EARL Elevage du Neuhof

3. GAEC De Wittelsheim.

 

 

RACE MONTBELIARDE

 

Championnat Femelles Non Vêlées

Section 1.

1. Pompotes ( Maradona - Helder ) Earl Peter à Saint-Bernard.

2. Ricola ( Lelabel - Brink ) Gaec Du Blochmont à Lutter.

3. Reine ( Macintosh - Masolino ) Gaec du Blochmont à Lutter.

4. Rockstar ( Milton - Diplo ) Gaec du Blochmont à Lutter.

5. Papouille ( Malor - Epona ) Gaec du Blochmont à Lutter.

6. Passion ( Ialgan - Jingle ) Earl Peter à Saint-Bernard.

 

Championne Femelles Non Vêlées

Pompotes ( Maradona - Helder ) Earl Peter à Saint-Bernard.

 

Réserve Femelles Non Vêlées

Ricola ( Lelabel - Brink ) Gaec du Blochmont à Lutter.

 

Vaches Espoir en 1ere lactation

Section 1.

1. Panthere ( Lebelor - Insbruck ) Earl du Bergfeld à Gommersdorf.

2. Peluche ( Leader - Urbaniste ) Gaec Babe à Courtavon.

3. Paienne ( Juoforez - Imiens ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

4. Pinkie ( Ialgan - Brink ) Earl du Bergfeld à Gommersdorf.

Section 2.

1. Osee ( Juoforez - Gargano ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

2. Operette ( Jeremiah - Casimir Jb ) Gaec du Blochmont à Lutter.

3. Opticienne ( Millenium - Horatio ) Earl Peter à Saint-Bernard.

4. Osanna ( Livoire - Triomphe ) Earl Peter à Saint-Bernard.

5. Oranginna ( Jeremiah - Hitech ) Gaec du Blochmont à Lutter.

6. Octavie ( - Gobi ) Earl du Bergfeld à Gommersdorf.

Section 3.

1. Odeur ( Julko - Triomphe ) Gaec Babe à Courtavon.

2. Ombrelle ( Illimited - Cargo ) M Stimpfling Serge à Aspach.

3. Ombrette ( Lotman - Hacker ) Gaec Babe à Courtavon.

4. Oeillet ( Molandoz - Gege ) Gaec de la Verdure à Riespach.

5. Oasis ( Italic - Ubac ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

6. Orphee ( Jevaudan - Ioupy ) M Stimpfling Bernard à Balschwiller.

 

Meilleure Mamelle espoir

Osee ( Juoforez - Gargano ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

 

Championne espoir

Osee ( Juoforez - Gargano ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

 

Réserve Espoir

Odeur ( Julko - Triomphe ) Gaec Babe à Courtavon.

 

Vaches Jeunes en 2ème lactation de moins de 5 ans

Section 1.

1. Niagara ( Henapo - Ralban ) Gaec de la Vallée de Traubach à Traubach-Le-Bas.

2. Opaline ( Harnay - Tricastin ) Gaec du Blochmont à Lutter.

3. Osiris ( Ilax - Urbaniste ) Gaec du Blochmont à Lutter.

4. Orphee ( Langevin - Homygod ) Gaec Babe à Courtavon.

5. Olympie ( Loureed - Godavari ) Gaec du Maettelen à Ballersdorf.

6. Nuitee ( Jilbon - Fraser ) Gaec Babe à Courtavon.

7. Nellya ( Henapo - Ugostar ) Gaec de la Vallée de Traubach à Traubach-Le-Bas.

Section 2.

1. Neutrogena ( Jeremiah - De Niro ) Earl Peter à Saint-Bernard.

2. Nounette ( Jokari - Triomphe ) Gaec Babe à Courtavon.

3. Nancy ( Harpon Jb - Fiori Jb ) Gaec de la Vallée de Traubach à Traubach-Le-Bas.

4. Neferti ( Landos - Hacker ) Earl Springinsfeld à Durmenach.

5. Ninon ( Jibsy - Vase ) Earl Peter à Saint-Bernard.

6. Nacelle ( Helux - Godavari ) M Stimpfling Serge à Aspach.

7. Noisette ( Jolimome - Hobbit ) Earl Springinsfeld à Durmenach.

 

Championne Mamelle Jeunes

Neutrogena ( Jeremiah - De Niro ) Earl Peter à Saint-Bernard.

 

Championne Jeunes

Niagara ( Henapo - Ralban ) Gaec de la Vallée de Traubach à Traubach-Le-Bas.

 

Réserve Championne Jeunes

Opaline ( Harnay - Tricastin ) Gaec du Blochmont à Lutter.

 

Vaches adultes en 3ème lactation et plus de plus de 5 ans

Section 1.

1. Maya ( Cortil - Urbaniste ) M Stimpfling Serge à Aspach.

2. Marina ( Harpon Jb - Micmac ) Earl Schmitt Petite Prairie à Ranspach-Le-Haut.

3. Laureate ( Casimir Jb - Triomphe ) Gaec du Blochmont à Lutter.

Section 2.

1. Georgette ( Urbaniste - Oxalin ) Earl Peter à Saint-Bernard.

2. Lumineuse ( Felindra - Solstice ) Gaec du Blochmont à Lutter.

3. Lupine ( Crasat - Urbaniste ) Gaec du Blochmont à Lutter.

4. Lilou ( Imac - Uberlu Jb ) Gaec de la Vallée de Traubach à Traubach-Le-Bas.

5. Hermine ( Urbaniste - Milan ) M Stimpfling Bernard à Balschwiller.

 

Meilleure Mamelle Adulte

Maya ( Cortil - Urbaniste ) M Stimpfling Serge à Aspach.

 

Championne Adulte

Maya ( Cortil - Urbaniste ) M Stimpfling Serge à Aspach.

 

Réserve Championne Adulte

Georgette ( Urbaniste - Oxalin ) Earl Peter à Saint-Bernard.

 

Grande Championne

Maya ( Cortil - Urbaniste ) M Stimpfling Serge à Aspach.

 

Lots d'élevage

1. GAEC Babe.

2. EARL Peter

3. GAEC du Blochmont.

Ferme Hierahof à Lenzkirch

Des bovins appréciés dans leur territoire

Élevage

Publié le 09/10/2021

Classée monument historique (elle date de plus de 200 années), la ferme a été reprise en 1996 par Karola et Mathias Brugger. Aujourd’hui, le couple a un cheptel de 40 vaches laitières de race Vorderwälder, a 90 hectares de forêts et une trentaine d’hectares de prairies. « Nous avons fait le choix de les faire exclusivement pâturer et de sécher notre foin que nous leur apportons ensuite comme nourriture. Tous les aliments produits ici sont pour nos vaches. On a choisi, il y a 25 ans, de coopérer avec une deuxième ferme qui commercialise le lait et une petite troisième exploitation. Nous partageons notre matériel pour réduire les coûts et nous commercialisons, dans le secteur, nos animaux », explique Mathias Brugger.

L’exploitation est en bio. Elle est située à environ 1 000 mètres d’altitude avec un climat qui a évolué ces dernières années. La sécheresse estivale se répète de plus en plus souvent. « Nous devons nous adapter. C’est aussi pour cela que nous avons choisi cette race qui est particulièrement pertinente pour ce climat ici », dit Mathias.

 

 

Évoluer dans son travail

Cette race, originaire de la Forêt-Noire est l’ancêtre des races Hinterwälder et Vorderwälder. Elle est reconnue depuis les années 1850. Elle a été massivement réintroduite dans les années 1960 pour augmenter le rendement laitier. Elle a une robe rouge avec sa tête légèrement blanche tout comme ses pattes. « Elle nous donne une moyenne de 5 000 à 6 000 kg de lait avec environ 4 % de matière grasse et 3,7 % de protéines. Nous en fabriquons du fromage. Et, surtout, nous l’utilisons pour nos prairies. Elle exploite très bien ce milieu », ajoute Mathias Brugger.

Pour autant, face à l’évolution climatique, l’éleveur compte s’adapter en faisant évoluer son travail. « Nous allons augmenter notre capacité de stockage de notre fourrage et ajuster la densité de peuplement de notre cheptel pour le pâturage. À l’étable, nous allons augmenter les zones d’ombre fournies par les plantes ligneuses dans le pâturage », conclut l’éleveur.

Comité des reines des vins d’Alsace

Dix années royales

Vigne

Publié le 20/09/2021

Une reine qui vit un règne qu’elle a qualifié elle-même d’atypique en raison de la situation sanitaire. Intronisée lors de la dernière foire aux vins d’Alsace à Colmar en 2019, son mandat d’une année a exceptionnellement été renouvelé en 2020. « Merci pour votre soutien. Lors de ma première année de reine, en 2019-2020, j’ai pu participer à quelques manifestations avant d’être contrainte de stopper mes activités lors du premier confinement. Pour cette seconde année de règne comptant pour la période 2020-2021, j’ai constaté avec satisfaction que nous recevons à nouveau des invitations. Nous ne sommes pas oubliées. C’est une belle satisfaction. On m’a donné la chance de promouvoir les vins d’Alsace au maximum », explique Virginie André. Parmi ses coups de cœur, le salon international de l’agriculture à Paris en 2019 et la visite du Parlement à Munich. « J’ai beaucoup appris avec cette responsabilité. J’ai désormais hâte de passer le relais car il faut savoir évoluer. Mais je veux continuer à m’investir. D’où cette volonté de faire partie du bureau du comité des reines des vins d’Alsace », ajoute Virginie André.

Elle pourrait laisser son écharpe et sa couronne lors de la Cuvée givrée de la Foire aux vins d’Alsace prévue du 27 au 20 décembre 2021. « Une réunion est programmée entre le comité des reines des vins d’Alsace, le Civa et Colmar Expo le 15 octobre prochain. Nous allons évoquer l’avenir du nouveau trio royal. Il pourrait être élu, cette fois sur une année civile, en novembre 2021. Nous allons également évoquer d’autres modalités comme, par exemple, la possibilité d’établir une charte à signer par la reine et ses dauphines sur les us et coutume de leur mandat d’une année », indique Claudia Renel, présidente du comité des reines des vins d’Alsace.

 

 

Une association reconnue par la filière viticole alsacienne

Elle s’est également félicitée de l’évolution de l’association depuis sa création en 2001. « Depuis dix ans, nous avons beaucoup travaillé. Nous sommes désormais reconnues par tous nos pairs et par la filière viticole alsacienne. Nous avons de bons retours sur nos propres manifestations et sur celles où nous nous rendons. À la sortie du dernier confinement, nous avons pu renouer avec certaines de nos activités. En juillet, nous avons pu participer à une visite dégustation au domaine Rolly Gassmann à Rohrschwihr et à la fête vigneronne de Barr. Le 13 septembre, nous étions également présentes à la confrérie Saint-Étienne de Kientzheim pour le rassemblement des confréries viniques », précise Claudia Renel. Elle a ensuite rappelé tout ce qui a été fait depuis 2001. À commencer par la troisième et dernière soirée de gala du 26 juillet 2019 à la Foire aux vins et la dégustation de la cuvée royale, « la pétillance des Reines ».

L’assemblée générale a ensuite validé le bilan comptable et renouvelé son comité directeur pour la période 2021-2023. Si Joséphine Spannagel et Séverine Laval ont fait le choix de le quitter, Virginie André et Margaux Jung ont décidé de le rejoindre. Claudia Renel (la présidente), Aurélie Schneider, Christelle Da Cunha, Dorothée Wolff, Charlène Spettel, Martine Guth, Anita Heitz et Marine Wessang en restent membres. À l’issue de la réunion, il y a eu les retrouvailles avec les confréries viniques pour fêter les dix ans du comité lors d’un déjeuner au restaurant Au Soleil à Wettolsheim. L’après-midi s’est poursuivie avec la dégustation de la cuvée Virginie au domaine Antoine Ehrhart. À noter que Marguerite Bannwarth-Binner, première reine des vins d’Alsace en 1954 et en 1955, était présente comme pour toutes les manifestations organisées par l’association depuis dix ans.

SAS Harmonie des Vignes à Moernach

Le vin, à domicile

Vigne

Publié le 17/09/2021

Domiciliée à Moernach, dans le Sundgau, Vanessa Haegy a été comptable pendant 25 ans. Elle a terminé son parcours chez Wifor à Roppentzwiller. Quand cette entreprise a disparu, elle a cherché à se reconvertir. « Le domaine du vin m’a toujours intéressé. C’est une passion commune que j’ai avec mon mari, Yannick. Nous dégustons régulièrement et vous visitons des caves depuis longtemps. Nous avons un camping-car. C’est là que l’idée de créer ce concept innovant de vente à domicile est venue. Il repose sur la recherche de petits producteurs et vignerons français, l’originalité des produits et un bon rapport qualité/prix. On a alors commencé à rencontrer des professionnels de la viticulture. On a également assisté à des réunions de dégustation », explique Vanessa Haegy. Le couple parcourt la France pour trouver ces vins, mais aussi ces produits régionaux en charcuteries fines, en tapenades, en condiments ou encore en confitures.

Sans faire de publicité, l’entreprise se développe rapidement. « Depuis 2017, ce n’est que du bouche-à-oreille. Avant de proposer les produits, nous les dégustons chez nous avec des amis. Quand cela nous plaît, on en fait venir et ensuite on les distribue chez nos clients, surtout sous forme de paniers garnis. La crise sanitaire a un peu perturbé notre croissance. Mais nous sommes optimistes. Nous avons toujours des commandes », précise la gérante de l’entreprise âgée de 49 ans. Ces cibles restent des petits domaines viticoles familiaux français que l’on ne trouve pas ou très rarement dans les grandes et moyennes surfaces. « Notre fournisseur de Pauillac fait 6 000 bouteilles. Nous apprécions de travailler avec les petits récoltants car nous les connaissons et ils font des produits de qualité. Je pense par exemple au domaine de la Rocalière à Tavel dans le Gard », poursuit Vanessa Haegy. Tous les vignobles français sont présents dans sa cave. « L’Alsace, nous en avons un peu. Mais, elle n’est pas notre priorité. Car, ici les gens qui aiment le vin d’Alsace se déplacent eux-mêmes chez les producteurs et dans les caves », précise-t-elle.

Du garage au grand bâtiment

Les tarifs sont ceux des grossistes auxquels il faut ajouter le coût du transport. « Nous ne sommes pas là pour vendre nos vins à des tarifs élevés. Nous voulons faire découvrir la viticulture et la gastronomie française. C’est le concept de l’entreprise. La plus grosse période d’activité demeure les fêtes de Pâques. À Noël, nous livrons en moyenne plus de 400 paniers garnis. Nous cherchons également des produits qui nous sont demandés par nos clients. Certains veulent du bio, d’autres des cépages bien précis et les derniers, surtout des chefs d’entreprise, du haut de gamme. Nous avons de tout », insiste Vanessa Haegy. Elle travaille depuis son garage de la maison familiale. Elle livre directement ses clients dans un rayon géographique qui s’étend jusqu’à Soultz. « J’apprécie ce contact humain. Dans mes précédentes responsabilités professionnelles, j’étais enfermée dans un bureau. Là, je partage ma passion. Mon mari qui travaille encore à côté s’occupe du côté commercial. Nous nous complétons. Pour ma part, je fais également du flocage de paniers, je grave des verres. Tout cela depuis ce garage. À terme, nous comptons avoir du personnel si notre projet se développe bien », se réjouit Vanessa Haegy.

Ce projet est précisément en cours de finalisation. Il s’agit de la construction d’un bâtiment dans un village voisin, à Koestlach. « Il y aura des chambres d’hôtes, un caveau de dégustation, un bar à vin et un magasin, sans oublier une salle de banquet. Nous aurons notre appartement au-dessus. L’idée est de développer notre concept. Proposer et faire découvrir nos vins et nos produits aux gens qui pourront les déguster sur place, les acheter et même profiter de la chambre d’hôtes pour dormir et visiter la région. Nous comptons proposer des soirées de dégustation et à thème. C’est un gros projet. Nous venons d’avoir le permis de construire et nous avons le soutien de la municipalité. Le bâtiment va se trouver sur une route passante. C’est un gros investissement. Mais nous pensons que nous sommes sur un créneau porteur », conclut Vanessa Haegy. La caviste, originaire d’Épinal, mise sur la qualité de son travail pour continuer le développement de l’entreprise.

Pöttinger

Le développement se poursuit

Technique

Publié le 14/09/2021

Née en 1871, cette entreprise dont le siège social est situé à Grieskirchen dans le land de Haute-Autriche a toujours défendu des valeurs familiales. « Nous poursuivons notre développement en investissant dans notre pays tout en nous déployant partout dans le monde. Ici, à Grieskirchen, notre usine historique a été régulièrement modernisée. Pas loin, à Sankt-Georgen, nous construisons un nouveau complexe. Un premier bâtiment de 6 000 m2 est déjà utilisé. Il s’agit d’un centre de mise en peinture et d’une chaîne de montage supplémentaire. Un second de la même grandeur est actuellement en terrassement. À terme, ce nouveau site aura une grandeur de 45 000 m2. Nous avons investi 25 millions d’euros (M€) dans cette première tranche. Pöttinger investit entre 12 et 15 % de son chiffre d’affaires dans de nouveaux moyens de production », explique Gregor Dietachmayr, porte-parole de l’entreprise et responsable commercial, marketing et service après-vente.

Pöttinger compte pas moins de 17 filiales dans le monde. « Pöttinger France a été la première filiale. La Suisse a suivi deux années plus tard. Aujourd’hui, nous nous développons au Canada, en Australie, en Chine, en Ukraine ou encore aux États-Unis. Depuis un an, on a progressé de 90 % dans notre chiffre d’affaires aux États-Unis. Si cette croissance se pérennise, il nous faudra construire une usine là-bas. Aujourd’hui, ce sont 1 929 personnes qui représentent l’entreprise dans 36 pays dans le monde », ajoute-t-il. La crise sanitaire en 2020 a bien évidemment freiné cette dynamique. « Nos activités étaient restreintes. Nous avons épargné, investi et préparé la reprise. Nous avons été forcés d’augmenter nos prix pour faire face à l’augmentation de nos charges. Nous avons demandé à tout le monde de faire des efforts : l’entreprise, les concessionnaires, les agriculteurs. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous poursuivons notre belle croissance », se félicite Gregor Dietachmayr.

L’export tire la croissance

L’exercice financier qui s’est terminé le 31 juillet dernier, laisse finalement apparaître un chiffre d’affaires record de 405 M€ pour l’exercice 2020-2021 contre 366 M€ en 2019-2020. « Nous vivons une situation paradoxale depuis 16 mois. Une absence de vision sur l’avenir en raison du Covid-19 et des ventes à l’export qui se poursuivent », remarque le responsable de l’entreprise. Avec un pourcentage du CA réalisé en dehors de l’Autriche de 88 %, la part d’internationalisation du constructeur de machines agricoles reste à un même niveau élevé. L’Allemagne, avec 18 %, et la France, avec 15 %, sont les premiers marchés de Pöttinger à l’export. Point positif à relever : malgré la situation sanitaire, le CA de ces deux marchés a progressé. Derrière ces deux pays et l’Autriche elle-même, on trouve ensuite la Pologne, la Suisse, la Grande-Bretagne et la Russie.

Avec une part de 69 % les matériels de fenaison représentent la plus grande partie du chiffre d’affaires. Le travail du sol et des semis atteignent 31 % des ventes machines. Les chiffres de l’ensemble des gammes de matériel ont évolué positivement. Dans le même temps, les ventes de pièces détachées et pièces d’usure originales ont progressé de 8 %. « Il faut souligner l’efficacité et les performances du centre de logistique pièces ainsi que du service après-vente, particulièrement mis à l’épreuve par les défis imposés par la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, on note un effet très positif de la disponibilité à long terme des pièces ainsi que de la segmentation avec de nouvelles gammes. À chaque fois que nous venons sur un marché avec un nouveau produit, ce dernier a au minimum un point de différenciation avec ce qui existe déjà chez nous ou nos concurrents. L’innovation est une valeur ajoutée de l’entreprise », assure Gregor Dietachmayr.

Innover et produire davantage

Cette innovation a été mise en avant devant la presse française et internationale début septembre. Toute la gamme pour l’entretien des cultures a tout d’abord été représentée. À savoir : la houe rotative Rotocare, la bineuse Flexcare et la herse étrille Tinecare. Mais également les presses à balles rondes Impress et le semoir Aerosem VT. Des innovations qui devaient être présentées à Inno-Agri tout comme d’autres nouveautés qui seront officiellement présentées début octobre. « La recherche et l’innovation demeurent nos axes de travail pour les années à venir. Ils constituent notre axe de développement et la pérennisation de nos activités pour l’avenir. Nous avons besoin d’augmenter notre capacité de production, notamment en matériel de fenaison. C’est la raison pour laquelle nous misons sur différents projets d’agrandissement de nos usines ici en Autriche, mais également partout dans le monde. Le marché français est pour Pöttinger un axe fort de travail puisque notre croissance est constante sur tout le territoire », conclut Gregor Dietachmayr.

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