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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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Abattoir départemental de Cernay

Il fête ses 10 ans 

Élevage

Publié le 30/06/2016

C'est en présence du président du comité départemental du Haut-Rhin Eric Straumann, de nombreux élus locaux et de représentants de la profession et de l'administration agricole que s'est déroulée cette réception le 23 juin dernier. La première partie de la matinée a été consacrée à la visite des installations en présence du personnel. L'occasion pour Eric Straumann de questionner le président de l'abattoir, Denis Nass, sur les conditions d'abattage. « Il y a des images qui ont fait beaucoup de mal. Il faut donc rassurer les consommateurs ». Denis Nass le rassure immédiatement et explique le fonctionnement de cet outil de proximité à taille humaine. Un peu plus tard, Eric Straumann précise. « Une commission d'enquête sur les conditions d'abattage en France s'est constituée et travaille actuellement. Il faut en effet avoir un langage clair vis-à-vis des consommateurs, sans, dans le même temps, généraliser les excès. On semble se diriger vers la mise en place de caméras de surveillance pour rassurer tout le monde et permettre aux abattoirs de poursuivre leurs activités. Un abattoir, ici comme ailleurs, n'est pas un lieu connu ». Denis Nass est dubitatif : « L'installation de ces caméras risque de poser des questions sur le "canevas" imposé. Et au niveau technique, cela peut être compliqué ».

Développer l'outil

L'ouverture de cet abattoir en 2006 faisait également suite à la fermeture de celui de Colmar en 2001. « Il était vital, avec cet outil, de permettre le maintien des activités de l'élevage départemental et, par voie de conséquence, le maintien des surfaces herbagères dans les zones de captage afin de mieux protéger la qualité des eaux, mais également de développer des produits du terroir. Merci au conseil départemental du Haut-Rhin, et surtout à Rémy With et Michel Habig pour leur aide. Notre chiffre d’affaires progresse et la totalité des arriérés de paiement au conseil départemental est soldée. Nous œuvrons maintenant pour développer l'outil et créer de nouveaux services comme la mise en place d'un outil de transformation de charcuterie », explique Denis Nass. La profession considère cet abattoir départemental d'autant plus nécessaire que, dans le Bas-Rhin, celui d'Holtzheim vit des moments difficiles. « C'est la raison pour laquelle nous devons continuer à travailler sérieusement, à structurer nos actions et développer nos services pour permettre, avec la mise en place d'un atelier de transformation de charcuterie, de proposer aux consommateurs une gamme de produits finis plus élaborée, commercialisée sous forme de caissettes, en harmonie avec leurs demandes », ajoute Denis Nass. Des propos complétés, au nom de la Chambre d'agriculture d'Alsace, par Sébastien Stoessel. « La Chambre est aux côtés de l'abattoir pour développer encore davantage cet outil de proximité. Elle est là pour accompagner les producteurs au niveau technique, mais également au niveau de la profession car cela demande un suivi et de la rigueur. Nous devons pérenniser, tous ensemble, cette dynamique et avancer ». Des propos salués par Eric Straumann qui se félicite que cet abattoir fonctionne bien. « Compte tenu de la mission que le conseil départemental remplit en sa qualité de gestionnaire des cantines scolaires, nous profitons de cette journée pour vous informer que nous sommes tout à fait disposés à répondre aux besoins de ces établissements, par des produits issus des élevages locaux, à des conditions financières équitables, destinées à faire vivre décemment nos outils de production de proximité et ceux qui les servent ».

Et de rappeler en conclusion que l'abattoir de Cernay, c'est aussi quinze postes de travail créés dans un bassin d'emploi fragilisé, mais surtout quinze professionnels compétents, volontaires et motivés.

Chambre régionale d'agriculture du Grand Est (Crage)

Pour une agriculture performante et innovante

Vie professionnelle

Publié le 24/06/2016

En ouvrant cette session, le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace (CAA) Laurent Wendlinger s'est voulu positif. Il s'est félicité du chemin déjà parcouru ensemble par les trois régions historiques. En tant que conseiller régional, il a rappelé que le président de la région Grand Est, Philippe Richert, avait rencontré le 24 février dernier les forces vives du monde agricole pour définir avec eux la politique agricole de cette grande région. Il a ainsi assuré que la compétitivité des entreprises agricoles et leur modernisation par le biais de l'innovation et du savoir-faire étaient au cœur des préoccupations du conseil régional. Sur le budget 2016, ce sont plus de vingt millions d'euros qui ont été octroyés pour accompagner les politiques agricoles dont six millions d'euros en faveur des élevages inscrits dans le plan bâtiment. Le soutien du conseil régional passe également par la formation professionnelle, le tourisme, l'environnement ou encore le soutien aux lycées agricoles. « La tâche est grande, mais sachez que la région restera un partenaire fidèle pour affronter avec vous les nombreux défis de demain. La région Grand Est, comme la Chambre d'agriculture, est en ordre de marche pour assurer la continuité de nos politiques», a conclu Laurent Wendlinger.

Une motion pour un classement en zone de « catastrophe naturelle »

L'actualité agricole du moment est difficile. Du point de vue économique d'une part, mais également par rapport aux conditions météorologiques. C'est ce qu'a rappelé le président de la Crage Jean-Luc Pelletier. « Intempéries et inondations marquent brutalement cette fin de printemps. Nous ne pouvons que ressentir une forte compassion pour nos collègues agriculteurs qui souffrent et j'espère sincèrement que, par nos travaux, nous apporterons notre pierre à la reconstruction de notre profession ». En Alsace, en effet, le volume de précipitations depuis avril est deux fois plus important que la moyenne régionale. Les semis se sont déroulés dans des conditions pénibles. Plusieurs phénomènes se sont conjugués et ont débouché sur des inondations. Les cultures céréalières souffrent. « Et toutes les productions d'élevage de ruminants sont particulièrement touchées. De nombreux éleveurs ont dû rentrer les animaux qui avaient été mis à l'herbe début avril. Les parcelles de prairies submergées ont été malmenées et dégradées par les piétinements. Les récoltes de fourrage sont en train d'être perdues avec des conséquences encore non mesurables sur la quantité et la qualité des stocks actuels et futurs », ajoute Jean-Luc Pelletier. Les vignobles d'Alsace et de Champagne ne sont pas davantage à la fête. Le mildiou et l'apparition de pourriture sur feuilles et grappes sont bien présents. Cette situation difficile s'ajoute à celle déjà compliquée de certaines filières. « Les dégâts causés par les récentes intempéries sont tels que même les assurances ne nous permettront pas de faire face aux difficultés. Et avec les problèmes de l'abattoir d'Holtzheim, les agriculteurs ne savent plus où ils en sont. Il faut réfléchir à de nouveaux outils pour pouvoir les accompagner. Car, vraiment, aucune filière n'est épargnée. Nous devons demander d'urgence aux pouvoirs publics de tenir compte des conditions climatiques exceptionnelles actuelles lorsque seront réalisés les déclarations et les contrôles de la Pac pour 2016. Par ailleurs, je demande l'adoption d'une motion pour le classement en zone « catastrophe naturelle » de toute la région Alsace Champagne Ardenne Lorraine au titre de l'agriculture », explique Denis Nass, président de la FDSEA du Haut-Rhin. Une motion, qui a été approuvée à l'unanimité.

Pour autant, les représentants agricoles du Grand Est préparent l'avenir et cherchent à avancer. Un gros travail a déjà été réalisé lors de ces six premiers mois d'existence. Le schéma de gouvernance, approuvé en février 2016, se déploie. Les commissions fonctionnent. Les chantiers se coordonnent. À l'image, en interne, de la préparation de la régionalisation des fonctions supports (ressources humaines, systèmes d'information, administration), mais également celui de la préparation du transfert du périmètre régional de la Chambre de région Alsace dans le cadre de la création de la Chambre régionale. Cette dernière sera donc au complet avec les trois fondateurs au 1er juillet prochain.

Trois défis

En outre, le projet de développement stratégique de la Chambre d'agriculture se construit. L'ambition des élus est de créer les conditions d'une agriculture performante et innovante. « Pour réussir, trois défis s'offrent à nous. Nous devons créer de la valeur dans les exploitations et dans les filières en amont et en aval pour développer la compétitivité, générer de l'emploi. Nous devons également consolider les systèmes de production spécifiques à une région caractérisée par une agriculture très diversifiée, et adaptés au contexte géographique tout en se basant sur les atouts du maillage territorial, sur la force des organisations en place. Nous devons enfin préserver les ressources naturelles et contribuer à l'aménagement équilibré du territoire, au développement des relations villes-campagnes », assure Jean-Luc Pelletier. Une réussite qui passe par le réseau des Chambres d'agriculture (la Chambre régionale et les neuf Chambres départementales et/ou interdépartementales). Quatre axes sont clairement identifiés : assurer le renouvellement des générations, le développement de l'emploi et des compétences ; développer l'innovation et la bio économie au service de la compétitivité et de la préservation des ressources naturelles ; développer le potentiel technique et économique des filières existantes, et accompagner l'émergence de nouvelles filières ; promouvoir une agriculture au service de la dynamique des territoires, facteur d'attractivité de la région. « Le projet agricole pour le Grand Est devra permettre l'initiative et l'expérimentation territoriale infra-régionale de manière à favoriser l'agilité dans l'accompagnement des mutations des diverses filières. La mise en oeuvre de ce projet et la construction de cette nouvelle région nécessite aussi de participer à l'organisation, au niveau Grand Est, de réseaux de partenaires que sont, par exemple, les jeunes agriculteurs, la Safer », a conclu Jean-Luc Pelletier.

Transfert du périmètre régional

La session a par ailleurs permis de présenter le budget rectificatif de la Chambre d'agriculture, d'évoquer les travaux des différentes commissions et enfin d'évoquer le transfert du périmètre régional de la Chambre d'agriculture d'Alsace dans la nouvelle structure régionale du Grand Est. Ainsi, le transfert des biens et des personnels de la CAA vers la Crage sera réalisé avant ce 30 juin 2016. Il s'agit d'intégrer les effectifs pour mettre en place la nouvelle organisation et préparer à la mise en application du décret sur l'organisation du réseau des Chambres mais également de régionaliser les activités qui sont d'ores et déjà mises en oeuvre à l'échelle des trois trois territoires comme Ecophyto, le maraîchage et Planète Légumes. Ce transfert concerne huit salariés et neuf bureaux pour une valeur immobilière de 282 000 euros.

 

Filière horticole d'Alsace (Flhoreal)

Communiquer, former, pérenniser

Cultures

Publié le 17/06/2016

Le groupement comptait en 2015 pas moins de 35 adhérents : des entreprises horticoles, des pépiniéristes ou encore des lycées horticoles, comme celui du Pflixbourg à Wintzenheim où s'est déroulée cette assemblée générale. L'occasion de rappeler les missions de Flhoreal : proposer des expériences pour rechercher de nouvelles références, assurer la promotion de la filière, favoriser et promouvoir une démarche de qualité, participer et organiser des événements, monter des dossiers de subvention d'aide à la filière et surtout promouvoir une activité de conseils et de suivis auprès des horticulteurs. Des actions qui se font en lien avec différents partenaires parmi lesquels la Chambre d'agriculture d'Alsace, qui en partenariat avec Flhoreal avait commandé un audit (financé à 80 % par la région Alsace de l'époque) pour faire le point sur la filière. Le président de l'interprofession des fruits et légumes d'Alsace, Pierre Lammert a rappelé le contexte. « L'idée était de savoir où nous en sommes sur l'horticulture en Alsace. Cet audit doit servir à alimenter la réflexion au niveau de la nouvelle grande région ». Un point d'étape a été réalisé par le directeur de l'Ifla, Fabien Digel. « Plusieurs orientations stratégiques ont été validées. À savoir la mise en place d'un réseau technique pour tout le grand Est afin de mutualiser les moyens, notamment au niveau des conseillers techniques. Il a également été décidé de créer une nouvelle structure sur la base de Flhoreal appelée « Fleurs et Plantes d'Alsace » avec un nouveau logo qui se veut davantage fédérateur. Le but est de faire avec ce logo une promotion commune. La communication collective de la filière est absolument indispensable. Elle se fait avec le slogan suivant : « Produit ici, ça change tout ! ». Des actions qui seront complétées avec un site internet relooké et des mises en situation avec le nouveau visuel ».

Créer une dynamique d'entreprise

Une action stratégique va démarrer : l'accompagnement des chefs d'entreprise. C'est la plus grosse lacune apparue dans l'audit. Les professionnels ressentent le besoin d'être aidés et accompagnés dans leur stratégie d'entreprise, dans leur gestion des ressources humaines, dans le marketing. « Nous devons et nous pouvons leur donner des outils nécessaires pour qu'ils dirigent plus sereinement leur exploitation et gagnent en compétitivité », a souligné Chloé Schneller, conseillère horticole chez Flhoreal. Un plan de formation est donc mis en place. Une première session aura lieu en deux fois trois jours. Les 13, 14 et 15 septembre 2016, puis les 9, 10 et 11 janvier 2017. Cette formation, intitulée « Du pilotage à la stratégie de mon entreprise » doit permettre aux participants de développer leur autonomie et de créer une dynamique d'entreprise pour une meilleure maîtrise des enjeux économiques, commerciaux et stratégiques. Le public visé ? Dix chefs d'entreprises horticoles en Alsace et/ou des collaborateurs chargés de la gestion de l'entreprise. Lors de cette formation, assurée par Richard Loizeau, consultant financier confirmé en approche globale de l'entreprise, lui-même à la tête d'un domaine horticole en Vendée, et par Dénoline Jolivet, conseillère horticole chez Flhoreal, il sera proposé des outils d'analyse et de pilotage dans le contexte concurrentiel actuel des entreprises. Un second projet de formation, intitulé « Renouvellement des cadres, des générations » sera mis en place au courant de cette année. Il s'agira d'expliquer aux plus jeunes producteurs le fonctionnement et les enjeux des différentes institutions agricoles, de mieux comprendre la filière horticole, de créer du lien et de favoriser la transmission de compétence en matière de représentation professionnelle. Il s'agit d'identifier quatre à cinq jeunes, âgés de 25 à 30 ans, prêts à s'investir pour le collectif.

Recruter des jeunes

Pour Paul-André Keller, vice-président du groupement, l'intérêt de ces formations est évident. « Nous vieillissons et il faut des gens qui s'engagent car sinon il n'y aura plus rien dans nos structures. Il faut recruter des jeunes en Alsace, monter un groupe afin de transmettre le flambeau. Et puis, au-delà de la formation, les participants vont pouvoir sortir de leur entreprise. Cela va leur permettre de voir autre chose. Nous avons tendance à nous calfeutrer chez nous. Là, il y a possibilité d'écouter et d'observer ce qui se fait ailleurs. Et d'apprendre ainsi de nouvelles choses ».

Chloé Schneller a dressé le rapport d'activité de Flhoreal. Un rapport où toutes les expérimentations menées en 2015 ont été mises en valeur. À commencer par la rencontre technique du 23 septembre 2015 à Cernay ou encore l'Olympiade des métiers à Strasbourg fin janvier 2015 qui a permis de rassembler 900 candidats, 1 600 bénévoles, 80 000 visiteurs et 600 experts horticoles. Une manifestation importante pour valoriser la production.

En matière de communication, toutes les actions menées au cours des saisons ont été évoquées, comme celle du printemps « Votre horti vous fait une fleur » qui a donné la possibilité de valoriser les produits locaux sur les lieux de vente de proximité. Une image forte car ce produit-là est bien positionné et ne peut pas être concurrencé.

Les représentants de la profession agricole reçus par le Préfet du Haut-Rhin à Colmar

« Nous demandons de la compréhension »

Vie professionnelle

Publié le 07/06/2016

« Nous voulions faire le point avec le Préfet et son directeur de la direction départementale des territoires sur l'ensemble des difficultés traversées actuellement par la profession agricole. Nous avons évoqué en premier lieu la problématique de la valorisation de nos productions. Que ce soit pour le lait, la viande, les céréales. Nous avons attiré l'attention du Préfet sur les difficultés administratives que nous rencontrons concernant la déclaration de la politique agricole commune. Il y a une incompréhension face à la complexité de ce dossier. Nous avons demandé une nouvelle fois à l'État qu'il évite cette surenchère administrative qui est indigeste pour les agriculteurs. Nous lui avons demandé du pragmatisme, notamment par rapport aux contrôles. Nous avons insisté sur la nécessité de moyens supplémentaires de la part de l'État pour faire face à ces difficultés pour l'ensemble des filières agricoles car personne n'est épargné. Nous vivons actuellement une vraie mutation. Il faut donc être à l'écoute et se donner tous les moyens », explique le président de la FDSEA du Haut-Rhin Denis Nass. Tous les gros dossiers agricoles ont également été abordés : la viande avec la coopérative Copvial, les céréales et les aléas climatiques, les dégâts de sangliers et autres corbeaux ou encore la spéculation sur les prix des produits agricoles. « Nous avons également attiré l'attention du Préfet sur l'installation des jeunes. Nous avons fait des plans de développement sur cinq années. Des investissements ont été nécessaires. Et là, il est impossible de tirer un revenu correct. Pour le plan bâtiment, c'est la même chose. Les retards de paiements sont toujours d'actualité. Comment, dans ces conditions économiques difficiles, promouvoir l'installation des jeunes et pérenniser nos entreprises », s'interroge Christophe Bitsch, président des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin. Le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace Laurent Wendlinger fait les mêmes constats. « Nous avons également expliqué au Préfet que, sur tous ces dossiers, on se rend compte que nous ne sommes pas en position de force par rapport aux autres pays européens, notamment au niveau de la structuration des filières. Par ailleurs, je constate que pour un grand nombre d'agriculteurs, leurs reports de charges arrivent à terme en octobre. Comment vont-ils ensuite faire car leur situation n'a pas changé ? Nous avons été écoutés sur ces dossiers et nous attendons maintenant des réponses, de la compréhension et de l'aide de l'État sur tous ces dossiers », conclut Laurent Wendlinger.

Les 17, 18 et 19 juin à Colmar

La confrontation européenne en race holstein se prépare

Élevage

Publié le 20/05/2016

Toute la filière laitière européenne sera au rendez-vous ! À un mois de cet événement, les organisateurs (le Club Holstein 68, Prim'Holstein France, Eurogénétique et la Chambre d'agriculture d'Alsace) multiplient les rencontres et les réunions pour réussir cette belle manifestation. Pour la première fois depuis vingt ans, ce concours européen itinérant se déroulera en France. La dernière fois, c'était à Paris. « Ce sont les jeux olympiques de la holstein. Ils sont organisés tous les trois ans dans un pays différent. Le prochain pays sera la Belgique. L'association dont je suis le directeur a décidé de l'organiser en Alsace car c'est un projet de qualité qui rassemble un savoir-faire et des gens motivés. Par ailleurs, Colmar est un lieu idéal. La ville est bien centrée au niveau européen. Nous sommes dans une belle aventure humaine avec des gens de terrain qui s'impliquent », explique Denis Biéri, directeur de Prim'Holstein France.

Pour le concours, 180 vaches holstein originaires de quatorze pays différents seront présentes. « C'est un record ! Cela montre que les éleveurs sont motivés, malgré les difficultés économiques actuelles. Les problèmes sanitaires, et notamment la fièvre catarrhale ovine (FCO), ont engendré quelques incertitudes concernant certaines participations. Finalement, tout le monde sera là, hormis les vaches danoises. Mais le Danemark sera quand même présent avec des jeunes éleveurs. Des pays seront très bien représentés, d'autres plus modestement comme la Slovénie avec six vaches. Cette confrontation européenne s'annonce belle. Certains éleveurs viendront de loin. Les premières vaches arriveront à Colmar dès le 14 juin », ajoute Denis Biéri.

Pour les professionnels et le grand public

La manifestation est avant tout professionnelle avec, le vendredi 17 juin, un concours de clippage des jeunes, le « showmanship », qui permettra de mettre en valeur les animaux. Il précédera la cérémonie officielle fixée à 15 h et le concours des holstein rouges à partir de 15 h 45. En soirée, à partir de 19 h 30, une vente aux enchères sera organisée. 35 animaux, entre 6 mois et 1 an, seront proposés à la vente. Cette dernière s'annonce de grande qualité puisque ce sont de futures vaches intéressantes et rares. Samedi 18 juin aura lieu le concours de présentation le matin et, surtout, à partir de midi, le grand concours des holstein noires. Avec, au final, une grande championne et un pays vainqueur.

Si la première partie de cette confrontation européenne est destinée aux professionnels de l'élevage, le grand public y trouvera son compte… et toute sa place. De nombreuses animations seront prévues à son intention. La Chambre d'agriculture d'Alsace (CAA) est particulièrement impliquée dans ce projet. « L'objectif est de montrer la diversité et le savoir-faire de l'Alsace et de son élevage. Par le biais, par exemple, du réseau Bienvenue à la ferme, mais également de la Maison des vins d'Alsace », explique Stéphane Janus pour la CAA. Un burger 100 % fermier sera ainsi proposé à la dégustation. Il y aura également des démonstrations de fabrication de fromage à l'ancienne, des dégustations autour de l'élevage et du terroir alsacien, un marché fermier, sans oublier quatre représentations, dans le hall 1, d'un spectacle théâtral spécialement conçu pour la grande fête du lait. Ce spectacle est réalisé par la compagnie Mattagumber qui retracera l'évolution du métier d'éleveur laitier du siècle dernier à nos jours. Dans les halls 2, 3 et 4, animaux et exposants seront répartis pour utiliser au maximum les possibilités du parc des expositions de Colmar. Les visiteurs auront le loisir de découvrir les meilleures vaches laitières d'Europe et de discuter avec les éleveurs exposants.

Le ring au théâtre de plein air

Et au mois de juin, les stars du théâtre de plein air seront les vaches ! Le théâtre est pour l'occasion complètement relooké en ring pour l'organisation du concours. Après le concours, samedi soir, il se transformera en lieu de fête : la société Aquatique Show et la compagnie Mattagumber uniront leurs talents pour un spectacle inédit. À l’issue du spectacle, Docteur Boost prendra le relais pour faire danser les visiteurs. « Ce sera un grand moment. Nous avons pensé à tout le monde. Les professionnels évidemment, mais également le grand public. La preuve, c'est la première fois que la fête se prolonge jusqu'au dimanche soir. Face à la crise de l'élevage, il faut communiquer et montrer ce que nous vivons au quotidien. Cette confrontation européenne est une bonne occasion pour nous d'avoir une tribune pour le faire. Les 120 exposants, les éleveurs, les organisateurs sont prêts. Au public de venir à notre rencontre », conclut Denis Biéri.

Journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail

Promouvoir une culture de la prévention

Technique

Publié le 17/05/2016

La journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail part d'un constat : l'augmentation des accidents du travail et des maladies professionnelles. « Comme la préservation de l'environnement est une urgence, celle de la vie humaine l'est aussi. En Europe, sur ce point, nous ne sommes pas, malheureusement, à la pointe du progrès. Nous n'avons pas une culture de prévention, mais plutôt de réparation. Et certaines professions sont particulièrement marquées. Les bûcherons par exemple. Jusqu'en 2002, 1 bûcheron sur 22 mourrait au travail. Et entre 2004 et 2012, il y a eu 132 accidents du travail en Alsace liés à la coupe d'arbre, 182 liés à la conduite d'engins forestiers, ou encore plus de 200 lors de travaux de sciage et de bûcheronnage. C'est la raison pour laquelle nous organisons cette journée ici », explique Raymond Mondaud, en charge de la santé au travail au syndicat de la CFDT.

Professionnels de la forêt et représentants de la Mutualité sociale agricole, de la Caisse d'assurance-accidents agricole ou encore élus locaux ont, dans un premier temps, été invités à visiter un chantier d'abattage d'arbres. Ils se sont ensuite retrouvés à Ranrupt, sur le site de la scierie bicentenaire, la plus vieille scierie d'Alsace classée au patrimoine mondiale. Elle a été arrêtée en 1992 puis rénovée et transformée en musée. Elle est désormais ouverte aux visites de juin à septembre tous les dimanches après-midi.

Biolait

Le lait bio partout et pour tous 

Élevage

Publié le 11/05/2016

Christophe Ringeisen suit ce dossier puisqu'il est en charge, à l'Opaba, de l'animation territoriale renforcée dans le Haut-Rhin, et notamment dans le sud du département. Parmi ses dossiers, celui de la filière du lait bio à travers le projet de recherche de valorisation. Projet qui a véritablement démarré le 1er janvier 2015 avec un collecteur, Biolait, qui a accepté de collecter du lait bio dans le Haut-Rhin. « C'est un collecteur 100 % bio qui rassemble plus du tiers du marché de lait bio collecté en France. C'est une structure qui a été créée dès 1994. Cela a démarré dans l'ouest de la France avec six collecteurs du Morbilhan et de Loire-Atlantique. Au fil des années, la structure a grandi et évolué au point d'atteindre désormais les 1 100 producteurs dans tout l'Hexagone », explique Christophe Ringeisen. Dans le Haut-Rhin, quatre professionnels sont engagés dont Frédéric Scherrer à Masevaux (lire par ailleurs). L'objectif initial de Biolait était évidemment de pérenniser cette zone de collecte avec un objectif de volume de 800 000 litres de lait sur l'année. « On va doubler cet objectif. En 2015, de nouveaux professionnels ont fait la démarche pour nous rejoindre. Il y a ensuite le temps de la conversion. Cette dernière est longue, de 18 mois à deux années. Un exemple dans le Haut-Rhin : la ferme Richart à Roppentzwiller. Il y a actuellement une vague de conversion qui peut notamment s'expliquer par la crise actuelle de l'élevage, mais également par la sensibilisation des professionnels pour de nouvelles pratiques agricoles. En 2015, la hausse a été de 5,7 %. La filière attend pas moins de 200 millions de litres de lait supplémentaire d'ici 2018. Cela va répondre à la demande car le marché est porteur. Les consommateurs sont là. Bien évidemment, si cette tendance à la hausse s'accentue encore, il va falloir là lisser dans le temps, l'accompagner et continuer à fédérer les gens. Car, effectivement, la période de conversion est sensible. Elle doit être préparée et anticipée. L'Opaba et la Chambre d'agriculture d'Alsace sont là pour soutenir les professionnels, leur donner des conseils techniques, fructifier avec eux leur réflexion », ajoute Christophe Ringeisen. Il faut également savoir que la filière de lait bio permet de redonner de la place à l'herbe pour l'alimentation du troupeau (affouragement) et d'avoir des systèmes extensifs et autonomes en termes de ration alimentaire. Cela permet d'économiser des charges.

Le même prix et sur tout le territoire

Il faut dire que la structure de Biolait est appréciée par les producteurs. Biolait a le statut de « société par actions simplifiées » (SAS). Ses principes sont clairs : offrir une valorisation à n'importe quel producteur, et avoir un rôle de développement de la filière bio quelle que soit la zone de production. « Biolait ne fait que collecter et vendre. Il n'y a pas d'intermédiaire. Il n'y a pas de transformation. Biolait a une soixantaine de clients, des laiteries privées, des coopératives ou encore des transformateurs. Biolait gère une flotte de camions qui viennent collecter le lait. De plus, la structure est solide. Biolait vient de fêter son vingtième anniversaire », insiste Christophe Ringeisen. Le fonctionnement de Biolait place la solidarité entre associés au cœur du projet. Les producteurs sont payés le même prix, quelle que soit leur situation géographique. Cette solidarité s'exprime aussi par la mise en place de collectes dans des territoires difficiles. L'ensemble des exploitations laitières de Biolait sont à 100 % en « Agriculture Biologique », label le plus abouti en matière environnementale qui garantit la production d'un lait parfaitement tracé et d'une haute qualité nutritionnelle.

Pour autant, à l'Opaba, on prévient également les professionnels. « Pour se lancer, il faut avoir une bonne trésorerie. Le bio n'est pas une solution miracle. Mais, il permet d'offrir de nouvelles perspectives pour l'exploitation. Il convient également d'avoir une réflexion sur la technicité, la maîtrise de principes de l'agro biologie, de savoir utiliser l'herbe au mieux. La réflexion sur le bio se fait sur plusieurs années », ajoute Christophe Ringeisen. Ainsi, l'Opaba est en contact avec plus de 200 professionnels dans la région qui souhaitent évoluer dans leurs pratiques. Ce n'est pas pour autant qu'ils vont franchir le pas. En 2015, il y a eu 37 nouveaux engagements en Alsace dont quatre laitiers. Soit une augmentation de 30 % par rapport à 2014. La dynamique est là. Il s'agit de la pérenniser et de la développer avec le sérieux nécessaire.

Ferme du Galgenbourg à Masevaux
 

« On connaît le prix du lait jusqu'en décembre »

Élevage

Publié le 11/05/2016

Associé avec Yolande en Gaec, Frédéric Scherrer est la cinquième génération de sa famille à produire sur l'exploitation. Il produit 340 000 litres de lait, entièrement en production biologique. Le troupeau, cinquante vaches laitières et leur suite, en tout une centaine de bêtes est essentiellement de race Holstein avec quelques croisées de Vosgiennes. L'essentiel de la production de lait est livré à la coopérative Biolait. Il fait un peu de vente directe. L'exploitation est en production biologique depuis 1999. « À l’époque, il fallait déjà se battre pour avoir un prix du lait correct. Et puis, un jour, plus aucune laiterie ne voulait de notre lait bio. Nous ne faisions pas assez de volume. Fin 2011 je crois, quelques jours avant la fin du contrat, on nous l'a signifié. Notre lait a alors été livré comme du conventionnel et payé comme du conventionnel », explique Frédéric Scherrer. En expliquant cela, le jeune éleveur ne cache pas que cette expérience a été mal vécue par sa famille. En juillet 2013, à l'issue de son traditionnel parcours, il s'installe officiellement sur l'exploitation. Dans ce cadre, il engage d'importants investissements financiers lui permettant de réaliser une nouvelle étable, un nouveau bâtiment de stockage et de matériel. La même année, il assiste à plusieurs réunions organisées par l'organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba) et l'Agence de l'eau. L'idée est d'intégrer une nouvelle coopérative : Biolait.

« Il n'y a pas d'intermédiaires »

La démarche le séduit. « J'ai assisté à toutes les réunions. Nous avons vu l'administrateur du secteur. Il a rapidement été convaincu qu'il fallait mettre un camion sur le secteur pour récupérer notre lait. Et j'ai été séduit par cette façon de travailler. De plus, notre système était déjà précisément dans cette façon de faire et de penser. J'ai toujours été convaincu qu'on s'en sortait mieux dans les systèmes extensifs que dans ceux orientés vers l'intensif. Même si certaines charges sont plus élevées. En parallèle, les coûts d'alimentation le sont beaucoup moins », souligne Frédéric Scherrer. Résultat, depuis le 1er janvier 2015, son lait est ramassé et valorisé par Biolait avec un camion qui arrive sur l'exploitation à Masevaux tous les trois jours. Outre le fait qu'il a trouvé un débouché pour son lait, le jeune éleveur se félicite également du prix payé. « C'est beaucoup mieux qu'auparavant. Sur l'année 2015, ce prix a été de 435 euros les 1 000 litres. Et cette année, on tourne autour de 440-445 les 1 000 litres. La grille est différente. Elle se base sur celle de l'ouest de la France où se trouve le siège social de Biolait. Et surtout, ce prix n'évolue pas. Ni à la baisse, ni à la hausse. On connaît notre prix du lait jusqu'au mois de décembre prochain. Il a été décidé lors d'une réunion de structure en février dernier à laquelle tous les producteurs adhérents ont assisté », précise Frédéric Scherrer. Il était évidemment présent à cette réunion. Tous les producteurs qui livrent chez Biolait sont adhérents et ont des parts sociales qui sont minimes dans la coopérative. Il y a une assemblée générale annuelle où tout est fait pour permettre au plus grand nombre de venir. « Là, toutes les décisions importantes sont votées. Tous les bénéfices de Biolait sont divisés pour les producteurs. Cela marche car il n'y a pas d'intermédiaire. Personne ne "s'engraisse" sur notre dos », se félicite le jeune éleveur. Il est lui-même « référent » du groupe pour le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et le Doubs. Cela signifie que quand un éleveur s'intéresse à Biolait, il est possible de l'appeler. Il lui présente alors le fonctionnement. Après ; c'est à l'éleveur de faire son choix.

Comme l'Opaba, Frédéric Scherrer insiste cependant sur le fait que pour intégrer ce mode de fonctionnement, il faut, au préalable, avoir bien réfléchi. « Il faut se poser les bonnes questions sur son exploitation, mesurer son poids économique actuel, pouvoir assumer la période de transition et surtout, travailler en étant convaincu par la production bio. On est, par exemple, limité dans les antibiotiques donnés aux vaches. Ici, on utilise l'homéopathie et des produits à base de plantes. Pour l'alimentation, c'est du foin, du regain et du concentré l'hiver. L'été, les bêtes sont en pâturage avec du foin et du concentré. Nous les sortons le plus tôt possible. Cette année, elles sont dehors depuis le 14 mars. Il faut savoir que, dans cette démarche, sans pâturage, il est difficile de s'en sortir économiquement. Le pâturage, c'est ce qui coûte le moins cher. Pour le reste, la traite ne change pas. Mon bâtiment est à logettes sur matelas avec une litière végétale. Il a fallu trouver le temps nécessaire pour faire fonctionner le bâtiment. Mais, là, et depuis cet hiver, il est plein. Il n'y a pas de difficultés », conclut Frédéric Scherrer.

Coopérative agricole de céréales

Bruno Le Maire en campagne

Vie professionnelle

Publié le 03/05/2016

Il a été accueilli par le président de la CAC Thomas Thuet,  son directeur Nicolas Koenig, mais également par de nombreux représentants du monde agricole. Au premier rang desquels le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace Laurent Wendlinger, le président des jeunes agriculteurs du Haut-Rhin Christophe Bitsch et des représentants des différentes filières agricoles du département. Après avoir présenté l'entreprise, Thomas Thuet et Nicolas Koenig ont fait visiter les lieux à Bruno Le Maire. Lequel a pu échanger avec le personnel puis avec les agriculteurs présents. « J'ai bien conscience que nos producteurs en ont assez des normes qui les étouffent, de cette course aux prix les plus bas : je veux au contraire défendre nos producteurs et une agriculture de produits de qualité. Nous devons nous battre sur la scène européenne pour la régulation des marchés agricoles ! », a-t-il expliqué en répondant à toutes les questions.

Syndicat des vignerons indépendants d'Alsace (Synvira)

Communiquer sur des terroirs d'exception

Vigne

Publié le 26/04/2016

Sur les terres du domaine de Jean-Paul Schmitt à Scherwiller, le Syndicat des vignerons indépendants d'Alsace (Synvira) a présenté son plan de communication à une période importante de l'année viticole. « Nous finissons actuellement de tailler et de lier. Les réparations sont quasi terminées. Les remplacements de pieds sont en cours. D'ici quelques semaines, nous allons commencer les traitements dans les vignes. Chez ces dernières, les bourgeons commencent à sortir. C'était une crainte vue la sécheresse de l'année passée. C'est une première satisfaction et un soulagement. Car, nous avons un gros besoin de récolte. La moitié des caves sont vides. Chaque exploitation a un véritable objectif de rendement. Sur trois années, certains ont perdu l'équivalent d'une récolte entière. C'est la responsabilité du Synvira de soutenir ses adhérents pour faire face à de telles situations, mais également face aux tâches administratives », explique le président du Synvira, Pierre Bernhard.

Ce soutien passe depuis de nombreuses années par des opérations de communication et des manifestations qui y sont liées. Le Synvira a ainsi su, grâce à sa charte d'accueil qualité « Bienvenue chez le vigneron indépendant d'Alsace » créée en 2004, être un acteur majeur pour l'obtention du label « Vignobles et Découvertes » en Alsace. « Nos opérations œnotouristiques sont reconnues comme des démarches atypiques. Elles apportent une dynamique et permettent d'amener les clients dans nos caveaux pour leur parler de nos vins. Ce sont des moments de partage et d'échanges qui permettent de créer des liens et de les fidéliser. Cette tradition de bien-être, du bien vivre ensemble, de partage, d'engagement et de respect entre également dans une démarche de production qui respecte l'environnement. Ce sont des valeurs fondamentales », ajoute Pierre Bernhard.

Et cela marche bien. L'Alsace est une des régions de l'hexagone où la vente directe est la plus importante, avec une moyenne de 25 % des volumes contre 57 % pour la grande distribution, 16 % en cafés, hôtels et restaurants (CHR) et 2 % chez les cavistes. « Nous avons une énorme force avec la vente directe. Mais, nos adhérents demandent des outils complémentaires. D'où ce plan de communication du Synvira », précise Pierre Bernhard.

Apéro gourmand le 6 mai

Les différentes opérations œnotouristiques ont été présentées par Catherine Schmitt, viticultrice à Ottrott, en charge de ce dossier au Synvira, et par Clémence Wagner, chargée de communication. La première de ces opérations en sera à sa sixième édition cette année. Il s'agit de « l'Apéro gourmand » fixé au vendredi 6 mai à partir de 18 h 30. « Ce soir-là, 32 vignerons indépendants alsaciens ouvriront les portes de leur domaine à toutes celles et ceux qui veulent s'initier aux vins d'Alsace. Ce sera une soirée pour échanger, déguster des accords mets-vins inédits et surprenants. L'objectif est de faire découvrir les vins à travers des mets que chaque vigneron aura choisis en harmonie parfaite avec ses crus. Notre objectif est également de faire découvrir notre univers à la jeune génération de consommateurs. Cet Apéro gourmand est donc l'occasion de partager des saveurs exceptionnelles, de faire rêver, de créer du lien », souligne Catherine Schmitt, dont le domaine fera notamment découvrir ses célèbres vins rouges d'Ottrott. Au même moment, Synvira Pierre Bernhard compte proposer aux visiteurs qui viendront sur son domaine à Châtenois des petits plats indiens accompagnés de vieux riesling et de pinot gris.

Pique-nique les 14, 15 et 16 mai

Les 14, 15 et 16 mai, soit le week-end de Pentecôte, ce sera une nouvelle édition du « Pique-nique chez le vigneron indépendant ». Née en Alsace en 1995 à l'initiative du Synvira, cette manifestation est devenue un événement incontournable dans la région et attire chaque année plusieurs milliers de personnes. « Son succès a conduit le mouvement des Vignerons indépendants de France à l'étendre au niveau national. Le Synvira l'organise dans les entreprises des vignerons indépendants le long de la route des vins d'Alsace pour changer l'habitude des consommateurs et leur faire reprendre le chemin de nos entreprises en leur faisant partager une journée avec le vigneron et sa famille. L'idée est simple : venir avec ses amis, famille, clients sur un domaine et partager un panier-repas en profitant des vins des domaines participants. Cette année, près de 400 vignerons y participent à travers 31 départements », ajoute Catherine Schmitt. Rappelons que cet événement avait été primé au Prix national de l'œnotourisme en 2009. En Alsace, chaque domaine proposera son programme et ses activités ludiques et culturelles.

La manifestation sera suivie en septembre par l'opération « Vendangeur d'un jour » en place pour la quatrième année. Cette prestation participative est construite sur la découverte et permet de repenser la relation entre le touriste et le vigneron, de tisser de nouveaux liens et de réinventer le sens de l'hospitalité.

Un nouveau guide œnotouristique

Enfin, le syndicat des vignerons indépendants d'Alsace présente actuellement un superbe nouveau guide œnotouristisque. Il s'agit d'un outil de promotion concerté et soutenu par le Conseil régional et l'Agence de développement du tourisme d'Alsace. « Nous l'avons conçu pour faire découvrir des prestations complémentaires pleines de saveurs et de sensations. Au fil des pages, on retrouve des idées parmi les nombreuses activités proposées telles que des ateliers d'initiation à la dégustation, des accords mets-vins, des dégustations comparatives pour comprendre la notion de terroir dans les vins ou encore la découverte de la faune et de la flore. On y trouve également les bonnes adresses pour se restaurer conseillées par les vignerons, et des sites touristiques ou festivités à ne pas manquer », conclut Clémence Wagner. Ce guide a été expédié à près de 400 autocaristes du grand est de la France, des agences de réservation touristique, des tour-opérateurs et des clubs œnophiles. Le guide est aussi consultable par le grand public sur www.alsace-du-vin.com.

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