FDSEA et JA du Haut-Rhin
Un partenariat à construire
FDSEA et JA du Haut-Rhin
Vie professionnelle
Publié le 13/03/2021
Président de l’Hyper U de Sierentz, Thierry Boltz connaît bien Patrick Meyer, coprésident des Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin (JA 68). Et pour cause, ce dernier est fournisseur de l’établissement. « Nous faisons pas mal de choses ensemble et cela se passe bien », reconnaît le second à l’adresse du premier qui cherche à promouvoir, depuis son arrivée à Sierentz en 1995, des produits de qualité et locaux. Un monde agricole que connaît également Georges Tischmacher qui possède aujourd’hui deux magasins Hyper U à Colmar et à Marckolsheim. « Originaire de Landser, je suis fils d’agriculteur. J’ai démarré avec ma sœur sur un petit magasin à Habsheim. Depuis, j’ai appris le métier et j’ai participé au développement de nombreux magasins dans la région », souligne celui qui dit immédiatement le fond de sa pensée à ses interlocuteurs. « Vous, agriculteurs, vous n’êtes pas maîtres de votre prix de vente. Vous les jeunes, vous devez insister sur ce point-là. Tant que vous ne prenez pas la main sur votre production, chacun des intermédiaires qui existe dans la filière va continuer à défendre ses intérêts », insiste Georges Tischmacher.
Des prix rémunérateurs, c’est précisément ce que cherchent les agriculteurs. « Pour le lait par exemple, c’est le même prix qu’il y a 30 ans. Or, tout a augmenté dans le coût de production. On demande toujours davantage aux éleveurs. On leur demande des mises aux normes et de participer au bien-être animal. Mais le leur, nos interlocuteurs n’en parlent pas. Concernant ces prix rémunérateurs, que fait le groupe U ? » interroge Jérémy Pflieger, coprésident des JA 68. Il se décide à Paris lui donne-t-on en réponse. Des actions locales sont cependant mises en place sur de nombreux produits agricoles. « Ce qui est en cause, c’est la souveraineté des produits français », reconnaît Thierry Boltz. « Il ne faut pas oublier que, derrière, nous avons souvent des crédits à rembourser. Il faut donc que l’argent rentre », rappelle Nicolas Dieterich, secrétaire général des JA 68.
Pour que chaque maillon de la chaine soit payé au ????? ????, 1L de #lait ? devrait être ?? ??????? ?̀ ?,?? €/?. Ce...
Publiée par Fdsea Du Haut-Rhin sur Jeudi 25 février 2021
« Il y a des filières locales à développer »
Interrogés par Sophie Barleon, directrice adjointe de la FDSEA du Haut-Rhin, sur ce qu’ils recherchent et ce qu’ils demandent, Georges Tischmacher et Thierry Boltz précisent. « Chaque fois qu’on fait du local, ça marche. Les clients y sont sensibles. C’est un créneau porteur. Il y a des filières locales à développer. » Il y aurait donc un marché et des pistes de développement en commun. « Nous demandons de la transparence », tempère toutefois Patrick Meyer. « Pour la viande, il faut se fixer un cadre avec un type de bovin et un prix. Nous, on structure les choses. Mais il faut faire et prendre ce que les clients demandent », insiste Georges Tischmacher. Une réunion constructive qui permet d’en anticiper d’autres et de rechercher une solution et un partenariat gagnant/gagnant.












