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Nicolas Bernard

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Pacte de destination

Faire de l’Alsace une marque-monde touristique

Pratique

Publié le 12/08/2019

Le tourisme est un monde très concurrentiel dans lequel il faut savoir se démarquer. Un postulat qu’a parfaitement intégré la Région Grand Est, consciente que son seul nom n’avait pas la même attractivité qu’une Bretagne, une Normandie ou une Provence. Touristiquement parlant, la force du Grand Est réside dans ses territoires qui, à travers le temps, ont su se faire une renommée autour de leur gastronomie, leurs paysages naturels, leurs sites historiques ou leurs routes des vins. C’est pour cette raison que la collectivité présidée par Jean Rottner a mis en place un système, inédit en France, innovant et partenarial : le Pacte de destination.

 

 

Managé par l’Agence régionale du tourisme (ART) Grand Est, ce pacte vise à mener une opération marketing « inédite » et des opérations de communications et de promotions autour d’un territoire donné, en France et dans le monde. Après la Lorraine et les Ardennes, le Pacte de Destination Alsace a été signé le 29 juillet en présence de l’ensemble des partenaires (voir encadré). Ils s’engagent à joindre leurs forces, leurs expertises et leurs moyens humains et financiers pour conduire des actions stratégiques au service du rayonnement de la destination Alsace.

Trois volets d’actions sont prévus. Le premier concerne la mise en place d’une campagne d’image et de notoriété via un évènementiel sur le premier marché lointain émetteur de visiteurs vers l’Alsace (140 000 nuitées en 2018) : les États-Unis. Elle prendra la forme d’un marché de Noël traditionnel alsacien, du 6 au 22 décembre 2019, en plein cœur du Madison Square Park, à Manhattan. Près d’1,2 million de visiteurs sont attendus, soit un potentiel énorme pour augmenter la part de marché des clientèles américaines. Le deuxième volet de ce pacte se matérialisera plus proche de nous puisqu’il est destiné à la promotion et à la valorisation du « Sud Alsace » en France, Allemagne et Suisse. Enfin, le troisième volet piloté par Alsace Destination Tourisme est une campagne d’influence et de positionnement via une stratégie éditoriale digitale avec notamment la création de contenus à forte valeur ajoutée autour d’expériences « piliers » du territoire, ou encore l’enrichissement de la plateforme www.visit.alsace de contenu « inspirationnel » et « expérientiel » à destination de tous les publics.

Confrérie Saint-Étienne

Une dégustation très mystérieuse

Vigne

Publié le 12/08/2019

La confrérie Saint-Étienne n’est jamais avare d’idée pour faire découvrir les vins d’Alsace, leur potentiel, leur richesse, mais aussi son institution abritée dans son château à Kientzheim. Après avoir réussi à faire de la dégustation des millésimes anciens et les Instants Divins des rendez-vous incontournables et attendus des aficionados du vin d’Alsace, elle a importé cette année une autre de ses grandes traditions dans la salle Riesling du Parc des expositions de Colmar : la dégustation de vins « mystères ». Armés de leurs connaissances viniques, de leur expérience, mais aussi de leur « bonne étoile », la quinzaine de participants a dû déceler le cépage et le millésime de cinq vins Sigilles (produits entre 1970 et la fin des années 1990) issus de l’œnothèque de la confrérie.

« On a un peu corsé l’exercice. Au cours des chapitres, on se limite à un ou deux vins », explique le délégué général de la confrérie Saint-Étienne, Éric Fargeas. Un challenge supplémentaire pour un gros lot qui se mérite : une invitation pour deux personnes à l’un des deux prochains chapitres solennels de la confrérie, repas étoilé ou équivalent à la clé. Dans un premier temps, il fallait réussir à fournir pour chaque vin le diagnostic le plus précis possible ; chaque étape victorieuse étant récompensée par un lot correspondant au vin dégusté. Pour une première édition, cette dégustation de vins « mystères » n’a pas fait le plein comme celles des millésimes anciens. « Mais c’est un début, relativise Éric Fargeas. On apporte une nouveauté en sortant un peu des sentiers battus. Quinze personnes pour une première c’est déjà bien. Et puis, cela nous permet de parler de la confrérie Saint-Étienne et, pourquoi pas, d’attirer de nouvelles personnes au château, et de démystifier le lieu et notre institution. »

ACS Andelfinger - Élevage

Le choix de la souplesse

Technique

Publié le 31/07/2019

Plus que jamais, l’élevage constitue une filière d’avenir pour la concession ACS Andelfinger. Depuis le début de l’année 2019, l’entreprise de Waldighoffen a pris le relais de la SARL Nussbaumer, à Retzwiller, placée en liquidation judiciaire en octobre 2018. Cette entreprise, rachetée par Andelfinger en 2007, était notamment spécialisée dans la vente de matériel destinée à l’élevage. Avec sa disparition, de nombreux éleveurs se sont retrouvés du jour au lendemain sans leur fournisseur habituel, sans compter tous ceux qui bénéficiaient d’un suivi de maintenance pour leur robot de traite. Désireuse d’assurer la continuité du service qui prévalait jusqu’alors, ACS Andelfinger a transféré l’ensemble de la base clients de Nussbaumer pour développer son propre pôle élevage. S’il est opérationnel depuis le début de l’année 2019, il est pour le moment toujours en phase de construction. « Pour le moment, nous sommes encore en phase de recrutement. Nous ne sommes que deux techniciens actuellement. Il nous faudrait encore deux spécialisés en robotique pour assurer un service optimal », explique Jérôme Bourquardez, responsable élevage chez ACS Andelfinger.

Un « aboutissement »

En attendant ces renforts espérés, le pôle élevage d’Andelfinger a pris à sa charge le suivi et la maintenance des trente-six robots de traite déjà installés dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort par Nussbaumer. Des machines issues du catalogue de Delaval, le numéro un mondial en la matière. Une marque qu’Hubert Behra, agriculteur et exploitant de la ferme-auberge du Baerenbach, ne connaissait « pas plus que ça » avant de la voir une en action chez un confrère en Haute-Saône. « Lorsque j’ai vu la conception et le fonctionnement du robot de traite, je me suis rendu compte que c’était la solution adaptée à mes besoins et à la configuration de mon bâtiment d’élevage. » Avant toute chose, il souhaitait retrouver de la souplesse dans son travail. Avec le métier d’éleveur, plus celui de transformateur (fromage, beurre…) et celui de fermier-aubergiste, il doit être sur tous les fronts ; il possède une trentaine de simmentals pour le lait, quelques vaches allaitantes et des porcs pour la viande. Sans compter qu’il ne pouvait pas être avec ses enfants le matin et le soir, avant et après l’école, traite des vaches oblige… Et puis c’était aussi l’aboutissement de la rénovation de l’exploitation entamée en 2006, au moment de son installation. « J’ai fait toutes les mises aux normes, agrandi le stockage et réorganisé l’ensemble du bâtiment. Avec l’accès direct à la prairie, tout était donc réuni pour l’installation d’un robot de traite. » Client de longue date de la concession ACS Andelfinger, il décide de faire appel à elle pour installer ce nouvel outil. « Notre grande force est que nous savons poser des robots dans des bâtiments existants. Dans le cas d’Hubert, on a simplement dû couper un peu de murs et de bardage pour tout faire rentrer », souligne Stéphane Monteillet, commercial en matériel agricole chez Andelfinger.

Un choix « stratégique » pour durer

Le robot de traite est opérationnel depuis le mois de mars dernier. L’agriculteur respire. À 38 ans, il peut enfin économiser son dos qui commençait déjà à le faire souffrir. Surtout, il a retrouvé du temps, tant pour sa famille que pour les autres travaux dans sa ferme. Et de la tranquillité d’esprit grâce à cette machine Delaval. « Ce que j’aime avec cette marque, c’est la présence d’une fosse et le fait qu’on peut suivre les vaches facilement, où qu’elles soient. Je ne voulais pas qu’elles restent à l’étable toute la journée. Là, elles sont dans les pâtures et autonomes pour la traite. Je dirais même qu’elles se sont mieux adaptées que moi à ce robot de traite. On n’a pas changé de lieu. Du coup, c’est une formalité pour elles. »

Néanmoins, Hubert Behra garde toujours un œil attentif sur son troupeau. Auparavant, la traite était le moment idéal pour voir si des vaches étaient en chaleur. Désormais, il doit s’organiser un peu autrement et conserve toujours un minimum de temps pour l’observation. « De toute façon, si on n’est pas bon dans l’observation, il ne faut pas investir dans le robot de traite », prévient-il. Pour lui en tout cas, cet achat était devenu plus que nécessaire s’il voulait assurer la pérennité de son exploitation. « Ici, le lait est la base de tout. On fait du fromage, de la crème, du petit-lait pour les cochons, etc. Si j’enlève ça, ça devient très compliqué, d’autant plus que tout est valorisé en direct. J’estime qu’à un moment donné il faut faire un vrai choix stratégique si on ne veut pas être usé sur le long terme. » Il considère même que seule la robotique sera en mesure de sauver l’élevage laitier dans son ensemble. « Oui, c’est vrai, il faut oser faire confiance à la machine. Mais je pense qu’aujourd’hui, il ne faut plus se poser de question. Je suis passé du pot à traire au robot. Je mesure vraiment l’évolution entre les deux. Et pour rien au monde, je ne reviendrai en arrière. Et même s’il faut plusieurs années pour amortir une telle machine, on gagne de l’autre côté une autre rentabilité : celle du temps. »

Emploi agricole

Du RSA à la réinsertion professionnelle

Vie professionnelle

Publié le 30/07/2019

D’un côté, l’agriculture, un secteur dynamique en quête désespérée de main-d’œuvre. De l’autre, des personnes déconnectées du monde du travail et dont le Revenu de solidarité active (RSA) constitue l’essentiel, parfois le seul, revenu. Entre les deux, le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) qui a placé le retour à l’emploi comme « priorité absolue » sur son territoire. Depuis quelques années, la collectivité présidée par Brigitte Klinkert met en œuvre une série d’actions concrètes et « innovantes » destinées à réinsérer professionnellement les bénéficiaires du RSA, en particulier dans les filières où les besoins en main-d’œuvre sont élevés, l’agriculture et la viticulture en tête de liste.

Des besoins croissants en main-d’œuvre

Dans le cadre de la nouvelle convention signée avec la Chambre d'agriculture Alsace (CAA), le CD 68 a ainsi prévu une subvention totale de 340 000 euros, dont 25 000 euros destinés à l’insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA. Elle a également établi un partenariat avec l’Interprofession des fruits et légumes (Ifla) et Pôle Emploi pour identifier les bénéficiaires du RSA pouvant répondre aux besoins de main-d’œuvre dans cette filière. Depuis le mois de mai, 37 entreprises agricoles, dont 25 affiliées à l’Ifla, ont été auditées afin de recueillir leurs besoins en personnel. À l’heure actuelle, quinze candidatures « sérieuses » ont été identifiées, dont celle de Rindra Rakotosalama, embauché par l’Ifla pour assurer la promotion de la marque « Fruits et Légumes d’Alsace » dans près de 200 points de vente de Wissembourg à Ferrette. Une première expérience dans le monde agricole qui lui plaît beaucoup et dans laquelle il peut mettre en œuvre les compétences apprises dans son école de management et de commerce.

Un « tremplin » vers le CDD

Reste à séduire les Alsaciens actuellement sans emploi qu'ils s’investissent quelques semaines, quelques mois, voire de manière plus pérenne dans l’activité agricole. « Toutes les filières recrutent. Même si c’est vrai que ce ne sont pas toujours des métiers faciles. Mais quand des gens se cherchent, quand ils sont en situation compliquée, le fait de pouvoir repartir de la base, dans la nature, peut leur redonner un nouvel élan. L’agriculture est un métier noble, il faut le faire savoir. Nous sommes prêts à accueillir de nouvelles forces vives prêtes à s’émanciper dans nos travaux », poursuit Denis Nass.

S’émanciper et établir un nouveau départ comme a pu le faire Daniel Bauer, l’un des 187 bénéficiaires du dispositif « RSA Vendanges » créé en 2018 par le CD 68. « Cette expérience m’a bien aidé. Depuis, j’ai réussi à décrocher un CDD dans une grande enseigne de bricolage », se réjouit le jeune homme. Un exemple parmi d’autres qui illustre le côté « gagnant-gagnant » vantée par le CD 68 autour de cette mesure. « Cela a le double avantage d’inciter les allocataires du RSA à trouver un emploi, même de courte durée, et de permettre aux viticulteurs de recruter des saisonniers locaux. Grâce à cette action, un tiers des personnes y ayant participé est sorti du RSA. Fort de ces résultats encourageants, l’opération est reconduite pour les vendanges 2019, et le dispositif sera étendu en 2020 pour la récolte des asperges et des fraises », annonce la présidente du CD 68, Brigitte Klinkert.

Un problème d’image à résoudre

Une annonce forcément bien accueillie par la profession agricole après une saison d’asperges où plusieurs hectares n’ont pu être récoltés faute de main-d’œuvre au grand dam de Michel Busch, directeur de la FDSEA du Haut-Rhin, représentant les employeurs du secteur agricole. « Notre profession souffre d’un problème d’image au sein de la société. Il est temps qu’on sorte des clichés, qu’on se rapproche des territoires pour voir ce qui se fait réellement. Nous devons prendre l’habitude de regarder ce qui se passe chez nous, plutôt que de regarder et reproduire ce qui se fait ailleurs. Nous avons des outils de formation de qualité, et nous avons besoin de compétences dans tous les domaines, il faut le faire savoir. » C’est ce qu’a entrepris le CD 68, en partenariat avec la Région Grand Est et Pôle Emploi, le 11 juillet dernier en organisant une rencontre au CFPPA de Rouffach pour faire connaître aux bénéficiaires du RSA et leurs référents les cursus qui démarrent cet automne. L’enjeu est simple : pouvoir professionnaliser ces personnes sans emploi pour répondre ensuite aux besoins en personnels des filières agricoles et viticoles.

Le Valtra T234D sur le stand Euro Agrar

Un « bijou » de technologie et de design

Technique

Publié le 30/07/2019

Cette année, le stand Euro Agrar à la Foire aux vins de Colmar se met au noir avec le dernier tracteur du constructeur finlandais Valtra : le T234D en version « Black Edition ». Ce tracteur se distingue par une sellerie cuir, une sono high-tech de 160 w, un intérieur en carbone, une cabine suspendue pneumatique, des phares leds, la variation continue, le système de guidage RTK et la technologie SmartTouch primée au Sima de Paris. « Quand nous avons vu ce tracteur dans l’usine finlandaise, nous avons tous été séduits au sein d’Euro Agrar. On s’est alors dit qu’il fallait qu’on en achète un pour le faire découvrir aux agriculteurs alsaciens. À l’heure actuelle, aucun autre constructeur ne sait faire un modèle comme celui-là », explique Maxime Huss, chef des ventes Valtra chez Euro Agrar. Disponible de 150 à 260 chevaux, cette « Black Edition » entièrement customisable peut tout aussi bien convenir à un céréalier qu’à un forestier ou à un éleveur. Rendez-vous sur le stand d’Euro Agrar pour monter à bord et découvrir ce « bijou de technologie et de design ».

Relais 68 Gîtes de France

L’Alsace, une « force » à mettre en avant

Vie professionnelle

Publié le 04/07/2019

Entre l’entité Région Grand Est d’un côté et la concurrence effrénée de Airbnb et consorts, le relais 68 des Gîtes de France croit beaucoup à « l’Alsace » en tant que marque attractive aux yeux des touristes. Sauf que pour le moment, aucune entité alsacienne des Gîtes de France ne semble être au programme se désole le président du relais haut-rhinois, Bernard Fischer. « Nos ADT ont fusionné, mais nous, nous ne sommes pas capables de le faire. Pourtant, si on veut que notre entité continue à exister, la mise en commun est la solution la plus intelligente. » Selon lui, la marque « Grand Est », « c’est une ineptie. L’Alsace, en revanche, reste connue mondialement. Les gens viennent en Alsace pour l’Alsace. Et ce qui fait sa force, c’est son vignoble très fort, sans compter nos montagnes, nos villes et nos villages ». Il regrette que son homologue bas-rhinois n’ait pour l’instant pas « donné suite » à la création d’une entité 100 % alsacienne des Gîtes de France. Cette évolution serait, aux yeux de Bernard Fischer, devenue encore plus indispensable vu le contexte touristique actuel en France. « Nous sommes dans une société ouverte avec des plateformes mondiales très puissantes qui marchent sur nos plates-bandes. Mais cette concurrence, nous ne devons pas la craindre. Nous sommes une niche du tourisme, mais une niche importante. Notre force, c’est le territoire. Et nous devons regrouper tout ce qui apporte une dynamique dans l’hébergement chez l’habitant au sein de nos territoires. »

S’adapter aux réalités d’aujourd’hui

« Depuis toujours, nous portons un message, nous portons notre région, l’Alsace. Nous racontons ce qu’est un Alsacien, comment on vit, quelle est notre histoire. C’est une relation forte que nous tâchons d’entretenir et qui fait notre force. » Exit donc les personnes vénales. Chez Gîtes de France, il y a des « obligations » et des « devoirs ». Ce qui fait d’ailleurs que ce label représente une « sécurité », tant pour les clients que pour les hébergeurs. « De toute façon, ce n’est pas possible de lutter contre Airbnb. Nous ne pouvons pas nager contre le courant. Néanmoins, Airbnb a atteint son plafond. Il arrive un moment où la réalité du terrain l’emporte sur la réalité financière. À nous de nous adapter. » Cela commence par une présence accrue, et désormais indispensable, sur Internet. « Il faut y être et bien y être si nous voulons toucher les clients d’aujourd’hui. C’est pour cela que nous formons tous les adhérents qui le souhaitent à la maîtrise de l’outil informatique, mais aussi à la gestion de leur page Internet. Pour beaucoup d’entre eux, c’est un pas compliqué à franchir. Mais on y arrive. J’ai foi en l’avenir et au développement de l’antenne haut-rhinoise des Gîtes de France. Mais sans effort, on ne peut pas rebondir », conclut Bernard Fischer.

Coopération céréalière franco-allemande

La CAC et la ZG Raiffeisen officialisent leur « union » de commercialisation

Cultures

Publié le 26/06/2019

Jean-Michel Habig, vous avez entériné mercredi 26 juin la création de la première société de commercialisation de céréales commune entre la France et l’Allemagne avec vos homologues de la ZG Raiffeisen. De quoi s’agit-il exactement ?

« C’est une union de commercialisation entre nos deux entités, et juste une union. Il ne s’agit pas d’un rachat ou d’une fusion comme certaines rumeurs le laissaient entendre. Notre objectif est clair : mettre en commun des moyens qui nous permettent d’avoir une importance économique forte, afin de garantir débouchés et rémunérations justes à nos producteurs sur l’ensemble du bassin rhénan. Nous mettons en commun le personnel lié à la vente des céréales. Au total, c’est un million de tonnes de céréales et d’oléagineux qui seront collectés et commercialisés par cette nouvelle société que nous avons appelé E.C.U, comme Europe Crop United que l’on peut traduire par récolte unie Europe. De ce fait, nous créons la première coopérative transfrontalière de commercialisation de céréales d’Europe en étant présent sur la majeure partie du bassin rhénan, de Bâle à Mannheim, à travers treize silos portuaires. »

Pourquoi se lancer dans cette nouvelle aventure aujourd’hui ?

« Pour la CAC, c’est simple, c’est l’un des axes de notre projet stratégique pour les prochaines années. Lors de mon arrivée à la présidence, j’ai fait le tour des metteurs en marché et je leur ai expliqué ma vision pour l’agriculture de demain. Dans les prochaines années, si on veut peser sur les marchés, si on veut permettre aux agriculteurs de garder le sourire, il faudra s’ouvrir et coopérer. Ce n’est pas en travaillant tout seul chacun dans son coin qu’on y arrivera. Il sera important qu’on arrive à travailler ensemble pour être plus efficace et pour ne pas s’épuiser chacun de son côté. »

Pourquoi la ZG Raiffeisen ?

« Nous avons une relation forte avec elle depuis le partenariat que nous avons noué ensemble autour des magasins Trèfle Vert. On apprend beaucoup de nos différences. Cela nous aidera les uns et les autres à progresser tout en respectant les chartes et les méthodes de commercialisation de nos deux entreprises. »

Comment s’est passée la construction de ce projet ?

« Il nous a fallu à peine huit mois pour en arriver là. J’ai la chance d’avoir en face de moi une personne très à l’écoute et constructive à travers Ewald Glaser, le directeur général de la ZG Raiffeisen. Nous avons mis les bouchées doubles pour tenir ce délai. Nous avons déposé notre dossier auprès des autorités de la concurrence française et allemande lors des élections européennes. Nous voulions montrer la volonté que nos coopératives souhaitaient mettre en œuvre. Nous avons eu le bon écho. Je voudrais d’ailleurs remercier les mondes agricole, politique et économique pour leur soutien, les équipes dirigeantes françaises et allemandes pour la mise en place du projet, et enfin le conseil d’administration et nos associés coopérateurs pour leur courage et leur prise de décision. »

Comment a été perçue la création de cette union avec la ZG Raiffeisen parmi les salariés de la CAC ?

« Globalement très bien. Certaines personnes n’ont pas compris tout de suite, et pensaient qu’il s’agissait d’un rachat ou d’une fusion, alors que c’est vraiment et juste une union. Ensuite, le fait que cette union soit régie par un conseil de surveillance avec un actionnariat à cinquante pourcents de chaque côté a aussi beaucoup rassuré les gens. Après, il y a une vraie attente de projets et de créations parmi les salariés de la CAC. Cette union va dans ce sens-là. »

Vous parlez d’un conseil de surveillance. Comment fonctionnera-t-il ? Et plus globalement, comment va fonctionner cette nouvelle structure au quotidien ?

« Le conseil de surveillance est composé de dix personnes, cinq de la CAC, cinq de la ZG Raiffeisen. Nous avons opté pour un nombre pair afin de s’assurer que chaque décision qui soit prise le soit à une très grande majorité. La présidence sera tournante, comme à la Chambre d'agriculture d’Alsace. C’est Ewald Glaser qui débutera, le président de la CAC prendra le relais dans deux ans. Au quotidien, c’est une équipe de moins de dix personnes, composée de salariés de nos deux entreprises, qui assurera le fonctionnement pratique de cette union. Le siège sera basé à Strasbourg, à proximité du Rhin. Un choix logique et symbolique en tant que capitale européenne. Le début de l’activité démarrera courant juillet afin d’être opérationnel pour la collecte et la commercialisation du blé. »

Cette union a-t-elle un impact pour les agriculteurs adhérents de la CAC ?

« Aucun. La récolte restera toujours enregistrée indépendamment par chacune de nos coopératives. Il n’y aura aucun changement dans le traitement opérationnel. »

Comment voyez-vous l’évolution de cette union dans les prochaines années ?

« J’espère une chose : que de nouveaux acteurs, qu’ils soient alsaciens ou allemands nous rejoignent. Nous n’avons pas conçu cette société juste pour nos coopératives, mais bien à l’échelle du bassin rhénan. Ce n’est pas un club fermé. C’est inscrit dans les statuts et les règlements : si d’autres actionnaires ou d’autres personnes souhaitent nous rejoindre, elles le peuvent. En tout cas, c’est ce qu’on espère. Cette société a été faite pour tout le monde car, je le répète, il n’y a qu’à travers des partenariats intelligents et constructifs que nous pourrons assurer l’avenir de nos filières et de nos exploitations agricoles. »

MSA d’Alsace

« L’amortisseur social » des campagnes

Vie professionnelle

Publié le 22/06/2019

Cinq années, beaucoup d’aventures, de projets et de partenariats. Depuis 2014, la MSA d’Alsace a œuvré sur tous les fronts pour jouer pleinement son rôle « d’amortisseur social » auprès de ses adhérents. Au début du mandat, la nouvelle équipe dirigée par David Herrscher s’était fixé cinq grands défis à relever : « prendre le virage du numérique » que ce soit dans la communication que dans la formation auprès des adhérents, « préserver le bien-être et la santé des adhérents » avec notamment beaucoup de prévention sur les risques des travaux forestiers et la maladie de Lyme, « accompagner les familles », « accompagner les professionnels » et « se fédérer autour d’un projet commun ». Pour atteindre ces objectifs, la MSA d’Alsace a souhaité établir le maximum de partenariats pour apporter des réponses concrètes à l’ensemble des professionnels et au monde rural.

La reconnaissance des OPA alsaciennes

Si « tout n’a pas pu être fait », regrette David Herrscher, les motifs de satisfactions sont tout de même très nombreux. À quelques mois des élections des nouveaux délégués MSA, ce dernier a souhaité faire un tour d’horizon de tout ce qui avait été entrepris par le conseil d’administration, les élus et les salariés de l’organisme de protection sociale agricole. Il a tout d’abord mis un point d’honneur à souligner ce qui fait l’ADN de la MSA : son modèle démocratique. Que ce soit au sein du conseil d’administration et ses trois collèges, qu’au sein de la « base » composée de délégués qui essaiment le territoire alsacien. « On nous envie beaucoup ce côté démocratique. C’est un modèle d’avenir qui a du sens, car il est empreint de beaucoup d’humanité. » Un modèle qui est également reconnu au sein de la profession agricole puisque la MSA d’Alsace peut se targuer aujourd’hui de faire partie des OPA alsaciennes. « Cela n’a pas toujours été le cas, je tiens à le rappeler. Cela prouve que notre organisme est capable de mettre du liant entre les uns et les autres », se félicite David Herrscher.

Il est vrai que depuis le début du mandat actuel, en 2014, les élus de la MSA ont rencontré l’ensemble de leurs partenaires à travers la création de la commission « filières » : tous les syndicats agricoles, les coopératives, les négociants, toutes les filières, la DDT… À chaque fois, une même ambition : soutenir du mieux possible les agriculteurs et viticulteurs dans les difficultés qu’ils ont à surmonter. Une aide évidemment bienvenue quand on voit l’actualité des filières : des prix toujours pas suffisamment rémunérateurs pour les éleveurs malgré la hausse du prix du lait, la dégradation des cours du vrac qui fragilisent de nombreuses structures viticoles ou encore la filière betteravière mise à mal par l’effondrement des cours du sucre. « Il y a le site d’Erstein et ses 250 salariés avec autant de familles derrière. On doit tout faire pour eux. Il faut garder le cap pour réussir à sortir renforcé de la crise actuelle. »

Du « répit » pour les familles

Quelle que soit la difficulté rencontrée, la famille reste, en théorie, une base essentielle pour l’équilibre psychologique de l’exploitant. Encore faut-il pouvoir en profiter réellement. Quand les problèmes s’accumulent, les dettes s’amoncellent et l’angoisse du lendemain survient, prendre le temps de juste profiter de ses proches est très souvent relégué au second plan. C’est pour cette raison que la MSA d’Alsace a mis en place depuis deux ans « l’aide au répit » pour permettre aux agriculteurs et à leurs familles de prendre du recul, de décrocher du quotidien, et de prendre un peu de vacances. « Tout ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Nous semons depuis deux ans et ça paie. Des bûcherons, des éleveurs et des salariés ont pris du temps pour eux. Il faut continuer dans cette voie », est convaincu David Herrscher. Bref, continuer à agir et « réagir » comme la cellule du même nom pilotée par la Chambre d’agriculture Alsace, dont la MSA est l’un des partenaires. « C’est une chance d’avoir pu mettre tout le monde autour de la table. Je tiens d’ailleurs à remercier la Région Grand Est pour son soutien financier. »

Faire vivre la ruralité

Dans cette volonté d’apporter des réponses « claires » au monde agricole, la MSA d’Alsace a aussi mis en place depuis quatre ans une réunion annuelle regroupant tous les centres de gestion et de comptabilité du monde agricole. Une journée pendant laquelle sont abordés de nombreux sujets comme le Tesa, la DSN, les services en ligne et bien d’autres. Ce « travailler ensemble », la MSA d’Alsace l’a concrétisé également à travers la mutualisation des services avec les MSA de Lorraine et de Sud Champagne. « Cela nous a permis d’optimiser nos moyens. De ce fait, nous maintenons nos onze bureaux décentralisés ouverts. C’est un signe fort de notre attachement à nos territoires quels qu’ils soient. N’oublions pas que nous sommes le régime social du dernier kilomètre, de la ruralité. Nous devons donc être partout, sur les territoires. L’offre de service est essentielle pour le développement et la pérennisation de notre institution. Mais les choses ne vont pas assez vite. C’est pour ça que depuis le mois de janvier, nous allons à la rencontre de chaque commune d’Alsace pour présenter ce que nous faisons. À chaque fois, nous entendons la même réponse : on ne savait pas que vous faisiez tout ça. Alors nous continuons à tracer notre sillon. C’est un objectif ambitieux mais réalisable », estime David Herrscher.

Chambre d'agriculture d’Alsace

« Nous avons du pain sur la planche »

Vie professionnelle

Publié le 20/06/2019

Trois réunions de bureau, un séminaire des élus, une quinzaine de réunions de commissions et une feuille de route pour les six prochaines années. Depuis leur installation au mois de mars, les nouveaux élus de la Chambre d'agriculture Alsace (CAA) n’ont pas chômé. Trois mois « intenses » nécessaires pour définir les priorités stratégiques de la mandature.

Regarder l’avenir avec « réalisme » et « confiance »

Pour la CAA, les grands enjeux de demain s’articulent autour de trois axes stratégiques portés par ses trois commissions transversales : la performance des entreprises, des filières et le renouvellement des générations ; la transition énergétique, la préservation des ressources et l’accompagnement des territoires ; et la reconnaissance du rôle de l’agriculteur dans la société en lui redonnant la fierté du travail quotidien.

Si tous les chantiers qui se profilent sont conséquents, celui lié à la communication sera peut-être encore plus dur à mener. Chaque jour, la profession agricole voit circuler avec un désarroi dans les médias généralistes des informations anxiogènes sur ce qu’elle produit, et comment elle le produit. OGM, mal-être animal, rapport fracassant sur les pesticides, perte de biodiversité, santé des consommateurs… « L’agribashing a la côte. Il fait le buzz sur les réseaux sociaux et génère de l’audience à la télé. Le bonheur n’est même plus dans le pré, puisque les vaches qui broutent de l’herbe et les poules bios qui picorent à l’extérieur produisent, paraît-il, du lait et de la viande contaminés aux polluants rejetés par nos usines et nos incinérateurs. Nous pouvons comprendre que certains ressentent de la nostalgie par rapport à l’image bucolique de l’agriculture d’antan. Mais n’oublions pas que nos grands-parents travaillaient beaucoup, étaient très fatigués le soir, ne prenaient pas de vacances et n’arrivaient pas tous à l’âge de la retraite, bien maigre par ailleurs. Alors, arrêtons les caricatures et trouvons de vraies solutions aux problèmes », appelle de ses vœux Denis Ramspacher.

Rester attentif à l’évolution de la Pac

L’avenir de l’agriculture alsacienne - et française - reste conditionné à l’évolution de la Politique agricole commune (Pac). Après des élections européennes marquées par la montée des votes nationalistes et écologistes, la profession agricole tâche dès maintenant de se positionner. « L’urgence climatique qui sous-tend le vote écologiste constitue indéniablement la priorité, notamment parmi les jeunes générations. Dans nos métiers, nous pouvons constater année après année les effets de ces dérèglements et excès climatiques. Nous devons y faire face en gérant mieux l’eau, en adaptant nos systèmes de production et nos mécanismes assurantiels. Nous avons aussi une belle carte à jouer dans la production d’énergies renouvelables et le stockage du carbone dans le sol », poursuit le président de la CAA avant de mettre en garde contre « certaines dérives idéologiques » et des « recettes simplistes » qui pourraient déboucher du verdissement probable de la future Pac.

Plus que jamais, Denis Ramspacher est persuadé que l’agriculture française a besoin de « plus d’Europe » et de « mieux d’Europe ». Dans les faits, cela voudrait dire moins de normes et de complexité, davantage de convergence fiscale, sociale, environnementale, dans un marché unique mieux régulé et protégé de la mondialisation ultralibérale.

Soutenir toutes les filières

Reste le bio et les circuits courts, présentés ici et là comme la solution « universelle » pour améliorer le revenu des agriculteurs. Séduisantes sur le papier, ces solutions doivent être développées par un certain « pragmatisme », avance Denis Ramspacher. « Produire trop de bio va détruire le marché du bio et appauvrir les producteurs. N’imaginons pas un seul instant que les consommateurs vont tous accepter de consacrer 20 à 30 % de plus à leur budget alimentaire, ou tous devenir vegan. Oui, nous devons développer le bio, mais en fonction des marchés et de la demande. Nous sommes à 10 % aujourd’hui. Passons à 15, peut-être à 20 % dans cinq ans. Mais gardons la valeur ajoutée de nos filières d’excellence pour les agriculteurs et ne tombons pas dans l’idéologie. Idem pour la vente en circuits courts qui est une excellente solution à la condition que tout le monde ne s’y mette pas en même temps, au risque de générer une concurrence terrible entre les producteurs. Nous aurons donc besoin, comme hier, de toutes nos filières, longues et courtes. »

Être acteur de la transition écologique

Si la compétitivité de la ferme France ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement, ce n’est pas le cas de la transition écologique. Un sujet dans lequel est « pleinement engagée » la profession agricole alsacienne depuis des années, comme tient à le faire remarquer le président de la CAA : « Nous travaillons de façon déterminée pour préserver nos ressources, notamment l’eau, pour améliorer nos pratiques, pour répondre aux attentes sociétales, et pour produire des énergies renouvelables. Et nous sommes prêts à accélérer et amplifier nos actions. » Preuve en est, la signature lundi après-midi de la convention « Ermes » qui engage l’ensemble du monde agricole à améliorer la qualité de l’eau dans 19 captages dégradés. Mais aussi le dynamisme qui entoure la filière des énergies renouvelables avec pas moins de 25 projets de méthanisation en cours et un intérêt manifeste des agriculteurs pour le solaire photovoltaïque.

Campagne de communication des vins d’Alsace

Les « personnalités » mises en lumière

Vigne

Publié le 16/06/2019

Le vin, c’est d’abord une histoire humaine. Derrière les ceps de vigne, la taille, le désherbage, la vendange, la vinification, la mise en bouteille et la commercialisation, ce sont avant tout des femmes et des hommes qui travaillent sans relâche vers un objectif commun : sublimer ce que leurs terroirs leur offrent pour apporter au consommateur une expérience gustative et olfactive de premier choix. C’est avec cette approche que le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) entend redynamiser la communication autour d’une production alsacienne qui en a bien besoin.

Cette nouvelle stratégie, présentée en grande pompe le 16 mai dernier, s’est matérialisée la semaine dernière à travers un shooting photo et vidéo organisée à l’Atelier « Chez Elles », à Soultzmatt. L’idée est simple : à travers des affiches et petits clips vidéos, diffusés dans un premier temps en Alsace et dans le Grand Est (et sur les réseaux sociaux), montrer les visages de celles et ceux qui se sont démarqués récemment au concours des vins de Colmar et au concours des Grands vins blancs du monde de Strasbourg. D’un côté, les dix « coups de cœur » du jury du concours de Colmar, de l’autre, les six lauréats alsaciens sur les dix vins primés dans la capitale alsacienne.

Être fier et rester humble

Pour chacun d’entre eux (caves coopératives, négoces, vignerons indépendants), le même mot d’ordre devant l’objectif : faire ressortir en un cliché et quelques mots la personnalité qui caractérise chaque producteur, chaque domaine, et chaque vin qui lui est associé. Pour certains, c’est la « passion », pour d’autres c’est le « lien », la « simplicité », la « gourmandise », le « dynamisme », la « précision » ou « l’authenticité ». Chacun sa vision de lui-même et de son produit. « Il n’y a pas de règle. Au Civa, on crée le cadre. Ensuite, on s’efface. Ce n’est pas à nous de dire qui ils sont. Eux le savent très bien mais n’ont pas l’habitude de le dire. Là, on les incite enfin à sortir de l’ombre pour aller dans la lumière. Il est temps de rendre justice à tout le travail qu’ils font », explique Philippe Bouvet, directeur marketing du Civa.

« Nous avons de nombreux atouts et des vins d’exception »

Quelques instants après s’être fait « flashé » Sébastien Huber, vigneron au domaine Huber Bléger de Saint-Hippolyte, confirme les propos de Philippe Bouvet. Si son cousin Franck Bléger et lui sont présents aujourd’hui, c’est pour le très convoité prix Vinofed obtenu lors du concours des Grands vins blancs du monde de Strasbourg. « C’est vrai, cette visibilité qui nous tombe dessus, on ne sait pas tout à fait comment la prendre. Moi, je suis habitué à travailler dans les vignes. Alors, se retrouver sur des affiches, c’est un peu déconcertant et stressant. Mais en même temps, si cela peut favoriser la vente des vins d’Alsace, nous sommes preneurs. Il était temps de redorer l’image de nos produits, de redonner leurs lettres de noblesse à nos grands vins blancs. Et ce qui fait la force de notre région, ce sont les personnalités et les histoires qui sont derrière chaque domaine et chaque vin. Nous pouvons être fiers de ça et, à titre personnel, nous sommes fiers de faire perdurer cette culture tout en apportant cette modernisation de la communication qui était devenue indispensable. »

Charline Fuchs est, elle, coopératrice à la cave Bestheim. Pour elle, c’est une « chance » et un « vrai plaisir » d’avoir été sélectionnée par la cave pour cette séance photo-vidéo. Même si l’exercice est un peu « déstabilisant » au début, elle n’a pas de mal à se prêter au jeu. « J’aime bien le changement et le mouvement, et je pense que cette campagne est un bon coup de pouce pour les vins d’Alsace. Pour ma part, cela permet de rappeler qu’on peut associer le fait de travailler dans les vignes avec le fait d’être féminine. »

C’est ensuite Deborah Ruffing, œnologue chez Wolfberger, qui prend le relais sur le tabouret installé par la photographe. Son truc : rester naturelle et faire abstraction au fait de poser. Le sourire vient tout seul. Il faut dire que la jeune femme est particulièrement motivée, mais aussi honorée, à l’idée de représenter la Maison Wolfberger et l’ensemble des personnes qui ont travaillé pour la bouteille de crémant qu’elle tient dans ses mains. « Je pense qu’il est grand temps que tout le monde sache ce qu’on sait faire, qu’on a de nombreux atouts et des vins d’exception. Pour Wolfberger, cela se résume en un mot : l’engagement. L’engagement de chaque femme et homme travaillant à produire des vins et des crémants qui apportent du plaisir aux consommateurs. »

Les vidéos