Comptes de l'agriculture : rebond du « PIB agricole » attendu en 2025
À l’occasion de la réunion de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) le 16 décembre, l’Insee a publié ses chiffres prévisionnels provisoires pour l’année 2025, marquée par une amélioration des récoltes, une flambée des prix des productions animales, sur fond de problèmes sanitaires en élevage bovin. L’Insee s'attend ainsi à un net redressement de 8,1 % (en euros courants) de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs), après des baisses de 11,7 % en 2024 et de 4,8 % en 2023. Rapportée à l’actif, l’augmentation est un peu plus forte (8,7 %).
Porc : Pékin impose des droits antidumping définitifs sur les importations de l’UE
Le ministère chinois du Commerce a publié le 16 décembre sa décision finale concernant son enquête antidumping sur les importations de porc et de sous-produits porcins de l'UE. Après le cognac et bientôt les produits laitiers, Pékin va imposer, à compter du 17 décembre et pour une période de cinq ans, des droits antidumping sur les importations porcines en provenance du Vieux continent allant de 4,9 à 19,8 % en fonction des entreprises. La Chine imposait déjà des sanctions provisoires depuis le 10 septembre. Celles-ci prenaient la forme d’un dépôt de garantie avec un taux pouvant aller de 15,6 % à 32,7 % en fonction de la coopération des entreprises avec les services chinois dans le cadre de l’enquête.
Bovins/DNC : le ministère envisage un élargissement de la vaccination au Tarn et à l’Hérault
Lors de son déplacement en Occitanie le 15 décembre, Annie Genevard a « ouvert le dialogue pour un ajustement de la délimitation de la zone vaccinale » contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le même jour. D’après le document, « les représentants des professionnels se sont engagés à transmettre à la ministre une demande d’extension de ce cordon sanitaire vaccinal à deux autres départements, le Tarn et l'Hérault ». Au-delà de vaccination habituelle dans les zones réglementées (50 km autour des foyers), Annie Genevard a lancé le 15 décembre une campagne préventive plus large dans les départements pyrénéens*, en raison de la « dégradation soudaine de la situation sanitaire ». C'est cette campagne qui est en passe d'être élargie.
* Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers
UE-Mercosur : des éclaircissements sur le calendrier
Alors que le Parlement européen doit voter le 16 décembre sur le renforcement de la clause de sauvegarde agricole dans le cadre de l’accord commercial UE-Mercosur, la présidence danoise du Conseil de l’UE pourrait accélérer le calendrier en cas d'issue positive. Une réunion de négociation en trilogue pourrait alors être organisée dès le lendemain, le 17 décembre, avec une adoption du compromis potentiel par les ambassadeurs des États membres (Coreper II) le soir-même. Un accord provisoire entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE ouvrirait la voie à un possible feu vert des États membres sur l'accord commercial en lui-même lors d’une autre réunion du Coreper II, le 19 décembre. Juste à temps pour qu’Ursula von der Leyen puisse se rendre au Brésil pour signer le texte, même si la perspective d'une minorité de blocage au Conseil de l'UE n'est pas encore tout à fait exclue, comme l'analyse dans une note récente le chercheur irlandais Alan Matthews.
PLF 2026 : le budget de l’État adopté au Sénat, CMP prévue vendredi 19 décembre
Les sénateurs ont voté, le 15 décembre, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, dans une version nettement remaniée par la majorité sénatoriale (alliance droite-centristes). Après la partie « recettes » le 4 décembre, c’est la partie « dépenses », puis l’ensemble du texte qui ont été adoptés par 187 voix contre 109. L'Assemblée nationale n'ayant pas pu s'accorder sur ce texte, la copie des sénateurs sera la base des discussions en commission mixte paritaire (CMP). Selon l’AFP, la CMP doit réunir le 19 décembre sept députés et sept sénateurs chargés de trouver un accord. S'ils n'y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier, et voter d'ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’État.
Bovins/DNC : avant une visite en Haute-Garonne, Genevard montre des signes d’ouverture
Interrogée sur France 2 le 15 décembre, la ministre de l’Agriculture a assuré que « le dialogue est ouvert avec la profession », notamment sur l’abattage total des lots de bovins en cas d’infection par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Alors que les syndicats ariégeois proposent un « protocole expérimental », Annie Genevard a estimé que « les éleveurs ont fait des propositions sérieuses, réfléchies ». Et d’ajouter : « Nous allons écouter, regarder, concerter, nous allons rencontrer absolument tout le monde cette semaine ». La ministre se rendra en Haute-Garonne dans l’après-midi pour y lancer la campagne de vaccination. Dans un message envoyé à la presse après l’interview, le cabinet d’Annie Genevard a souligné que, pour l’heure, « le protocole sanitaire a fait ses preuves, il ne change pas », et que l’objectif reste « l’éradication » de la malade en appliquant « les protocoles scientifiques qui marchent ».
Climat : la SNBC 3 affine l’objectif sur les engrais, rien sur la consommation de viande
Le ministère de la Transition écologique a présenté, ce vendredi 12 décembre, le troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3). Ce texte reprend « à quelques ajustements techniques près » les objectifs pour 2030 présentés l’an dernier, et il « les étend jusqu’en 2050 », a détaillé le cabinet de Monique Barbut lors d’un brief à la presse. Concernant l’agriculture, l’objectif de réduction de consommation d’engrais minéraux azotés est « de 30 % en 2030 » et « de 50 % en 2050 ». Sans surprise, vu la récente suspension de la Snanc, la SNBC ne contient pas d’objectif chiffré sur la baisse de consommation de viande. « La SNBC est une stratégie climat, ce n’est pas un texte prescriptif sur les habitudes alimentaires des Français », a indiqué le ministère. Le texte entre désormais en phase de consultations.
Influenza aviaire : un premier cas dans les Landes, dans un élevage de dindes
Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé dans un élevage de dindes et de poulets à Herm, au nord de Dax, a annoncé la préfecture des Landes dans un communiqué le 12 décembre. C’est le premier cas dans ce département pour la campagne 2025-2026, démarrée le 1er août. La recherche de virus a été menée « après le constat d’un mortalité importante des animaux de cette exploitation ». Les 6 000 dindes et les 10 500 poulets présents devaient être abattus le jour-même. Conformément à la procédure habituelle, les autorités ont mis en place une zone réglementée de 10 km autour du foyer, où les mouvements et mises en place de volailles sont interdits.
Bovins/DNC : le ministère décrète la vaccination préventive dans les Pyrénées
En raison de la « dégradation soudaine de la situation sanitaire », le ministère de l’Agriculture a décidé de mettre en place une vaccination préventive obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), via un arrêté paru au Journal officiel le 12 décembre. La vaccination était déjà obligatoire dans les zones réglementées autour des foyers en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées et dans les Pyrénées-Orientales. Le reste des départements pyrénéens (Aude, Haute-Garonne, Gers, Landes et Pyrénées-Atlantiques) bascule en zone vaccinale. La vaccination y sera « intégralement prise en charge par l’État », indique le ministère dans un communiqué le 12 décembre. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont instauré « l’interdiction de toute sortie de bovin de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir ».
Bovins/DNC : en Ariège, les éleveurs foyers acceptent l’abattage, encore des tensions
Les éleveurs du Gaec de Mouriscou, aux Bordes-sur-Arize (Ariège), ont finalement accepté l’abattage de leurs 208 bovins, parmi lesquels avait été détecté un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé la préfecture dans un communiqué le 11 décembre. Depuis la matinée du 10 décembre, plusieurs centaines d’agriculteurs (CR et Conf’ notamment) s’étaient rassemblés sur place afin de tenter empêcher l’abattage sanitaire. Après intervention des forces de l’ordre, « un expert et un vétérinaire se sont rendus sur l'élevage », rapporte France 3 Occitanie. L’abattage devait avoir lieu « dès que possible », a indiqué le préfet lors d’une conférence de presse en fin d’après-midi. Malgré l’appel du représentant de l’État à quitter les lieux, « un noyau de manifestants » était toujours sur place en début de soirée, occasionnant des tensions avec la gendarmerie, selon France 3.
Agenda de la semaine agricole du 15 décembre 2025
Lundi 15 décembre
Les sénateurs poursuivent l'examen du PLF 2026 en seconde lecture (dépenses)
Procès du collectif Bretagne contre les fermes-usines, à Lorient
Restitution de l’expérimentation de chèque alimentaire en Seine-Saint-Denis
Mardi 16 décembre
La Commission européenne présente son paquet omnibus de simplification sur les pesticides et la sécurité alimentaire
La Commission européenne présente ses propositions de simplification du règlement bio
La Commission européenne présente son plan sur la santé cardiovasculaire
La Commission européenne présente le premier volet de sa loi sur les biotechnologies
Le Parlement européen examine la clause de sauvegarde agricole de l'accord UE-Mercosur
Réunion du Groupe national captages
Réunion de la commission des Comptes de l'agriculture
Conférence de presse de la Noriap (coopérative)
Conférence de presse APBO/Bel (lait)
Forum Drosophila suzukii de l’Inrae à Lyon, jusqu’au 17
Rencontre technique CTIFL « Protection bio en légumes sous abris en région méditerranéenne », à Balandran (Gard)
Visioconférence de Vegepolys sur l'« autonomie énergétique des exploitations agricoles »
Mercredi 17 décembre
Convention InVivo (union de coopératives)
Rapport parlementaire sur les contrôles des produits importés
Monique Barbut (MTES) auditionnée par les députés de la Commission développement durable
Conférence de presse du Sia’Pro (observatoire des tendances de l'innovation)
Journée d’étude du Conservatoire du littoral sur inventorier la biodiversité
Visioconférence de Vegepolys sur la « stratégie carbone et changement climatique pour les vins de Loire »
Jeudi 18 décembre
Le Sénat discute en plénière la PPL riverains (première lecture)
Manifestations des organisations agricoles en marge du Sommet européen
Visioconférence de Vegepolys « fruits et légumes frais et changement climatique »
Engrais : Bruxelles apporte quelques ajustements au MACF
La Commission européenne a adopté le 10 décembre trois règlements d’exécution (ici, là et là) qui seront publiés sous peu, adaptant certains éléments du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) qui doit entrer en vigueur le 1er janvier afin notamment de limiter l’augmentation des prix des engrais. Bruxelles a corrigé les valeurs de référence et valeurs par défaut pour ces produits. Mais, pour les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) qui plaident depuis des semaines pour un report de l’entrée en vigueur du MACF « force est de constater que cela ne résoudra pas le problème ». Le Copa-Cogeca prévient qu’un élément clé du calcul du MACF « demeure inachevé : le certificat carbone », ce qui empêche les mélangeurs et importateurs d’engrais de passer de nouvelles commandes « étant donné que le prix du CO₂ peut fluctuer considérablement sur trois mois ».
Climat : une prospective inédite sur la rentabilité des exploitations françaises à 2050
Dans une étude diffusée le 11 décembre, le Crédit agricole, Invivo, Sofiproteol et Unigrains ont modélisé, avec McKinsey, ce que pourrait devenir la rentabilité des exploitations françaises conventionnelles à horizon 2050, selon trois scénarios (voir les résultats détaillés dans Agra presse). Dans un scénario dit «d’adaptation retardée» (+2,3°C), les rentabilités (EBE) par hectare chutent si les pratiques n’évoluent pas, de 5 à 72% selon les types de fermes. Les grandes cultures irriguées du Sud et celles du Grand Est seraient très touchées. La dynamique est différent à l'échelle de l'exploitation, dont la taille va grandir : seuls quatre systèmes sur neuf voient leur EBE reculer. Les trois archétypes liés à l’élevage (bovin viande, lait et polyculture) progressent même, grâce à l’agrandissement qui bénéficie aux cultures de vente.
Bovins/DNC : la maladie atteint l’Ariège et les Hautes-Pyrénées, nouvelles mobilisations
Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé en Ariège, le premier dans ce département, a annoncé la préfecture le 9 décembre, d’après Ici (ex-France Bleu). Il se situe à Les-Bordes-sur-Arize, dans le nord du département (à une cinquantaine de kilomètres au sud de Toulouse), non loin des Pyrénées-Orientales, où 20 cas sont déjà dénombrés. Il s’agit du 109e foyer depuis l’arrivée de la maladie en France fin juin. Selon la presse locale, plusieurs dizaines d’agriculteurs (50 selon l’AFP, 200 selon les manifestants) se sont rassemblés sur l’exploitation, à l’appel de la Coordination rurale, afin de tenter d’empêcher l’abattage des 200 bovins présents. De leur côté, les forces de l’ordre sont « massivement déployées », rapporte La Dépêche (article payant).
Betteraves : Genevard valide des dérogations pour deux produits de lutte contre les pucerons
Lors de l’assemblée générale de la CGB (betteraviers, FNSEA) qui s’est tenue à Paris le 9 décembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé l’octroi de dérogations pour deux produits de traitement contre les pucerons, vecteurs de la jaunisse, utilisés en cultures betteravières : le Movento, et l’Insior, ce dernier étant un produit de biocontrôle. « Les éléments scientifiques connus ne font pas obstacle à de futures dérogations de 120 jours pour les produits Movento et Agriodor (entreprise ayant développé l’Insior, commercialisé par Syngenta, NDLR) », a-t-elle déclaré, précisant avoir validé le principe de ces dérogations le soir du 8 décembre.
Normes sanitaires : Bruxelles annonce un renforcement des contrôles aux frontières
Le commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, a annoncé, le 9 décembre à l’issue d’un dialogue avec les parties prenantes, le renforcement des contrôles aux frontières de l'UE et dans les pays tiers en particulier en ce qui concerne les résidus de pesticides. Bruxelles s’engage notamment à augmenter de 33% les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50% le nombre d'audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années et à renforcer la surveillance des produits et des pays non conformes, avec une augmentation de la fréquence des contrôles si nécessaire. Au moins 10 personnes vont être recrutées dans les principaux ports de l’UE. Si cette charge reposera majoritairement sur les épaules des Etats membres, la Commission européenne promet de prendre part à l’effort, sans toutefois donner de chiffres. Afin d’assurer une mise en œuvre efficace de ces engagements, une task force dédiée prendra ses fonctions début 2026.
Financement : Genevard propose de créer un « fonds souverain agricole »
À l'occasion du lancement des « Conférences de la souveraineté alimentaire » le 8 décembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a proposé de créer un « fonds souverain agricole ». Ce fonds pourrait « permettre aux épargnants qui aiment les agriculteurs de choisir d’investir dans leur alimentation », d'« inciter les acteurs de l’aval et de la distribution, l’État lui-même, à contribuer aux financements des investissements de leurs fournisseurs pour sécuriser leurs approvisionnements ». Interrogé par Agra Presse, son cabinet indique que ces travaux partent de zéro : pas de lien avec le fonds de garantie de 2 Md€ porté par Marc Fesneau dans le cadre de la loi d'orientation agricole. La proposition fait écho à celle portée par Laurent Duplomb en 2024, de créer un « livret Agri », et à celle de Jean-Baptiste Moreau en 2018 de créer un fonds public-privé de 600 M€ pour la « transition agroécologique », toutes deux restées sans suite.
Engrais : Hansen espère abaisser le surcout du MACF à un niveau de 40 à 50 €/t (syndicat)
À l'occasion du congrès de l'association spécialisée Légumes de France, à Arras le 5 décembre, le président de la FNSEA a rendu compte de son entretien, en début de semaine, avec le Commissaire européen à l'agriculture, portant notamment sur l'effet du MACF (ajustement carbone aux frontières) sur les importations d'engrais, qui doit être mis en œuvre au 1er janvier. Christophe Hansen lui aurait confié qu'il espérait atténuer le surcoût du MACF, à un niveau de 40 à 50 €/t, en mettant en place des mesures compensatoires. La piste explorée serait celle d'une baisse des taxes sur les importations d'engrais en provenance du continent américain. Selon les calculs de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA), cette taxe représenterait un surplus de 120 €/t pour les solutions azotée (soit une augmentation d'un tiers) et de 144 €/t pour l'urée (idem).
Déforestation : les négociateurs des Vingt-sept et du Parlement valident le report d’un an
Les représentants du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont trouvé un accord, le 4 décembre, sur la simplification du règlement pour lutter contre la déforestation, ouvrant la voie à une validation de son report avant la fin 2025. Les deux institutions doivent encore formellement adopter cet accord dans les prochains jours. Le Parlement et le Conseil avaient une position très proche sur ce dossier, à savoir reporter d’un an (jusqu’au 30 décembre 2026) l’entrée en vigueur de la législation, contrairement à la révision ciblée proposée par la Commission en octobre. Principale évolution : l’ajout d’une clause de revoyure au 30 avril 2026, à l’occasion de laquelle l’exécutif sera appelé à simplifier le dispositif avant même sa mise en œuvre.
Crédit agricole : l’éleveur savoyard Éric Vial élu président de la FNCA
Le bureau fédéral de la FNCA (Fédération nationale du Crédit agricole) a élu Éric Vial comme président, apprend-on dans un communiqué le 4 décembre. Il était vice-président de la FNCA depuis 2024 (organe « politique » du Crédit agricole, où siègent les fédérations locales) et administrateur de Crédit Agricole SA (entité cotée) depuis 2022. Éleveur laitier en Savoie, M. Vial « a été élu président du Crédit agricole des Savoie en 2018 », rappelle la fédération. Né en 1968, il a notamment été « président fondateur de la Coopérative des éleveurs de Savoie » (services aux éleveurs). À la tête de la FNCA, M. Vial succède à Dominique Lefèbvre, qui avait annoncé en septembre qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat. En tant que président de la FNCA, Éric Vial devient aussi président de la SAS Rue La Boétie, holding actionnaire majoritaire de Crédit agricole SA.












