Electro Concept Énergie - Photovoltaïque
Des appels d’offres intéressants mais exigeants
Electro Concept Énergie - Photovoltaïque
Publié le 09/09/2017
Avec les derniers appels d’offres pour des centrales photovoltaïques de plus de 100 kWc, des nouvelles opportunités existent pour les propriétaires de surfaces allant jusqu’à 3 000 m2. Encore faut-il bien préparer son dossier en amont, tant d’un point de vue administratif, technique que financier.
Ça continue de bouger dans la filière photovoltaïque. Depuis le début de l’année, le marché s’est ouvert pour les centrales de plus de 100 kWc destinées à l’injection réseau. « Concrètement, un agriculteur qui dispose d’une surface de 3 000 m2 peut mettre en place une centrale de 500 kWc avec un chiffre d’affaires potentiel de 50 000 à 60 000 euros par an », résume Pascal Tran, le directeur commercial d’Electro Concept Énergie (ECE). Pour bénéficier de cette nouvelle opportunité, il faut répondre aux conditions des appels d’offres qui se termineront à la fin de l’année 2019. Neuf périodes (à raison de trois périodes par an) de quinze jours ont été établies jusqu’à cette échéance pour déposer son dossier. Pour chaque période, 75 MW sont allouées sur tout le territoire national. Pour espérer voir son projet retenu par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), il faut que son dossier obtienne les meilleures notes possible sur deux critères : le bilan carbone des panneaux, et le prix d’achat proposé. « De période en période, le tarif d’achat est tiré vers le bas », avertit Pascal Tran. Du coup, la personne intéressée par un tel projet ne doit pas traîner. D’autant plus qu’il s’agit d’une « démarche assez longue » prévient le directeur technique d’ECE, Philippe Soret. « Il ne s’agit pas d’envoyer une lettre pour faire part de sa candidature. Avant toute chose, il faut déjà s’assurer d’avoir une surface adaptée sur un bâtiment en bon état. Ensuite, il faut avoir une bonne discussion avec son banquier pour s’assurer de la disponibilité des crédits. Enfin, il faut avoir dans les mains un permis de construire validé, faisant mention du projet photovoltaïque. Tout cela est peut-être un peu lourd, mais c’est surtout indispensable et payant pour nous. Lors de la première période d’appels d’offres, ECE a déposé quatre projets (trois agriculteurs et un supermarché) qui ont tous été retenus par la Commission régionale de l’énergie », énonce le directeur technique d’ECE. Il faut ajouter également qu’à partir de la prochaine période d’appel d’offres prévue au mois d’octobre, les installateurs qui s’occuperont des demandes et/ou réaliseront les projets, devront être certifiés Iso 9001 (qualité) et Iso 14 0001 (environnement). Ce sera le cas d’Electro Concept Énergie. Une prime à l’installation pour l’autoconsommation Autre évolution de ces derniers mois, la publication d’un arrêté le 9 mai dernier. Cet arrêté relatif aux installations de 0 à 100 kWc fixe les tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque en revente totale, et instaure une prime à l’investissement pour les installations en autoconsommation avec revente de surplus. Désormais, le kWh en surplus est racheté à 10 cts pour les installations inférieures ou égales à 9kWc et 6 cts pour les installations jusqu’à 100kWc. La prime à l’investissement (payée par EDF sur cinq années) est fixée à 400 euros/kWc pour une installation inférieure à 3 kWc, 300 euros pour une installation entre 3 et 9 kWc, 200 euros pour une installation entre 9 et 36 kWc, et 100 euros pour une installation entre 36 et 100 kWc. En parallèle, l’obligation d’intégration au bâti a été supprimée. Désormais, on peut poser les panneaux sur une couverture existante ou sur un toit plat, ce qui a pour effet mécanique de faire baisser le coût de l’installation. La durée du contrat pour une vente au surplus reste fixée à vingt ans. Derrière cette énième évolution du marché photovoltaïque français, il y a la volonté du gouvernement de développer l’autoconsommation avec la vente de surplus. « Et vu que les tarifs d’installation sont quasiment toujours les mêmes qu’il y a dix mois, la rentabilité est toujours au rendez-vous », fait remarquer Pascal Tran. « En revanche, il est toujours possible de revendre en totalité sa production et de bénéficier de primes d’intégration pour les petites installations : 20,40 cts/kWh pour les installations de 3 à 9 kWc, et 23,20 cts/kWh pour les installations de 0 à 3 kWc », 12,08 cts/kWh pour les installations de 9 à 36 kWc et 11,50 cts/kWh de 36 à 100 kWc, indique Philippe Soret.












