Fleurs

Douceurs sauvages : la quête de sens

En 2009, Christophe Thévenot se lance dans la fabrication artisanale de produits alimentaires à base de fleurs sauvages. Lui-même consommateur en système AMAP, l’idée s’impose à lui en discutant avec des gens du réseau et alors même qu’il travaille encore en parallèle. Ancien chef d’entreprise, il puise dans son expérience professionnelle tout en souhaitant radicalement changer de modèle, retrouver du sens…

L'horti d'Evan : le pari de la reprise

Au mois d’avril 2021, Evan Drexler rachetait officiellement l’horticulture Rucklin de Durmenach qui devenait ainsi L’horti d’Evan. Alors que petit il sillonnait les travées avec ses grands-parents à la recherche de plants de légumes, il ne pouvait s’imaginer un jour à la tête de cette entreprise considérée comme une institution locale. Et pourtant, en 2019, le hasard l’a conduit à revenir s’installer dans son village natal…

Publié le 14/02/2019

Les horticulteurs et pépiniéristes alsaciens se sont réunis à l’occasion de leur assemblée générale pour tirer le bilan mitigé de l’année écoulée. Cette rencontre a aussi été l’occasion de débattre de la place du fleurissement dans les communes alsaciennes et de celle de la filière dans la politique agricole de la région.

L’assemblée générale de la Fédération alsacienne des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP Alsace) et de l’Union des pépiniéristes et horticulteurs d’Alsace (Uphoral) a eu lieu le 7 février à Kintzheim, en présence de Paul-André Keller, président de l’Uphoral, des membres du conseil d’administration de l’organisation, de Jean-Michel Baumann de la FRSEA et des représentants d’Alsace Destination Tourisme, de la MSA, de la Caisse accidents agricole et des CFA du Bas-Rhin. Revenant sur l’actualité de l’année écoulée, le président Paul-André Keller a rappelé une petite phrase d’Emmanuel Macron : « De l’emploi, moi, je vous en trouve… À condition de faire fi de vos rêves de fleurs. Il suffit de traverser la rue. » Quelques mots qui ont fait couler beaucoup d’encre mais qui ont aussi mis à la Une des journaux l’histoire d’un jeune horticulteur face aux difficultés du marché de l’emploi. « La filière horticole a toutes les raisons d’être satisfaite car l’on n’a jamais autant parlé de notre métier que dans la semaine qui a suivi ce fameux 16 septembre. » Pour Paul-André Keller, cet épisode a permis de mettre en lumière une problématique sociétale plus prégnante encore. Selon lui, « un travail en profondeur sur le déficit d’image dont peuvent souffrir certains métiers ainsi qu’une meilleure vision de l’alternance et de la voie de l’apprentissage restent une nécessité absolue ». Faisant écho au projet du gouvernement pour l’enseignement professionnel, il a conclu qu’il reste à « espérer que nos entreprises puissent trouver demain les salariés qualifiés compétents et motivés en adéquation avec leur recherche. L’espérance est à notre portée. Osons aussi la cultiver car nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. » En 2018, la filière a essuyé un changement important et des turbulences qui auront des répercussions pour l’année à venir. En mars, Flhoréal a ratifié la fusion absorption avec Est horticole, l’association régionale d’Astredhor pour le Grand Est. Un congé maternité a cependant fragilisé la dynamique lancée depuis 2015 et la création de la marque Fleurs et plantes d’Alsace. « La filière s’est retrouvée sans animation, ni suivi technique le restant de l’année », a précisé Paul-André Keller. Finalement, Marie Baelen, une nouvelle ingénieure en horticulture, spécialisée dans le domaine de la production végétale durable, a été recrutée par Est horticole pour pallier la situation. Côté chiffres, le bilan financier positif a été approuvé. L’organisation tire un bilan mitigé, constatant au niveau national la cessation d’activité de près de 50 % des entreprises en 10 ans, une baisse également du nombre de salariés à temps plein et des difficultés de recrutement, notamment des saisonniers. L’année 2018 se résume ainsi : « Une activité dense, prenante, parfois compliquée dans des conditions précaires, liées notamment à l’absence du chargé de mission ». Le président a cependant tenu à saluer le temps et l’investissement de chacun « tout au long de l’année, pour la cause horticole et pour défendre les intérêts de la filière ». Paul-André Keller a enfin souligné l’incertitude qu’amène l’actualité électorale agricole en cette rentrée 2019. Quels liens seront tissés avec la nouvelle Chambre fraîchement élue ? Quelle place pour l’horticulture ? « Le fleurissement, l’ADN de nos professions » Vincent Debes, président délégué d’Alsace Destination Tourisme (ADT), était invité pour échanger avec les professionnels présents autour du thème du fleurissement des villes. « J’ai découvert l’horticulture adolescent, en travaillant l’été dans les serres de l’Orangerie à Strasbourg. J’en ai gardé une admiration pour votre profession », a-t-il raconté. Il a souligné l’importance des labels et du fleurissement pour le tourisme dans la région. Vincent Debes a ensuite demandé que « le prix correct pour les producteurs agricoles soit une réalité aussi dans l’horticulture » ; et il s’est engagé à communiquer sur ce point auprès de tous les maires d’Alsace, en tant que président de l’Association des maires et des présidents d’intercommunalités du Bas-Rhin. « Il faut trouver les moyens pour favoriser la production locale, comme pour les cantines. » Il a conclu en appelant les horticulteurs à profiter du passage du Tour de France et du centième anniversaire du Maillot jaune pour proposer des fleurissements en écho avec cet événement sportif, le plus visionné au monde.

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