Fruits et légumes

Choucrouterie Claude à Chavannes-sur-l’Étang

Une année correcte pour le chou à choucroute

Publié le 11/10/2017

Après deux années difficiles en raison d’une météo défavorable, la saison 2017 du chou à choucroute est correcte. Depuis mi-juillet, la choucrouterie Claude à Chavannes-sur-l’Étang produit 25 tonnes de chou par jour, mais également 4 à 5 tonnes de navets.

2015 et 2016 n’ont pas été des années favorables à la production de chou à choucroute. La faute à la canicule et aux excès d’eau. Fort heureusement, 2017 permet un retour à la normale. « La saison a démarré le 17 juillet. Il faisait chaud au mois de juin. Nous avons immédiatement irrigué les choux. Cela nous a permis d’avoir une bonne récolte sur les précoces jusqu’au 15 août. Pour l’heure, l’année est normale. Les rendements sont corrects. Il y a suffisamment de matière première. Nous n’avons plus besoin d’acheter de chou aux Pays-Bas. Des achats qui ont pesé depuis deux ans sur la trésorerie », explique Pascal Claude, responsable de la choucrouterie éponyme à Chavannes-sur-l’Étang. L’entreprise produit une dizaine de variétés de choux. Elle travaille en culture raisonnée, mais a été contrainte d’effectuer des traitements pour faire face à la pression forte d’insectes - teigne, altise ou encore puceron - durant la période chaude. Pendant tout l’été, la récolte s’est déroulée tôt le matin. « Nous le faisons pour ramener un produit très frais. À partir du mois de septembre, nous récoltons toute la journée car il fait moins chaud. Ensuite, le chou est stocké une quinzaine de jours en cuve, trois semaines en septembre, et quatre semaines actuellement. On a déjà beaucoup coupé, près de la moitié de la récolte totale. Je pense que nous allons terminer la saison vers le début du mois de décembre », ajoute Pascal Claude. Diversifier les produits Les ventes se font ensuite directement au magasin de vente de la choucrouterie, le Cabas du Terroir, dans les grandes et moyennes surfaces, les boucheries, les lieux de restaurations, sur toute l’Alsace, mais également en Suisse et en Franche-Comté. « Nous faisons le constat d’une baisse de la consommation de chou à choucroute depuis quelques années en France. Du coup, nous diversifions nos produits en proposant du chou dans des tartes, des salades, des plats préparés et faits maisons. Il faut trouver de nouvelles idées pour attirer les consommateurs. Pour y parvenir, nous avons investi il y a deux ans dans un nouvel atelier de fabrication. Et nous avons comme projet de moderniser le matériel de conditionnement », précise Pascal Claude. Une quinzaine de personnes sont présentes sur le site de la choucrouterie en pleine saison, y compris le personnel qui fait les livraisons. Outre les 25 tonnes journalières de chou travaillées, l’entreprise a débuté il y a quelques semaines la récolte de la production du navet à raison de 4 à 5 tonnes par jour. Un produit de diversification apprécié et qui a trouvé ses consommateurs.

Publié le 30/09/2017

Du 22 au 24 septembre, une quarantaine d’animations gourmandes en Alsace ont marqué la fête de la gastronomie et sa thématique nationale « Au cœur du produit », déclinée notamment sur le Foodtour, un inédit de cette troisième édition régionale.

Initiatrice de la déclinaison régionale de la fête nationale de la gastronomie, Alsace Destination Tourisme (ADT), en collaboration avec les chefs restaurateurs et la Chambre d'agriculture d’Alsace, a offert au public un programme dense, festif et très gourmand pour sa troisième édition, du 22 au 24 septembre. Restaurateurs et producteurs, des collaborations pérennes Parmi les différentes animations, le Foodtour Alsace « Du champ à l’assiette » a été inauguré le 22 septembre à l’Îlot de la Meinau à Strasbourg. « Sans bons produits, pas d’excellence dans l’assiette », a lancé le chef Jacques Eber, rappelant que 32 de ses homologues se mobilisent pour cette fête, en proposant jusqu’au 1er octobre un menu terroir, illustré par l’affiche d’un selfie réalisé avec des producteurs. Cette coopération « met en avant leur savoir-faire ». « Ce Foodtour est l’occasion de découvrir ce territoire exceptionnel, ses productions agricoles diversifiées et sa convivialité », a ajouté Vincent Debès, président délégué d’ADT, saluant la présence de Marie-Thérèse Fischer-Phung, représentante nationale du commissariat général de la fête de gastronomie. Paul Schiellein, représentant la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), est revenu sur « ce partenariat gagnant-gagnant » avec les restaurateurs. Les producteurs ont « tout intérêt à vendre leurs produits aux restaurateurs qui vont les mettre en valeur » et pour les chefs, utiliser des produits locaux est un plus. Cette collaboration est « pérenne tout au long de l’année », a-t-il souligné. Quatre salariés s’occupent des circuits courts à la CAA. « C’est le rôle de la Chambre d'agriculture d’accompagner ces productions agricoles périurbaines », à l’image de cette exploitation agricole à la Meinau, gérée par Geoffrey Andna. Créée en 2014 avec deux associés, elle compte 6 144 m2 de serres sur 11 hectares au total et décline une quarantaine de productions. Les produits sont vendus en direct et via un réseau de restaurateurs, qui représentent 50 % de l’activité. L’Îlot a produit « 1 tonne de tomates par jour en pleine saison », a précisé Geoffrey Andna, en invitant les participants à la visite de l’exploitation. Du chou au confit de choucroute Après avoir souligné « la richesse que nous avons tous sous les pieds », Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité, a rappelé que la marque Savourez l’Alsace Produit du terroir est gage de qualité. Les participants ont ensuite été accueillis par Sébastien Muller, à la choucrouterie Le Pic à Meistratzheim pour découvrir ce « légume ancestral » aux multiples qualités dont l’Alsace produit 75 % du volume. Cinquième génération à la tête de cette entreprise familiale, Sébastien Muller a rappelé qu’elle exploite 70 hectares de choux à choucroute, qui sont lavés, coupés et transformés sur place, après « une fermentation naturelle qui peut durer 15 jours à deux mois », pour une production de 4 000 à 5 000 tonnes de choucroute par an. L’entreprise propose une gamme de choucroute bio et les participants à ce Foodtour ont pu apprécier sa dernière création, le confit de choucroute qui se marie parfaitement au foie gras. Sébastien Muller a précisé que le jus de choucroute sert à la méthanisation, et les feuilles vertes sont épandues. La choucrouterie Le Pic, qui aura un site internet en janvier, accueille le public tous les jours, une communication importante « pour éviter les amalgames et se défaire de l’image lourde de la choucroute garnie ». Président de l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace, Sébastien Muller œuvre avec Alsace Qualité et sa directrice, Bénédicte Dubois, pour l’obtention de l’IGP choucroute d’Alsace, une demande toujours en cours depuis vingt ans. « Longueur, finesse, blancheur », les critères sont précis pour l’obtention de ce label européen. Aquaponie et vins du terroir Ce Foodtour s’est poursuivi par la découverte de la start-up myFood à Gertwiller, une serre connectée pour une culture aquaponique verticale. Partis de l’idée d’autoalimentation, trois passionnés, venus de la finance et de l’informatique entre autres, ont installé un bassin avec des poissons, qui alimente des plantes, ces dernières filtrant l’eau du bassin, dans un système d’économie circulaire. Quelques panneaux solaires sur le toit de la serre permettent la production d’énergie pour obtenir « une parfaite autarcie alimentaire au niveau des légumes », précise Julien Wosnitza, l’un des créateurs. La consommation d’eau est fortement diminuée, car il y a moins d’évaporation, ajoute son associé, Matthieu Urban. Leur objectif est « d’apporter l’alimentation chez tout un chacun, en réunissant la permaculture, la bioponie et l’aquaponie ». Avec seulement une heure de maintenance par semaine, ils ont déjà installé 50 serres en Europe et seront présents au prochain Salon international de l’agriculture. Ils ont également un projet au Vaisseau à Strasbourg. Les participants du Foodtour ont ensuite été accueillis au domaine Hering à Barr. Jean-Daniel Hering, cinquième génération de vignerons, et son épouse, Fabienne, leur ont présenté succinctement le domaine, totalement en bio, dont les vignes du grand cru Kirchberg qui s’étendent au pied de leur domaine. Les vins, issus de ce grand cru, « un lieu unique », sont en « lien direct avec le terroir » et font « la singularité du domaine, plus que les cépages riesling ou pinot gris entre autres, qui peuvent être plantés partout », a souligné Jean-Daniel Hering. Les participants ont dégusté trois vins avec les recettes du chef Christian Boulard, du château d’Andlau, dont un pinot gris grand cru Kirchberg de Barr 2013, prouvant les qualités de garde des vins blancs, et un gewurztraminer 2008 sur une soupe de carotte froide au cumin. Après un passage à Saint-Pierre pour apprécier les fromages de la ferme Haag et les bières de la brasserie, le Foodtour s’est terminé dans le Haut-Rhin, avec un cook show à six mains harmonisé par les chefs étoilés Nasti, Binz et Jaegle, et retransmis sur écran géant. Puis Jérôme Jaegle, une étoile au Michelin, a accueilli les participants dans son restaurant L’Alchémille à Kaysersberg-Vignoble pour une pause dînatoire qui leur a permis de déguster des bouchées en direct du potager. Pour finir, petite escale au musée des eaux-de-vie à Lapoutroie pour déguster des mignardises de Christine Ferber, accompagnées d’eaux-de-vie. Un tour surprenant, au cœur des produits de la gastronomie alsacienne et des hommes qui la font vivre, apprécier et… fêter !

Saveurs et soleil d’automne à Sélestat

Plein les mirettes !

Publié le 29/09/2017

Seize ans déjà que les producteurs de fruits et légumes alsaciens nous régalent d’un grandiose spectacle. Le week-end dernier à Sélestat, ils ont interprété une véritable symphonie de couleurs et de saveurs en hommage aux fruits de la terre.

Dès l’entrée sur le parking, une agréable surprise attend les visiteurs. Le chemin piétonnier qui mène aux Tanzmatten serpente entre des jardins ouvriers regorgeant de trésors : piments, tomates, poireaux, choux, courges, potirons, etc. Une sympathique mise en jambes ! Une fois passés la caisse et le service de sécurité, tous les sens sont en éveil. Les parterres de légumes invitent à la gourmandise, les décorations spectaculaires en mettent plein les yeux… On se promène dans les allées du salon comme dans un jardin extraordinaire. Extraordinaire, il l’est, avec sa pyramide de légumes d’automne, ses immenses dinosaures… Le public ne boude pas son plaisir ! Il découvre avec délice les animations organisées durant les trois jours, stands de dégustation et de découverte, cours de cuisine, démonstrations de sculptures de légumes. Les enfants aussi sont gâtés, avec des spectacles et des ateliers spécialement conçus pour eux. Les organisateurs ont profité de cet événement culturel pour sensibiliser le public à la biodiversité, au développement de la production locale, à l’équilibre alimentaire à travers des conférences et des démonstrations culinaires orchestrées par des chefs cuisiniers hors pair. Et pour la première fois de son histoire, le salon a accueilli les épreuves qualificatives du concours du Meilleur ouvrier de France, dans la catégorie primeur. L’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, association unique en son genre en France, a montré une fois de plus qu’elle savait rassembler tous les acteurs de la filière pour nous concocter un show éblouissant !

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