Fruits et légumes

Contrat de partenariat entre Carrefour et l’exploitation maraîchère ID3A

Des volumes et des prix garantis

Publié le 12/07/2017

Le 5 juillet, l’enseigne de grande distribution Carrefour et l’exploitation maraîchère de Balgau ID3A-Fraîcheur d’Alsace ont signé un contrat de partenariat assurant l’approvisionnement en salades de plus de 500 magasins du Grand Est. De quoi garantir des volumes et des prix pour les deux parties.

« S’engager sur des volumes et des prix, c’est une première. » Le président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) s’enthousiasme pour le contrat de partenariat signé le 5 juillet entre l’enseigne de grande distribution Carrefour et l’exploitation maraîchère ID3A-Fraîcheur d’Alsace située à Balgau. Valable jusqu’à la fin de l’année 2017, ce contrat engage les deux partenaires sur un volume de commande de production de 900 000 salades (350 000 batavias blondes, 150 000 feuilles de chêne rouges, 220 000 feuilles de chêne blondes, et 150 000 laitues) ainsi que des prix « objectifs » garantis. De quoi sécuriser 15 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise gérée par Claude Keller. « De notre côté, on s’engage chaque semaine à livrer les volumes prévus. Cela nous permet d’optimiser notre taux de récolte et ainsi améliorer notre coût de revient », témoigne l’exploitant. Cela fait trois ans que sa société est partenaire de l’enseigne Carrefour. Progressivement, une relation de confiance s’est établie entre les parties, toutes deux présentes au conseil d’administration de l’Ifla. « C’est cette relation de confiance qui nous amène ici », souligne Fabrice Grandjean, responsable achats Pool Est fruits et légumes chez Carrefour. « Cela prouve qu’on peut aussi vivre avec la grande distribution et, de ce fait, toute l’importance de l’interprofession », complète Claude Keller. Concrètement, ID3A-Fraîcheur d’Alsace livre tous les matins le volume de salade demandé. La production est ensuite acheminée à la centrale de distribution de Lunéville. À partir de là, ce sont plus de 500 magasins de la région Grand Est qui sont approvisionnés dans les heures qui suivent. « Nous sommes ainsi en mesure de garantir le volume, mais aussi la fraîcheur et la proximité du produit. Cela répond à la demande croissante des consommateurs pour des produits locaux », explique Fabrice Grandjean. Ce contrat de partenariat s’inscrit dans la politique soutenue par la Région Grand Est en matière d’agriculture et de consommation. Outre les enjeux environnementaux, il y a un enjeu économique fort ; les entreprises agricoles étant de grandes pourvoyeuses de main-d’œuvre. ID3A-Fraîcheur d’Alsace s’appuie par exemple sur 48 salariés à temps plein tout au long de l’année, et plus de 70 dans les périodes plus intensives.

Journée des chefs

La gastronomie à la cantine

Publié le 25/06/2017

L’Alsacienne de restauration et le pensionnat Sainte-Marie de Ribeauvillé ont organisé leur traditionnelle Journée des chefs le 9 juin. L’occasion de faire découvrir aux élèves un repas un peu plus gastronomique qu’à l’accoutumée, le tout cuisiné avec des produits locaux et de saison.

Le 9 juin, les élèves du pensionnat Sainte-Marie de Ribeauvillé ont eu droit à quelques étoiles lors de leur repas de midi. Comme il est de tradition depuis plusieurs années, l’établissement et l’Alsacienne de restauration - qui fournit les repas - ont souhaité offrir aux élèves un repas un peu plus gastronomique qu’à l’accoutumée. Cette année, ce sont les chefs du restaurant du Casino Barrière de Ribeauvillé, Alexandre Bouchain et David Meyer, qui ont relevé le challenge. Au menu : escalope de volaille d’Alsace façon tex-mex et sa brochette du soleil, verrine de salade de fruits revisitée avec quelques légumes, et buffet de crudités plaisirs gourmands réalisé le chef de cuisine du pensionnat, Jean-Yves Gadet. « L’idée est de faire preuve d’un peu de créativité pour amener les enfants à manger plus de légumes. » Un credo que Jean-Yves Gadet applique au quotidien depuis son arrivée dans l’établissement en 2014. Et ça marche. En trois ans, la consommation de légumes a doublé, faisant le régal des 260 élèves qui fréquentent la cantine le midi (120 le soir). « Je peux faire des cakes aux carottes et des salades mélangeant fruits et légumes », explique-t-il. Le tout réalisé en très grande majorité avec des produits locaux. « C’est inscrit dans notre ADN », commente Vincent Vu Cong, directeur de restaurant à l’Alsacienne de restauration. Présente dans de nombreuses entreprises et collectivités, la société de restauration gère aujourd’hui 17 des 33 établissements scolaires privés d’Alsace. « Tous les jours, nous servons des produits frais, légumes ou viandes dans les cantines que nous gérons. On y mange davantage au rythme des saisons », continue Vincent Vu Cong. Au pensionnat Sainte-Marie, les élèves ont aussi droit à du fromage à la coupe deux à trois fois par semaine. Le munster, la tomme ou le bleu ont notamment la cote. Toute la charcuterie est issue d’animaux élevés et transformés en Alsace, tandis que la volaille vient de chez Bruno Siebert, à Ergersheim. « On veut casser cette image de la cantine où la nourriture n’est pas bonne. Même avec un budget limité, on prouve qu’on peut faire de très bonnes choses. Tout dépend de la volonté du chef », témoigne Jean-Yves Gadet. Ce dernier n’hésite à mettre des légumes dans des salades de fruits ou à créer des tartes tatin aux navets. Au début, les enfants essaient par curiosité. Ensuite, ils en redemandent. Un retour forcément motivant pour le chef de cuisine. « Certains enfants ne connaissent pas certains fruits et légumes. Ça me touche. Alors j’essaie de faire ce qu’il faut pour qu’ils y prennent goût. Et les résultats sont là : les enfants sont heureux d’aller à la cantine. »

Salon interprofessionnel des fruits et légumes d’Alsace à Sélestat

Le commerce dans la convivialité

Publié le 24/06/2017

Le deuxième salon interprofessionnel du commerce des fruits et légumes d’Alsace s’est tenu mardi 13 juin à Sélestat. L’occasion d’échanger et de se rencontrer dans un cadre convivial pour tous les acteurs du commerce de la région.

Producteurs, grandes et moyennes surfaces (GMS), grossistes, restauration hors domicile (RHD), ils étaient tous présents. L’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) a mis à leur disposition un espace privilégié de dialogue, les Tanzmatten à Sélestat. L’idée est simple : faire se rencontrer tous les professionnels l’espace d’une journée, sans ordre du jour précis. « La journée est axée sur le commerce et la convivialité. Les professionnels exposent leur production. Les GMS, grossistes et autres interlocuteurs échangent avec eux. Le format est le même que l’année passée, car cela avait bien marché. Une trentaine de producteurs sont là. Ils viennent de toute la région. Cette année, il y a une belle présence du bio. Les onze enseignes de la distribution sont également présentes. Ce sont même elles qui ont demandé d’institutionnaliser cet événement lors du dernier conseil d’administration de l’interprofession », souligne Yannick Wir, animateur de l’Ifla. C’est donc dans ce contexte que s’est déroulée cette journée où les échanges ont été nombreux dans une situation économique toujours compliquée. Les gelées du mois d’avril laissent encore des traces avec des productions en baisse. L’impact est évident. Échanges et partage Producteur d’ails, d’échalotes ou encore d’oignons, Arnaud Metzger, professionnel à Stattmatten dans le Bas-Rhin, se félicite de l’organisation de cette journée. « Il faut y être présent pour être vu. Je cherche à me développer. Or, tout au long de l’année, ces échanges se font le plus souvent par téléphone. C’est bien plus difficile d’accéder à certains magasins ou lieux de vente et d’achat. Ici, les contacts sont directs. L’année passée, j’étais déjà présent. Il y a eu des retombées les jours qui ont suivi, des marchés qui se sont concrétisés. Aujourd’hui, les premiers contacts sont également positifs », constate avec satisfaction le jeune professionnel. L’état d’esprit est le même pour Gilles Dumont, directeur de Cora Houssen, et son responsable produits frais, Sébastien Vaxelaire. « Cora fait déjà travailler les producteurs locaux. Du moment qu’il y a une production locale ou régionale, nous la vendons. Mais, le consommateur cherche certains fruits et légumes tout au long de l’année. C’est là, que certains produits viennent alors d’ailleurs. Mais, je me répète, tant qu’il y a une production alsacienne, nous la valorisons. Cette manifestation est une très bonne initiative. Nous rencontrons les producteurs qui, le reste de l’année, sont plus ou moins éloignés de nous. Ce salon est un excellent moment d’échanges et de partage », affirme Gilles Dumont. Un peu plus loin, Claude Keller, qui gère l’entreprise légumière ID3A à Balgau, multiplie lui aussi les échanges directs. « C’est d’autant plus important cette année après le gel du mois d’avril. Ces événements climatiques font partie de notre métier. Mais, nous devons communiquer avec nos interlocuteurs pour leur parler production et qualité. Ce salon est un endroit idéal, car toute la chaîne de production est présente. » Un salon unique dans tout le Grand Est comme partout en France, comme le précisent Pierre Lammert et Fabien Digel, respectivement président et directeur de l’Ifla. Pierre Lammert était d’ailleurs ravi de recevoir Pascale Gaillot, conseillère régionale et présidente de la commission agriculture et forêt du Grand Est, ainsi que Patrick Bastian, vice-président de cette même commission. « Je viens pour découvrir cette manifestation, son originalité, ce savoir-faire, et pour rencontrer l’ensemble des professionnels. Ce type d’action est soutenu par la Région », rappelle Pascale Gaillot. Dans l’après-midi, après un déjeuner pris en commun, les échanges commerciaux se sont poursuivis. Un salon de proximité réussi.

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