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machinisme/agroéquipement

Groupe Haag. Démo Tour John Deere

Les moiss-bat' font le show

Publié le 19/10/2017

Le jeudi 12 octobre, le groupe Haag a invité ses clients au John Deere Démo Tour Batteuse 2017 organisé dans une parcelle située entre Neuf-Brisach et Obersaasheim. L’occasion de découvrir la toute nouvelle série S700 ainsi que la très polyvalente T550i.

La moissonneuse-batteuse S780, issue de la série S700, est présentée comme le nouveau modèle haut de gamme de la marque américaine. Évolution naturelle de la série S600 lancée en 2012, la série 700 bénéficie des dernières avancées technologiques en matière de récolte automatisée avec le dispositif de réglage interactif de nouvelle génération, l’ICA 2. Celui-ci modifie automatiquement les réglages (vitesse d’avancement, qualité de la perte de grains, propreté de la trémie) afin de maintenir le rendement souhaité à un niveau constant. Selon une étude menée par l’Université de Göttingen (Allemagne), ce dispositif ICA 2 améliore de 20 % en moyenne l’utilisation des capacités de la moissonneuse-batteuse. L’autre innovation remarquable est le nouveau mono-levier CommandPRO qui comprend jusqu’à sept boutons programmables afin de personnaliser les boutons les plus utiles. Ce mono-levier est similaire à ceux des nouveaux tracteurs de John Deere, les 6230R et 6250R. À côté de ce dernier, on trouve la nouvelle console GSD 4600, « intuitive comme une tablette tactile », note Laurent Bourgeois, inspecteur commercial Grand Est chez John Deere. À noter la présence d’une pesée embarquée de la trémie. « L’utilisateur sait ainsi quel est le poids de maïs en temps réel », poursuit-il. Par sa conception mécanique simplifiée, la série S700 facilite grandement son entretien. Le tout en garantissant une qualité optimale du grain récolté avec un débit important pouvant s’élever à 120 tonnes par heure pour une configuration huit rangs. « Et on peut encore faire plus en montant à dix ou douze rangs », précise Laurent Bourgeois. À côté de ce nouveau fleuron du catalogue moissonneuse-batteuse de John Deere, la T550i a également de nombreux atouts à faire valoir. « C’est un concept un peu différent. Cette machine se destine plutôt aux agriculteurs qui font aussi de la paille. C’est une moissonneuse-batteuse plus polyvalente que sa grande sœur, tout en affichant d’excellentes performances. »

René Trompeter, chevalier du Mérite agricole

Le forgeron a bien forgé

Publié le 12/10/2017

Le 6 octobre, René Trompeter a reçu le mérite agricole cinquante ans après avoir fait de l’entreprise familiale de maréchal-ferrant une société de vente de matériel agricole unanimement reconnue en Alsace pour la qualité de son service.

« Partout où je vais, on me parle de l’entreprise Trompeter. » L’anecdote, glissée par le maire d’Artzenheim Claude Gebhard, fait sourire. Dans quelques minutes, l’édile de la commune va remettre à René Trompeter les insignes de chevalier de l’ordre du mérite agricole, cinquante ans après que ce dernier a révolutionné l’entreprise familiale créée au XIXe siècle. Les cinq générations avant lui s’étaient dévouées corps et âme à l’activité de maréchal-ferrant. Lorsqu’il s’installe dans la forge familiale en 1967, René Trompeter sent le vent tourner : « La mécanisation de l’agriculture étant en plein essor. J’ai commencé à transformer les outils traînés par les chevaux pour les adapter aux tracteurs. » Avec son brevet de compagnon de forgeron en poche, le jeune entrepreneur disposait des compétences nécessaires pour entamer cette « révolution » des établissements Trompeter. La suite se construit progressivement, pragmatiquement et toujours très sérieusement. Pour développer son entreprise, René Trompeter se fixe un credo essentiel : être toujours à l’écoute du monde agricole. Il construit alors des remorques à quatre roues, des vibroculteurs, un outil de travail du sol, et se diversifie en faisant aussi de la serrurerie et du sanitaire, de l’installation d’étables et de machines à traire, et de la revente d’une marque de charpente métallique. Toujours à l’affût des bons coups, René Trompeter observe et anticipe le marché autour de lui, faisant de la diversité un élément fondamental de l’ADN de l’entreprise. C’est grâce à cet état d’esprit de veille et d’ouverture qu’il accompagne l’évolution des agriculteurs alsaciens vers la culture maïsicole. Il se lance alors dans le pneumatique pour en devenir le leader en Alsace. Aujourd’hui, la SARL Trompeter et Fils écoule environ 1 300 pneumatiques par an. « C’est ce qui nous a permis de maintenir le chiffre d’affaires », souligne-t-il avec du recul. Pendant toute cette aventure, René Trompeter a pu s’appuyer sur le soutien sans faille de son épouse « toujours là dans les moments difficiles ». « Nous sommes vraiment reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait », complète son fils Pascal. Avec son frère Yannick, ils assurent aujourd’hui la continuité de l’héritage que leur a laissé leur père. « C’est certainement le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire », explique Pascal Trompeter. Mais René Trompeter n’est jamais très loin. À 70 ans, il demeure un retraité très actif. L’entreprise familiale, qu’il a su moderniser pour en faire un acteur majeur du machinisme agricole en Alsace, est une évidente fierté pour lui. Il continue à participer aux foires, à accueillir ses clients, et tout simplement faire vivre cette SARL en donnant avis et conseils. Le plus important à ses yeux se résume en un mot : le service. « Il faut être correct et ponctuel. Si on fait un bon travail avec un bon service après-vente ça marche. C’est le service qui fait la vente, il ne faut pas se moquer des gens. » Un état d’esprit empreint de respect et d’humanité qui a été salué longuement par les députés Jacques Cattin, Antoine Herth et Eric Straumann lors de ce demi-siècle pas comme les autres. « Qualité, efficacité et rapidité de service ; heureusement qu’on a des entreprises familiales comme la SARL Trompeter et Fils pour véhiculer ces valeurs dans le paysage alsacien », estime Jacques Cattin. Des valeurs que les sept employés de l’entreprise s’efforcent de véhiculer et concrétiser au quotidien. Le travail ne manque pas, en effet, et devrait encore croître dans les années à venir. En 2018, un cinquième bâtiment, qui accueillera un local technique et les services administratifs, viendra compléter les bâtiments existants (hall d’exposition, ateliers, stockage, siège). L’entreprise Trompeter n’a pas fini de faire parler d’elle.

Maïs ensilage shredlage

Premiers ensilages en Alsace

Publié le 22/09/2017

La technique d’ensilage shredlage, en déchiquetant le maïs, doit permettre d’augmenter sa surface de contact, donc de favoriser sa fermentation au silo et sa digestion dans le rumen. Les premiers utilisateurs alsaciens en attendent des performances zootechniques accrues.

Un certain nombre d’entreprises de travaux agricoles ont investi cette année dans la technologie shredlage. Parmis elles figure l’ETA Friess, située à Rohr : « Le shredlage est une technique qui vient des États-Unis, et qui consiste à utiliser un éclateur spécial », explique Rémy Friess, gérant de l’ETA. Les rouleaux shredlage ont un profil en dents de scie et sont rainurés en croix. Les rouleaux avant et arrière tournent en sens contraire avec un différentiel de vitesse de rotation de 50 %. En passant à travers les rouleaux, la partie intérieure tendre des tiges est broyée dans le sens de la longueur, les rafles et les feuilles sont broyées, défibrées, et les grains de maïs éclatés. Mais pour que les tiges soient broyées dans le sens de la longueur, il faut partir de brins plus longs, donc d’un hachage plus grossier, ce qui suggère aussi d’équiper l’ensileuse d’un autre type de rotor, qui requiert plus de puissance. Le coût des chantiers s’en trouve augmenté, et leur débit diminué, « mais dans notre cas c’est compensé par l’augmentation de la puissance de l’ensileuse », indique Rémy Friess. L’entrepreneur a investi dans une ensileuse Claas Jaguar 960 équipée de la technologie shredlage parce qu’il a senti la demande se développer : « Les éleveurs sont à la recherche de solutions pour dégager de la marge. Or la technique du shredlage doit permettre d’accroître les performances alimentaires du maïs ensilage », indique Rémy Friess. Plus grossier, mais plus accessible Avec cette technique, le fourrage est fortement déchiqueté, la surface de contact du maïs est donc augmentée, et il est alors plus accessible aux micro-organismes du rumen, donc plus digestible. En outre, avec davantage de particules grossières, il fournit dans le même temps des fibres. Ce qui pourrait permettre d’améliorer le fonctionnement du rumen, tout en diminuant les apports de foin sec et/ou de paille. C’est après avoir lu plusieurs articles élogieux sur la technique du shredlage dans la presse spécialisée que les associés du Gaec de la Marjolaine, à Littenheim, ont décidé de la tester. Devant le silo qui se remplit avec les 21 ha de maïs ensilé en shredlage, contre 50 ha ensilés classiquement, Pierre Rheinhart, commente : « Il s’agit d’un maïs semé en dérobé après une céréale. Il est encore un peu vert pour être récolté, nous sommes à 29 - 30 % de matière sèche, mais nos autres parcelles ont été récoltées à l’optimum, soit 32 - 35 % de matière sèche, et on ne voulait pas multiplier les chantiers. Pour l’instant la qualité de la coupe a l’air bonne. On verra à l’ouverture du silo. » Combiner énergie et fibrosité Les éleveurs gèrent un troupeau de 150 vaches laitières de race prim holstein qu’ils nourrissent avec une ration composée de deux tiers d’ensilage de maïs, un tiers d’herbe, 1,5 à 2 kg de céréales, du tourteau de colza et de soja, des drêches de brasserie, du regain, et 200 à 300 g de paille. Pierre Rheinhart développe les raisons qui ont poussé les associés à tester la technique : « Notre principal objectif, c’est d’améliorer la santé des animaux. Notre production moyenne est d’environ 10 000 l de lait par vache, donc je ne pense pas qu’on en tirera beaucoup plus avec le shredlage. Par contre, à ce niveau de productivité, on risque vite l’acidose. On est toujours un peu sur le fil en début de lactation. Donc on cherche à diminuer le phénomène d’acidose, en faisant davantage ruminer les vaches. » Pour lui, l’avantage du maïs shredlage c’est de combiner énergie, puisque la cellulose est mieux attaquée dans la panse, et rumination, grâce aux fibres. « J’ai toujours trouvé ça un peu absurde de chercher d’une part à amener de l’énergie avec un type de fourrage, puis à la diluer avec un autre. Parce que si on a un maïs avec trop d’UF, on est souvent juste en fibrosité. Avec le maïs shredlage, on devrait combiner les effets positifs du maïs et de la paille. » Avec, peut-être, des économies de paille à la clé. Limiter les refus et l’acidose Les éleveurs espèrent aussi valoriser un maximum de fourrage : « Pour atténuer le risque d’acidose, on cherche à ne pas couper trop court. Mais en même temps les brins trop longs sont refusés par les vaches. Avec le shredlage, on a aussi des brins longs, mais comme ils sont lacérés, on espère avoir moins de refus, tout en limitant l’acidose. Si on y parvient et qu’on arrive à diminuer les frais vétérinaires, ce sera un plus ». Pour cette première tentative, la longueur de coupe a donc été réglée à 24 mm. Et, comme la nouvelle Claas Jaguar de l’ETA Friess est équipée d’un analyseur d’humidité, ce sera bien 24 mm quelles que soient les variations de la teneur en matière sèche au sein de la parcelle. En effet, situé sur la goulotte, l’analyseur mesure en temps réel l’humidité du maïs, ce qui permet d’ajuster la longueur de coupe. « Le silo contenant le maïs shredlage sera attaqué en janvier-février, puis nous reviendrons à un silo contenant du maïs ensilage classique, où nous avons mis du conservateur, en prévision de l’été. Notre salle de traite est équipée d’un compteur, donc nous verrons bien si nous constatons un changement à ce moment-là », conclu Pierre Rheinhart. Et, si la technique du shredlage tient ses promesses, les éleveurs n’hésiteront pas à convertir toute leur surface en ensilage à cette méthode. Retrouvez le chantier d’ensilage shredlage au Gaec de la Marjolaine en images :  

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