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Récolte 2018 de maïs

Précoce, mais de qualité

Publié le 30/09/2018

La récolte 2018 de maïs est en cours dans le Haut-Rhin. Et notamment dans la plaine. Jeudi 20 septembre, sous le soleil et avec une température de 30 degrés, ils étaient nombreux sur leurs parcelles pour travailler dans de bonnes conditions.

François Heymann, maire de Sainte-Croix-en-Plaine et agriculteur est sur le pont. « J’ai 70 ans et j’ai commencé à l’âge de 14 ans. C’est donc ma 56e récolte. Mon fils, Marc, s’est installé sur l’exploitation familiale quand j’ai officiellement pris ma retraite. Mais, tant que j’ai la santé, je l’aide. J’aime ce métier même s’il a considérablement évolué. Nous avons des parcelles, en blé et en maïs notamment, un peu partout. » Il a débuté sa moisson 2018 aux alentours du 12 septembre. Il pense la terminer au milieu du mois d’octobre. Il constate l’évolution des dates de récolte : « Il y a 35-40 ans, on commençait la récolte pas avant la Toussaint. Chaque année, on commence le travail un peu plus tôt dans l’année. C’est évident que ce sont les conséquences du réchauffement climatique, mais également des variétés de maïs qui ont évolué au fil des années », ajoute le céréalier. L’irrigation a aussi débuté plus tôt que d’habitude, vers le milieu du mois de juin. Elle s’est terminée également plus tôt que les années précédentes, aux alentours du 15 août selon les parcelles. Pour récolter, il utilise la même moissonneuse depuis 25 ans. « Je réalise moi-même toutes les révisions avant le début de chaque récolte. Cet entretien est efficace car je me débrouille en mécanique et, surtout, je connais par cœur la machine. En acheter une nouvelle nécessiterait d’investir. Or, ce matériel représente un coût important. Dans la mesure où je l’utilise bien, il n’y a aucune utilité à changer », estime François Heymann. Attention au vent Ce jeudi 20 septembre, il récolte une parcelle située sur le ban de Sainte-Croix-en-Plaine. Il est satisfait. « Les rendements sont bons même s’il y a des endroits plus difficiles et caillouteux. Ici, nous avons pu irriguer. Cela explique la qualité du maïs. L’humidité se situe entre 18 et 22, ce qui est bien. Il y a 35 ans, quand nous récoltions à la Toussaint, nous avions une humidité située entre 31 et 34. Le travail n’est donc plus le même. Cette parcelle, il fallait là moissonner car le maïs a un peu versé suite à l’orage de mardi (le 18 septembre). Cela a un peu joué sur les rendements. De toute façon, avec cette humidité, il ne faut plus attendre ». Il ne s’inquiète pas de la baisse annoncée des températures pour les jours à venir. Il est davantage préoccupé par d’autres facteurs. « Ce qu’il ne faudrait pas, c’est du vent cumulé avec la persistance d’un temps sec. Le maïs est haut cette année dans notre secteur. Avec un vent important, la tige du maïs risquerait de casser. C’est cela qui est le plus préoccupant ». Dès le lendemain, un épisode pluvieux et venteux a traversé le département. « Pour notre part, il n’y a pas eu de dégâts conséquents. Nous avons eu 7 mm de pluie. Les vents n’ont pas fait tomber les tiges des maïs. C’est une plante qui réagit différemment par rapport au blé. Nous avons donc pu terminer le travail lundi 24 septembre avant de nous diriger sur d’autres parcelles ». Une fois récolté, le maïs est acheminé dans un premier temps sur l’exploitation puis sur le site le plus proche de la coopérative agricole de céréales à laquelle l’exploitation adhère.

Publié le 29/09/2018

Dekalb organise tous les deux ans une journée thématique autour du maïs. Elle s’est déroulée vendredi 21 septembre à Ostheim. L’agriculture numérique, les traitements de semences, les cartographies des sols, les gammes variétales et les produits phytosanitaires étaient au cœur de cette plateforme.

« Cette plateforme est l’occasion de présenter nos nouveautés et celles de nos partenaires, a rappelé Jordan Noret, ingénieur technico-commercial chez Dekalb semences lors de cette après-midi qui se déroulait sur les parcelles de la ferme Guthmann à Ostheim et à laquelle étaient conviés la grande distribution, les coopérateurs et les négociants alsaciens. Nous parlons de préconisations de densité, de traitement de semences, d’agriculture digitale, des variétés de maïs. Après une présentation générale, nous proposons différents ateliers. C’est l’occasion d’expliquer et d’échanger avec nos clients. Nous sommes en période de récolte. Il est donc important de coller le plus possible à l’actualité, tout en apportant des pistes de travail pour les mois et les années à venir. » Gestion de conduite numérique Pendant une heure, les professionnels ont tourné sur les quatre ateliers de 20 minutes chacun. Sur celui consacré au digital, on évoquait un outil développé par The Climate Corporation, une filiale de Monsanto. En janvier 2018, The Climate Corporation annonçait l’extension à l’Europe de sa plateforme numérique de gestion de conduite des cultures, Climate Fieldview, pour cette saison 2018. Lancée en 2015 aux États-Unis, au Canada et au Brésil, elle est déjà déployée chez 100 000 utilisateurs et sur 48 millions d’hectares. Elle propose désormais aux agriculteurs européens de rassembler toutes les données relatives à la conduite de leurs cultures sur une seule plateforme connectée, Climate FieldView, afin d’obtenir des informations sur leurs champs et de maximiser leur productivité. « Nous proposons un logiciel qui fournit un ensemble d’outils numériques, une modélisation agronomique avancée et la surveillance de la météo locale dans des solutions web et mobile. L’outil collecte des données de façon fluide, les visualise rapidement et obtient des aperçus personnalisés pour optimiser les pratiques agronomiques et pouvoir prendre d’importantes décisions de gestion ayant un impact durable sur la production des cultures.» Depuis ce printemps 2018, les agriculteurs ont accès au Climate FieldView Drive, déjà compatible avec de nombreux équipements. À l’automne, l’imagerie satellitaire haute résolution pour l’évaluation de la santé des cultures sera également accessible. « Nous fonctionnons avec cet outil sur toutes les cultures. Cela permet également de faire un tour de plaine virtuel, de voir ce qui va et les éventuelles difficultés. Il est ainsi possible d’orienter rapidement ses cultures », indique le responsable digital de cette entreprise. Des solutions innovantes Un second atelier abordait les nouveautés concernant les traitements de semences et la méthanisation. Dans un contexte réglementaire en évolution vers une raréfaction des molécules chimiques, Dekalb a ressenti le besoin d’assurer ses semences avec des solutions de traitements innovantes. Parmi elles, le traitement de semences Acceleron® qui protège et optimise la culture dès son démarrage. Par ailleurs, Dekalb possède une base de 1 500 données sur ses différentes variétés, mais également les types de sols, les densités, les rendements. Cela lui permet de faire ses sélections, notamment concernant les hybrides pour la méthanisation. Un troisième et un quatrième ateliers s’intéressaient aux gammes variétales pour le maïs. Dekalb a ainsi fait la promotion d’une de ses nouveautés, le DKC 5182. Il s’agit d’un hybride simple denté, avec un segment G5 (indice 500-520), une excellente capacité de compensation des épis et une performance assurée en toutes situations. Trois autres variétés ont fait l’objet d’une attention particulière : DKC 4069 (segment G2, indice 300-320), DKC 4569 (segment G3, indice 350-370) et DKC 5065 (segment G4, indice 440-460).

Publié le 21/09/2018

La campagne maïsicole 2018 s’est caractérisée par des températures particulièrement élevées. Si bien que l’heure de la moisson a sonné avec quelque trois semaines d’avance, avec des résultats hétérogènes selon les - trop rares - précipitations, les types de sol et l’irrigation. Autre fait marquant de l’année : la progression significative des captures de chrysomèles. À lire dans notre dossier spécial.

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