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David Lefebvre

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Fonctionnement électrique du sol

Piloter le potentiel rédox de ses vignes

Vigne

Publié le 29/12/2020

Les éléments minéraux et les molécules organiques peuvent gagner ou perdre des électrons. Chaque molécule qui gagne des électrons subit une réduction. Inversement, la perte d’électrons est une oxydation. Un milieu vivant soumis à l’influence de facteurs oxydants ou réducteurs voit l’ensemble de son système évoluer vers l’oxydation ou la réduction. C’est-à-dire que chacune de ses molécules ou des éléments minéraux évolue vers un état plus oxydé ou plus réduit que son état de départ. Une mesure permet d’appréhender cette évolution : c’est ce qu’on appelle le potentiel rédox.

L’agriculture est souvent question de chimie. Le potentiel rédox trouve ainsi son utilité quand, en considérant cet état d’oxydation ou de réduction mesuré, il est possible de prédire quels microorganismes vont préférentiellement se développer sur ce milieu. Et prédire l’état de solubilité, de disponibilité des éléments minéraux ou leur toxicité.

Dix ans de mesures

Olivier Husson et ses équipes du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) se sont attelés depuis une dizaine d’années à mesurer le potentiel rédox des sols agricoles. Si non seulement les virus, les bactéries, les algues, les champignons, les levures ont des potentiel rédox de prédilection pour se développer, les plantes également se développent préférentiellement sur tel ou tel type de sol et de potentiel rédox. Avec la bioélectronique, les connaissances se sont affinées. Et en réalité, on tient compte de deux grandeurs rédox, d’une part celle liée aux électrons (comme décrit précédemment) et d’autre part le pH qui correspond à la concentration en protons du milieu.

Dans le monde vivant, l’oxydation correspond à une perte d’électron, à une perte d’énergie. C’est l’oxygène qui consomme les électrons pour donner des composés « superoxydes » particulièrement toxiques pour les cellules vivantes à plusieurs niveaux : ces composés s’attaquent à l’intégrité des parois cellulaires, ils attaquent la chaîne d’ADN et ce sont des superoxydants grands consommateurs de substances de défenses naturelles.

Inversement, le gain d’électrons est porteur d’énergie. Dans un état réducteur, les molécules peuvent exercer leur rôle de défenses naturelles et neutraliser justement les produits des réactions vitales de respiration qui ont besoin de l’oxygène.

Un équilibre

Tout milieu est le résultat d’un équilibre entre forces opposées, d’un côté les facteurs oxydants, de l’autre les facteurs réducteurs. Les facteurs oxydants, c’est-à-dire nocifs à la vie, quels sont-ils ? Citons pêle-mêle les UV du soleil, les produits phytosanitaires, les fertilisants oxydés (tous ceux qui se terminent en « ate », nitrates, sulfates, phosphates), mais également la chaux, etc. Citons également les ondes électromagnétiques, les endroits de déséquilibre géobiologique…

Et les facteurs réducteurs, et donc pourvoyeurs d’électrons, qu’en est-il ? La photosynthèse, dont le bilan consiste à transformer des photons en électrons, tout ce qui protège les sols des UV oxydant, les litières, tout ce qui protège et favorise la biologie des sols, et de nombreuses substances réductrices, de compositions fermentaires…

Comment cela se passe ? La plante se situe dans un état rédox initial (Eh) globalement compris entre 350 mVolts et 450 mVolts, et un pH oscillant entre 5 et 8. Par rapport à cet état d’équilibre, des facteurs oxydants font augmenter le Eh et des facteurs réducteurs le font baisser. L’objectif de la conduite viticole consiste donc à interférer au minimum sur cet équilibre rédox et à économiser, tant que possible, tout au long du cycle végétatif, les stress oxydatifs et réducteurs.

Quels sont les stress réducteurs infligés à la vigne ? Le tassement des sols, l’hydromorphie, des substances hyperréductrices telles que l’urée ou l’ammoniaque. Et les stress oxydatifs ? Les molécules fongicides, dont l’action est d’agir par hyperoxydation, le labour et la mise à nu des sols.

Parallèlement, certains facteurs stabilisent le potentiel rédox : limiter la taille d’hiver et les tailles en vert qui agissent indirectement en consommant des substances phénoliques de défenses naturelles, la matière organique des sols qui joue le rôle de réserve.

Pilotage rédox

Le pilotage rédox en viticulture consiste à apprécier l’impact rédox de ses pratiques. Quelles interventions provoquent une oxydation du système SPM (sol-plante-microorganisme) ? Et lesquelles induisent une réduction ? Exemple : le tassement du sol réduit la capacité tampon du sol en diminuant la capacité de celui-ci à stocker les électrons issus de la photosynthèse des couverts. Conséquence, faute de tampon rédox, un traitement au cuivre va provoquer une montée brutale du potentiel rédox de la plante. Immédiatement le mildiou est neutralisé, mais à moyen terme, la plante oxydée sera fragilisée si un autre oxydant se surajoute, telle une canicule, avec l’ozone et les UV. À plus long terme, les cumuls oxydatifs accélèrent les mécanismes de sénescences, c’est-à-dire de dépérissement.

La base de la bonne gestion du potentiel rédox repose sur l’augmentation du taux de matière organique, des couverts qui injectent des électrons dans le système SPM ; minimiser les stress oxydatifs par le choix de solutions peu agressives du vivant, de la taille douce ; et rééquilibrer par des substances réductrices quand la plante subit des oxydations.

Armbruster-Vignes et AB2F

« Un mariage intelligent »

Vigne

Publié le 21/12/2020

Mariage de raison ou d’amour ? En tout cas, la nouvelle entité unissant AB2F et Armbruster-Vignes va peser lourd dans le paysage viticole alsacien de l’approvisionnement – distribution des produits de la vitiviniculture alsacienne. « On s’est uni pour partager nos convictions », résume Étienne Armbruster. « Un mariage intelligent en somme. Ils ont un savoir-faire, nous aussi. »

Des savoir-faire en formation HVE

Alors quels sont-ils ? Armbruster-Vignes est aujourd’hui leader en formation HVE et a particulièrement développé la confusion sexuelle, en réussissant même le tour de force de « confuser » 1 200 ha d’un seul tenant de quelques communes viticoles. Une performance quand on sait le morcellement du parcellaire viticole alsacien. Et depuis quelques années déjà, l’entreprise promeut les solutions de biocontrôle. Mais au-delà, Armbruster-Vignes est aujourd’hui adossée au Groupe Armbruster fort d’une centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires et 110 collaborateurs dont 14 en vigne, d’une station de recherche et développement appliquée, intégrée au sein du réseau national Étamines, composé de onze stations d’expérimentation. Et depuis plusieurs années, le groupe Armbruster, sous la houlette de Cédric Kayser a mené une politique sur le marché de « l’appro vigne » davantage orientée sur « l’accompagnement des viticulteurs et la recherche de qualité de mise en marché, et pas uniquement orientée sur les prix ».

 

 

 

? Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’à compter d’aujourd’hui AB2F Concept et le Groupe Armbruster vont unir leurs…

Publiée par Groupe Armbruster sur Vendredi 11 décembre 2020

 

 

Dans la mouvance du biocontrôle

Et c’est sur ce point particulièrement qu’Étienne Armbruster s’est entendu avec AB2F Concept pour unir les deux destinées. AB2F, c’est l’histoire de quatre technico-commerciaux qui ont repris une entreprise « d’appro » à Kaysersberg, dirigée alors par Lucien Schroeter, un pionnier des solutions agrobiologiques. Bertrand Ancel, Pascal Benni, Michel Fritsch et Stéphane Freyermuth ont alors connu le succès de la mouvance bio qui est depuis passée du statut de solution alternative à celui de solution promue par les pouvoir publics et par les institutions agricoles. Mais pourquoi le terme « concept » ? Lucien Schroeter, puis ses quatre successeurs, ont propagé les thèses de la trophobiose de Francis Chaboussou. Ce chercheur de l’Inra avait démontré qu’une nutrition minérale équilibrée est favorable à la synthèse des protéines, et que les plantes cultivées sont ainsi moins sensibles aux maladies et autres ravageurs.

« L’outil, la volonté et les Hommes »

« Nos visions sont complémentaires », poursuit Étienne Armbruster. « J’ai toujours souhaité que notre métier se conjugue autour de trois valeurs : les outils, la volonté et les Hommes », souligne-t-il. « Comment pouvions-nous avancer », s’interroge-t-il ? « Devant les incertitudes de notre métier, on s’est dit qu’il fallait se regrouper. » Car l’enjeu à très court terme, c’est-à-dire au 1er janvier prochain, c’est la séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires fussent-ils en biocontrôle ou en viticulture classique. Donc Armbruster-Vignes va continuer dans cette perspective, avec le conseil.

Au-delà, souligne Étienne Armbruster, « nous nous devons ensemble d’assurer un service d’accompagnement de qualité des viticulteurs qui veulent se lancer, AB2F le souhaite aussi, et par ce mariage, nous apportons encore plus d’expérience et de technicité ».

Ce mariage devrait aujourd’hui représenter une zone de chalandise de 6 000 à 7 000 ha de vigne. Quant au Groupe Armbruster, il passe de 110 à 122 collaborateurs avec cinq dépôts. Mais déjà, Étienne Armbruster n’exclut pas un développement dans la haute vallée rhénane. Le groupe a dernièrement ouvert une succursale outre-Rhin à Herbolzheim dans le Kaiserstuhl.

BIB 2P d’Alliance Alsace

Une gondole pour plus de visibilité

Vigne

Publié le 17/12/2020

La moitié des ventes du BIB avait été réalisée aux caveaux à Traenheim et Turckheim et l’autre moitié en GD. Mais l’heure est au développement de solutions : le BIB 2P, assemblage de deux pinots, gris et blanc, bénéficiera d’une nouvelle gondole. « Nous avons trouvé qu’il n’était pas assez visible en linéaire », explique le directeur d’Alliance Alsace. C’est que le premier metteur en marché de vins tranquilles alsaciens a choisi un format classique de 2,25 litres avec un habillage plutôt discret, plus sur des tons pastel que « flashy ». D’où le lancement de la gondole. Fort de ce premier succès, Alliance Alsace déclinera le 2P en rosé en en rouge. Ce BIB a un prix de ventre conseillé de 15 €, un positionnement prix relativement haut pour un vin sans indication géographique. Rappelons que le cahier des charges d’appellation en Alsace interdit le conditionnement en BIB.

 

« Ah le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles », comme le clame la chanson... Nous ne sommes pas du côté de...

Publiée par 2P sur Lundi 7 décembre 2020

 

Domaine Achillée à Scherwiller

Une œnothèque partagée pour entretenir le business pendant le confinement

Vigne

Publié le 16/12/2020

Le confinement a interdit aux visiteurs de venir déguster au caveau pour acheter du vin. Et de leur côté, les salons de vins ont été interrompus. Comment, malgré tout, permettre aux professionnels de la restauration, agents, sommeliers, distributeurs de continuer à déguster, à s’informer, à découvrir des vins de vignerons ? « Notre caveau était fermé au public puisque les dégustations sont interdites, mais nous ne souhaitions plus subir le confinement comme la première fois », explique Pierre Dietrich, gérant avec son frère Jean, et son père Yves du domaine Achillée à Scherwiller. « On s’est dit : utilisons ce lieu pour la mise en avant des terroirs, comme simple vitrine donc sans vente possible. Et puisque les salons sont interrompus, on a décidé de créer une œnothèque permanente et géante réservée aux professionnels. »

Le domaine Achillée dispose d’un hall d’accueil de 200 m2, largement de quoi accueillir une dizaine de professionnels à chaque fois. Pendant trois semaines de confinement, il a donc été transformé en œnothèque permanente avec 270 références de 60 vignerons. Étaient présentés les vins de l’Avla (Association des vins libres d’Alsace), du grand cru Frankstein, et de l’appellation Scherwiller. Chaque jour, un domaine participant était commis pour accueillir et organiser la dégustation. Les vins étaient répartis dans le hall selon différentes thématiques : les bulles, les pinots noirs, les blancs classiques, les vins du Frankstein et de l’AOP Scherwiller. Mais également des bières artisanales locales, des vins à la pression, des eaux-de-vie, jus de fruits, vins orange, vins de macération, natures, bio, biodynamiques. L’objectif sanitaire visait à ce qu’il n’y ait pas plus de 10 personnes en même temps dans le hall, soit 20 m2/personne. « Le but était d’éviter d’avoir un cluster, et donc d’avoir une concentration de professionnels. »

Plus 500 professionnels de la restauration ont participé

Cette dégustation permanente était uniquement réservée aux professionnels, sur réservation et rendez-vous. « Très rapidement, l’information a circulé, mais on ne voulait pas d’afflux », ajoute Pierre Dietrich. Or, malgré le confinement et la fermeture des restaurants, « les professionnels avaient conservé leur habitude de n’être disponible que les lundis, il a donc fallu étaler dans le temps selon un planning par créneaux de deux heures. »

 

 

 

Movember s’est terminé hier, et après un mois de fermeture, nous rouvrons le caveau ! A part se laisser pousser la...

Publiée par Achillée sur Mardi 1 décembre 2020

 

 

 

Au total, sur trois semaines, Pierre Dietrich estime avoir accueilli plus de 500 professionnels de la restauration de 80 établissements différents : « On a vu défiler des restaurateurs, notamment de restaurants étoilés, des débiteurs - distributeurs de boissons, et même quelques importateurs et agents boissons. » L’offre très éclectique a été l’occasion pour certains d’entre eux de découvrir l’univers des vins naturels.

Mois de la bio

Fertilisation : tour d’horizon des grands principes

Technique

Publié le 14/12/2020

« L’objectif est de rechercher l’autonomie. Et pour y arriver, le premier fertilisant naturel, ce sont les légumineuses, rappelle Benoît Gassmann, conseiller technique bio à la Chambre d’agriculture Alsace. Un agriculteur bio, c’est donc quelqu’un qui cultive des légumineuses. » Soit en culture, soit en interculture.

La méthode du bilan

« La fertilisation en bio se raisonne, comme en conventionnel », par la méthode du bilan. On établit d’un côté les besoins : « Il est important de hiérarchiser les cultures les plus exigeantes en azote comme le blé, le colza, le maïs… Quand on fait de l’avoine à cornflakes, il faut de l’azote, de même pour le blé dur (3,5 unités par quintal pour un blé par exemple), à la différence des céréales secondaires - triticale, épeautre seigle - où il faut de 2,1 à 2,2 kg d’azote par quintal. » Quant à la luzerne, pois, féverole, soja, « les légumineuses sont complètement autonomes en azote. Ce n’est donc pas sur ces cultures qu’il faut épandre des digestats et des engrais azotés. Ça peut même être contre-productif », prévient Benoît Gassmann.

Dans le bilan, on prend en compte les fournitures : elles intègrent l’apport par la minéralisation du sol, avec la prise en compte du type de sol, et la gestion de la matière organique (MO), les effets du précédent et de l’interculture. À ce point, l’agriculteur dispose de l’outil Merci, un tableur en libre accès permettant d’évaluer les restitutions potentielles des différentes biomasses de couverts. Toujours côté fournitures, le bilan prend en compte d’éventuels apports de fumure complémentaire. « Du fait qu’en plaine d’Alsace, on est en zone vulnérable, le plan de fumure doit pouvoir être présenté pendant cinq ans. Le principe, c’est de déterminer la fumure complémentaire à apporter pour couvrir les besoins des cultures et qui ne seraient pas capables d’être fournis par ce que le sol est capable de produire par lui-même. »

En matière d’apports organiques d’effluents d’élevage, tout n’est pas permis en bio, et en particulier les effluents d’élevages industriels de porcs et de volailles, sont proscrits. On entend par « industriel » les élevages sur caillebotis intégral avec des effectifs supérieurs à 3 000 emplacements pour les porcs à l’engraissement et 900 emplacements pour les truies ; pour la volaille, si les animaux sont en cage ou avec des effectifs de plus de 60 000 poules. Dans ces cas, même les digestats de ces effluents ne pourront être épandus sur parcelle bio.

Les évolutions des fertilisants

Les produits se caractérisent par leur composition, mais pas que… « Chaque MO a une façon différente d’évoluer dans le sol », c’est-à-dire que le profil de minéralisation (fourniture d’azote minéral) dans le temps est différent d’une MO à une autre. « Certains produits évoluent très vite, comme les fientes, d’autres ont une évolution constante comme les vinasses, d’autres peuvent même avoir un effet dépressif comme les composts de déchets verts. Ce sont des produits riches en carbone et pauvre en azote. »

Les produits à rapport carbone sur azote (C/N) faibles, donc avec peu de carbone et beaucoup d’azote, vont évoluer rapidement, tels que les lisiers de porc, de vache laitière, les fientes de poules pondeuses, mais également les digestats. Ils sont à utiliser le plus près possible d’une période d’absorption d’une culture exigeante, souligne Benoît Gassmann. À l’inverse, la paille (C/N de plus de 100) ou des fumiers de bovins compostés (C/N de 12 à 17) évoluent lentement dans le sol. Ils présentent donc un effet amendement plutôt que fertilisant. Enfin, les utilisateurs pourront se référer à l’indice Ismo (indice de stabilité de la matière organique) qui permet de mieux cerner le type de matière organique entre les celluloses, lignines.

Forêt

Plan France Relance : le renouvellement forestier est lancé

Cultures

Publié le 12/12/2020

Dans cette perspective, le ministère lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier/démarcher/conseiller et susciter l’adhésion des propriétaires forestiers, regrouper les dossiers de ces propriétaires avant instruction ; et « sécuriser la mise en œuvre de ces opérations sylvicoles dans des conditions garantissant la qualité des prestations fournies et le respect des délais prescrits ». Le renouvellement forestier vise 80 % de reconstitution des forêts dépérissantes, notamment dans le cadre de la crise des scolytes, et 60 % de renouvellement de forêts vulnérables au changement climatique pour améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique, par la diversification des essences. Le ministère a souhaité un accès aux aides administrativement simplifié : pas de seuil minimum d’éligibilité en surface, paiement des aides sur la base de montants forfaitaires à l’hectare, et en s’appuyant sur des justificatifs déjà existants.

Les opérateurs éligibles sont invités à déposer leur dossier complet avant le 7 janvier 2021, sous forme électronique, auprès de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) de leur région.

 

 

Filière injection de biogaz

Coup d’arrêt au développement par le Gouvernement

Pratique

Publié le 09/12/2020

Le nouveau tarif de rachat du biogaz injecté est entré en vigueur le 23 novembre dernier. Il s’applique aux futurs contrats de vente de biogaz. Et une baisse d’environ 10 % sera appliquée. L’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) soulève que les tarifs seront indexés sur le nombre de futures installations, d’où une incertitude sur les prix à venir. Et, en conséquence, des plans de financements incertains pour les exploitants agricoles souhaitant se lancer dans le biogaz injecté. De même, les aides de l’Ademe sont indexées à la baisse. Pour les agriculteurs disposant de faibles capacités d’autofinancement, c’est un mauvais signe car ces aides de l’Ademe sont intégrées dans les fonds propres.

Ces mesures reflètent clairement un souhait du Gouvernement de tempérer le développement des méthaniseurs. En conséquence, les exigences préalables à la contractualisation d’un tarif d’achat de biogaz injecté s’intensifient. De même pour les contraintes administratives - permis de construire, dossier ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement). Enfin, la TIC (Taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel) s’appliquera également au gaz renouvelable. Par ailleurs, le taux d’incorporation des cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive) et des cultures dédiées devra être inférieur à 50 % et « être conforme aux principes agroécologiques ».

Par ailleurs, le ministère de la Transition écologique a présenté les orientations de la réglementation environnementale 2020. Son objectif vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments, un secteur qui pèse pour 45 % de la consommation d’énergie en France et pour 18 % des émissions de gaz à effet de serre. Mais cette loi concerne le bâtiment neuf, mais pas le parc de logements existants. Notons que la vente de chaudières à gaz sera proscrite à partir de 2022.

 

 

 

 

 

Synvira

Dans l’épreuve, l’heure est à la mobilisation pour maintenir les ventes

Vigne

Publié le 22/11/2020

Face aux effets délétères des deux confinements, les vignerons du Synvira se mobilisent pour tenter de maintenir leur niveau de ventes par plusieurs opérations de communication commune « d’envergure ». Cinquante banderoles « votre vigneron est ouvert » seront déployées sur la route des vins d’Alsace et dans les communes attenantes, afin de donner une visibilité maximale. Et les livraisons, les expéditions, les ventes au caveau se poursuivent. Pour dynamiser les ventes, ils lancent, à partir du 20 novembre, l’opération « Offrez plus que du vin, offrez une rencontre avec un vigneron passionné ! ». Pour tout achat de 120 € minimum, le client reçoit une carte cadeau d’une valeur de 20 € valable pendant 12 mois sur une prochaine visite au caveau. Cette opération de parrainage vise à dynamiser la vente directe mise à mal par le confinement, pendant cette période de fin d’année pourtant stratégique pour l’activité. S’ajoutent des achats groupés, notamment d’emballage pour la messagerie petits volumes, « obtenus avec d’excellentes conditions commerciales ».

Des défaillances de paiement importantes dans la restauration

Ce regain de dynamisme s’explique par la situation extrêmement préoccupante que vivent actuellement les vignerons à l’instar d’ailleurs de nombreuses autres professions impactées par le confinement, qui touche les secteurs du tourisme, de la culture, du sport, de la restauration… « Les défaillances de paiement des clients de la restauration sont importantes », témoigne Francis Backert, le président du Synvira. Dans cette situation, « les banques assument plutôt et jouent le jeu sur les facilités de trésorerie, surtout pour les entreprises faisant preuve de dynamisme », estime-t-il. En l’état, les vignerons bénéficient d’une aide au stockage de 4 cts€/hl/jour, ce qui représente 700 € pour 100 hl sur six mois. Et les plus touchés pourront prétendre au fonds de solidarité mais les conditions d’éligibilité sont trop restrictives, estime Francis Backert.

« L’heure est néanmoins à la mobilisation pour vendre en cette période stratégique, précise Alain Renou, le directeur du Synvira. On n’a pas de solution pour vider les caves dans les six mois à venir mais nous cherchons à entretenir l’optimisme. »

Recherche

La cuvée Ampélos financera une équipe de recherche

Vigne

Publié le 15/11/2020

L’initiative du trophée Ampélos revient à Sibylle Farine, enseignante à l’Université de Haute-Alsace (UHA), et Christophe Bertsch, lui aussi chercheur enseignant aux multiples casquettes, notamment directeur du pôle agro à l’UHA et de la Commission technique du vignoble, et, par ailleurs, viticulteur coopérateur de la cave d’Ingersheim. Le couple a donc décidé de dédier la vente de 4 000 bouteilles de pinot noir des millésimes 2015 et 2018 d’Armand Landmann, de Nothalten (lire l’encadré), au financement de la récompense d’un concours. Ce concours, qui sera lancé début 2021, mettra en lice différents chercheurs. Le gagnant se verra attribuer, après les vendanges 2021, un montant conséquent pour mener à bien ses recherches qui seront « à l’origine d’avancées originales », espèrent-ils. Les cavistes Benjamin Paci et Alexandra Moret de la cave « Le Roi des vins » à Colmar, ont été sollicités pour vendre la cuvée.

« Si le concours Amorim, qui récompense a posteriori une thèse de recherche, a pignon sur rue, il n’existe en revanche pas encore de trophée destiné à financer en amont un projet de recherche, dans le domaine de la viticulture et du vin en France », indique Christophe Bertsch. Le premier trophée Ampélos sera décerné au printemps prochain à des chercheurs traitant d’un sujet original. Ce peut être en histoire, droit, chimie, techniques, pourvu qu’il concerne le vin ou la vigne. Le jury devrait être constitué d’une dizaine de chercheurs, d’universitaires, de techniciens de la vigne et de vignerons.

Toutilo – cobotique

Le Toutilo en démonstration à Valff

Technique

Publié le 11/11/2020

Mais au fait, un cobot c’est quoi ? « C’est un robot qui ne remplace pas mais qui assiste l’homme », explique Aurélien Bouchet chez Touti Terre, l’entreprise savoyarde qui a inventé le Toulilo. Ce cobot donc, assiste les maraîchers dans leurs taches pour les cultures en planche. Planter, désherber, récolter, c’est l’objet de cette machine qui soulage des tâches répétitives et sujettes aux troubles musculo squelettiques. Fini les flexions, génuflexions à répétition. En pratique, les opérateurs sont allongés dans une position ventrale étudiée spécialement pour ne pas avoir de douleurs musculo-squelettiques. « La position a été étudiée avec des spécialistes à la MSA, et les sièges ont été fabriqués par un constructeur français de table de massage et de lits d’hôpitaux. »

« Le Toutilo assiste dans la plantation d’ail, de mâche, de tous les minibulbes. On peut récolter de la mâche, des haricots verts, des radis, des fraises. Il peut servir de porteur pour les courgettes. Et nous prévoyons d’y associer des outils de désherbage. » La machine peut admettre 2 ou 4 opérateurs de front. Ils sont protégés par une voile d’ombrage qui les protège aussi contre la pluie et le soleil : « C’est une voile de bateau avec une bonne tenue au vent. Dessous il n’y a pas d’effet de serre, c’est idéal en cas de canicule. »

Pas d’obsolescence

Le Toutilo s’autoguide soit avec un joystick, soit automatiquement par caméra ou bientôt par GPS : « Nous proposons une technologie par strates, du plus simple au plus technologique pour des usages très spécifiques. C’est une machine très évolutive, et nous nous soucions de la compatibilité entre les modèles les plus récents et plus anciens. »

L’engin est mû par quatre moteurs. Un mode stop-and-go séquencé régule l’avancement. La batterie assure une autonomie de 20 h et est rechargeable en quatre heures. « Ça coûte 40 centimes d’électricité pour 20 heures, je vous laisse comparer à un tracteur maraîcher qui tourne 20 heures soit environ 120 litres de fioul », commente Aurélien Bouchet. Il faut compter 25 000 € d’investissement pour ce cobot qui permet de gagner 50 % de temps par rapport à du travail entièrement manuel. « Généralement le retour sur investissement est de 3 ans ».

 

 

 

Publiée par Ferme Saint Blaise sur Dimanche 27 septembre 2020

 

 

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