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Jean-Michel Hell

Jean-Michel Hell.
Journaliste au PHR.

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EPLEPFA de Rouffach

Initiation au labour avec les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin

Pratique

Publié le 27/12/2016

Soucieux de créer des liens avec la nouvelle génération, les JA sont venus le 14 novembre, à la rencontre des élèves pour leur présenter les différents intérêts des concours de labour pour lesquels l’amour de la terre et le travail bien fait sont importants. Participer à ces concours permet aussi de découvrir d’autres régions ou même d’autres pays, et donne lieu à de belles rencontres entre laboureurs. Organisateurs et participants du championnat de labour, ces professionnels ont su capter l’attention des jeunes passionnés d’agriculture. Marc Misbach, directeur commercial des Établissements Schaechtelin, accompagné de ses collaborateurs, a prêté main-forte aux JA en mettant à disposition un tracteur Claas Arion 650 et une charrue Grégoire et Besson d’une remarquable capacité de pénétration et tenue de raie. Tour à tour, les élèves ont pu tracer des sillons et tisser des liens avec les professionnels présents, pour faire germer leur futur projet d’installation.

Aurée Francou, chargée d’études et de recherche au centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC).

Les pratiques alimentaires de demain

Pratique

Publié le 26/12/2016

Principal moteur de l’évolution des pratiques alimentaires, le numérique : « Ce qui est arrivé en premier, c’est l’aspect achat : l’e-commerce, avec le drive, les comparateurs de prix… », explique Aurée Francou, chargée d’études et de recherche au centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Et plus récemment, l’arrivée des services de livraison de repas tout prêts, lancés grâce à des sites bien pensés, des applis et des algorithmes pointus. « La livraison à domicile, avec par exemple UberEATS, rend le service alimentaire immédiat. Comme dans d’autres secteurs, l’achat est plus rapide. Cela a révolutionné l’offre et fait bouger les marchés. Par ailleurs, le numérique impacte aussi le reste du processus, notamment le fait maison. Avec par exemple de nouvelles tablettes adaptées à la cuisine. Grâce au digital, la cuisine se développe », ajoute Aurée Francou. Les outils numériques pour cuisiner soi-même se sont multipliés depuis plus de dix ans, jouant sur le partage de contenus. « On va sans doute assister au développement d’ustensiles pour individualiser la consommation. Par exemple des sondes pour vérifier si les aliments contiennent des pesticides, ou un frigo qui dit quoi manger en fonction du régime », ajoute-t-elle.

Besoin de transparence

Tous ces outils numériques bénéficient aux évolutions du « repas social ». Car, aujourd’hui, on veut partager nos petits plats et nos manières de manger. Comment ? En voyage ou dans notre ville, on peut manger chez des inconnus, avec des plates-formes qui proposent des repas à la maison pour des rencontres improbables. On peut également commander des bons petits plats à son voisin. Pour limiter le gaspillage alimentaire, on peut télécharger différentes applications pour dénicher un collègue avec qui déjeuner. On peut même organiser un « restaurant éphémère » de quartier. « Tout cela s’inscrit dans la tendance plus large de la consommation collaborative, qui s’est développée d’abord pour des raisons économiques, pour avoir des dépenses plus faibles, tout en étant acteur de sa consommation. En l’occurrence, pour l’alimentation, en promouvant aussi le fait maison », souligne Aurée Francou. À une forte envie de partage, s’ajoute le fait que les consommateurs veulent tout simplement en savoir plus sur ce qu’ils mangent. « Ce besoin de transparence vient des crises sanitaires passées. La crise de la vache folle a été la plus marquante. La prise de conscience de cet écart entre croyances et réalités n’est donc pas récente. Mais l’affaire de la fraude à la viande de cheval a été comme une réplique, accroissant le phénomène. » Plus globalement, les consommateurs sont plus éduqués et demandent plus d’informations. En pratique, qu’est-ce qu’on observe ? « L’industrie agroalimentaire, depuis deux ou trois ans, travaille à plus de transparence. Dans le comportement des consommateurs, cela se traduit par la recherche de l’origine, des produits connus, et l’essor de la vente directe. Le consommateur cherche des moyens de se rassurer, avec des logos comme le label rouge », poursuit-elle.

Gaec Franck Laurent et Richard à Soultz

Des vendanges très tardives

Vigne

Publié le 24/12/2016

Il est 10h et la température tourne autour de 0 degré. Une fraîcheur qui n'entame pas la motivation d'une quinzaine de personnes. Des fidèles, des amis et des membres de la famille de Laurent et Richard Franck venus récolter les vendanges tardives.

Installés en Gaec à Soultz, ils exploitent quinze hectares de vignes dont un peu plus de deux hectares sont consacrés, chaque année et sur les mêmes parcelles depuis 15 ans, à la vendange tardive. Depuis quelques semaines, Laurent Franck est également le nouveau président de la cave vinicole du Vieil Armand de Soultz-Wuenheim. Avec l'expérience, peu de choses devraient l'étonner. C'est pourtant la première fois qu'il vendange aussi tardivement. « Il y a dix ans environ, nous étions sortis le 6 décembre. En 2014, il n'y a même pas eu de vendange tardive en raison de nombreux foyers de drosophile. Cette année est exceptionnelle. Au niveau du calendrier évidemment, mais également d'un point de vue qualitatif », se félicite Laurent Franck. Après des parcelles de pinot gris récoltées le 9 décembre à une moyenne de 18,3 degrés, c'est le tour du gewurztraminer. « La maturité est bonne, entre 16,5 et 17 degrés ! ».

Les vieilles vignes de ces parcelles ont plus de 25 ans et des conditions de production particulières. « Nous utilisons un fil à 30 cm et nous cherchons à réduire le potentiel de la vigne. Nous préconisons une ou deux gelées sur les vendanges tardives pour obtenir un vin avec une autre structure et un léger fumé qui permet de le différencier. Là, la pourriture noble a pu s'installer. Avec cette arrière saison froide et sèche, les raisins sont d'une qualité incroyable », précise, enthousiaste, Laurent Franck. En volume, cette production devrait permettre de réaliser pas moins de 10 000 bouteilles. Elles s'ajoutent aux 10 000 bouteilles qui seront réalisées en pinot gris VT. Six coopérateurs apportent des VT à la cave du Vieil armand  : « La demande est là. Il n'y aura aucun problème pour écouler ce produit. Ces bouteilles seront au caveau dans quatre ans ; nous chercherons à les valoriser avec des ventes à 20 € la bouteille. C'est le vin qui nous apporte cette notoriété », conclut Laurent Franck.

Crédit Mutuel

Les gagnants de la Sainte Catherine

Vie professionnelle

Publié le 17/12/2016

Le directeur de la caisse du Crédit Mutuel de la Porte d’Alsace à Dannemarie Bernard Robert a accueilli les gagnants entourés des responsables du marché de l’agriculture du groupe bancaire. L’occasion de rappeler que le Crédit Mutuel est « un acteur important dans le monde agricole. C’est même, ici dans le Sundgau, l’acteur économique principal avec de belles exploitations. Continuez d’investir, d’être innovants », a souligné Bernard Robert. Le tirage au sort des lots a ensuite eu lieu. Il a récompensé l’EARL Brunner à Muespach d’un vélo d’une valeur de 300 €, Claude Schmidlin de Grandvillard d’un bon d’achat Tertio de 250 €, l’EARL des Trois Maisons à Helfrantzkirch d’un bon d’achat à l’Auberge Sundgovienne d’une valeur de 150 €, André Haebig d’un bon d’achat de 100 € aux Champs de l’Ill à Spechbach-le-Bas, Daniel Rungette d’un bon d’achat de 100 € à la ferme Hell à Schwoben, et José Ditner d’un bon d’achat de 100 € à « l’étable gourmande » à Fislis.

Abattoir départemental du Haut-Rhin à Cernay

Optimiser l’accueil et le travail

Élevage

Publié le 14/12/2016

A l’image de la situation économique dans le monde agricole, celle de l’élevage est complexe. Comme l’a rappelé à plusieurs reprises le président de l’abattoir Denis Nass, « C’est même compliqué, mais heureusement que nous l’avons, cet abattoir. Il représente une réelle chance, une opportunité et un outil de proximité pour nous professionnels. Il est donc indispensable de nous remettre en question sur l’organisation de notre outil ». D’autant plus que la charge de travail augmente. Il y a cependant des difficultés. « C’est, par exemple, le cas, sur la chaîne du porc ou celle du mouton. Nous sommes dans une phase de reconstruction, d’amélioration de notre façon d’abattre, pour proposer une prestation de qualité. Notre volonté est également de réduire les délais d’abattage et de proposer un accueil différent. Nous avons poussé une réflexion en interne pour évoluer dans cette méthode de travail. Avec, comme toujours, deux priorités : la sécurisation du bien être animal et la satisfaction de nos clients ». Le président s’est félicité des partenariats réaffirmés en 2017 avec la Chambre d'agriculture d’Alsace, le conseil départemental du Haut-Rhin et les bouchers. Ces relations étroites permettent, au quotidien, de sécuriser et de développer l’abattoir de Cernay.

« Nous sommes les moins chers »

« Le chiffre d’affaires dépasse légèrement le million d’euros, comme l’année précédente. La difficulté vient des premières années de fonctionnement où nous avons enregistré des pertes. Elles étaient de l’ordre de 180 000 €. Elles n’ont bien évidemment pas disparu avec le temps. Pour pérenniser et assurer l’avenir de l’abattoir, il est donc indispensable de faire des bénéfices », rappelle Denis Nass. Les membres du conseil d’administration en conviennent. Pour réussir, le personnel doit pouvoir travailler efficacement. « Il faut tout d’abord revoir les conditions des arrivées des animaux. On va supprimer ce poste pour responsabiliser les éleveurs afin qu’ils effectuent eux-mêmes ce travail. Nous devons encourager les gens à faire cette démarche pour organiser correctement ces arrivées. Le deuxième point concerne le transport « froid » qui doit également être revu. Sur ces aspects, les modifications doivent être opérationnelles pour Pâques », prévient le président de l’abattoir. Enfin, le troisième point concerne les coûts d’abattage. « Même si certains professionnels prétendent le contraire, nous ne sommes pas chers. Au contraire même, sur ce point, nous sommes trop fragiles. Nous avons réalisé des études comparatives avec les prix d’abattage dans d’autres abattoirs des régions voisines et des pays voisins. Nous constatons que nous proposons les prix les plus bas. Nous avons donc décidé, après de longs débats en interne, de les ajuster », commente Denis Nass. Un tableau a été présenté. Il s’agirait d’augmenter le tarif de 5 % pour les ovins et les caprins (cela représente 1 € par animal) et de 3 % pour les porcs. Il y aura également des changements des tarifs à la découpe. « Malgré ces augmentations, nous resterons les moins chers », conclut Denis Nass. L’objectif est d’arriver à dégager des bénéfices et de rembourser la dette actuelle en cinq années.

Un maillon essentiel

Le conseil d’administration de l’abattoir a par ailleurs mandaté son directeur et son comptable pour identifier les grands usagers de l’abattoir et les inciter à devenir des partenaires économiques de l’abattoir. « Nous ne sommes que 35 actionnaires actuellement. Or, les usagers sont beaucoup plus nombreux. Il faut donc séduire et attirer de nouvelles personnes et entreprises pour être plus nombreux autour de la table », explique Denis Nass. Une assemblée générale extraordinaire sera provoquée à Pâques. Elle permettra alors de faire le point. Pour René Zimpfer, président de l'association des usagers et éleveur à Soultz : « Nous devons effectivement être davantage exigeant. Dans notre manière de travailler, mais également en responsabilisant les usagers. Cela favorisera le travail au quotidien et la bonne marche de l’abattoir ». Au nom de la Chambre d'agriculture, Sébastien Stoessel a salué cet état d’esprit volontaire et positif. « Chaque éleveur doit avoir son rôle dans la bonne marche de l’entreprise. L’abattoir, c’est la filière d’élevage dans son ensemble. Il est donc normal d’être exigeant ». Enfin Serge Sifferlen, président de l’association des fermes-auberges du Haut-Rhin a réitéré sa confiance à l’association qui gère l’abattoir de Cernay. « Nous l’utilisons pleinement, nous, fermiers-aubergistes. Nous pouvons être fier de cet outil. Il nous permet d’être crédible dans notre métier ».

FDSEA - canton du Jura Alsacien

Les cantons sundgauviens changent de périmètre

Vie professionnelle

Publié le 14/12/2016

Après une année 2016 difficile, il est temps de préparer 2017. La réforme territoriale en cours et le devenir des futures communautés de communes (dans le Sundgau, il y en aura deux dont celle regroupant Altkirch, Illfurth, Ferrette, Ill et Gersbach, et Hundsbach) ont été au cœur des discussions. « Nous allons également évoluer au niveau de nos propres structures. Personnellement, je m’interroge sur ces futures communautés de communes. Nous n’entendons rien. Ni projet, ni vision alors qu’ailleurs, des communautés de communes ont des spécificités, des thèmes bien choisis et vont demander des subventions au niveau de la nouvelle région Grand Est. Nous, on a du mal à comprendre cela dans le Sundgau. Et c’est inquiétant car, ici, nous sommes un secteur rural. J’espère donc que les agriculteurs ne seront pas oubliés par nos élus dans ces refontes intercommunales », a expliqué le président du canton du Jura Sébastien Stoessel. Et d’espérer que le président départemental et maire de Gommersdorf Denis Nass, mais également celui de Durmenach Dominique Springinsfeld auront un rôle à jouer dans les semaines et mois à venir. En attendant, le monde agricole entend s’impliquer sur les dossiers. « Pour faciliter cette démarche, nous renouvelons d’abord nos conseils d’administrations lors de nos traditionnelles assemblées générales. Ensuite, les deux conseils des cantons du Jura et d’Altkirch vont se retrouver. Et l’année prochaine, nous vous proposerons une nouvelle entité commune », a ajouté Sébastien Stoessel. Une unité d’autant plus importante à l’heure où, au sein de la société, des lobbys se font entendre pour revenir en arrière par rapport à la réforme territoriale. « Tous les dossiers aujourd’hui se font au niveau de la région Grand Est. Il est désormais temps de l’accepter, d’avancer et de parler d’une seule voix au nom de l’Alsace. Nous avons des opportunités à saisir », a conclu le président du canton du Jura.

Viabilité hivernale : un dialogue nécessaire

Les agriculteurs comptent également se faire entendre dans le débat actuel sur le déneigement des routes. Une incompréhension sur ce dossier qui s’explique, selon eux, par un manque de dialogue avec les gens présents sur le terrain. Comment feront, par exemple, les camions qui viennent collecter le lait sur les exploitations situées dans ces endroits isolés ? « Quoi qu’il en soit, nous sommes là pour proposer des solutions. Sachez que la profession agricole aura à cœur de postuler pour dégager ces routes si cela est nécessaire. Les paysans, rappelons-le encore et toujours, sont là pour produire et nourrir la population, participer à l’entretien et à la protection des paysages, favoriser la protection de l’environnement et sont également présents pour aider la population », précise Sébastien Stoessel. Des propos qui ont retenu l’attention de la conseillère départementale Sabine Drexler. « Il était important pour moi d’assister à cette réunion pour mieux vous connaître et être plus proche de vos dossiers. Concernant la viabilité hivernale, le dossier est compliqué. La motion prise récemment par des maires du Jura Alsacien n’était pas une bonne idée. Au département, nous ferons un premier bilan au mois de janvier des mesures prises. Concernant le problème des camions de collecte de lait, nous avons évoqué cette situation avec les services du Conseil départemental. Peu d’exploitations sont impactées. Si une difficulté se produit, appelez-nous et nous chercherons une solution ensemble ».

Pas de politique de la chaise vide

Cette première assemblée générale cantonale a permis de rappeler toutes les actions menées par la FDSEA tout au long de l’année. Le président départemental, Denis Nass a fait le point sur cette année 2016 qu’il a qualifié de « terrible » et « stressante » pour les agriculteurs et le monde agricole. Concernant le schéma de cohérence territoriale (Scot), il ne cache pas son agacement. « L’enquête publique se termine. Une nouvelle fois, on ne peut que constater que le Sundgau est toujours considéré comme une réserve naturelle. On voudrait mettre notre territoire sous cloche que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Il faut arrêter de faire n’importe quoi. N’hésitez pas à participer aux débats, à faire remonter vos doléances. Nous devons être présents sur les dossiers et faire un travail de lobbying auprès de nos élus. Nous avons un savoir-faire. Il faut le défendre et ne pas tenir la politique de la chaise vide ». Le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace Laurent Wendlinger a rappelé que la Chambre était aux côtés des agriculteurs. « Nous n’avons jamais connu une année aussi difficile pour l’ensemble de nos filières. L’objectif est de passer cette période compliquée. Nous avons activé la cellule « Réagir » pour travailler efficacement avec tous les partenaires sur les difficultés des uns et des autres. Au niveau plus local, nous devons anticiper les projets pour financer les investissements et préparer l’avenir. 2017 sera également une année compliquée, y compris pour la Chambre qui cherche avant tout à maintenir ses services. À nous de trouver, tous ensemble, les financements nécessaires pour être plus efficaces sur l’ensemble de nos dossiers ».

 

La choucrouterie Claude transforme chou, chou rouge et navets

Cultures

Publié le 13/12/2016

La choucrouterie, située dans le dernier village du Haut-Rhin avant d’arriver dans le Territoire de Belfort est dirigée par Pascal Claude. « Mon grand-père faisait du chou, mon père aussi, c’est un héritage familial qui se perpétue depuis 1968 », souligne le dynamique chef d’entreprise. Toute la chaîne de fabrication est gérée à Chavannes-sur-l’Étang. « On s’occupe de tout. Du ramassage au hachage, de la préparation, et de la fermentation jusqu’au conditionnement. Tout est fait maison ! Avec les années, pour pérenniser l’activité et la rendre rentable, il a fallu s’agrandir et faire de plus en plus de volume, mais également se diversifier. Vendre de la choucroute crue ne suffit pas. Il y a désormais de la choucroute cuisinée, prête à l’emploi, mais également du navet salé, du roug’chou et des créations plus originales comme de la confiture de choucroute » précise-t-il.

 

Une épicerie de produits du terroir

Au côté de l’entreprise, le magasin « Le cabas du terroir » propose toutes les déclinaisons de choucroute cuite ou crue avec d’authentiques spécialités locales comme la tarte à la choucroute ou la salade de choucroute au raifort. Le chou rouge et les navets y sont également transformés dans des recettes traditionnelles, « Roug’chou ou Süra Riewa ». Outre les produits de la choucrouterie, le magasin propose du maraîchage et des produits locaux, issus d’un rayon d’une quinzaine de kilomètres.

Démonstration Euro Agrar

Tout sur les tracteurs Fendt et le matériel Pöttinger

Technique

Publié le 13/12/2016

C’est en partenariat avec les jeunes agriculteurs de la Hardt/Plaine de l’Ill que cette journée a été organisée. « Nous tenons d’ailleurs à les remercier, tout comme la ferme Weiss, pour la logistique et l’aide apportée dans la réussite de cette journée. Nous avons accueilli près de 300 personnes. Ces dernières ont pu se faire présenter le matériel dans les meilleures conditions. Le tout dans la convivialité puisqu’il était possible de profiter également d’un service de petite restauration avec d’excellentes tartes flambées », explique Guillaume Koenig, chef des ventes chez Euro Agrar. Le concessionnaire a proposé à ses clients professionnels une large présentation de la gamme des tracteurs Fendt et du matériel de travail du sol Pöttinger. « Pour les tracteurs, nous avons présenté la gamme des 200, 300, 500, 700, 800 et 900. Nous avons proposé différentes démonstrations. Que ce soit en labour et non labour, en déchaumage et décompactage avec pour cette présentation un tracteur équipé d’une nouveauté : la possibilité de régler la pression des pneus depuis la cabine », ajoute Guillaume Koenig. Pour le matériel Pöttinger, il y avait les déchaumeurs à disque Terradisc et à dents Synkro. Sans oublier, la nouvelle Presse, la charrue Servo, le distributeur d’engrais Sulky, le vibro Rabe ou encore le broyeur Falc. Une large gamme qui a permis de répondre à toutes les questions sur les spécificités des deux marques. « Cette manifestation suivait celles de la foire aux vins de Colmar et de la foire de Habsheim. Le succès a été au rendez-vous.

Coopérative agricole de céréales

2016 : Une très mauvaise année pour la collecte

Cultures

Publié le 09/12/2016

Avec un chiffre d’affaires qui approche les 124 millions d’euros (168,55 M € pour l’ensemble du groupe CAC) et un résultat net d’1,12 M € (1,61 M € pour l’ensemble du groupe), les résultats économiques de la CAC pour l’année 2015-2016 sont en baisse par rapport à l’exercice précédent. Les conséquences directes d’un marché mondial en souffrance, de prix qui se traînent au plus bas depuis trois ans et d’une récolte des céréales en France en baisse. « Le rendement du blé a été bon, mais les prix ont continué d’être extrêmement bas. La récolte de maïs a été moyenne et n’a pas permis de redresser la situation financière des exploitations. Et 2016 ne fait qu’accentuer nos difficultés », explique le président de la coopérative agricole de céréales Thomas Thuet. Il revient sur les conditions météorologiques défavorables de cette année, les conditions de travail complexes, l’apparition de nombreux foyers de maladies. « Le maïs par exemple. Son implantation a été difficile. Les sols ont alors été malmenés et n’ont pas permis de résister, comme d’habitude, à la forte sécheresse estivale. La récolte a ensuite été exceptionnellement longue et décevante tant par le faible rendement que par l’humidité qui est restée obstinément constante », ajoute Thomas Thuet. Avec une collecte en recul de 16 % par rapport à la moyenne quinquennale, 2016 est une année médiocre comparable à celle de… 1947 ! « Ces aléas climatiques font malheureusement partie des risques de notre métier. Mais, ce qui était vrai du temps des marchés locaux ne l’est plus aujourd’hui. « Petite récolte » ne signifie plus « Prix élevés ». Nous sommes confrontés aux marchés mondiaux. Les récoltes des céréales sur le reste de la planète sont élevées et de bonne qualité. Cela pèse sur les prix. Nous devons en tenir compte », constate encore Thomas Thuet.

« La plus grande évolution sera celle du numérique »

Une situation d’autant plus désagréable que, dans le même temps, les agriculteurs doivent faire face à une augmentation de leurs charges. La situation économique est tendue sur de nombreuses exploitations. Pourtant, il convient de préparer l’avenir, dans un monde qui évolue, qui change, qui se globalise, où les échanges s’accélèrent. Les exemples de rachats de grosses entreprises de la Chimie le démontrent. « Mais la plus grande évolution devant nous est celle du numérique. On la voit venir. On la touche du doigt. Nous commençons à l’expérimenter. Elle rentre dans nos exploitations sous des formes aussi diverses que sont le téléphone mobile, internet, l’assistance numérique du matériel agricole, et, demain, les drones, les robots, les centrales de collectes de données, les réseaux sociaux ou encore l’interactivité entre agriculture, agriculteurs et collecteurs vers les instituts de développement. Un nouvel environnement est en train de se construire et nous ne pouvons pas être absents », insiste le président de la CAC. La coopérative entend donc répondre présente en apportant ses meilleurs conseils agronomiques et en proposant, à ses adhérents, ses services les plus adaptés. « Nous serons là pour mettre à leur disposition semences et intrants, à temps et aux meilleures conditions. Nous serons présents pour assurer la meilleure logistique possible. Nous serons présents dans les techniques du futur avec notre service « innovation » en proposant, par exemple, une modulation parcellaire. Nous serons également présents auprès des éleveurs pour faciliter la commercialisation des animaux », précise Thomas Thuet.

Des mesures exceptionnelles pour les adhérents

Dans ce contexte difficile, la coopérative agricole de céréales a également proposé des mesures exceptionnelles à ses adhérents : complément de prix pour les blés à hauteur de 35 €/t pour les apports de la moisson 2016 ; acompte maïs aussi élevé que possible ; ristournes de séchage sur maïs humide pour la récolte 2015 de 1 €/t ; baisse du barème de séchage maïs pour la récolte 2016 ; baisse du prix des semences de blé certifiées pour démarrer au mieux la campagne 2017. La CAC a également beaucoup communiqué sur sa politique coopérative sur les manifestations agricoles, comme le championnat de labour à Rouffach. « Nous devons continuer d’être actifs pour expliquer notre métier et nos difficultés. Des solutions vont émerger. À nous de savoir les identifier, à nous de les développer ensemble », a conclu Thomas Thuet.

Bien évidemment, cette politique de soutien aux adhérents a directement impacté le résultat financier de la coopérative. Un résultat qui est d’ailleurs un des plus faibles de ces dernières années. « L’exercice clôturé au 30 juin 2016 s’achève sur un résultat de 1,12 M €. Ce résultat, fruit de l’engagement et du professionnalisme des collaborateurs de la CAC, s’accompagne d’une rémunération optimisée des apports de nos adhérents dans un contexte de marché difficile. Avec un prix moyen de 169 €/t en blé, 158 €/t en maïs et 427 €/t en soja, la coopérative joue son rôle de leader sur notre département. Ce résultat nous permet également d’accompagner nos adhérents dans un contexte économique des plus tendus en redistribuant 2,05 M€, dont 270 000 € de ristourne séchage maïs humide et 405 000 € en ristourne d’assemblée générale. Quant au résultat consolidé qui est de 1,61 M€, il confirme la contribution positive de nos filiales à la consolidation économique du groupe CAC », affirme le directeur Nicolas Koenig.

Continuer à construire

Faire vivre l’esprit coopératif, c’est aussi organiser des moments de partage d’information et de convivialité. Les événements ont été nombreux durant l’exercice clôturé par cette assemblée : la visite d’essais fourrages à Chavannes-sur-l’Etang en août 2015, les deuxièmes rencontres marchés de la CA sur le thème des mycotoxines en septembre, la réunion d’information OPTI-Terre en janvier 2016, l’inauguration du nouveau silo à Carspach en mai, la présence de la coopérative à la confrontation européenne Holstein à Colmar ou encore la soirée technique sur la qualité de la pulvérisation à Gueberschwihr.

Après l’approbation, à l’unanimité, des comptes financiers et le vote des différentes résolutions, le président de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (Fdsea) du Haut-Rhin Denis Nass a salué les travaux de la CAC. Il n’a pas caché les difficultés actuelles « pour se faire entendre par des sourds. Il faut pourtant continuer à construire, à croire en nos valeurs et répéter, partout, que l’agriculture est une solution pour notre pays. 2017 sera une nouvelle année compliquée car, sur tous les dossiers, on nous oppose une véritable surenchère administrative et une communication négative. N’ayons pas peur d’intervenir dans les débats et expliquons, encore et toujours, ce que nous faisons. Le dossier phyto est un exemple. Nous attendons des réponses à nos interrogations car nos produits méritent une meilleure valorisation ».

Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne

Au cœur du nouveau quartier d’affaire de Mulhouse

Vie professionnelle

Publié le 24/11/2016

Commencé en août dernier, le chantier du futur siège régional de la Banque populaire d’Alsace-Lorraine-Champagne bat son plein entre le Chrome - son « bâtiment cousin » - et la gare SNCF de Mulhouse. La livraison prévue du bâtiment est programmée pour décembre 2017. Ces travaux se font dans le cadre d’un spectaculaire processus de mue urbaine du quartier de la gare SNCF de Mulhouse. Un véritable quartier d’affaire « premium » est en passe de voir le jour. Œuvre du cabinet d’architecture mulhousien DeA, le bâtiment Chrome, qui accueille désormais le siège régional de la Macif, a été inauguré en février 2015. Depuis août dernier, le chantier d’édification d’un immeuble jumeau (provisoirement baptisé « Chrome 2 »), a débuté juste à côté, le long du même parvis Adrien Zeller. Le coût de ce nouveau chantier est de près de 11 millions d’euros hors taxes.

Voilà qui valait bien une visite de chantier, telle que celle organisée récemment, en présence des dirigeants régionaux de la banque et des principaux élus de l’agglomération mulhousienne. Le futur édifice, vaste de quelque 3 500 m², accueillera le nouveau siège régional de la Banque populaire d’Alsace-Lorraine-Champagne. 150 salariés intégreront ce bâtiment : le rez-de-chaussée accueillera une agence bancaire classique, tandis que les étages seront dédiés aux activités de conseil en gestion de patrimoine, d’assurance et d’administration interne. « Dans le prolongement du projet de fusion», la Banque Populaire a souhaité maintenir les bassins d’emploi historiques de ses services centraux, avec notamment des équipes à Strasbourg, des équipes à Troyes et des équipes sur le bassin d’emploi de Mulhouse, à Sausheim.

Le site de Sausheim cherche un acquéreur

Concernant le bâtiment à Sausheim, cet immeuble de 12 000 m² sur 50 000 m² de terrain est actuellement vide aux deux tiers. Il cherche un acquéreur. Le choix du site de la gare a été dicté par plusieurs facteurs. Le premier étant bien entendu le dimensionnement nécessaire et juste pour accueillir l’ensemble des collaborateurs actuellement installés à Sausheim. Il y a également une forte volonté de revenir au cœur de la cité mulhousienne, à proximité d’infrastructures. « L’ensemble du personnel va intégrer le nouveau bâtiment sur le site gare dès qu’il sera achevé. », explique Dominique Wein, directeur général de la BPALC. C’est à cette date seulement qu’on connaîtra le nom de baptême définitif de ce nouvel édifice.

« Chrome 2 » une fois livré, les mutations urbaines du quartier de la gare SNCF ne seront pas achevées pour autant. Un centre de conférence, équipé d’un amphithéâtre d’une jauge de 200 places, est prévu à moyen terme au sein du bâtiment de la Société industrielle de Mulhouse (Sim) avec une livraison projetée à l’automne 2018. Plus près encore de la gare, la ville de Mulhouse réfléchit au devenir de l’actuel conservatoire de musique et de ses abords directs, le long du boulevard Wallach. Pour l’heure, la piste d’un savant mélange de logements, de places de parking et d’activités tertiaires tient la corde. Enfin, le vaste îlot de la Poste centrale est également voué à une future requalification.

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