Pratique

Crédit Agricole Alsace Vosges

Un soutien aux exploitations viticoles

Publié le 22/11/2017

Partenaire historique de la viticulture alsacienne, le Crédit Agricole Alsace Vosges met en œuvre un dispositif de soutien aux viticulteurs impactés par la petite récolte 2017 comprenant différentes mesures, adaptées pour répondre aux besoins selon les situations.

Les épisodes de gel du printemps dernier ont fortement impacté le vignoble alsacien, entraînant une baisse très importante de la récolte 2017. Les niveaux de production sont hétérogènes, selon les territoires et les cépages. Certaines exploitations sont plus fortement touchées et leur trésorerie pourra être fragilisée. Les mesures possibles sont : La pause d’une année dans le paiement des échéances des prêts existants. Cette solution peut bénéficier d’une prise en charge du surcoût par l’État et/ou la Région, complétée par le Crédit Agricole. Le dispositif d’année blanche est ouvert sous condition d’éligibilité jusqu’au 31 décembre 2017. Un prêt moyen terme de consolidation des échéances d’une année. La modulation des échéances à la baisse avec rallongement de la durée des prêts. Un prêt moyen terme de reconstitution du fonds de roulement. Les viticulteurs sont invités à contacter les conseillers et experts du Crédit Agricole Alsace Vosges pour tous renseignements. Ils examineront la situation de chaque viticulteur concerné pour identifier le besoin immédiat ou futur et déterminer, avec lui, la solution la plus adaptée. Anticiper les éventuelles difficultés permettra à chacun d’appréhender plus sereinement l’année à venir. Par cette démarche, le Crédit Agricole Alsace Vosges réaffirme son engagement au côté de la filière viticole alsacienne et souhaite contribuer à préserver son dynamisme et sa compétitivité.

Foire de la Sainte Catherine à Altkirch

La tradition demeure, les procédures changent

Publié le 17/11/2017

La plus ancienne foire d’Alsace va une nouvelle fois s’installer dans les rues d’Altkirch. La 516e foire de la Sainte-Catherine se déroule jeudi 23 novembre. Plusieurs centaines de commerçants et des milliers de visiteurs sont attendus.

C’est une tradition. Chaque année, exposants agricoles, artisans et producteurs de la région prennent leurs aises dans les rues devenues piétonnes de la capitale du Sundgau. « Au départ, c’était un marché aux bestiaux. Au fil des années, la manifestation a évolué. Mais, le secteur agricole est resté en cœur de foire. On retrouvera une nouvelle fois les concessionnaires agricoles place Xavier Jourdain (Halle au Blé) et avenue Clémenceau. C’est un secteur qui reste très actif. Il y a toujours autant de demandes. Dans le contexte économique, c’est déjà beaucoup », souligne Sébastien Murer, responsable de la police municipale d’Altkirch. Aucune demande d’éleveur n’a été relevée pour un retour des vaches et autres cheptels. Les contextes sanitaires et sécuritaires ne le permettent plus. « En revanche, nous avons toujours les mêmes marchands qui comptent venir avec quelques chevaux, poneys et autres animaux de basse-cour d’élevage », ajoute Sébastien Murer. Généralement, ils sont toujours installés aux mêmes endroits : à l’arrière de la place Xavier Jourdain et au début de l’avenue Clémenceau. Une avenue où l’on retrouvera également les organisations professionnelles agricoles et leurs partenaires. Paiement à l’avance Les autres secteurs de la foire de la Sainte-Catherine d’Altkirch seront pris d’assauts par les marchands et artisans d’autres secteurs d’activités. Cette année, ils ont constaté une évolution concernant la préparation de la manifestation. « Nous leur avons demandé de s’enregistrer il y a quelques semaines et de procéder à l’avance au paiement de leurs stands. Et non plus le jour même. Cela signifie que nous pouvons partir sur le principe qu’ils vont venir effectivement. Du coup, nous avons constaté une baisse des demandes. Environ 90 stands en moins pour un total actuel de 390 commerçants inscrits. Cela facilite l’organisation. La rue du 7 Août est actuellement vide sur le plan. Les autres artères sont pleines ou quasi pleines », constate Sébastien Murer. Bien évidemment, le jour même de la foire de la Sainte-Catherine, il sera encore possible de venir installer son stand. « Nous ne refuserons personne. Mais, celles et ceux qui viendront au dernier moment seront dirigés vers des endroits précis et imposés comme, par exemple, la rue de France. Il n’y aura pas de réattribution de place. Nous procédons ainsi pour nous faciliter le travail et pour des questions de sécurité », ajoute Sébastien Murer. À noter que le prix d’installation est de 25 € à l’inscription et de 3 € supplémentaires le mètre linéaire. Concernant la sécurité, et comme l’année dernière, trois rues ne verront s’installer que d’un seul côté des marchands. Il s’agit des rues Jean-Jacques Henner, De Gaulle et de Ferrette. « On peut penser qu’il en sera ainsi à l’avenir définitivement », conclut Sébastien Murer.

L’îlot Fermier à Hirsingue

Du producteur au consommateur

Publié le 16/11/2017

Depuis le mois de juin dernier, un magasin de producteurs a ouvert ses portes à Hirsingue dans un bâtiment de 680 m2 dont 289 m2 de surface de vente. 3 000 produits y sont référencés. Le succès est au rendez-vous pour ces premières semaines d’ouverture avec une centaine de clients par jour et un panier moyen important, de l’ordre de 32 à 33 €.

L’îlot Fermier, c’est d’abord la volonté d’un chef d’entreprise de Hirsingue, Alain Seginger, de vouloir donner une nouvelle vie au bâtiment dans lequel se trouvait son entreprise, juste à l’arrière d’une grande surface. Début 2016, il prend contact avec des éleveurs du secteur. Après plusieurs semaines de discussions, il est décidé de créer une société par actions simplifiée (SAS). Alain Seginger s’associe avec huit producteurs. Leur but : vendre des produits fermiers en direct, sans intermédiaires, réaménager le bâtiment et créer ce magasin de vente dénommé L’îlot Fermier. Le bâtiment est alors totalement transformé. Le bardage extérieur comme les étals à l’intérieur sont en bois, avec une charpente apparente. La surface de vente de 289 m2 accueille une boucherie (avec un laboratoire, une plonge et trois chambres froides) et une fromagerie sur 100 m2. Le reste de l’espace est consacré aux étals de fruits, légumes, aux étagères de bières artisanales, vins, eaux, jus de fruits, et à l’épicerie en vrac : farine, café, légumes secs… « Il y a 250 produits en vrac, vendus sans emballage. Parce que notre slogan, c’est aussi le zéro déchet ! Au total, il y a 68 producteurs qui livrent ici. Ce sont essentiellement des producteurs agricoles mais aussi quelques artisans. En tout, nous avons 3 000 produits en référence, essentiellement en bio. C’est par exemple le cas des fruits où les producteurs du coin sont quasiment tous en production biologique », explique Frédéric Schwab, producteur de fruits et légumes à Muespach et président de la SAS. Au sous-sol, se trouvent les bureaux, la salle de pause, les vestiaires, les sanitaires et le local technique. À l’extérieur, un quai de déchargement ainsi qu’une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite ont été aménagés. Le bâtiment occupe une surface totale de 680 m2. Mettre en avant la production locale Les huit producteurs approvisionnent le magasin, avec une quarantaine d’autres fournisseurs agricoles, viticoles ou artisans. Mais ils ne sont pas présents en permanence. « Ce n’est pas notre métier ! Nous faisons des permanences en alternance. Mais, surtout, il y a ici un directeur en la personne d’Eric Monmarché et de cinq salariés qui sont au contact de la clientèle toute la semaine. La philosophie de départ était de mettre la production locale en avant, et notamment le lait et la viande qui sont les deux productions les plus importantes dans le Sundgau. Personnellement, je me suis laissé prendre au jeu. Cela m’apporte une expérience supplémentaire. Je ne regrette rien même si nous sommes allés un peu vite au départ. Le démarrage a été tonitruant. Cela va maintenant se calmer un peu et nous allons trouver notre rythme. J’estime qu’il faut deux d’années d’exploitation avant de faire un premier bilan », ajoute Frédéric Schwab. L’îlot Fermier a ouvert le 6 juin dernier et a été officiellement inauguré le 30 septembre. Concernant les prix, les producteurs trouvent un débouché économique intéressant même s’ils estiment qu’ils sont moins chers, sur la gamme bio, que leur plus proche voisin. Pour le reste, ils sont dans les prix moyens. « Nous faisons là une expérimentation. C’est un des premiers magasins qui existe en zone rurale. Contrairement, par exemple, à « Cœur Paysan » qui se trouve à Colmar. Ici, nous avons une zone de 7 500 habitants à dix kilomètres autour du magasin. Une telle structure ouvre avec une moyenne de 10 000 habitants. Nous sommes néanmoins confiants. Nous avons pour objectifs d’arriver à 200 clients par jour. Nous n’en sommes plus très loin. Et, chose intéressante, le panier moyen est important par rapport à la moyenne nationale, de l’ordre de 32 à 33 €. Il y a des clients qui achètent exclusivement chez nous », se félicite Frédéric Schwab.  

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