Pratique

Mutualité sociale agricole d'Alsace

Chaque voix compte !

Publié le 20/11/2014

La Mutualité sociale agricole d'Alsace organise actuellement une série de réunions d'information pour préparer les élections de janvier 2015. «Nous sommes le seul régime de sécurité sociale à organiser des élections, c'est une légitimisation de notre action pour conserver ce régime et le faire avancer», souligne Christiane Bernard, présidente de la MSA d'Alsace.

Aux précédentes élections MSA en 2010, l'Alsace avait obtenu le meilleur taux de participation au niveau national, avec 50 %. «Nous voulons mobiliser autour de ce scrutin : il est important que tous nos adhérents votent. Il y va de notre crédibilité face aux pouvoirs publics», estime Christiane Bernard, présidente de la MSA d'Alsace. L'enjeu est de taille : il s'agit de mobiliser près de 50 000 électeurs pour 604 sièges à pourvoir (252 dans le collège 1, 223 dans le collège 2 et 129 dans le collège 3). Pour garder la première place pour le taux de participation important, l'une des pistes explorées par la MSA d'Alsace est de présenter des candidats dans tous les cantons, dans tous les collèges. Une manière d'être présente dans tous les territoires. C'est pourquoi elle s'investit fortement depuis quelques semaines pour aller à la rencontre des délégués dans les échelons locaux, afin de susciter les candidatures, tant du côté des exploitants que des salariés agricoles. «La loi électorale n'a pas changé, sauf en ce qui concerne la possibilité de voter par internet», explique Christelle Jamot, directrice générale de la MSA d'Alsace. Les aspects juridiques du scrutin «Il y a deux dates importantes à retenir», indique Sophie Mas-Dupuy, chargée de mission élections à la MSA d'Alsace : le 8 décembre 2014 à 16 h, date limite de dépôt ou de réception des candidatures ; le 27 janvier 2015, date limite pour voter par correspondance ou par internet. «Vous avez jusqu'au lundi 8 décembre 2014 à 16 h pour être candidat dans votre canton et dans le collège dans lequel vous êtes inscrit». Pour être candidat, il faut remplir certaines conditions : être âgé de18 ans au moins, ne pas être frappé d'une condamnation figurant dans le volet 2 du casier judiciaire, présenter sa candidature dans sa circonscription de vote et être inscrit sur les listes électorales MSA. Pour les collèges 1 et 3, les candidatures sont individuelles. Il convient de remplir un formulaire et de l'adresser par voie postale ou de le déposer au siège de la MSA d'Alsace à Colmar, à l'établissement de Strasbourg. Pour le collège 2, le candidat doit se présenter sur une des listes proposées par les organisations syndicales de salariés reconnues représentatives au plan national : la CFDT (Confédération française démocratique du travail), la CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement-Confédération générale des cadres), la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), la CGT (Confédération générale du travail) ou la CGT-FO (Confédération générale du travail-Force ouvrière). «N'attendez pas le dernier jour pour déposer votre liste, afin de pouvoir remplacer éventuellement les candidats qui ne remplissent pas tous les critères», conseille Christiane Bernard. Le mode de scrutin diffère selon les collèges. Dans les collèges 1 et 3, sont élus les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix au scrutin majoritaire à un tour. Dans le deuxième collège, les candidats sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Le vote a lieu soit par correspondance, soit par internet. «Début janvier, vous recevrez votre matériel de vote, avec un code qui vous permettra de voter sur le site dédié». Ce matériel de vote sera envoyé au domicile des électeurs par les Caisses au plus tard le 12 janvier, le retour des plis devant intervenir au plus tard le 27 janvier. Le dépouillement aura lieu au siège de la MSA d'Alsace à Colmar le 3 février, la proclamation de tous les résultats étant prévue pour le soir-même. Toutes ces informations sont accessibles sur le site internet de la MSA. L'assemblée générale élective réunissant les nouveaux délégués cantonaux se tiendra le 20 mars prochain. Le nouveau conseil d'administration se réunira immédiatement dans la foulée pour élire le président et le bureau. La phase finale de ce processus aura lieu le 28 mai 2015 : l'assemblée générale centrale élective réunira près de 500 délégués pour élire le nouveau conseil central d'administration, composé de 29 administrateurs.

Publié le 26/11/2012

Chapi Chapô

Congrès de la fédération nationale ovine La culture de la gagne ! La FNO a tenu son congrès annuel en Alsace, « terre de mission » pour l’élevage ovin qui ne représente ici que 1 % du cheptel national. Un congrès aux tonalités de coaching sportif pour booster les troupes pendant les 12 prochains mois jusqu’au prochain congrès en terres de Bretagne. Si les éleveurs ovins se sentent parfois isolés sur leur ferme, ils participent à une dynamique collective forte. La filière ovine a en effet la pêche. Et quoi de mieux pour se projeter dans l’avenir qu’une table ronde sur la motivation et la réussite ! Pour qu’un collectif fonctionne, chacun doit faire son boulot et faire confiance aux autres, tel est le message de Vincent Collet, entraîneur de l’équipe de France de basket. Car contrairement aux apparences, « le monde agricole travaille et réussit grâce au collectif ! », comme l’a rappelé Michèle Boudoin, secrétaire générale de la FNO. Le principal challenge de la filière, et de la profession, c’est la transmission des exploitations. Un point sur lequel, cédant et repreneur doivent faire preuve de beaucoup de psychologie, comme l’a souligné Gérard Baglin, coach sportif. « Une entreprise ressemble à son dirigeant ». Le cédant doit accepter les changements et le repreneur doit faire preuve de respect pour le travail accompli. La FNO a d’ailleurs signé à l’occasion de ce congrès une convention avec la FNSAFER. Objectif : faciliter l’accès au foncier des porteurs de projets dans l’élevage ovin.   nnjnj ij Une filière exemplaire Selon Xavier Beulin, président de la FNSEA, « la FNO fait figure de laboratoire pour les autres filières ». Elle est en effet parvenue à enrayer la tendance à la réduction du nombre d’exploitations ovines : alors que de 1990 à 2000, la filière avait perdu 40 % de ses élevages, aujourd’hui, elle annonce qu’elle recrute. Et elle lance le programme Inn’ovin, ou la stratégie gagnante, un plan à moyen terme pour faire progresser la filière sur quatre axes : le renouvellement des générations, la performance économique et technique des élevages, l’amélioration des conditions de travail, et la contribution à l’innovation, notamment pour la transition énergétique. Au niveau sanitaire, les mesures prises ont permis d’éviter toute épidémie en 2014 dans des élevages pourtant confrontés aux risques de la FCO ou de la fièvre aphteuse. Mais, l’existence de nombreux foyers européens incite à la mise en place d’un fond de mutualisation en 2015. Créer et conserver de la valeur ajoutée La nouvelle Pac, comme l’a souligné Thomas Diemer, président des JA, va dans le bon sens pour l’élevage ovin. Il a toutefois déploré la remise en compte du critère d’âge pour l’attribution de l’ICHN. Il a également incité les producteurs à s’emparer de la distribution. À titre d’exemple, avec la marque Agneau Terroir d’Alsace, les éleveurs ovins ont pu créer et conserver de la valeur ajoutée. Le sujet qui fâche, c’est le loup. Alors que 15 M€ sont consacrés chaque année à la protection de cette espèce, plus de 9 000 brebis ont été tuées sur 29 départements en 2014, une ampleur inégalée ! Serge Préveraud, le président de la FNO, a demandé à Stéphane Le Foll la révision de la convention de Berne, qui protège l’espèce, et des mesures concrètes de l’État. S’il reconnaît la nécessité de revoir cette convention, le ministre de l’Agriculture a estimé néanmoins que des moyens existent et qu’il faut les utiliser, notamment en renforçant les effectifs des lieutenants de louveterie. Sur le contingent de 36 loups qui peuvent être prélevés, à ce jour à peine 14 bêtes ont été tuées. Serge Préveraud passe le flambeau à Michèle Boudoin Après sept années passées à la présidence de la fédération, Serge Préveraud a cédé la présidence à Michèle Boudoin. Il a salué la salle avec cette déclaration volontariste : « N’ayez pas peur de l’avenir, les projets qui n’aboutissent pas sont ceux que l’on ne fait pas ! » À l’issue du congrès, Stéphane Le Foll a remis le mérite agricole à son épouse, Béatrice.

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