Pratique

Concours prairies temporaires du Gnis

Le lycée agricole d’Obernai se distingue

Publié le 12/12/2016

Cette année encore le lycée agricole d’Obernai s’est distingué lors du concours des prairies temporaires organisé par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis). Deux binômes d’étudiants se classent deuxièmes ex aequo sur quelque 736 participants.

« Dans les exploitations d’élevage, la maîtrise des prairies est le premier moyen pour les éleveurs de sécuriser le système fourrager tout en améliorant le revenu. Choisir des espèces et des variétés adaptées aux conditions de l’exploitation et aux contraintes de production, c’est incontestablement améliorer son système fourrager tant au niveau de la qualité et de la productivité de la prairie, que de l’organisation du travail et de la rentabilité de l’exploitation. Il est important que les futurs techniciens et techniciennes y soient sensibilisés », explique le Gnis sur la page internet dédiée au concours des prairies temporaires qu’il organise. Regroupés en binômes, les étudiants doivent choisir une exploitation support comportant un atelier d’élevage et des surfaces fourragères. Dans une première partie de leur dossier, ils sont invités à décrire cette exploitation avec des éléments techniques et économiques. Dans une seconde partie, ils doivent poser un diagnostic sur la situation existante, l’analyser et proposer des améliorations : introduction d’une nouvelle prairie, rénovation d’une prairie existante, choix et conduite d’espèces prairiales adaptées. Les conséquences technico-économiques de l’évolution proposée doivent également être présentées et chiffrées. Un capital de connaissances Pour la 31e édition de ce concours, tous les étudiants de BTS Acse du lycée agricole d’Obernai ont participé, guidés par Caren Bulte, professeur de zootechnie, et Guillaume Bapst, professeur d’agronomie, qui a présélectionné les dossiers les plus aboutis pour les présenter au concours. « Je suis content du travail que vous avez fourni. Nous nous étions fixé des objectifs, vous les avez tenus, notamment en termes de respect des délais de remise de vos travaux », constate Guillaume Bapst qui souligne que « les connaissances acquises en participant à ce concours pourront être réinvesties sur vos exploitations ». Thierry Girodot, proviseur du Legta d’Obernai, a quant à lui décrit ce concours comme « une situation interactive et professionnalisante ». Le lycée agricole d’Obernai concourait avec les autres établissements agricoles des régions Nord et Est, soit environ 450 participants, le plus gros des 736 participants au niveau national. Les travaux ont été jugés par des professionnels issus d’instituts techniques, de Chambre d'agriculture… Ils ont particulièrement apprécié le travail fourni par les étudiants d’Obernai puisque deux binômes constitués d’une part de Stéphane Hoenen et Audrey Lossel et d’autre part de Stéphanie Reeb et Nicolas Richert se classent parmi les dix premiers. Et que deux autres binômes constitués d’une part de Léo Brandt et Xavier Thuet et d’autre part de Jonathan Risch et Jérémy Herr terminent deuxièmes ex aequo. Venu récompenser les étudiants, Jonathan Pétry, inspecteur semences fourragères au Gnis, a souligné la qualité des dossiers présentés par le lycée : « Ils étaient tous d’un très bon niveau ». Tous les étudiants primés ont d’ailleurs été récompensés d’un diplôme et d’une revue technique sur la luzerne. Les quatre finalistes ont en plus reçu une caméra GoPro. « Prochaine étape : 100 % de réussite au BTS », a lancé Gilles Cadieu, proviseur adjoint, pas peu fier des résultats obtenus par les étudiants.

Association régionale des industries alimentaires (Aria)

Faites escale en Alsace

Publié le 12/12/2016

Le dernier projet de l’Aria, les Escales alsaciennes, un parcours gourmand sur près de vingt sites, a été présenté le 8 novembre par la présidente Manou Massenez-Heitzmann, en présence des entreprises participantes.

Porté par l’industrie alimentaire et initié par Sébastien Muller, qui gère la Maison de la choucroute Le Pic et préside l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace (AVCA), le projet des Escales alsaciennes est « unique en France », a souligné Manou Massenez-Heitzmann, présidente de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria). Une vingtaine d’entreprises du secteur alimentaire se sont fédérées autour de ce projet. Membres de l’Aria, elles ont adhéré au cahier des charges et ses trois principaux critères : organiser des visites sur au moins une partie du site de production, avoir un espace dégustation-vente, et s’engager dans la démarche alimentaire Savourez l’Alsace, la marque bannière de l’Aria. 18 escales sont proposées aux visiteurs pour découvrir ces savoir-faire alsaciens et le patrimoine industriel de ces entreprises, pour la plupart familiales. Une dizaine d’entreprises supplémentaires rejoindront les Escales en 2017, ainsi que des restaurateurs, le premier étant le Sofitel à Strasbourg, avec une carte terroir et une vitrine de produits, a annoncé Manou Massenez-Heitzmann, avant de rappeler que le secteur de l’alimentaire représente 60 000 emplois directs et indirects. Marie-Reine Fischer, vice-présidente de l’Agence d’attractivité de l’Alsace, a souligné « la synergie entre la marque Savourez l’Alsace et la marque régionale Alsace. Ces entreprises racontent et personnifient l’Alsace », à travers cet itinéraire touristique qui pourra être valorisé dans le monde par l’Agence d’attractivité. « C’est une offre de tourisme innovante », qui contribue à la promotion de l’Alsace. Ces Escales, qui proposent « une véritable image des produits alsaciens, répondent à une demande croissante du public pour mieux comprendre comment les produits sont fabriqués ». C’est aussi l’occasion pour les Alsaciens, et notamment les jeunes, de découvrir ces entreprises et leurs métiers, a ajouté Marie-Reine Fischer. Les dégustations, un réel atout pour les entreprises Sébastien Muller a précisé que l’entreprise familiale installée à Meistratzheim organise depuis quelques années des visites, en collaboration avec l’office de tourisme d’Obernai. Un circuit a été aménagé pour les visiteurs, qui peuvent suivre la transformation et le conditionnement des produits. « C’est aussi une valorisation du travail des salariés de l’entreprise. » Ces visites sont l’occasion d’expliquer, de montrer, de faire découvrir à travers des dégustations la palette gustative de la choucroute. Avec 2 000 personnes accueillies chaque année, Sébastien Muller a eu envie d’imaginer un circuit avec d’autres membres de l’Aria, qui a abouti aux Escales alsaciennes. Pour Bertrand Lutt-Miclo, de la distillerie Miclo à Lapoutroie, les Escales alsaciennes constituent « un support pour faire croître le nombre de visiteurs ». Tony Valentini, directeur du musée du chocolat à Geispolsheim qui accueillait la présentation de ce projet, est précurseur dans ce type de tourisme : « Le besoin de transparence des visiteurs, plus enclins à acheter les produits après une visite », a-t-il souligné. Or 10 % des entreprises alsaciennes ouvrent leurs portes, contre 60 % outre-Rhin. Pour Steve Risch, dirigeant du Palais des pains d’épices Fortwenger, qui accueille 7 000 visiteurs par an, « ce projet représente l’avenir des entreprises, car le meilleur moyen de faire connaître les produits c’est de les faire goûter ». « C’est une étape importante, d’autres projets sont à venir », à l’image de celui de la Villa Meteor à Hochfelden. Les Escales alsaciennes invitent donc à partir au cœur du savoir-faire industriel, à partager la passion de ces entreprises pour leurs métiers et… à savourer leurs produits ! Un lancement national est prévu mi-janvier, à la Maison de l’Alsace à Paris.

Publié le 20/10/2016

En 1918, une souche très virulente du virus de l’Influenza aviaire a fait de 50 à 100 millions de morts, soit plus que la peste noire. C’était la grippe espagnole. C’est la raison pour laquelle ce virus est autant surveillé par les autorités sanitaires. Le récent épisode d’Influenza aviaire dans le sud-ouest de la France a conduit à renforcer les mesures de biosécurité dans les élevages.

Le 10 février 2016, un arrêté relatif aux mesures de biosécurité dans les exploitations de volailles est paru au Journal officiel dans le cadre de la prévention contre l’Influenza aviaire. Depuis le 1er juillet 2016 (sauf demande de dérogation jusqu’en 2018), les élevages de volailles sont soumis à un certain nombre de nouvelles règles : mesures de protection physique des élevages, instauration de la bande unique… Et tout détenteur de volailles doit pouvoir présenter aux autorités publiques un plan de biosécurité. Pour aider les éleveurs à mettre en œuvre ces mesures sur leur exploitation, Costal organise des sessions de formation animées par le docteur vétérinaire Arnaud Schmitt, spécialiste des volailles. « Il s’agit d’une formation obligatoire et diplômante pour tout éleveur de volaille commercial », précise Mario Troestler qui, en accueillant une de ces sessions de formation le 10 octobre, s’est voulu rassurant : « Pour ceux qui sont soumis au cahier de charges de la production de poulet label, c’est surtout du formalisme, il n’y a pas grand-chose à faire de plus que ce qui y est inscrit ». Ce que confirme Arnaud Schmitt : « Pour les producteurs qui n’élèvent qu’une seule espèce de volaille, l’arrêté biosécurité ne va pas révolutionner leurs pratiques. Il s’agit surtout de les mettre sur papier, peut-être parfois de réorganiser la circulation. » « Il est inenvisageable de vivre avec ce virus » Car l’objectif principal de l’arrêté biosécurité, c’est d’instaurer des barrières entre les espèces. Il est donc désormais interdit de faire cohabiter des gallinacées et des palmipèdes, à moins d’unités de production totalement séparées et indépendantes. Néanmoins, ces mesures sont accueillies avec une certaine circonspection par une partie des éleveurs. Car pour eux, elles signifient la fin des petites unités de production et vont à l’encontre de la biodiversité et de la vente directe, prônées par ailleurs. Arnaud Schmitt est plus mesuré : « Ce n’est pas la fin des petites unités de production, mais il va falloir les gérer différemment : il faut des unités de production indépendantes, avec des barrières ». Car dans le récent épisode d’Influenza aviaire qui a sévi dans le sud-ouest de la France, c’est bien l’homme, par ses pratiques, qui a disséminé le virus du genre Anas (canard) au genre Gallus (poulet) (lire en encadrés). Et Arnaud Schmitt prévient : « Dans les autres pays européens, tous les élevages de volailles sont cloisonnés et fonctionnent en bande unique, avec une seule espèce. C’est le modèle qui s’impose au niveau européen en matière de production de volaille. Donc en cas de nouvel épisode d’Influenza aviaire en France, ces pays pourraient activer une clause de sauvegarde pour protéger leur production intérieure d’une contamination venue de France, ce qui fermerait la porte à nos exportations de volailles. » Grave pour les espèces sensibles, l’Influenza aviaire est considérée comme un danger sanitaire de première catégorie parce qu’elle peut potentiellement toucher l’homme (comme lors de la pandémie de grippe espagnole). La police sanitaire qu’elle engendre est coûteuse - le dernier épisode a représenté 500 millions d’euros (M€) de pertes pour la filière volaille française - et les pertes commerciales peuvent être très importantes. « Il est donc inenvisageable de vivre avec. » Une bande, une espèce Pour justifier les mesures de biosécurité à mettre en œuvre afin d’éviter une catastrophe sanitaire, Arnaud Schmitt a présenté le virus (lire en encadré) et illustré : « Les barils d’explosif, c’est le genre Gallus, les mèches, ce sont les canards, et ce qui allume le feu, c’est l’homme. La biosécurité consiste à mettre des barrières entre les espèces. » Concrètement, à faire des bandes uniques d’espèce unique, donc à n’avoir en présence que des animaux d’un seul âge et d’une seule espèce, afin de limiter le nombre de mèches. « S’il part d’un élevage, le virus de l’Influenza aviaire met en danger toute la filière », rappelle Arnaud Schmitt. Il faut donc identifier les voies d’entrée (éleveur, paille, poussin, aliment, technicien, contrôleur, vétérinaire, chien, visiteur, faune sauvage, tracteur et matériel d’élevage, gaz, eau) mais aussi de sortie (éleveur, visiteur, poulet, caisse, fumier, matériel agricole, faune sauvage, eaux de lavage, air, équarrissage). Et évaluer la fréquence et le niveau de risque de contamination. Des barrières, avec changement de tenue plus ou moins complet en fonction du risque, doivent être mises en place entre les unités de production (changement de chaussures minimum entre volailles et porcs) et entre le site d’élevage et les voies publiques. La session de formation s’achève sur la rédaction d’un plan de biosécurité pour chaque participant et des rappels sur les modalités de nettoyage et de désinfection des bâtiments, « un point important pour assurer la biosécurité des élevages ».

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