Pratique

Publié le 27/12/2016

Les apprentis de l’Établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Rouffach (EPLEPFA) ont rencontré récemment les jeunes agriculteurs. Ils se sont fait présenter les différents intérêts des concours de labour à la ferme Judenmatt.

Soucieux de créer des liens avec la nouvelle génération, les JA sont venus le 14 novembre, à la rencontre des élèves pour leur présenter les différents intérêts des concours de labour pour lesquels l’amour de la terre et le travail bien fait sont importants. Participer à ces concours permet aussi de découvrir d’autres régions ou même d’autres pays, et donne lieu à de belles rencontres entre laboureurs. Organisateurs et participants du championnat de labour, ces professionnels ont su capter l’attention des jeunes passionnés d’agriculture. Marc Misbach, directeur commercial des Établissements Schaechtelin, accompagné de ses collaborateurs, a prêté main-forte aux JA en mettant à disposition un tracteur Claas Arion 650 et une charrue Grégoire et Besson d’une remarquable capacité de pénétration et tenue de raie. Tour à tour, les élèves ont pu tracer des sillons et tisser des liens avec les professionnels présents, pour faire germer leur futur projet d’installation.

Aurée Francou, chargée d’études et de recherche au centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC).

Les pratiques alimentaires de demain

Publié le 26/12/2016

Les Français consacrent quotidiennement plus de deux heures à l’alimentation, tout en conservant le modèle traditionnel des trois repas par jour. Mais les pratiques alimentaires évoluent largement, au gré de nouveaux outils ou de nouvelles motivations.

Principal moteur de l’évolution des pratiques alimentaires, le numérique : « Ce qui est arrivé en premier, c’est l’aspect achat : l’e-commerce, avec le drive, les comparateurs de prix… », explique Aurée Francou, chargée d’études et de recherche au centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Et plus récemment, l’arrivée des services de livraison de repas tout prêts, lancés grâce à des sites bien pensés, des applis et des algorithmes pointus. « La livraison à domicile, avec par exemple UberEATS, rend le service alimentaire immédiat. Comme dans d’autres secteurs, l’achat est plus rapide. Cela a révolutionné l’offre et fait bouger les marchés. Par ailleurs, le numérique impacte aussi le reste du processus, notamment le fait maison. Avec par exemple de nouvelles tablettes adaptées à la cuisine. Grâce au digital, la cuisine se développe », ajoute Aurée Francou. Les outils numériques pour cuisiner soi-même se sont multipliés depuis plus de dix ans, jouant sur le partage de contenus. « On va sans doute assister au développement d’ustensiles pour individualiser la consommation. Par exemple des sondes pour vérifier si les aliments contiennent des pesticides, ou un frigo qui dit quoi manger en fonction du régime », ajoute-t-elle. Besoin de transparence Tous ces outils numériques bénéficient aux évolutions du « repas social ». Car, aujourd’hui, on veut partager nos petits plats et nos manières de manger. Comment ? En voyage ou dans notre ville, on peut manger chez des inconnus, avec des plates-formes qui proposent des repas à la maison pour des rencontres improbables. On peut également commander des bons petits plats à son voisin. Pour limiter le gaspillage alimentaire, on peut télécharger différentes applications pour dénicher un collègue avec qui déjeuner. On peut même organiser un « restaurant éphémère » de quartier. « Tout cela s’inscrit dans la tendance plus large de la consommation collaborative, qui s’est développée d’abord pour des raisons économiques, pour avoir des dépenses plus faibles, tout en étant acteur de sa consommation. En l’occurrence, pour l’alimentation, en promouvant aussi le fait maison », souligne Aurée Francou. À une forte envie de partage, s’ajoute le fait que les consommateurs veulent tout simplement en savoir plus sur ce qu’ils mangent. « Ce besoin de transparence vient des crises sanitaires passées. La crise de la vache folle a été la plus marquante. La prise de conscience de cet écart entre croyances et réalités n’est donc pas récente. Mais l’affaire de la fraude à la viande de cheval a été comme une réplique, accroissant le phénomène. » Plus globalement, les consommateurs sont plus éduqués et demandent plus d’informations. En pratique, qu’est-ce qu’on observe ? « L’industrie agroalimentaire, depuis deux ou trois ans, travaille à plus de transparence. Dans le comportement des consommateurs, cela se traduit par la recherche de l’origine, des produits connus, et l’essor de la vente directe. Le consommateur cherche des moyens de se rassurer, avec des logos comme le label rouge », poursuit-elle.

Maison Feyel Artzner à Schiltigheim

Pas de pénurie de foie gras !

Publié le 25/12/2016

Malgré le recul de la production française de palmipèdes gras suite aux épidémies d’influenza aviaire, le foie gras Feyel Artzner sera au rendez-vous des fêtes de réveillon. En cette fin d’année, l’entreprise alsacienne revisite les classiques et s’inscrit dans les nouveaux moments de consommation.

Indétrônable des tables de réveillon des Français, le foie gras a pourtant failli manquer à l’appel, cette année. La crise sanitaire provoquée par l’influenza aviaire fin 2015 a poussé les pouvoirs publics à mettre en place un plan d’assainissement qui a conduit, à compter du 18 janvier 2016, à l’arrêt de mise en élevage de volailles dans la zone de restriction jusqu’au 18 mai. Environ 4 000 élevages de 18 départements du Sud Ouest étaient concernés par cette mesure qui s’accompagnait de l’arrêt total des abattages pendant quatre mois. Avec pour conséquence la perte de 25 % de la production de palmipèdes gras. Du fait de cette crise sanitaire, la production mondiale de foie gras a connu en 2015 une baisse de 700 tonnes, pour atteindre 25 600 t. « La France a enregistré une baisse beaucoup plus importante, de l’ordre de 4 750 t », explique Nicolas Schwebel, PDG de la maison Feyel Artzner à Strasbourg. Mais d’autres pays européens, comme la Bulgarie et la Hongrie, ont augmenté leur production, ce qui a partiellement comblé le déficit. Une production française en net recul La filière avicole n’est pas sortie de l’auberge pour autant, puisqu’une nouvelle épidémie s’est déclarée récemment : 27 foyers de H5N8, un virus hautement pathogène, ont été confirmés dans les élevages et quatre cas dans la faune sauvage. Par ailleurs, la mise en œuvre de mesures de biosécurité suite à la crise sanitaire de l’an dernier a conduit la filière française à investir et à ralentir sa production, du fait notamment du passage en bandes uniques. « La productivité de la filière française de palmipèdes gras a diminué de 25 % en 2016 », indique Nicolas Schwebel, se basant sur les chiffres de l’interprofession (Cifog). Cette situation a bien entendu provoqué un renchérissement du foie gras frais, que les transformateurs ont dû répercuter sur le prix final de leur produit. Pour autant, le foie gras restera un produit accessible : « La tranche de foie gras (40 g) n’augmentera que de 20 à 40 cts », indique Nicolas Schwebel. Soit une augmentation de 10 à 15 %. Par contre, les exportations françaises ont été fortement pénalisées par cette baisse de la production. Car si les ventes sont restées stables dans la grande distribution, le marché export est en net recul, du fait notamment de la fermeture du marché japonais : - 27 % pour le foie gras cru, - 15 % pour le foie gras transformé. Pour la première fois depuis très longtemps, la balance commerciale du foie gras est dans le rouge : elle passe de 15,9 millions d’euros en 2015 à - 2,80 M€ au premier semestre 2016. Surfer sur la vague des apéritifs dînatoires Malgré cette pénurie, Nicolas Schwebel se veut rassurant : il y aura du foie gras dans les rayons. « La priorité de la maison Feyel Artzner est d’approvisionner les tables de réveillon. Mais nous avons dû faire des choix, en privilégiant les produits à fort savoir-faire et à marque. » Une certaine incertitude règne toutefois à l’approche des fêtes de fin d’année : « Les achats sont de plus en plus tardifs, d’autant que la configuration calendaire n’incite pas les consommateurs à anticiper leurs emplettes », explique Patricia Houdebert, directrice marketing et communication. De belles surprises ont été préparées à leur attention. Feyel propose un foie gras de canard en torchon à l’orange et au Grand Marnier, dans lequel le caractère prononcé du foie gras de canard se mélange aux notes fruitées de la liqueur pour une belle aventure des papilles. Et pour multiplier les occasions de déguster du foie gras, Artzner lance la gamme « Les Apérissimes », des tranches de mousse de foie de canard préparée avec 50 % de foie gras et agrémentée de poivre de Sichuan ou d’orange fraîche pour des apéritifs exotiques et raffinés. De son côté, Artzner remet au goût du jour une recette ancienne, la terrine en porcelaine de foie gras d’oie. Un écrin digne d’un produit d’exception ! Par ailleurs, le chef de la maison Artzner revisite un grand classique, le foie gras en croûte, inspiré de la célèbre recette du pâté de foie gras à la Contades. Bref, de belles idées à savourer !

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