Pratique

Collège Berlioz/Restauration collective

Je mange local, c’est génial

Publié le 12/12/2016

Le collège Berlioz de Colmar figurait ce jeudi 17 novembre, parmi les douze collèges haut-rhinois participants à l’animation « Manger local c’est génial », avec comme but la promotion des produits locaux dans les cantines.

Le Conseil départemental du Haut-Rhin veille depuis plusieurs années à encourager les actions éducatives et les initiatives valorisant les circuits courts. Une volonté affichée qui s’inscrit dans la démarche planète 68 et qui coïncide avec la demande grandissante des collèges en produits locaux. Dans ce cadre, les chefs cuisiniers et équipes de restauration des collèges étaient invités à participer à l’animation « Manger local c’est génial ». L’opération est menée en partenariat avec l’Interprofession des Fruits et Légumes d’Alsace (Ifla) et la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF). Pour faire découvrir aux élèves des produits locaux, les chefs ont dû valoriser au moins deux produits locaux. Au menu ce midi : une salade mélange d’automne, une choucroute garnie avec collet salé, saucisses, lard fumé et pommes de terre, au dessert des pommes au four. Tous ces produits, comme l’a confirmé le chef de la cantine Patrick Bouchesèche aux fourneaux du collège depuis 1983, sont produits dans la région. Avec son équipe de cinq employés, 560 élèves sont servis chaque jour par roulement en flux tendu de 11 h 30 à 13 h 30. « D’autres menus typiquement alsaciens sont proposés régulièrement, pour ne citer que la tourte de la vallée, les fleischsnacka, la palette, le bibalakas, ou la salade de pommes de terre,… » Les légumes proviennent d’un maraîcher de Colmar, la choucroute de Krautergersheim (Woelfflé n’existant plus à Colmar), les pommes de terre d’Herrlisheim, la viande de Liepvre dans le Val d’Argent, le munster d’Orbey et les pommes de la Pommeraie d’Ingersheim. Dans les établissements scolaires, la restauration collective a une fonction sociale puisqu’elle propose des repas équilibrés et de qualité à des prix maîtrisés. La tendance des consommateurs est de contribuer au soutien des produits locaux par un approvisionnement qui leur garantit la diversité des produits et leur saisonnalité. À la question pourquoi consommer des produits locaux ? Parmi les multiples réponses : pour soutenir et pérenniser l’agriculture locale mais aussi augmenter la consommation de fruits et légumes de saison.

Générations Mouvement

Les retraités dans l’air du temps

Publié le 12/12/2016

À Obernai, les présidents départementaux et régionaux de Générations Mouvement (ex-Aînés ruraux) ont planché sur le renouvellement de leurs adhérents. Le réseau fédère près de 9 000 clubs dans toute la France.

Durant toute l’année 2016, Générations Mouvement a fêté ses 40 ans d’existence : plusieurs moments forts ont émaillé ces derniers mois, depuis les journées nationales du mouvement, au printemps, jusqu’au séminaire des présidents départementaux et régionaux, qui se tenait du 11 au 14 octobre au VVF d’Obernai. Gérard Vilain, président national de Générations Mouvement, les a retracés en ouvrant les travaux. Il a notamment insisté sur la journée du 40e anniversaire organisée en septembre au Conseil économique, social et environnemental, en présence de Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie, des présidents de Groupama et de la MSA, les « pères fondateurs » de Générations Mouvement, et de nombreux élus représentant les territoires ruraux. L’occasion de présenter la diversité des actions entreprises par « le premier mouvement associatif de seniors en France ». Une journée plus festive, destinée aux adhérents, a été organisée en septembre à Clermont-Ferrand, avec plus de 1 400 participants. Des déclinaisons ont eu lieu dans certains des 85 départements où Générations Mouvement est implanté. Le séminaire d’Obernai, qui a réuni une centaine de participants et leurs accompagnants, avait pour objectif d’asseoir « les fondements du renouveau » voulu par le réseau. Le déclin du nombre d’adhérents - 650 000 aujourd’hui contre 800 000 au début des années 2000 - a conduit ses responsables à mener une politique de développement offensive depuis quelques années. Cela s’est traduit par un changement de dénomination - Générations Mouvement a ainsi remplacé les Aînés ruraux en 2012. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre le changement d’image pour parvenir à recruter de nouveaux adhérents. Faire revenir les jeunes seniors « Nous voulons faire revenir les jeunes seniors issus du baby-boum, explique Bernard Dumont, trésorier national et président de la fédération du Bas-Rhin. Nous faisons tout pour être dans l’air du temps. » Il cite les nombreuses activités nouvelles développées dans les clubs : loisirs, activités d’entretien physique, généalogie, initiation aux nouvelles technologies. Au niveau national, Générations Mouvement cherche à fidéliser les clubs déjà affiliés et à en séduire de nouveaux. Elle leur propose ainsi différents services, parmi lesquels un contrat d’assurance spécifique proposé à un coût modique à tous leurs adhérents, ainsi qu’une vaste gamme de formations gratuites ouvertes aux responsables d’associations. Immatriculée au registre des opérateurs de voyage et de séjour, Générations Mouvement permet aux clubs d’organiser leurs voyages en toute sécurité. La fédération nationale a également négocié des avantages tarifaires auprès de différentes enseignes (optique, audition, beauté), dont elle fait profiter les adhérents. Enfin, Générations Mouvement entend participer à la diffusion des nouvelles technologies. Le réseau est partenaire des pouvoirs publics dans plusieurs expérimentations d’utilisation des outils informatiques (PC, tablettes, smartphones). Durant le séminaire, grâce à l’intervention d’un spécialiste des réseaux sociaux, les participants ont même appris comment annoncer leurs événements sur Facebook.

Publié le 12/12/2016

Chaque année, le lancement des bières de Noël permet aux maîtres brasseurs de faire partager leur créativité. Le brassin 2016 a été présenté le lundi 7 novembre à Strasbourg, perpétuant ainsi la tradition.

À Strasbourg, l’arrivée de la bière de Noël marque, avec celle du sapin de Noël sur la Place Kléber, le lancement officiel des festivités de fin d’année. Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, l’a rappelé lundi 7 novembre, lors de la cérémonie organisée conjointement par le syndicat des brasseurs d’Alsace et le groupement des hôteliers, restaurateurs et débitants de boissons du Bas-Rhin. Une cérémonie toujours très prisée qui réunit bon nombre de personnalités du monde politique, économique et touristique à l’hôtel de ville de Strasbourg. Tradition, patrimoine, savoir faire, mode de vie, état d’esprit, art culinaire… la bière, c’est tout cela à la fois. C’est aussi, dans notre région, un secteur économique important pourvoyeur d’emplois : près de 10 millions d’hectolitres, soit la moitié de la bière française, sont brassés en Alsace. Les brasseurs d’Alsace, a souligné Alain Fontanel, participent à de nombreuses animations organisées à Strasbourg tout au long de l’année : Au gré de la bière, Fête de la gastronomie, etc. L’an dernier, à l’occasion des festivités du millénaire des fondations de la cathédrale, les brasseurs alsaciens avaient imaginé un brassin spécial, le Brassin du millénaire, une recette élaborée avec des céréales anciennes et des herbes aromatiques employées au Moyen Âge. Le premier adjoint a conclu son intervention en rendant hommage à Marie-Lorraine Muller, présidente de la Brasserie Schutzenberger, décédée quelques jours plus tôt à l’âge de 49 ans. Un hommage auquel s’est associé Roger Sengel, président du groupement des hôteliers, restaurateurs et débitants de Boissons du Bas-Rhin. Il a rappelé que Schutzenberger a été la première brasserie à renouer avec la tradition de la bière de Noël, il y a plus de trois décennies. Un brassin festif qui se vend très tôt avant Noël et est apprécié sur tout le territoire national. Roger Sengel a salué le dynamisme des brasseurs alsaciens : ils ont été nombreux à participer au Train de la bière qui, cette année, a amené les convives dans le Jura. Le tourisme brassicole est sur les rails La bière est un secteur en plein essor, a affirmé Éric Trossat, président des Brasseurs d’Alsace. Un dénombre une quarantaine de brasseries dans la région. Il y a un vrai dynamisme, une créativité foisonnante et un réel engouement du public. « Depuis quelques mois, le syndicat des brasseurs d’Alsace a doublé ses effectifs. » Nombre d’entre eux étaient présents à Strasbourg pour présenter leur brassin de Noël, une boisson chaleureuse, remise au goût du jour il y a quelques années par les brasseurs désireux de présenter une bière spéciale à leurs clients et salariés à l’approche de Noël. L’année 2016 a été riche en événements pour Brasseurs d’Alsace. Après l’organisation du trophée Billing lors du salon Egast, le 14 mars dernier, le syndicat s’est associé à l’Écomusée d’Alsace pour une exposition sur le thème « Bières d’Alsace, du comptoir à l’assiette » qui s’est tenue du 19 mars au 2 novembre. Des houblonnières à la chope, l’occasion de faire découvrir au grand public le patrimoine et la culture brassicoles alsaciens. Brasseurs d’Alsace compte bien aller plus loin pour promouvoir la culture de la bière : un projet de tourisme brassicole devrait voir le jour prochainement en Alsace. Éric Trossat a annoncé qu’un site internet permettra à tous les acteurs de la bière de présenter leur entreprise et les animations qu’ils organisent. Avec des initiatives comme celle de la brasserie Meteor à Hochfelden, le tourisme brassicole a de beaux jours devant lui dans notre région…

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