Pratique

Forum « Bien vivre sa retraite »

« Vieillir, c’est une chance ! »

Publié le 19/09/2016

Le forum « Bien vivre sa retraite » organisé par Atout Âge Alsace, le jeudi 7 septembre à la cité de la musique et de la danse de Strasbourg, a attiré un public nombreux. Une belle opportunité de faire travailler ses neurones et ses zygomatiques…

Après l’accueil par Marie Dominique Dreysse, adjointe au maire de la ville de Strasbourg, les présidents des trois Caisses membres d’Atout Âge Alsace, Jean-Pierre Alfonsi pour la Carsat Alsace Moselle, David Herrscher pour la MSA d’Alsace et Philippe Becher pour le RSI d’Alsace, se sont succédé au micro afin d’expliquer la finalité de cette manifestation. Elle vivait sa deuxième édition, après le lancement à Mulhouse l’an dernier. Son originalité est de réunir des retraités ayant cotisé à différents régimes de protection sociale et de retraite durant leur carrière. L’objectif d’Atout Âge Alsace est de permettre aux seniors de vivre le plus longtemps possible en bonne santé, à leur domicile, indique Jean-Pierre Alfonsi. L’association a une mission d’information et de conseil, à travers l’édition de brochures et la présence sur le terrain. Elle organise aussi des actions collectives de prévention autour de la perte d’autonomie, de la nutrition. Enfin, elle a en charge l’évaluation des aides nécessaires pour les retraités qui vivent à domicile : aides techniques (aide au ménage, portage de repas, etc.) ou aides matérielles (barre d’appui, par exemple). L’association a le soutien de nombreux partenaires, en particulier de la CAAA d’Alsace Moselle, d’Agrica, du Régime local d’assurance maladie agricole et des deux conseils départementaux. « La prévention, ça marche ! » Comme l’explique David Herrscher, l’association propose de nombreux ateliers, permettant aux retraités de se sentir bien dans leur tête, bien dans leur corps et bien dans leur assiette. Et la palette ne cesse de s’élargir : après les nouvelles technologies, la sécurité de l’habitat, deux nouveaux ateliers viennent d’être créés, « Bienvenue à la retraite » et « Conduire en toute sécurité ». Pour connaître les dates des prochains ateliers, il suffit de contacter Atout Âge Alsace (tél. 03 89 20 79 43) ou de se rendre sur le site www.pourbienvieillir.fr. Le bilan de la première année de fonctionnement est éloquent, souligne Philippe Becher. Avant sa création, 70 ateliers étaient organisés dans la région. En 2015, ce chiffre est monté à 107 et il devrait atteindre 141 en 2016. « Nous comptons développer notre offre pour répondre à vos besoins. » On peut rire de tout, même de l’avancée en âge. Bernadette et Jean-Claude, alias Patricia Weller et Denis Germain, de la Compagnie acte V, en ont fait la preuve à travers quelques sketches hauts en couleur. « Le vieillissement, une fois que vous l’avez apprivoisé, il est plus fidèle qu’un chien. C’est un animal de compagnie qui vous tient en laisse… », affirment-ils. Un clin d’œil au thème de la conférence de Jean-Jacques Amyot, « Apprivoiser son vieillissement ». Le psychosociologue, spécialiste du vieillissement, enchaîne : « La prévention, ce n’est pas évident, et pourtant ça fonctionne : nous avons gagné trente ans d’existence depuis le début du XXe siècle ». Les conseils de prévention pullulent. « Si on s’amusait à tous les suivre, ce serait fastidieux. Bien pire, cela risquerait de nous tuer… » Aussi est-il préférable de se concentrer sur quelques grands thèmes, comme l’entretien cognitif, l’activité physique, la santé. Jean-Jacques Amyot met l’accent sur le stress, qu’il considère comme l’élément le plus problématique dans le vieillissement. « On se stresse tout seul, on nous stresse et l’environnement nous stresse. C’est le contraire du bien vieillir. » Selon lui, il faut continuellement s’adapter, s’imposer des changements. « Le stress, c’est une perte de contrôle de la situation qui peut déboucher sur de l’agressivité ou, au contraire, de la passivité. » Chacun a ses propres astuces pour remâcher la pression, explique-t-il : « le cri primal, le sport, le jardinage, le bricolage ». Faire fonctionner sa mémoire toute sa vie Pour le psychosociologue, l’activité physique est essentielle, car la sédentarité est la quatrième cause de mortalité dans le monde. « Les bienfaits sont toujours supérieurs aux risques », confirme-t-il. L’activité physique permet non seulement de garder la forme, mais aussi d’accroître la résistance à la douleur et de produire une protéine dans le cerveau qui permet d’améliorer sa mémoire. « C’est joindre l’utile à l’agréable. » De même, manger ne devrait pas être une fin en soi. « C’est l’occasion de partager du lien. » Dans le même ordre d’idées, boire de l’alcool tout seul est un risque. « Boire à plusieurs, c’est un plaisir partagé. » Les représentations sociales de la vieillesse sont aberrantes, insiste Jean-Jacques Amyot. « On sait depuis 25 ans que la plasticité cérébrale est présente tout au long de la vie » : le cerveau est un système dynamique, en perpétuelle reconfiguration. « Il y a dans le cerveau de véritables pouponnières qui fabriquent des neurones et des synapses à tout âge de la vie. Pour les stimuler, il suffit de se lancer dans un nouvel apprentissage. On peut faire des apprentissages tout au long de sa vie. » Pour éliminer le déclin cognitif, le psychosociologue donne quelques pistes : la discussion, la lecture, et surtout la vie sociale. « On se construit tous les jours dans le regard des autres. » À nous de cultiver le seul luxe accessible à tout le monde, les relations sociales, l’amitié, les liens amoureux. « Ce n’est pas avec des conseils culpabilisants qu’on réussira son vieillissement, souligne Jean-Jacques Amyot. La clé d’une prévention réussie, c’est le plaisir. » Le forum de Strasbourg a permis aux participants de faire le plein de bonne humeur et de lien social…

Publié le 16/09/2016

Lancée officiellement le 8 septembre, ApproAlsace est une plateforme virtuelle organisant la commande en circuits courts ou de proximité par la restauration hors domicile en Alsace.

Quel meilleur endroit que l’espace agricole de la foire européenne de Strasbourg pour lancer officiellement la plateforme ApproAlsace ? Le 8 septembre, de nombreuses personnalités ont répondu à l’invitation de Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA). Parmi elles, le sénateur Claude Kern, président de l’association des maires du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, Marcel Bauer, président de la commission agricole du CD67, Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, Benoît Fabbri, directeur adjoint de la Draaf, et les cuisiniers des collèges bas-rhinois. Cette plateforme, explique Pierre Lammert, chef du comité de pilotage de ce projet, a pour but de structurer l’offre régionale de produits frais - fruits, légumes, viande, volaille, œufs, pains, produits laitiers - à destination de la restauration collective. Les grossistes assurent en partie l’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux, mais les agriculteurs ont souhaité aller plus loin pour asseoir leur développement. Plusieurs départements français ont déjà mis en place un tel outil. Se fondant sur leur expérience, le comité de pilotage a validé l’acquisition d’un logiciel de vente en ligne directe en B to B en décembre dernier. Mis en ligne au début de l’année 2016, il a été testé par un certain nombre de restaurants scolaires. Il séduit déjà 42 producteurs et 130 restaurants collectifs qui seront bientôt rejoints par 50 lycées alsaciens. Franck Sander a félicité les différents partenaires pour l’énorme travail réalisé en amont de ce lancement. En Alsace, tous les modèles agricoles coexistent, de l’agriculture exportatrice aux fermes pratiquant la vente directe. Pour garder cette diversité, il faut soutenir le « manger local ». D’où la création de cette plateforme d’approvisionnement en ligne. « Lorsque la demande est là, les agriculteurs sont capables d’y répondre, à condition que ces relations soient contractualisées. C’est une démarche créatrice de valeur ajoutée et d’emplois. » Violette Kessler, conseillère spécialisée en circuits courts à la CAA, a présenté cette plateforme qui permet de mettre directement en relation les restaurateurs et les producteurs. Tous les produits proposés sont 100 % alsaciens et sont inscrits dans une démarche de qualité contrôlée. La plateforme est un facilitateur de commandes. Pour y accéder, le cuisinier doit demander un mot de passe qui permet de personnaliser l’offre de produits en fonction de sa situation géographique. « Les producteurs sélectionnent les acheteurs en fonction de leurs tournées pour rationaliser la logistique. » Promouvoir le « manger local » Pour Benoît Fabbri, ce projet fait écho à la volonté du gouvernement de renforcer l’ancrage territorial de l’alimentation, avec pour objectif d’accroître la fraîcheur des produits et de respecter leur saisonnalité. « Ce n’est pas le seul mode de commercialisation, mais il est intéressant car il facilite la relation directe entre producteurs et restaurateurs, offre une meilleure visibilité sur les produits locaux dans un marché très concurrentiel. Enfin, il s’appuie sur un outil moderne pour faciliter le rapprochement entre l’offre et la demande. » La vente directe, souligne Jean-Paul Bastian, fait partie intégrante de la politique agricole régionale depuis une dizaine d’années. L’objectif de la Chambre d'agriculture est de créer un effet de levier permettant de diversifier la production et de dégager du revenu. Depuis, de nombreuses initiatives ont vu le jour, paniers, marchés, magasins collectifs. Aujourd’hui, le lancement de cette plateforme ouvre de nouvelles perspectives, notamment lors de l’installation des jeunes. « Nous incitons les maires qui gèrent un restaurant scolaire à favoriser un approvisionnement de proximité, explique Claude Kern. Nous visons au moins 80 % de produits locaux. » Une politique que pratique également le Département du Bas-Rhin, explique Frédéric Bierry. 80 % des produits viennent de 80 km à la ronde. « L’objectif est de créer des liens privilégiés entre producteurs locaux et cuisiniers. D’après eux, l’application fonctionne bien, même s’il reste des améliorations à apporter, l’enjeu étant de créer une dynamique économique. »

Calcul des cotisations MSA sur l’assiette n - 1

La demande doit être faite avant le 30 septembre

Publié le 15/09/2016

Les agriculteurs n’ont plus que quelques semaines pour opter pour l’assiette n - 1 pour le calcul de leurs cotisations 2016. Au 30 septembre, il sera trop tard. À ce jour, plus de 1 600 exploitants pourraient bénéficier de ce dispositif.

Afin de soutenir les exploitants agricoles fragilisés par la crise, la Mutualité sociale agricole permet exceptionnellement d’opter pour l’assiette annuelle de cotisations. Cette mesure d’assouplissement, mise en place en 2015, est temporaire. Elle est encore applicable en 2016, mais la demande doit impérativement être faite avant le 30 septembre. En pratique, il faut avoir déclaré moins de 4 248 € de revenus réels 2015, ou forfaitaires 2014. Le formulaire « Demande d’option à titre exceptionnel pour le calcul des cotisations NSA 2016 sur une assiette annuelle » est téléchargeable sur le site www.msa-alsace.fr : Découvrir la MSA > MSA en ligne > Formulaire à télécharger > Formulaire exploitant. La demande est à adresser ensuite à : MSA d’Alsace, 9 rue de Guebwiller, 68023 Colmar Cedex. Les adhérents rencontrant des difficultés pour effectuer leurs démarches en ligne peuvent se rendre dans les accueils MSA. Des conseillers pourront prendre en charge leurs demandes. Enfin, la MSA invite les adhérents qui envisagent de changer d’assiette à se rapprocher de leur comptable au préalable, afin d’évaluer la pertinence d’un tel choix.

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