Pratique

Production d'énergie à partir de biomasse

Un accord frontalier pour « aller plus loin »

Publié le 17/05/2016

Le 4 mai, Rittmo Agroenvironnment et l'Institut de recherche allemand Fraunhofer Umsicht ont signé un accord visant à renforcer leurs recherches mutuelles autour des procédés de production d'énergie à partir de biomasses, et du retour au sol des résidus de ces procédés.

« En nous associant, nous pourrons nous appuyer sur notre culture commune d'innovation au service du développement industriel pour bénéficier chacun de compétences complémentaires, tant pour le développement en commun de nouvelles connaissances que pour mettre ce champ de compétences élargi au service de nos partenaires industriels respectifs », explique le président de Rittmo Agroenvironnement, Michel Mustin. À travers ce partenariat, Rittmo souhaite faire bénéficier Fraunhofer Umsicht de ses compétences en matière de valorisation en agriculture des résidus obtenus après traitement de la biomasse, explorer les différents intérêts agronomiques potentiels, que ce soit pour la nutrition des plantes, pour la stimulation des plantes à mieux résister aux stress environnants ou pour l'amélioration des propriétés physiques, chimiques ou biologiques des sols. « Nous porterons une attention toute particulière aux opportunités d'utiliser certains procédés de production d'énergie à partir de biomasse pour stabiliser fortement la matière organique dans les résidus », souligne Michel Mustin. Cette matière organique hyperstabilisée pourrait avantageusement contribuer aux objectifs de stockage du carbone dans les sols, fixés à la signature de l'initiative 4 pour 1 000 lors de la COP21. « Néanmoins, les intérêts agronomiques intrinsèques de ces matières restent à vérifier au cas par cas, et les stratégies d'utilisation et d'intégration dans des formules et des itinéraires techniques à développer », poursuit-il. Des sujets qui seront sans nul doute abordés le 17 juin prochain, lors des rencontres « 4/1 000… et si les sols agricoles étaient la solution » qui auront lieu à Colmar.

Publié le 14/04/2016

Inspirés par l’exemple de la grande distribution, des agriculteurs ont récemment ouvert des drive fermiers. Une façon d’approcher une nouvelle clientèle, séduite par la facilité d’une commande en ligne et désireuse de consommer local.

Faire ses courses en quelques clics, puis les récupérer au drive au moment de son choix : depuis cinq ans, toutes les enseignes de la grande distribution le proposent. C’est maintenant au tour des agriculteurs de se lancer dans la course : individuellement ou collectivement, ils ouvrent des drive fermiers. À la ferme Dollinger, à Hœrdt, comme à l’Îlot de la Meinau à Strasbourg, le drive est venu se greffer sur le magasin de vente existant. Les exploitants, spécialisés dans la culture maraîchère, y proposent leurs propres légumes, mais aussi les produits de collègues agriculteurs. La provenance locale est privilégiée, autant que possible. Dans la vallée de la Bruche, c’est un groupe d’agriculteurs de montagne qui est à l’origine du projet. Grâce au soutien des collectivités et de la Chambre d’agriculture d'Alsace, ils ont ouvert un drive à Schirmeck. Tous les jeudis, en fin d’après-midi, les clients peuvent y retirer leur commande et avoir un contact direct avec les producteurs.

Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et Chambre d'agriculture d'Alsace
 

S'installer en toute connaissance

Publié le 11/04/2016

Comme chaque année, les jeunes agriculteurs du Haut-Rhin et la Chambre d'agriculture d'Alsace ont organisé en commun, au lycée agricole de Rouffach, une journée consacrée à l'installation.

C'est à l'amphithéâtre du lycée agricole de Rouffach qu'a débuté cette matinée d'informations. Anne-Laure Dujardin-Rolli et Marielle Pascollo, du service « Économie et Prospective » à la Chambre d'agriculture ont tout d'abord donné la parole à quatre jeunes agriculteurs récemment installés : Patrick Meyer, Tom Schott, Pierre Meyer et Benoît Ehrhart. À tour de rôle, chacun a expliqué sa démarche, son projet, l'accompagnement à l’installation aidée, les différents partenaires économiques possibles à rencontrer. Ils ont tous les quatre tout d'abord insisté sur l'importance de bien réfléchir sur son projet d'installation. « Pensez bien à votre fonctionnement futur. Serez-vous seul sur l'exploitation ? Si ce n'est pas le cas, comment allez-vous partager le travail et le revenu ? Qui va décider ? Sachant que 80 % des installations se font en société. Il faut se préparer au pire, mettre en place un bon cadre de travail. Plus clairement, il faut bien observer, écouter, échanger, vérifier vos motivations, vos compétences, vos objectifs », explique Pierre Meyer installé depuis 2013 à Dessenheim. Pour y parvenir, il faut bien connaître son outil de travail et établir un bon coût prévisionnel financier pour la reprise de l'exploitation et de son développement prévu. Et qu'il faudra également prendre en compte la réalité économique du moment. « Il est également important d'être un bon gestionnaire. L'administratif ne doit pas être considéré comme secondaire. Il faut savoir bien gérer ses champs, mais également son entreprise. Personnellement, je consacre une demi-journée entière, le vendredi après-midi, à la partie administrative. L'agriculteur a quatre cordes à son arc. Il doit être producteur, transformateur, commerçant et prestataire de services », ajoute Patrick Meyer. La nécessité d'être bien formé Dans son parcours d'installation, le futur agriculteur sera aidé et conseillé par de nombreux partenaires. À commencer par les jeunes agriculteurs et la Chambre d'agriculture d'Alsace. Mais également par les centres de gestion, la direction départementale des territoires (DDT), les banques et les assurances. La nécessité d'être bien formé a été une donnée importante rappelée tout au long de la journée. Cette formation passe par l'élaboration puis la réalisation d'un plan de professionnalisation personnalisé, d'un stage collectif obligatoire de 21 heures, de plusieurs modules de formation courte, et de stages en exploitation. « Personnellement, je me suis rendu en Nouvelle-Zélande. C'est difficile d'aller plus loin. Mais c'est très formateur. Cela permet de voir une autre manière de travailler, d'autres philosophies », précise Benoît Ehrhart, viticulteur installé depuis six ans. Et Anne-Laure Dujardin-Rolli d'aller plus loin. « Il faut construire et chiffrer son projet, élaborer son plan d’entreprise, déterminer son statut, évaluer la viabilité de son projet sur, au minimum, quatre années, définir un plan de financement, obtenir un accord bancaire, et enfin établir sa demande d’aides à l’installation. C'est tout cela le préalable à une installation réfléchie ». Il y a ensuite eu un temps d'échanges avec les jeunes présents dans l'amphithéâtre. Dans l'après-midi, ils ont pu visiter l'exploitation de la famille Bendelé à Herrlisheim.

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