communication

Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace

Remettre le Civa au cœur du vignoble

Publié le 26/01/2017

Didier Pettermann nous a présenté en exclusivité pour la presse son projet stratégique pour le Civa. Après quatre mois de travail avec Gilles Neusch, directeur adjoint, il propose un changement de mode de gouvernance avec un objectif majeur pour le vignoble : faire de la valeur ajoutée.

Didier Pettermann revendique un changement de stratégie à 180 ° : « On ne fera plus ce que nous conseille de faire telle ou telle agence. Mais on regarde de quoi nos opérateurs ont besoin et on met en place les outils pour y parvenir. » Le regard porté par le nouveau président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) est à la fois critique et volontariste. Le mode de gouvernance, et notamment l’alternance de président tous les ans, a conduit peu à peu le Civa à s’éloigner de la réalité des opérateurs. « Les salariés se sont retrouvés parfois coupés des besoins du terrain et les élus se trouvaient contraints de valider des choix stratégiques sur lesquels ils n’avaient pas de grande marge de manœuvre. » Or il fait le constat que tous les opérateurs, quelle que soit leur famille professionnelle, « souhaitent vivre décemment de leur métier et pouvoir un jour transmettre leur entreprise. Et pour cela nous devons faire de la valeur ajoutée, c’est notre principal objectif. » Le conseil de direction, centre névralgique Pour servir cet objectif, Didier Pettermann s’est astreint pendant les quatre derniers mois avec Gilles Neusch, directeur adjoint, à construire un projet stratégique. Désormais la seule instance décisionnaire sera le conseil de direction ; fini le bureau stratégique. L’organisation interne est restructurée autour de trois pôles : marketing et communication, intelligence économique, recherche et développement. Ces trois pôles s’appuieront sur un travail en commission qui associera élus représentatifs et experts dans les domaines concernés. Ces commissions élaboreront la feuille de route des priorités du vignoble à court, moyen et long terme (lire encadrés). À travers cette nouvelle organisation, Didier Pettermann souhaite améliorer l’efficacité technique et financière du Civa, en optimisant le fonctionnement à moyens budgétaires constants. Il souhaite également revoir la manière de coopérer avec les entreprises, les partenaires, les institutionnels. « Nous devons mieux communiquer et expliquer ce que fait le Civa. C’est pourquoi nous présentons nos actions depuis quelques mois dans la Revue des vins d’Alsace. Nous communiquerons également plus régulièrement dans la presse hebdomadaire : le Paysan du Haut-Rhin et L’Est Agricole et Viticole. Nous devons tourner la page et lever les crispations qui existent aujourd’hui dans le vignoble en redonnant tout son rôle à l’interprofession sans empiéter sur les champs de compétences des autres. » Bref, le président veut remettre l’église au centre du village et placer l’intérêt général du vignoble au-dessus des querelles. Un programme ambitieux à ne pas perdre de vue.

Publié le 19/01/2017

En plein cœur d’un vrai hiver, froid et neigeux, rien de tel que de se laisser tenter par des plats revigorants. Lassés par la choucroute, la potée et autres pot-au-feu ? Essayez le navet salé, et laissez libre cours à votre imagination, il vous le rendra bien !

Le navet salé, encore une spécialité alsacienne qui gagne à être connue ! Les premières descriptions de fabrication de navets salés en Alsace remontent à 1539. Comme pour la choucroute, la mise en fermentation anaérobie en saumure de lanières de navets visait alors à accroître leur durée de conservation. Se faisant, le légume se charge en micro-organismes bénéfiques à la digestion. Mais attention, tous les navets ne sont pas dignes d’accompagner palette fumée et autres jambonneaux dans la traditionnelle recette de la potée colmarienne. Il doit impérativement s’agir du Stupfelruewe, le navet blanc globe à collet violet, une souche locale dont les semences n’existent pas dans le commerce - marché de niche oblige - et qu’il revient donc aux producteurs de multiplier pour maintenir vivace cette tradition locale. Des saveurs et des textures à explorer Si jusqu’au siècle dernier le navet salé avait encore une place de choix sur les tables alsaciennes, il a été peu à peu oublié, occulté par le succès de sa consœur la choucroute, mais aussi et surtout par la mondialisation de notre alimentation. Aujourd’hui, une dizaine d’agriculteurs cultivent une quarantaine d’hectares de navets salés, avec un rendement moyen de 25 t/ha, soit 850 t de navets produits chaque année, qui donneront 300 t de produit fini. Seules trois entreprises familiales perpétuent le savoir-faire de la transformation du navet en navet salé : la choucrouterie Adès et fils à Krautergersheim, la choucrouterie Speisser et fils à Geispolsheim et la choucrouterie Claude à Chavannes-sur-l’Étang. Les navets arrivent dans ces entreprises bruts, ils sont ensuite épluchés, coupés en lanières, mis en cuve où ils sont salés et laissés dix jours à fermenter avant d’être conditionnés. En 2014, l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) et les producteurs ont d’ailleurs lancé un nouveau packaging destiné à donner un coup de jeune à ce produit historique. Ce petit seau carré, pratique à transporter avec son anse, contient 1 kg de navet salé, une quantité adaptée à une petite famille, et comporte au dos la recette traditionnelle, ne requérant que 20 minutes de préparation, 7 minutes de cuisson, mais 2 h 30 d’attente, le temps de laisser tous les ingrédients confire doucement ! Mais le navet salé se décline à l’envi. Lors du lancement officiel de la campagne, mardi 10 janvier à Bindernheim au sein de l’EARL Roland Jaeg (lire en encadré), Olivier Paclet, expert culinaire à Sodexo, en a fait la démonstration avec un velouté de navet et son écume de lard virtuel, des samoussas de navet salé, du navet salé façon spaghetti carbonara, une tourte au navet salé végétale, des navets salés façon céleri rémoulade… Cette année, Sodexo s’engage à servir des navets salés dans ses restaurants alsaciens. Une demi-tonne en a été précommandée, et n’attend plus qu’à être accommodée afin de donner envie aux consommateurs d’en acheter eux-mêmes. Autre outil de communication : l’image de Delphine Wespiser, utilisée tant sur les réseaux sociaux, que sur les affiches ou au moyen de spots radio.  

Publié le 02/01/2017

Nous arrivons enfin à la fin de cette année. Enfin est le mot, même s’il est faible. Une année impossible, improbable, dantesque. Une année où tous les éléments se sont déchaînés. La météo printanière, si l’on peut l’appeler ainsi, a été pourrie au possible. Du froid, de la pluie, à tel point que réaliser des semis ou récolter les fourrages s’avéraient mission impossible, où chacun s’est transformé en Superman des champs pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Après cette période devait venir le beau temps et là encore, les orages ont détruit une partie des cultures restantes. À tout cela s’ajoute le cataclysme des prix qui dure depuis maintenant bientôt deux ans. La période qui s’ouvre devant nous est celle des bonnes résolutions. Alors si seulement certains prenaient à cœur cette période et s’engageaient à nos côtés en apportant de réelles solutions ; je fais le vœu que demain la conjoncture actuelle s’inversera. Il est important que l’on continue à explorer des nouvelles façons de valoriser nos fantastiques produits. C’est pour cette raison que je vous convie tous à nous rejoindre lors de nos assemblées générales pour exprimer vos idées. Car plus que jamais, nous avons besoin de l’investissement de chacun d’entre vous pour défendre notre métier. Merci pour tout ce que vous avez fait cette année, et pour tout ce qu’on s’apprête à faire dans les mois qui viennent. En attendant, je vous souhaite malgré tout de passer d’agréables fêtes de fin d’année. Et bien évidemment, une merveilleuse année 2017 ! Qu’elle vous apporte la réussite dans tous vos projets personnels, familiaux et professionnels. Et dans tous les cas, nous serons à vos côtés !

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