Publié le 11/08/2018
Gaëlle Silvente a pris la direction de l’agence française d’Humus le 1er août dernier. Une promotion destinée à accompagner l’augmentation des ventes du constructeur allemand de machines agricoles.
Une ascension fulgurante. Imaginez. En 2011, Gaëlle Silvente entre en tant que secrétaire chez le constructeur de machines agricoles Humus, à Bergheim. Trois ans plus tard, elle profite du départ d’un collègue pour devenir commerciale sur la moitié nord du pays. Dernier épisode en date : mercredi 1er août, elle prend la tête du siège français de l’entreprise, suite au départ de Jacky Baldinger. « Désormais je ne réponds plus qu’au siège en Allemagne », remarque-t-elle avec fierté. Mais à peine installée dans le fauteuil de directrice, un gros chantier se présente à elle. Réorganiser les équipes et embaucher du personnel. Avec un carnet de commandes rempli jusqu’à la fin de l’année, les salariés surchauffent. L’atelier de Bergheim, chargé de la confection du matériel de travail du sol, peine à tenir la cadence. Conséquence immédiate de la situation : « Cet été on ne ferme pas, alors que d’habitude on interrompt l’activité pendant au moins trois semaines », indique la directrice. Pour répondre à la demande, elle va enfiler son costume de responsable des ressources humaines. « Aujourd’hui, on a trois employés sur l’atelier de Bergheim et on aimerait passer à quatre ou cinq. » Un avenir doré De plus, les achats de matériel de travail du sol devraient bondir dans les prochaines années. « Avec les nouvelles réglementations et les interdictions de produits phytosanitaires, les agriculteurs vont de plus en plus se tourner vers nos outils », confirme la jeune femme. Pour saisir ce nouveau marché, elle compte recruter un commercial supplémentaire. Ses équipes planchent aussi sur un nouvel outil « trois en un » disponible à la vente dès 2019. Un programme chargé pour la nouvelle directrice. Mais il en faudra plus pour l’effrayer. Avant de travailler dans l’agriculture, elle vendait des maisons et a même dirigé une agence immobilière pendant des années. Les responsabilités, elle connaît. D’autant plus qu’elle a dû prouver ses compétences en tant que femme. Eh oui, les préjugés ont la vie dure. « Certains clients m’ont beaucoup testée au début, se souvient-elle. Ils me demandaient des choses très techniques en alsacien, chose qu’ils n’auraient pas forcément faite à un homme. » Pas de chance pour ces grincheux, Gaëlle comprend l’alsacien et a grandi dans le parfum d’Humus. « Mon grand-père a été commercial pendant trente ans dans l’entreprise, et mon père a fait son apprentissage ici. » Bref, la marque et les machines agricoles n’ont pas de secrets pour elle. Alors ascension fulgurante, certes, mais méritée avant tout.












