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machinisme/agroéquipement

Techniques Agricoles Muller C à Berrwiller

Des portes ouvertes réussies

Publié le 12/12/2018

Techniques Agricoles Muller C a organisé deux journées portes ouvertes sur son siège à Berrwiller. L’entreprise en a profité pour présenter à ses clients quelques nouveautés. Parmi ces dernières, le tracteur Deutz série 5DS TTV.

Des travaux dans les vignobles et les vergers en passant par l’aménagement paysager et les applications dans les municipalités, la nouvelle série 5DS TTV de Deutz-Fahr présente un tracteur spécialisé innovant répondant à des exigences maximales grâce à la transmission à variation continue TTV. Le confort de conduite et d’utilisation ainsi qu’un système hydraulique de nouvelle génération permettent une productivité inégalée. Aussi divers que soient les travaux dans les vignobles et les vergers, la série 5DS TTV peut être utilisée et configurée individuellement et de manière flexible. « C’est un tracteur qui convient parfaitement au vignoble alsacien. Suivant l’application et les tâches, il est possible de configurer des packs d’équipements et des packs hydrauliques qui ont tous un point commun : assister le conducteur pour qu’il puisse pleinement se concentrer sur son travail. Les premiers contacts sont positifs, se félicite Patrick Dodane, responsable régional des ventes et du développement réseau pour le groupe Deutz-Fahr. Techniques Agricoles Muller C à Berrwiller est le premier à le présenter officiellement. Ce concessionnaire marque là son dynamisme et sa volonté d’aller de l’avant. » Les viticulteurs présents ont pu le découvrir et constater que le poste de conduite a été revisité. « L’objectif était d’améliorer la position d’assise du conducteur. Le nouvel accoudoir multifonctions MaxCom intégré au siège séduit par son joystick ergonomique et une organisation claire des commandes du tracteur. Le bras est confortablement posé sur l’accoudoir multifonctions, à partir duquel peuvent être exécutées toutes les tâches impliquant des outils à l’avant, sur le côté et à l’arrière », explique Patrick Dodane. Pendant deux jours, les professionnels ont pu profiter de ces portes ouvertes pour découvrir toute la gamme de matériels de la concession spécialisée dans la vente et la réparation de machines agricoles, viticoles et espaces verts.

Publié le 05/12/2018

Lors de l’assemblée générale de l’Apco, Étienne de Saint Laumer, du service marketing de Horsch, a présenté les dernières innovations techniques du constructeur allemand, capables d’améliorer le semis de maïs et, in fine, les rendements.

Avant de penser au rendement, il faut (bien) penser au semis. Il y a la variété choisie bien sûr, la période à laquelle on le fait, mais il y a aussi la pression qu’exerce le semoir à prendre en compte. C’est en tout cas cette conviction qui a poussé le constructeur allemand Horsch à développer le système AutoForce pour ses semoirs. Grâce à un capteur au niveau des deux roues de jauge d’un élément, ce dispositif régule la pression sur l’élément semeur en fonction des conditions de sol. « Cette innovation est née suite à plusieurs essais que nous avons effectués sur différents types de sols », explique Étienne de Saint Laumer, responsable des essais maïs France au sein du service marketing de Horsch. Concrètement, lorsque les disques de semis pénètrent facilement le sol, la pression sur les roues de jauge augmente. L’AutoForce réduit alors la pression sur l’élément. Et inversement, quand les disques ont plus de mal à pénétrer (sols durs ou caillouteux), la pression sur les roues de jauge diminue et le dispositif augmente la pression sur l’élément. L’ajustement de la pression s’effectue par un vérin monté sur le parallélogramme de chaque élément. Le réglage de l’automatisme s’effectue depuis le terminal en indiquant une valeur cible pour la pression sur les roues de jauge. Chaque mètre, la pression est ajustée automatiquement par le système. Tous les grains à la même profondeur Chiffres à l’appui, Étienne de Saint Laumer a détaillé les observations faites sur le terrain avec ce système AutoForce lors de l’assemblée générale de l’Apco. Dans le premier cas, en mettant 350 kg de pression sur un sol caillouteux, on obtient 10 % de pieds en plus et 1,5 tonne de rendement supplémentaire. Sur un sol argileux en revanche, c’est le contraire : la forte pression donne les moins bons résultats. « Avec 150 kg de pression, on constate que toutes les petites racines sont mieux développées qu’à 350 kg, indique Étienne de Saint Laumer. Le rendement est également meilleur, le sol est moins stressé et il y a plus de rangs. » Aussi, lorsque la pression est « optimale » et que le tassement est évité, les racines descendent-elles tout droit et vont-elles plus vite chercher les nutriments. « On le remarque encore davantage dans les années très sèches où le maïs est un peu limite. Ça permet d’être plus performant pour aller chercher les ressources du sol. » Lors de ses essais, Horsch a aussi pu mesurer l’importance d’avoir tous les grains semés à la même profondeur. « On a constaté qu’on avait 1,5 t de rendement en plus, juste parce que tous les grains sont à la bonne profondeur. Donc, l’objectif numéro deux, après la régulation de pression, est de placer tous les grains à la même profondeur de manière à ce qu’il y ait une levée homogène. Si ce n’est pas le cas, un pied sera sous l’ombre de son voisin et recevra moins d’énergie du soleil. Il y aura donc un retard de développement. » À partir de cette observation, les techniciens de Horsch se sont demandé s’il fallait forcément que tous les pieds de maïs soient espacés de la même distance, ou s’il fallait plutôt qu’ils soient en priorité à la même profondeur. « Et clairement, même si la régularité de la distance des semis est importante, la profondeur régulière l’est encore plus », poursuit-il. Casser la compaction du sol avec des roulettes « spéciales » Étienne de Saint Laumer et ses collègues ont ensuite creusé le sillon sur environ 2 kilomètres pour voir comment les graines avaient été semées. Ils y ont découvert des tunnels sous le lit de semences, des sillons non refermés et des racines qui suivaient le sillon au lieu de pénétrer le sol. « On s’est demandé pourquoi ? Du coup, on a décidé de tester différentes roulettes de fermeture pour évaluer leur impact sur le semis. » Lors d’un essai effectué chez un maïsiculteur dans le secteur d’Angoulême, il est vite apparu que les rangs ayant tendance à jaunir avaient été semés avec des roulettes standards, tandis que les rangs les plus verts avaient systématiquement été semés avec au moins deux roulettes à pics ou à doigts. « En fait, l’explication est simple : les doigts de la roulette cassent la compaction du sol, la racine a plus de libertés pour sortir du sillon. » Ces résultats visuels ont été confirmés par les chiffres au moment de la récolte : 13,5 t pour le rang semé uniquement avec des roulettes standards, environ 14 t avec deux roulettes à doigts, et plus de 15 t avec une roulette à doigts associée à une roulette standard. « Le problème avec deux roulettes à doigts à l’arrière est que vous n’avez aucun moyen de contrôler à quelle profondeur le semis est effectué. C’est pour ça qu’il faut toujours conserver une roulette en plastique à côté d’une roulette à doigts de manière à toujours bien déplacer le sol », note Étienne de Saint Laumer. Horsch a effectué le même type d’essais dans d’autres régions productrices de maïs comme la Beauce ou l’Ukraine. À chaque fois, les résultats observés en Charente se confirment dans les sols argileux, moins dans les sols limoneux. Au final, ces essais effectués sur plusieurs années ont permis à Horsch de développer deux types de roulettes « spéciales » : l’une à doigts incurvés, plus agressive, pour les sols argileux ; l’autre à piques, moins agressive, pour les sols limoneux. Le dernier facteur à prendre en compte au moment du semis, et capable d’influencer positivement le rendement final, c’est l’écartement entre les rangs. Réduire l’écartement Horsch s’est ainsi demandé pourquoi le maïs est la seule culture semée avec un écartement de 75 ou 80 cm. « Du coup, on a essayé avec des écartements plus réduits pour voir si cela avait un effet ou non. » Pour tester ce cas de figure, les ingénieurs de Horsch ont construit un semoir adapté. Là encore, des résultats tangibles n’ont pas tardé à apparaître. Sur trois essais effectués dans le sud-ouest de la France, avec des écartements allant de 80 à 45 cm, la moyenne des rendements obtenue était en hausse de 6 %. En revanche, plus ces essais étaient effectués dans le nord du pays avec des variétés à indices courts, et moins le gain de rendement se faisait sentir. Ce qui reste tout de même positif aux yeux d’Étienne de Saint Laumer, qui constate qu’aucune perte de rendement n’a été observée et ce, quelle que soit la situation. Alors, réduire l’écartement de ses rangs de maïs, c’est bien. Mais jusqu’où peut-on aller sans que cela devienne contraignant ? « Il faut rester pragmatique. Il faut encore pouvoir passer les roues et les équipements », souligne-t-il. Mais réduire l’écartement de son semis a aussi des conséquences sur son parc matériel. Outre le semoir à changer, il y a les roues du tracteur, la bineuse pour celui qui bine, ainsi que le matériel de récolte. « C’est vrai, c’est un saut important. Mais il faut avoir à l’esprit qu’un tel semoir peut être utilisé aussi bien pour le maïs, que pour le colza, la betterave, le soja ou le sorgho. Du coup, on peut utiliser le semoir sur des périodes plus longues et ainsi mieux le rentabiliser. »

Jacoulot Service Plus - Lely Center Les Fontenelles

Au service des éleveurs

Publié le 28/11/2018

Fournisseur de matériel d’élevage, et spécialisé dans la commercialisation d'équipements de traite, d’alimentation, et de raclage, l’entreprise Jacoulot poursuit son développement. Elle est installée à Sausheim et souhaite pérenniser son implantation auprès de ses clients situés dans le Haut-Rhin.

C’est en 1972 que Paul Jacoulot, fils d’agriculteurs, décide, après avoir appris le métier de monteur de machines à traire, de créer son entreprise pour commercialiser, installer et dépanner ces machines. Cette initiative se concrétise rapidement par un succès puisqu’au début des années 80, une quinzaine de salariés travaille pour cette entreprise. En 1987, après avoir effectué une préparation de création d’entreprise et ayant l’idée d’associer la famille, la SARL « Jacoulot Service Plus » est créée. Très vite, l’activité se développe avec la commercialisation de nouveaux produits et son effectif grandit. Au début des années 2000, Paul Jacoulot prend sa retraite et c’est naturellement son épouse Annie qui assure la suite de la gérance. En 2005, Gilles Jacoulot, le fils des créateurs reprend la gérance de la société. En 2009, il décide de créer une nouvelle société franchisée (Lely Center) spécialisée dans l’équipement de robots au service de l’élevage avec comme produit phare le robot de traite. Aujourd’hui, ces deux sociétés complémentaires sont composées de 33 salariés et commercialisent une gamme complète de produits pour l’intérieur de ferme sur l’ensemble de la Franche-Comté et le Haut Rhin. « Nous nous sommes installés à Sausheim sur le site qui appartenait à Sodiaal. Nous y avons notre dépôt de pièces détachées et de produits d’agro fournitures. C’est ce qui nous permet d’avoir une vraie proximité avec les professionnels du département. Nous sommes présents sur le département du Haut-Rhin depuis cinq ans et à Sausheim depuis deux ans. Avec l’arrêt de l’activité de la société Nussbaumer, nous avons été contactés pour prendre la suite, notamment tous les contrats existants. Notre présence depuis quelques années nous permet d’avoir la réactivité nécessaire pour répondre positivement à ces demandes », précise Gilles Jacoulot. Cinq salariés sont présents sur le site de Sausheim. C’est notamment le cas de Philippe Seng, technicien spécialisé frigoriste, Nicolas Bucher et Nicolas Messerlin, techniciens spécialisés pour les appareils de traite, et David Obrist, technicien spécialisé en robotique. Dorian Muller, technicien frigoriste et alimentation vient de rejoindre l'équipe. À l’avenir, l’entreprise compte continuer à répondre à toutes les demandes. « Ce travail de proximité, nous y tenons. Nous sommes là pour toutes les urgences et les dépannages. Nos techniciens sont aptes pour travailler sur toutes les marques qui étaient jusqu’à présent distribuées par l’entreprise Nussbaumer. Nous avons les compétences nécessaires. Nous comptons donc occuper ce terrain avant, de réfléchir à d’autres projets », ajoute Gilles Jacoulot. À noter enfin que les machines à traire proposées par l’entreprise sont produites par la société danoise SAC Christensen. Le personnel Jacoulot était présent lors de la dernière foire de la Sainte-Catherine à Altkirch pour promouvoir ses produits et rencontrer ses clients.

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