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machinisme/agroéquipement

Publié le 07/03/2019

Avec 38 machines exposées, difficile de passer à côté du stand Kuhn au Sima. Y flâner, c’est prendre la mesure de la révolution technologique que connaît le machinisme agricole : sur les 38 machines, 20 nouveautés, et 53 % de services et produits qui n’existaient pas il y a deux ans. Exemples.

À partir de l’automne 2019, la nouvelle gamme de charrues Vari-Master L sera commercialisée, équipée du dispositif Smart Ploughing, qui offre la possibilité de relever chaque corps individuellement. La géolocalisation de la charrue permet d’automatiser les entrées et les sorties de raies afin d’obtenir un travail homogène et répétable quelles que soient les conditions de travail et la forme de la parcelle. Jean-Marc Debien, responsable marketing chez Kuhn, liste les bénéfices de cette innovation : « 100 % des résidus et des adventices sont enfouis sur l’intégralité de la parcelle, les fourrières sont rectilignes, ce qui permet d’effectuer une reprise de fourrière sans faire relever d’adventice et sans perdre de vitesse dans une zone qui est moins chaotique qu’avec une charrue classique. C’est aussi une source de gain de temps et de confort de travail pour le chauffeur. » Semez à la mode de chez vous Côté semoirs, le Maxima 3 est un outil électrique polyvalent grâce à de nouveaux châssis télescopiques indexables qui permettent d’aller de 37,5 à 75 cm d’écartement. L’entrecroisement de cinq poutres assure robustesse et rigidité. L’interchangeabilité des écartements s’effectue en quelques minutes grâce à un système de goupilles. Une génératrice et quatre batteries rendent l’outil indépendant du tracteur. Compatible Isobus, le semoir est réglable depuis un terminal en cabine. Et, pour plus de réactivité, les informations sont diffusées rang par rang grâce à un moteur et un calculateur par élément. Autre semoir polyvalent, l’Aurock a été développé pour répondre aux exigences liées aux semis simplifiés, voire directs. La barre de semis aux réglages simplifiés et la tête de répartition équipée du système de clapets Vistaflow permettent de faire des semis un rang sur deux, de mélanger de l’engrais à la semence au niveau du soc… En matière de fertilisation, Kuhn a lancé l’EMC (Electronic Massflow Control), qui permet de réguler le débit à gauche et à droite sur chaque disque, chaque seconde de manière entièrement indépendante, il y a 20 ans. Depuis, de nombreuses évolutions ont été apportées pour adapter l’EMC à toute la gamme de distributeurs d’engrais, notamment des machines avec entraînement par prise de force. « Le remplacement de vérins électriques par des moteurs SpeedServo, totalement intégrés et étanches, à raison de quatre moteurs par disque assure une variation de dose instantanée », note Vincent Gérard, responsable produit fertilisation et électronique. Pratique pour le pilotage des dosages à partir d’une carte de modulation, Pulvérisation en dentelle Le pulvérisateur Kuhn Metris 2 a été élu machine de l’année au Sima 2019. Une distinction que l’engin doit notamment au système Autospray, développé pour maintenir la qualité d’application tout au long du traitement, notamment la taille des gouttelettes, que l’agriculteur aura renseignée en même temps que les consignes de dosage au préalable (lire aussi en page 27 de notre n° 7 du 15 février 2019). « En fonction de la nature du traitement, couverture, systémique, on choisit des tailles de gouttes plus ou moins fines. Et s’il y a un risque de dérive, il s’agit d’en augmenter la taille », précise Luc Monville, responsable produit pulvérisateurs portés. Le système Autospray repose sur la technologie Pulse width modulation (PWM), qui permet de dissocier la pression de pulvérisation du débit de la buse. Pour cela, le flux de pulvérisation est fractionné en 20 micropulsations par seconde (20 Hertz), et le système pilote le temps d’ouverture des micropulsations. « Cela permet de maintenir la qualité de pulvérisation, y compris en cas de modulation de dose, tronçon par tronçon, voire buse par buse », poursuit Luc Monville. Le système sera disponible sur les pulvérisateurs haut de gamme en priorité, puis sur l’ensemble de la gamme à partir de 2020. Avec I-Spray, Kuhn va encore plus loin dans la précision de la pulvérisation puisque cette technologie, développée en partenariat avec Carbon Bee, vise à n’activer les buses qu’en présence d’adventices, ce qui requiert d’élaborer un système de reconnaissance d’adventices dans les cultures, et même de distinguer les différentes familles d’adventices puisque l’objectif recherché est à la fois de réduire la consommation de produits phytosanitaires de 50 à 80 % et de mieux cibler les familles d’adventices afin de diminuer le risque d’apparition de résistance. Si les premiers résultats sont prometteurs, Luc Monville précise qu’il s’agit d’un axe de recherche et n’avance pas encore de date de commercialisation. Enfin, côté récolte du fourrage, Valentin Ribes, spécialiste des presses, présente la presse haute densité LSB1290ID, pour Intelligent Density, équipée d’un double piston TwinPack, qui démultiplie la force de pressage donc assure un pressage de qualité à un coût limité : « Avec cette presse, il n’y a pas besoin d’un tracteur très puissant ni d’une consommation de carburant élevée pour obtenir une bonne qualité de pressage », décrit-il. Autres atouts de cette presse : sa simplicité d’entretien, grâce à une lubrification automatique en continu, ses nombreux équipements visant à améliorer la sécurité d’utilisation, son pilotage 100 % Isobus et son débit d’alimentation élevé. Des applis pour piloter les outils Toutes ces innovations ne seraient rien sans la technologie qui permet de les piloter, et notamment un terminal performant. C’est à cette fin que Kuhn propose le terminal Isobus CCI 1200, qui permet de visualiser toutes les informations en un seul coup d’œil, de gérer jusqu’à quatre cartes de modulation… Et la technologie c’est bien, mais à force d’en mettre à toutes sauces, les agriculteurs risquent d’y perdre leur latin. Kuhn en est conscient et développe en parallèle des outils destinés à faciliter la prise en main et la gestion quotidienne de tout cet attirail. Il y a par exemple MyKuhn, un espace client avec une partie support, disponible sur internet en attendant l’application et qui, entre autres fonctionnalités, permet de commander facilement des pièces de rechange. Il y a aussi EasyTransfer, un outil pour transférer facilement des données, comme des cartes de modulation, vers le terminal CCI. Et il y a aussi Stafit, un système de localisation et de suivi des déplacements des machines, capable de faire la différence entre les déplacements sur route et au champ, de cumuler les heures de travail. Ou encore Instacker, qui cumule les heures de travail de la machine et envoie des notifications à l’agriculteur lorsqu’arrive le moment de réaliser une opération d’entretien. Enfin, last but not least, Redvista, une application smartphone utilisant la technologie de la réalité augmentée pour aider les utilisateurs à effectuer l’entretien des outils. Il lui suffit de scanner le QRcode apposé sur la machine, et l’application l’identifie, et fait apparaître une image où les différents points de réglages et d’entretien sont localisés et détaillés. Voilà de quoi piloter les outils Kuhn. Mais si chaque constructeur développe ses propres outils. L’agriculteur en bout de chaîne risque de se perdre dans un dédale d’applications, plateformes et autres espaces privés. L’idéal, pour l’utilisateur, serait de regrouper toutes ces applications en une. Ou du moins en quelques-unes. C’est dans cet objectif que Kuhn a intégré NextFraming, un consortium qui regroupe des fabricants de machines agricoles et des fabricants de logiciels agricoles et qui travaille à l’élaboration d’un logiciel de gestion des données des machines indépendant du fabricant.

Publié le 07/03/2019

Le Salon international du machinisme agricole (Sima) a refermé ses portes jeudi 28 février. Que de poignées de mains, de sourires, de contacts échangés. Que d’informations collectées. Que d’affaires conclues. Le Sima c’est l’occasion de faire du business en toute convivialité. Car le monde, agricole en particulier, a beau devenir high-tech, les - bonnes - relations humaines, ça change tout.

Le fabricant indien de pneus BKT est un des principaux sponsors du Salon international du machinisme agricole (Sima) depuis plusieurs éditions. Les visuels publicitaires de la marque émaillent les entrées des différents halls. Et la marque dispose d’un stand aux dimensions confortables, très prisé pour ses démonstrations de virtuosité footballistique. Car en plus d’être le sponsor du Sima, BKT est le sponsor de la Coupe de la Ligue, qui est carrément devenue la Coupe de la Ligue BKT. Mardi 26 février, Alison Bertieux et Mickaël Chatelain, de la société Agriest, importateur officiel pour le marché français des pneus BKT, avaient rendez-vous avec un de leur client alsacien, la société Alsagri d’Hilsenheim, sur le stand BKT. L’occasion d’échanger quelques mots avec Arvind Poddar, président de BKT. Il souligne l’importance, pour eux, de ce « show » auquel ils participent depuis les années 1980, avec un stand toujours plus important. Car le marché européen, et en particulier français, est important pour BKT et fabricant indien souhaite le développer. Cette année, pas de nouveauté à présenter pour BKT. Mais la tendance à l’augmentation de la taille des outils ne s’inversant pas, l’importance de la qualité des pneumatiques persiste. Et BKT propose plusieurs technologies pour préserver les sols agricoles. La technologie IF (Important Flexion), qui assure une réduction de 25 % de la pression exercée sur le sol à charge utile équivalente. Et la technologie VF qui permet d’atteindre une réduction de 40 % de la pression exercée sur le sol à charge utile équivalente. « Augmenter la productivité agricole est une bonne chose, mais il faut le faire durablement », conclut Arvind Poddar, avant de poser pour la photo et d’enchaîner avec son rendez-vous suivant. Cette année, le constructeur allemand Amazone a été récompensé d’une médaille de bronze aux Sima Innovation Awards pour la technologie WindControl, un système de mesure et de compensation des effets du vent sur la répartition de l’engrais par les épandeurs ZA-TS. « Il s’agit d’une espèce d’anémomètre électronique qui mesure la force et la direction du vent afin d’ajuster la nappe d’épandage en temps réel pour maintenir sa régularité », décrit Cédric Meintzer. En outre, la technologie WindControl peut venir en appui d’une autre innovation, l’Argus Twin, constitué de sept capteurs par disque d’épandage, qui mesurent la nappe d’épandage afin de corriger le point de dépose pour rester dans l’optimum en cas de défaut. Ces épandeurs d’engrais sont pilotables à partir du nouveau boîtier Isobus électronique, entièrement développé par Amazone, avec des touches et un écran tactile de grande taille, décrit Cédric Meintzer. Des outils connectés chez Beiser Beiser avait également glané une médaille de bronze aux Sima Innovation Awards cette année avec Fourrage Lib, un râtelier mobile connecté permettant de suivre l’évolution du stock de fourrage. Une innovation présentée sur un stand amputé de 300 m2 par rapport à l’édition précédente, mais optimisé. « Le marché est difficile, justifie Bernard Cogniel, de nombreux exposants ont réduit la taille de leur stand. » Pour expliquer la tendance atone du marché, il avance les difficultés de trésorerie des agriculteurs, « dont les productions ne sont pas payées à leur juste valeur ». Dans ce contexte, les facilités de paiement proposées par l’entreprise alsacienne - jusqu’à 11 échéances à taux zéro - lui permettent de tirer son épingle du jeu : « Ça s’apparente à une avance de trésorerie », compare Bernard Cogniel. L’ancien dirigeant, qui a confié les rênes de l’entreprise à sa fille Nathalie mais qui y garde un pied, décrit : « Nous sommes actuellement en pleine réflexion pour proposer des produits connectés et rester parmi les moins chers sur le marché, tout en continuant à proposer des facilités de livraison et de paiement. » Et ça commence à fonctionner, puisqu’en plus du râtelier connecté, Beiser présentait aussi une citerne connectée. Prochaine innovation, Beiser travaille actuellement à l’élaboration d’un système de pesée connectée… À suivre. La société MRA, située à Hatten, est importatrice exclusive en Alsace des marques Poluzzi (chenilles), Krampe (bennes) et Geringhoff. Le fabricant de matériel de récolte présentait une coupe à tapis équipée d’une soufflerie d’air baptisée IAS pour Integrated System. La soufflerie, placée devant la coupe, permet de rattraper des grains, notamment les petites graines, comme celles de colza. Et donc de réduire les pertes de grains devant la coupe. En outre, comme elle est associée à une coupe à tapis qui alimente régulièrement la machine, le rendement est amélioré. Pas de grande nouveauté du côté de chez Krampe, mais la qualité reste au rendez-vous malgré tout : « Ce sont des bennes haut de gamme, elles sont moins tirantes, grâce à leur conception compacte, donc la consommation de gasoil est réduite », décrit Daniel Humbert. À noter que MRA a conclu un partenariat avec SoucyTrack, un constructeur canadien de chenilles en caoutchouc pour lequel MRA devient le distributeur exclusif en France. Moisson de médailles pour Claas Bonne moisson pour Claas lors des Sima Innovation 2019, avec une médaille d’or pour l’ensileuse Jaguar 960 Terra Trac à chenilles suspendues, et une médaille de bronze pour la coupe à tapis flexible Convio Flex. La Jaguar 960 Terra Trac est « la première ensileuse équipée d’usine de chenilles », souligne Guillaume Feys, chef de produits récolte chez Claas. Le terme Terra Trac désigne d’ailleurs les chenilles, qui peuvent équiper les moissonneuses Claas depuis 20 ans afin de limiter le tassement du sol infligé par des machines de plus en plus lourdes. Autre avantage de cette ensileuse, son gabarit routier qui permet de se déplacer facilement et de la charger sur un camion. « Notre chenille Terra Trac avait déjà été médaillée », précise Guillaume Feys. Cette fois, l’innovation primée, c’est le système de relevage avant des chenilles en bout de parcelle pour éviter l’arrachement de matières dans les demi-tours. La limitation de l’agressivité des chenilles sur la couche végétale rend cette ensileuse particulièrement adaptée aux chantiers d’ensilage d’herbe. Concrètement, la partie avant des chenilles se soulève automatiquement dès que le chauffeur relève le pick-up. Pour pouvoir intégrer ce système, le châssis a dû être rallongé, ce qui présente l’avantage de faciliter la maintenance de l’ensileuse. Autre particularité : elle est équipée d’un système de télégonflage des pneus arrière, qui permet de passer rapidement d’une pression définie pour rouler au champ à une pression arrêtée pour rouler sur route, et inversement. Le premier exemplaire de l’ensileuse Jaguar 960 Terra Trac a été vendu en Bretagne. Grâce à son tapis, qui peut passer du mode rigide au mode flexible, la coupe Convio Flex est particulièrement polyvalente puisqu’elle peut récolter aussi bien du maïs que du soja : « Le mode rigide, avec un grand tapis plat, est adapté à la récolte des céréales. Le mode flexible est adapté à des cultures comme le soja, puisqu’il permet d’épouser les irrégularités du terrain », précise Guillaume Feys.

Publié le 02/03/2019

Du dimanche 24 au jeudi 28 février, le salon des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, qui se tient tous les deux ans au Parc des expositions de Paris-Villepinte, a été un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur. Les concessionnaires et professionnels alsaciens étaient présents en nombre.

Le Sima est ouvert uniquement aux professionnels de l’agriculture, aux étudiants du métier, aux partenaires du monde agricole. Cette 78e édition a été fidèle à sa réputation. 40 pays étaient représentés. Les entreprises françaises étaient au rendez-vous, tout comme de nombreux concessionnaires et professionnels originaires de toute l’Alsace et de la région Grand Est. C’est par exemple le cas du constructeur autrichien Pöttinger, dont le siège français est au Bonhomme, dans le Haut-Rhin. L’entreprise a présenté à Villepinte ses nouveautés et ses réussites. Parmi ces dernières, la combinaison de fauche de grande largeur avec regroupeur d’andains innovant à vis sans fin, le Novacat A10 ED Cross Flow. Une nouveauté récompensée lors de ce Sima par le prix de la machine de l’année 2019 dans la catégorie des faucheuses. « Il s’agit d’une machine certifiée, qui tourne déjà en Alsace, à l’aéroport de Colmar notamment. Elle permet un travail de qualité et un gain de temps. Ce prix a été attribué par les journalistes professionnels réunis pour Terre-net. De telles récompenses apportent une notoriété supplémentaire et la reconnaissance de la valeur ajoutée de la machine », précise Pierre Reymann, responsable marketing de Pöttinger France depuis novembre 2018. Faucheuse à disques Un peu plus loin, Olivier Viriot est présent pour promouvoir les produits du groupe Argo, et notamment ceux de Fella. À commencer par la nouvelle faucheuse à disques Ramos 2650 TLX avec conditionneur à rouleaux (RC). Elle existe également en versions 3160 et 3170. Ces faucheuses se replient par vérins hydrauliques verticalement au centre de gravité de la machine et sont amenées en position finale en douceur grâce à un amortissement. La répartition égale du poids sur les bras inférieurs et l’essieu garantit une maniabilité et une stabilité plus élevées pendant les déplacements sur route. La position de transport compacte permet des hauteurs basses de passage. « Le Sima, il faut y être. C’est une vitrine qui nous permet de rencontrer nos clients », raconte Olivier Viriot. Précisément. Il reçoit à cet instant la visite de Dominique Meyer, de Sermersheim, et de Christian Ringeisen, de Westhouse dans le Bas-Rhin. Le premier est agriculteur. « Je suis céréalier, éleveur et je fais de la production de plante grasse pour végétaliser les toitures. Cela fait quelques années que je n’étais plus venu au Sima. Mais, nous avons peut-être dans les mois qui viennent des achats à faire. Ici, toutes les marques sont là. C’est l’occasion de s’informer et de comparer les produits », explique le professionnel. Nouvelles technologies Dans un monde qui est en mouvement, les entreprises s’adaptent. Les nouvelles technologies arrivent. Sur de nombreux stands, un espace leur a été dédié. Chez Massey Ferguson, ce dernier est important. « Nous avons évolué dans notre politique commerciale. Nous ne distribuons plus de brochures, de papiers. Sur des salons comme le Sima, nous présentons nos produits principaux, mais également une large partie de la gamme par le biais de la réalité virtuelle. Nous utilisons des casques et des simulateurs. Nous jugeons que c’est cela l’avenir. Il est également possible de scanner nos produits sur Google Cards. Il y a ici la possibilité de faire le tour de la cabine en 3D. Et nous comptons aller encore plus loin à l’avenir », affirme Félix Huart, responsable commercial tracteur chez Massey Ferguson pour l’est de la France. Pour cette édition, les premières personnes intéressées sont les plus jeunes, souvent des mineurs. « C’est aujourd’hui la limite à de tels produits. Mais, ce sont aussi des futurs exploitants », ajoute Félix Huart. Leurs « aînés », eux, se retrouvent devant les nouveautés. Massey Ferguson a profité du Sima pour compléter sa série 7700 et dévoiler le nouveau 7719S. Dans la gamme, ce tracteur se positionne comme le plus gros des modèles à petit châssis. Il développe 190 ch et sa puissance peut atteindre 220 ch avec le boost. Le 7719S est uniquement disponible en version à variation continue Dyna-VT. Il a été élu matériel de l’année 2019 dans la catégorie « machine ». De l’humain Les nouvelles technologies sont une chose, les relations directes en sont une autre. C’est ce que privilégie Pascal Trompeter, responsable de l’entreprise familiale bien connue à Artzenheim. Le Sima lui a permis de retrouver le directeur de l’entreprise Somac dont le siège est situé dans un petit village de l’Aisne. Les deux entreprises travaillent ensemble depuis plus de 30 ans. « Nous sommes les spécialistes de l’adhérence concernant les mani-roues, les jumelages, les jantes ou encore les roues sans-traces. Nous faisons du « sur-mesure », jamais des équipements de série. Nous étions présents aux récentes portes ouvertes de la société Trompeter. Nos relations sont professionnelles et amicales », se félicite Jean-Louis Bonnaire, directeur de Somac. Pascal Trompeter est du même avis. « Avant la pose, il faut connaître les rapports mécaniques. Tout cela, c’est de la technique, mais également de l’humain. Ici, nous sommes sur un stand où l’on peut montrer ce que l’on fait et échanger en toute simplicité ». Les deux hommes discutent avec Claude Schmitt et son fils, Guillaume, de Mussig dans le Bas-Rhin. « Nous faisons des légumes de plein champs. Nous avons besoin d’un matériel robuste. Le Sima, c’est l’occasion de découvrir les nouveautés et d’échanger avec nos vendeurs », précise Claude Schmitt. Opération de communication Pour le Crédit Agricole Alsace Vosges, le Sima est également l’occasion de communiquer. « Nous avons invité tous les concessionnaires d’Alsace et des Vosges pour partager sur notre stand un moment de convivialité », annonce Michel Freyss, responsable du marché agricole pour le groupe bancaire. Mardi 26 février, à l’heure du déjeuner, ils étaient donc plusieurs centaines à se retrouver pour rencontrer les salariés présents du Crédit Agricole. Une large gamme Issue d’une forge de village en Allemagne, la société Strautmann s’est développée pour devenir, 85 ans plus tard, l’un des leaders dans le domaine du machinisme agricole. Aujourd’hui, elle construit, sur trois sites de production, une large gamme de produits issue des techniques d’affouragement et de transport et vend ses machines pratiquement dans le monde entier. « Je suis chargé de promouvoir ce matériel dans le Grand Est notamment. En Alsace, deux autochargeuses et un épandeur font leur preuve », observe Jordan Hittinger, technico-commercial depuis décembre pour l’entreprise. Mardi 26 février, il a reçu la visite de Claude Nass, agriculteur à Gommersdorf, venu avec des amis du Sundgau. « Hier, nous étions au Salon international de l’agriculture, aujourd’hui au Sima. Nous venons voir les nouveautés et nous informer. Ce que je constate, c’est cette forte présence de matériels qui viennent de nombreux et lointains pays et que l’on connaît peu. »

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