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machinisme/agroéquipement

Publié le 22/02/2019

Accueillant 1 800 exposants, l’édition 2019 qui se tient du 24 au 26 février, garde le cap de la prospective en mettant encore plus en avant les innovations et les start-up. Ce mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage est l’occasion de présenter au monde agricole leurs innovations et leurs produits phares. Petite sélection parmi les innovations en agroéquipements et les grandes tendances du Sima 2019.

Beiser Environnement - Fourrage Lib : Un râtelier connecté - Médaille de Bronze Sima Awards Reposant sur un essieu de transport, le râtelier mobile Fourrage Lib est conçu pour alimenter des animaux sur des pâtures éloignées. Son système de pesée permet de suivre en continu l’évolution du stock réel de fourrage restant et par conséquent, la quantité de fourrage consommée par les animaux présents. Connecté à un serveur par les réseaux bas débit Lora ou Sigfox, le dispositif donne accès aux informations par l’intermédiaire d’une application mobile sous Android et une interface web. L’éleveur peut paramétrer des alertes, en fonction de la quantité restante dans le râtelier. Dotée de râteliers et d’auges galvanisés, cette remorque est également géolocalisée. Kuhn Redvista : La réalité augmentée pour l’entretien et le réglage des outils - Médaille d’argent Sima Awards Utiliser sa tablette ou son smartphone pour visualiser les points de réglage et d’entretien d’un outil, tel est le but de l’application mobile Kuhn Redvista qui met à profit la réalité augmentée. Utilisable par l’agriculteur ou le technicien de la concession, elle permet de supprimer les documents papier et d’avoir à disposition des informations mises à jour. Il suffit à l’utilisateur de scanner un autocollant sur la machine pour accéder aux informations, y compris en l’absence de connexion internet. L’utilisation très intuitive de cette application mobile facilite l’utilisation et l’entretien des outils par des utilisateurs novices. Isagri : Fernand, un assistant vocal pour les agriculteurs - Médaille de Bronze Sima Awards Outil de facilitation des recherches par l’agriculteur, l’assistant vocal Fernand exploite la reconnaissance vocale et l’intelligence artificielle pour faire le tri dans les données issues des logiciels de gestion de l’exploitation ou d’autres services agricoles. Il fournit une réponse vocale ou visuelle, l’application étant utilisable sur smartphone, tablette ou une enceinte connectée. Ce nouvel outil numérique a été développé par Promize, start-up interne du groupe Isagri. John Deere Support Connecté : La télématique « intelligente » - Médaille d’Argent Sima Awards De plus en plus de tracteurs et automoteurs John Deere sont équipés du système de télématique JDLink qui remonte des informations sur leur fonctionnement. Ces données issues de nombreuses machines sont collectées et analysées par des algorithmes afin de détecter des risques de panne. Le service Expert Alerts va ainsi permettre au concessionnaire de proposer à ses clients des interventions de maintenance préventive. Le concessionnaire est aidé dans le suivi des machines par le système Machine Dashboard, sorte de tableau de bord, qui priorise les interventions à réaliser en fonction de leur degré d’urgence. Amazone WindControl : Corriger l’effet du vent sur la nappe d’épandage - Médaille de Bronze Sima Awards À partir d’un capteur embarqué sur l’épandeur d’engrais centrifuge mesurant la vitesse et la direction du vent, le dispositif WindControl corrige les paramètres d’épandages pour compenser les décalages de la nappe d’épandage induits par le vent. Il agit indépendamment sur le point de chute de l’engrais des deux disques droite/gauche et aussi sur la vitesse de rotation de ces derniers. Les paramètres sont visualisés sur la console Isobus, l’utilisateur étant averti si les conditions de vent ne peuvent plus être compensées par le système. Le WindControl fonctionne en association avec le capteur ArgusTwin qui contrôle en continu la trajectoire de l’engrais en sortie de disque. New Holland Inverseur de DFR : Prévenir les risques de bourrage - Médaille de Bronze Sima Awards Les moissonneuses-batteuses CR sont dotées d’un tambour d’alimentation transversal baptisé DFR, implanté entre le convoyeur et les rotors de battage. Celui-ci dispose d’un système d’inversion hydraulique (vérin commandant un cliquet sur une couronne dentée) piloté depuis la cabine. Lorsque le régime du DFR passe en dessous de 100 tr/min, synonyme d’un risque de bourrage, le convoyeur et les rotors se désengagent automatiquement. Le chauffeur inverse le sens de rotation du convoyeur pour dégager la matière, puis celui du DFR jusqu’à ce qu’il soit libre en rotation. Il inverse à nouveau la rotation du convoyeur pour évacuer la matière issue du DFR. La gestion du bourrage s’effectue ainsi sans descendre de la cabine. Deutz-Fahr : Un 5D très accessible Abritant un moteur FarMotion 3 cylindres de 2,9 l répondant à la norme Tier 4i, le tracteur 5 D Keyline se compose de quatre modèles à transmission mécanique 15/15 ou 30/15 (avec doubleur mécanique). Ces deux transmissions sont également proposées dans une déclinaison Eco, autorisant une vitesse de 40 km/h au régime moteur de 1 870 tr/min. Dotés de trois régimes de prise de force (540, 540E et 1 000 tr/min), ces tracteurs disposent d’un engagement électrohydraulique du pont avant et du différentiel, ainsi que d’un circuit hydraulique à centre ouvert de 50 l/min alimentant jusqu’à trois distributeurs et le relevage arrière de 3,5 t. Valtra : Nouvelle motorisation sur les séries N, T et S Les tracteurs des séries N, T et S disposent d’une motorisation répondant à la norme antipollution phase V, intégrant FAP à régénération passive (régénération active uniquement au moment des vidanges en atelier toutes les 600 h) et SCR (+ EGR sur la série S), pour les modèles à partir de 170 ch. Les nouvelles motorisations sont disponibles sur les séries T et S, et le seront au printemps sur le N174 et à l’automne pour les N134 et N154. En outre, un second écran tactile est proposé sur les modèles N, T et S SmartTouch. Pouvant être placé où l’on veut dans le poste de conduite, il sert au pilotage des outils Isobus, au guidage, aux options de gestion de parcelle ou comme écran de caméra. Le tractoriste annonce par ailleurs l’arrivée d’une suspension pneumatique de pont avant sur la série N, héritée de la série T. Cet équipement sera disponible au printemps sur le N174 et à l’automne pour les N134 et N154. Claas Convio Flex : Une coupe à tapis très flexible - Médaille de Bronze Sima Awards Destinée aux moissonneuses-batteuses Lexion, la barre de coupe à tapis Convio Flex se distingue par son tablier flexible apprécié notamment pour les cultures basses comme le soja, le pois et dans les céréales versées. Le débattement de 22,5 cm du tablier est assuré par plusieurs vérins qui relient le tablier au châssis. Le pilotage s’effectue intégralement en cabine, assisté de certains automatismes comme la régulation automatique de la vitesse des rabatteurs en fonction de la charge ou de celle des tapis en fonction de la vitesse d’avancement. Le système Auto Contour fonctionne selon quatre modes : céréales avec tablier rigide, céréales versées permettant de commuter du flexible au rigide, toujours flexible avec degré de flexibilité réglable en ajustant la pression des vérins, et enfin, Auto Contour Flex qui ajuste en plus, la hauteur du convoyeur, lorsque le débattement de la coupe n’est pas suffisant. La Convio Flex dispose de tapis très faiblement inclinés pour limiter les pertes et de nouveaux rabatteurs à doigts en plastique et entraînement hydraulique, assurant un travail près du sol et limitant l’enroulement de matière. Väderstad : La modulation plus accessible Les semoirs Rapid A 400-800S et Rapid A 600-800C/J accèdent au protocole de communication Väderstad Universal Control qui simplifie la liaison entre le semoir et les différentes solutions de cartographie. Le fournisseur de cartographie se connecte au semoir en liaison sans fil pour fournir les cartes de modulation pour la dose de semence et/ou l’engrais, qui sont directement intégrées par la régulation du semoir. Les premiers services de modulation compatibles sont iSoyl de Soyl et ControlMaster de Dataväxt.

Nouvelle tireuse à sarment de Provitis

Une innovation pleine de promesses

Publié le 21/02/2019

Mardi, la société Provitis a présenté sa nouvelle tireuse à sarment capable de tirer les bois par le bas. En reproduisant le geste humain, cette innovation a comme ambition de soustraire une tâche « très pénible » aux viticulteurs.

Un hectare, une semaine, un homme. Actuellement, le tirage des sarments dans les parcelles de vigne est surtout synonyme de travail long, répétitif, pénible et parfois dangereux. Avec la dernière innovation de la société Provitis, cette image appartiendra peut-être bientôt au passé. Mardi dernier, elle a présenté sa dernière tireuse à sarment capable d’extraire les bois par le bas, à l’image de ce qui est fait manuellement. Une innovation manifestement très attendue au vu de la multitude des viticulteurs venue assister à cette démonstration sur les hauteurs de Beblenheim mardi dernier. La machine est une évolution de la tireuse à sarment VSE 230 que Provitis a lancé sur le marché il y a cinq ans. Celle-ci s’appuyait sur un concept imaginé par Jean-Yves Dezé, vigneron du Val de Loire : l’extraction des sarments par le côté plutôt que par le haut. Une machine brevetée qui a séduit plus de 200 viticulteurs à travers le monde. Celle-ci présente néanmoins l’inconvénient de n’être utilisable que dans certaines conditions. « Quand l’implantation des fils est trop rapprochée, le bois n’a pas assez de place pour se plier et ne peut donc être extrait par le côté. C’est à partir de ce constat que nous avons réfléchi à un autre procédé permettant de mécaniser le tirage des sarments dans davantage de situations », explique le gérant de Provitis, Didier Andelfinger. Et quoi de mieux que d’essayer de reproduire la main humaine sans les contraintes qui vont avec ? Après deux ans d’essais, c’est ce que Provitis est capable de mettre en avant aujourd’hui avec sa nouvelle tireuse à sarment, chiffres à l’appui. « Avec cette machine, on peut couvrir sept hectares en une semaine à deux personnes. L’une conduit et l’autre enlève les quelques bois qui restent accrochés », indique Didier Andelfinger. Autre chiffre mis en avant : quarante heures. C’est le temps de travail économisé par des clients de Provitis sur la taille et l’arrachage du bois grâce à l’utilisation de cette tireuse à sarments. Des tâches qui leur prennent habituellement une centaine d’heures. Adaptée pour la taille en arcure Si le gain de temps de travail est notable, le gain de confort pour le viticulteur l’est tout autant. « Le tirage des sarments est un travail très fatigant, voire dangereux avec les baguettes qui peuvent heurter le visage. Sans compter les problèmes articulaires que cela peut engendrer sur le long terme. Avec cette nouvelle machine, on enlève une tâche très pénible au vigneron », souligne Didier Andelfinger. Finies en effet les contraintes des tireuses à sarment dont l’extraction se fait par le haut. Dans ce cas-là, la taille préparatoire est plus longue pour éviter les fourches que forme la liaison entre rameau et guyot. « Avec le tirage par le bas, les fourches n’existent plus. Le temps de préparation est fortement réduit. » Cette nouvelle tireuse à sarment Provitis est vraiment adaptée pour la taille en arcure. « Le liage se limite au fait de poser la baguette contre le fil d’arcure et le fil de tête », ajoute Didier Andelfinger. Déjà présentée « officieusement » à l’état de prototype l’an passé, la nouvelle tireuse à sarment de Provitis est désormais proche d’une version commercialisable. « En tout cas, nous sommes arrivés à un résultat que l’on peut vendre. Il reste juste des travaux d’optimisation à faire avant de pouvoir industrialiser la fabrication de la machine » Une première présérie est prévue pour 2020. La commercialisation à plus grande échelle est prévue par la suite. Elle sera visible à la prochaine Foire aux vins de Colmar et au Sitevi qui aura lieu du 26 au 28 novembre prochain à Montpellier.

Publié le 14/02/2019

La concession ACS Andelfinger a modifié une machine à vendanger New Holland Braud en un pulvérisateur polyvalent capable de traiter aussi bien des grandes cultures que des cultures verticales. Un hybride unique en son genre destiné aux essais pratiqués par le Centre européen de recherche et de développement en protection des cultures, FMC, à Nambsheim.

Prenez une machine à vendanger et un pulvérisateur. Mélangez-les et vous obtenez une machine un peu particulière au gabarit imposant capable de traiter des cultures. Derrière ce mix improbable, il ne faut pas chercher la dernière innovation en vogue du prochain Sima, mais un outil créé sur mesure - et unique en France - par la concession ACS Andelfinger pour le Centre européen de recherche et de développement en protection des cultures, FMC, à Nambsheim. On y teste de nombreux produits insecticides, fongicides ou herbicides en phase expérimentale que ce soit pour les grandes cultures, les vignes ou les cultures arboricoles et maraîchères. Il y a 90 hectares de terres labourables, dont un tiers est réservé à l’expérimentation. Pour mener à bien les essais, il faut un outil capable de travailler rapidement, proprement et efficacement. C’est avec cette idée sous-jacente que la concession ACS Andelfinger a adapté une machine à vendanger New Holland Braud 9040L en un pulvérisateur un peu particulier. La machine, qui ne sort jamais de l’enceinte du site, a tout d’abord été coupée en deux pour être élargie de 95 cm. Le mécanicien d’Andelfinger y a ensuite adapté le système de pulvérisation qui équipait l’ancienne machine similaire créée il y a une vingtaine d’années par la concession et l’entreprise DuPont. « On voulait apporter davantage de confort et de sécurité pour l’utilisateur avec cette nouvelle version », résume Hervé Groff, responsable de la ferme expérimentale chez FMC. Cette machine à vendanger truffée de réservoirs, de buses, de câbles et de tuyaux est assez impressionnante au premier coup d’œil. Il faut dire que tout a été pensé pour faciliter au maximum le travail avec une sécurité optimale, notamment vis-à-vis de l’environnement. Ce centre de recherche est en effet certifié BPE (bonnes pratiques d’expérimentation). Il est soumis à une traçabilité rigoureuse et a pour objectif la récupération de tous les produits utilisés. À l’avant de la machine, seize rampes et seize réservoirs sont destinés aux cultures basses (céréales, pommes de terre, etc.). À l’arrière, on trouve un pulvérisateur avec assistance d’air tangentielle qui permet d’appliquer le produit directement sur la plante. Il dispose de dix rampes avec dix réservoirs. Juste à côté, deux panneaux parallèles permettent de récupérer la bouillie en excès. Chaque rampe de pulvérisation est équipée d’un débitmètre à induction. « On peut ainsi savoir quel volume on applique par parcelle au millilitre près », explique Sylvain Pierré, technicien d’expérimentation fongicide, et utilisateur de la machine. L’ensemble des données est ensuite exporté sur clé USB afin d’être traité sur ordinateur. Avant chaque utilisation, le pulvérisateur est calibré par le chauffeur afin de s’assurer qu’il n’y a pas de buse bouchée. Ensuite, il peut utiliser le GPS pour réguler la vitesse d’avancement. Par rapport à des expérimentations faites avec un pulvérisateur à dos, le gain de temps, de confort et de sécurité est évidemment très important. Seulement 20 minutes sont nécessaires pour traiter une parcelle d’essai qui nécessiterait 2 heures si cela était fait avec un pulvérisateur à dos. Et grâce à la précision inhérente au système de pulvérisation, la quantité de produits appliquée est réduite à son maximum, ce qui est important lorsque les quantités de produits expérimentaux sont faibles. « On applique les préceptes de l’agriculture de précision, avec un mode opératoire qui soit reproductible par les agriculteurs », souligne Hervé Groff. L’autre gros atout cet hybride « machine à vendanger/pulvérisateur » est la souplesse d’utilisation offerte par rapport à la météo. « Dès qu’il y a une accalmie, on peut profiter d’une fenêtre favorable pour appliquer le traitement. En quelques minutes, c’est fait, et cela nous permet ainsi de respecter les cadences imposées par certains traitements », indique Sylvain Pierré. Et, cerise sur le gâteau, la machine est équipée d’un système automatique de rinçage des buses et des tuyaux grâce à une cuve d’eau claire montée sur le châssis. Une manipulation bien évidemment effectuée sur l’aire de rinçage comme n’importe quel pulvérisateur classique vendu dans le commerce.

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