volaille/aviculture

Publié le 30/01/2018

Le Plan Bâtiment continue à susciter un certain engouement chez les éleveurs alsaciens. 59 dossiers ont été subventionnés en 2017, ce qui montre le dynamisme de la filière élevage. Le point avec Daniel Brua, conseiller à la Chambre d'agriculture d'Alsace et chargé de la gestion du Plan Bâtiment.

Suite au départ à la retraite de Pierre Paul Ritleng, c’est Daniel Brua, conseiller au bureau décentralisé de Drulingen, qui a repris la gestion du Plan Bâtiment. « Comme je suis dans un secteur d’élevage, je connais la musique », indique-t-il. Sur le plan administratif, les deux dernières années ont été assez compliquées, du fait de la régionalisation Grand Est et du nouveau PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations). « Il fallait tout mettre en place. » Mais en 2017, le Plan Bâtiment a atteint sa vitesse de croisière, indique le conseiller. « Les outils informatiques sont prêts depuis quelques semaines. » La première période de dépôt des dossiers de candidature a eu lieu du 1er au 31 mars. La validation des dossiers complets avec permis de construire est intervenue le 12 juin. Une deuxième période de dépôt a été ouverte du 15 juin au 8 septembre, la validation des dossiers ayant eu lieu le 25 octobre. « On retrouve deux périodes de dépôt des dossiers, comme nous l’avions connu historiquement. Les différents partenaires ont affirmé leur volonté de garder ces périodes de dépôt. » Ce qui a dynamisé le Plan Bâtiment, c’est la filière volaille, aussi bien dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin : poules pondeuses, volailles de chair et poulets bios, explique Daniel Brua. « Nous avons enregistré 59 dossiers au total, contre 84 en 2016. Vu la conjoncture, cela reste dynamique. » 20 dossiers sont portés par des jeunes agriculteurs. « Ils restent prioritaires. » Avec l’accord de la Région, tous les dossiers complets qui ont été déposés ont été retenus. « Ce n’est pas neutre, économiquement : pour 18,2 millions d’euros d’investissements prévisionnels, cela représente 3,8 millions d’aides, dont 53 % sont financés par l’Union européenne et 47 % par la France (État, Région, Agence de l’eau). La moyenne d’investissement par dossier est de 309 000 €. » « L’harmonisation au niveau du Grand Est n’est pas d’actualité » Daniel Brua se réjouit de la volonté affichée de la Région de poursuivre cette dynamique jusqu’à l’issue du Plan Bâtiment. « La crainte était que, dès 2018, il y ait un seul Plan Bâtiment à l’échelle du Grand Est. Mais jusqu’à présent, rien ne vient remettre en cause le Plan Bâtiment alsacien qui prend fin en 2020. Ensuite, son avenir dépendra d’une décision politique. » Le conseiller attire l’attention sur le fait que le dossier comprend, outre une partie administrative, une étude globale de l’évolution de l’exploitation (EGEE). « C’était une demande de la Région Alsace, à l’époque. » L’exploitation doit en effet répondre à une triple performance, économique, sociale et environnementale. « C’est une pièce maîtresse du dossier, elle est réalisée par la Chambre d'agriculture d’Alsace. » Plusieurs conseillers participent à son élaboration, sur l’aspect bâtiment et mise aux normes (taille des fosses et des fumières), sur l’aspect agronomique (valorisation des déjections animales, plan de fumure, rotation des cultures, etc.), sur l’aspect élevage (alimentation des animaux, autonomie protéique) et sur l’aspect économique et social (installation d’un jeune, départ à la retraite des parents, embauche d’un salarié). Cette étude doit permettre de juger si l’investissement est pertinent, si l’agriculteur est en mesure de faire face aux annuités. Bref, de vérifier la viabilité du projet, en partenariat avec les centres de gestion. « C’est une demande des financeurs qui voulaient avoir une synthèse de l’évolution de l’exploitation, suite aux investissements programmés. » La prochaine période de dépôt des dossiers s'ouvre le 1er février Pour 2018, le souhait de la profession agricole est de continuer sur cette lancée afin de soutenir les projets d’élevage. « À la veille de Noël, nous avons appris qu’il y aurait deux périodes de dépôt des dossiers en 2018, la première du 1er au 28 février, la deuxième du 15 juin au 31 juillet. » Le préalable, pour déposer un dossier, est d’avoir obtenu le permis de construire pour les travaux concernés. « Quand on projette de construire une étable, un poulailler, on ne se décide pas en cinq minutes. C’est un dossier complexe qui nécessite une réflexion approfondie et des formalités administratives complexes. Il ne faut pas s’y prendre au dernier moment. » Les éleveurs qui souhaitent s’inscrire dans une telle démarche doivent prendre contact avec les conseillers des bureaux décentralisés. « Une fois le dossier déposé, il faut patienter quelques semaines avant de recevoir une lettre de l’administration confirmant que le dossier est réputé complet, que l’agriculteur peut commencer les travaux. Mais attention, cette lettre ne vaut pas accord de subvention ! » C’est le comité chargé de la gestion du Plan Bâtiment qui décide si la subvention est accordée. La lettre de notification des aides sera envoyée au porteur de projet après la réunion du comité. Toutes les filières animales - bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, lapins - et tous les systèmes - conventionnel, bio - sont éligibles aux aides du Plan Bâtiment, à l’exception des élevages équins. « Pour les systèmes bovins, l’investissement minimum est de 50 000 €. Pour les autres systèmes, ce plancher est ramené à 15 000 €. »

Visite d’exploitations sundgauviennes de Jean Rottner

« Il y a une vraie nécessité d’innovation »

Publié le 17/01/2018

Lors d’une visite d’exploitations sundgauviennes organisée samedi 13 janvier, la Région Grand Est, par la voix de son président Jean Rottner, a réaffirmé son engagement « au plus près » des agriculteurs pour les accompagner dans leur développement. L’occasion de mesurer la capacité d’innovation de certains éleveurs qui imaginent de nouveaux produits ou de nouveaux modes de commercialisation pour pérenniser une activité « indispensable » à la ruralité.

Elle a beau être très grande, la région Grand Est conserve plus que jamais la volonté de rester proche de ses territoires et de ses agricultures. Une ambition que son président, Jean Rottner, n’a pas manqué de rappeler samedi dernier lors d’une visite d’exploitations sundgauviennes en présence d’élus locaux et des OPA. « Nous sortons d’une situation compliquée dans l’agriculture. Il était donc important de rappeler qu’il y a une volonté politique de maintenir toutes les agricultures sur nos territoires, que cela soit des filières longues ou courtes, qu’elles soient conventionnelles ou biologiques. C’est d’autant plus important quand on connaît l’importance de l’agriculture pour un territoire comme le Sundgau, mais également pour toute notre région », explique le président de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), Laurent Wendlinger. En effet, la région Grand Est génère directement plus de 8 milliards d’euros de chiffres d’affaires de production agricole, soit près de 15 % de l’agriculture nationale, le tout sur une surface de 3 millions d’hectares (soit 11 % des surfaces nationales). Dans le Sundgau, ce sont principalement les exploitations de type polyculture élevage qui constituent l’agriculture du territoire, à l’image du Gaec Saint-Jacques, à Feldbach, cogéré par Christian Mona et Sébastien Stoessel. Ensemble, ils élèvent 140 vaches laitières qui produisent chaque année 1,25 million de litres de lait vendu à Sodiaal. À côté de cette activité historique, ils ont lancé en 2014 une activité de poules pondeuses en plein air pour répondre à la demande de la ferme Prim’Vert de Michelbach-le-Haut qui les conditionne et les commercialise à des enseignes de grande distribution. Cette activité de poules pondeuses représente aujourd’hui 60 % du chiffre d’affaires du Gaec Saint-Jacques. « On s’est lancé là-dedans parce qu’il y avait une demande et des besoins. Avant ça, on produisait des veaux de boucherie », précise Sébastien Stoessel. Grâce à cette activité de poules pondeuses qui fonctionne bien aujourd’hui, le Gaec est arrivé à atteindre un « rythme de croisière ». Pour autant, ses dirigeants se gardent bien de tout sentiment d’euphorie. « Avec la crise laitière, on est passé pas loin du burn-out. On a dû réduire notre personnel et vendre du matériel pour garder la tête hors de l’eau. Aujourd’hui, cela va mieux mais on sait que rien n’est jamais gagné. En cinq ans, on a perdu 40 000 euros d’aides Pac. Dans ce contexte, on tâche de maintenir le cap et de payer nos dettes », témoigne Sébastien Stoessel. Les codes des circuits courts dans les circuits longs Alors que l’affaire Lactalis secoue la filière laitière en ce début d’année 2018, le cogérant du Gaec - et accessoirement président de la commission élevage de la CAA - a tenu à rappeler « l’exemplarité » de son exploitation, que ce soit en termes de traçabilité, d’impact environnemental ou de bien-être animal. « L’alimentation de nos vaches laitières est sans OGM, nous récupérons l’eau chaude sur le tank à lait et nous avons un variateur pour économiser de l’électricité. Cet été, nous avons aussi installé une cuve de 12 000 litres pour récupérer l’eau de pluie destinée, entre autres, à nettoyer la salle de traite. Et la traçabilité de notre lait est irréprochable. » Une liste à la Prévert pour rappeler aux politiques le « sérieux » du monde agricole quand il s’agit de se remettre en question et d’évoluer. Dans cette optique, le Gaec Saint-Jacques envisage la possibilité de se convertir en agriculture biologique. « On a demandé une étude pour voir si c’était viable ou pas. Ce qui est compliqué quand on se lance là-dedans, ce sont les années de conversion. Donc on verra bien. Ce qu’on sait déjà en revanche, c’est qu’il faudrait garder une vingtaine d’hectares de maïs en cas de conversion. Quoi qu’on puisse dire sur cette culture, elle reste une sécurité pour de nombreuses exploitations alsaciennes », précise Sébastien Stoessel. Sur l’écoulement de leur production en circuits courts, les deux cogérants du Gaec Saint-Jacques sont en revanche un peu plus catégoriques. « Chez nous, vendre notre production laitière uniquement par ce biais est impossible, tout comme notre production d’œufs. On en produit 30 000 par jour. Sur ce nombre, seuls 600 sont vendus chaque jour grâce à notre distributeur automatique accessible aux consommateurs. Les filières courtes sont une solution, mais ne peuvent pas être la solution pour tous », considère Sébastien Stoessel. Il est vrai qu’avec les différents scandales liés aux marges des grandes surfaces, ou les problèmes de traçabilité (lasagnes à la viande de cheval ou dernièrement Lactalis), les GMS et par extension les filières longues ont perdu un peu de crédit aux yeux du grand public. Un contexte qui favorise le « boom » de la vente directe. Pourtant, la grande distribution est plus que jamais « indispensable » à l’agriculture, note André Bastady, gérant de la ferme Prim’Vert. « Nous produisons des œufs alsaciens, plein air, pour le marché alsacien. Sans les grandes surfaces, nous ne pourrions pas les vendre à une telle échelle. » Un produit identifié, ultra local et de qualité mais vendu dans le « grand magasin », ou comment appliquer les codes des filières courtes dans des filières plus longues. Une recette qui semble porter ses fruits à en juger par le succès des yaourts A Güeter, cette marque lancée par des éleveurs laitiers du Sundgau et de Lorraine. En un peu plus de deux mois, 150 000 pots ont été vendus dans 200 enseignes de grande distribution. Et d’ici quelques semaines, ce sont 1 000 enseignes qui les proposeront à leurs clients. Une réussite qu’a tenue à mettre en avant Michel Rohrbach, responsable de la section lait de la FDSEA du Haut-Rhin, et l’un des instigateurs de cette marque de yaourts pour le coup 100 % régionale. « C’est un vrai yaourt Grand Est, avec du lait d’ici et de Lorraine, transformé à Nancy et avec des saveurs de nos territoires comme la pomme cannelle ou la mirabelle. C’est un produit de qualité, qui a une bonne image et qui permet de rémunérer le producteur à 50 centimes le litre de lait. Avec lui, nos éleveurs sont de nouveau motivés, et surtout fiers de voir leurs produits si appréciés par le public. » Associer le rural et l’urbain Cette dynamique positive, les élus invités samedi matin ont également pu la constater au sein du Gaec de la Verdure, à Ranspach-le-Haut, dont ils ont visité la nouvelle nurserie. Un bâtiment moderne et confortable qui a bénéficié de l’aide aux investissements pour la modernisation des bâtiments d’élevage, dont 35 938 euros financés par les Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural). Un soutien loin d’être anodin car, comme tient à le rappeler Sébastien Stoessel, « l’aide de la Région détermine parfois si la banque nous suit ou pas dans un projet ». Il se félicite aussi que les démarches liées au Plan bâtiment sont plus simples pour les exploitants depuis qu’il est géré par la Région Grand Est. « En tant que responsables professionnels, on est moins sollicités par les agriculteurs. C’est là qu’on voit si cela fonctionne ou pas. Il faut que ça continue dans ce sens. Aujourd’hui encore plus qu’hier, on a besoin de ce Plan bâtiment. » De nouveaux projets vont en bénéficier prochainement assure Patrick Bastian, président de la commission agriculture à la Région. « Un centre de conditionnement d’œufs regroupant 21 éleveurs de volailles va bientôt ouvrir à Brumath. Cela démontre une nouvelle fois le dynamisme de cette filière en Alsace. » Tous ces projets qui voient le jour dans les élevages alsaciens sont autant d’initiatives à soutenir politiquement pour préparer l’avenir insiste le président de la FDSEA du Haut-Rhin, Denis Nass. « Dans les dix prochaines années, un éleveur sur deux va partir en retraite. C’est avec ce type d’initiatives qu’on peut redonner de la confiance aux jeunes qui souhaiteraient s’installer. » La présence des élevages dans des territoires comme le Sundgau est un enjeu « vital » pour Jean Rottner. Mais pour maintenir cette activité agricole dans le temps, les exploitants devront innover d’une façon ou d’une autre. « C’est ce que montrent les différentes initiatives que vous nous avez présentées aujourd’hui. Il faut être agile pour créer de nouveaux produits et de nouveaux modes de commercialisation. Il y a une vraie nécessité d’innovation désormais, pas seulement technologique, mais bien plus vaste. Cette innovation, c’est aussi l’association du monde urbain avec le monde rural. On a tous besoin des uns et des autres. Et la Région Grand Est, plus que jamais, se doit de rester dans la proximité avec ses territoires pour les accompagner dans leur développement. »

Publié le 20/12/2017

Alsace Volaille réunit 35 éleveurs alsaciens de volailles label rouge. La filière, qui vient de fêter ses 30 ans sous signe officiel de qualité, continue à se développer : 21 nouveaux bâtiments sont en projet, dont 16 dédiés au poulet jaune. Une demande de label rouge est en cours pour la race cou nu noir, dont la production pourrait démarrer en Moselle fin 2018.

La filière Alsace Volaille a fêté les 30 ans de l’obtention du label rouge, vendredi 1er décembre dans les locaux de la Région à Strasbourg. Il a fallu cinq ans à l’association pour obtenir ce signe de qualité, a rappelé son président, Jean-Michel Schaeffer, dont le père fait partie des cinq éleveurs pionniers qui ont lancé la démarche de certification (les autres sont Jean-Pierre Fix, Michel Gintz, Daniel Pflug et Paul Schiellein). Depuis janvier 1987, la filière a connu un développement continu : 35 éleveurs sont aujourd’hui impliqués dans la production de volailles label rouge, qui nécessitent un temps d’élevage deux fois plus long qu’une volaille standard. Ils produisent 1,2 million de poulets annuellement. Le nombre de bâtiments augmente régulièrement : 90 bâtiments sont consacrés à cette production et 21 nouveaux sont en projet. Les volailles d’Alsace ont obtenu une IGP (indication géographique protégée) en 1994 et le label rouge s’est étendu aux volailles festives (chapons et dindes noires), puis aux découpes de volailles dix ans plus tard. Celles-ci constituent depuis le « levier de croissance de la filière », précise Jean-Michel Schaeffer. Cous nus jaunes, cous nus noirs Un nouveau cahier des charges a été mis en place pour le poulet cou nu jaune en 2016. 16 bâtiments sur les 21 en projet seront d’ailleurs consacrés à cette production. Et bientôt, grâce à un partenariat avec la Chambre d’agriculture de Moselle, une production de poulets cous nus noirs va voir le jour. Alsace Volaille, qui se chargera d’accompagner les éleveurs mosellans, espère décrocher un label rouge pour cette production en 2018, ce qui constituerait « un vrai élargissement de toute la gamme label rouge ». Maillon essentiel de la filière volaille de qualité, les éleveurs sont entourés de nombreux partenaires : les Couvoirs de l’Est à Willgottheim, qui fournissent les poussins, les fabricants d’aliments (Sanders Nord-Est et Lorial-Costal), les abatteurs (René Meyer et Siebert) et les metteurs en marché. Ils sont accompagnés depuis le début par la Chambre d’agriculture d’Alsace. Jean-Michel Schaeffer souligne l’importance du partenariat entre les différents maillons de la filière. « C’est dans la confiance qu’on a construit notre développement. Il est essentiel de garder cette confiance et de maintenir un esprit collectif », dit-il. Et d’insister sur la nécessité de préserver les liens avec les réseaux de distribution qui perçoivent mieux que quiconque les attentes des consommateurs, en perpétuelle évolution. Un vecteur de valeur ajoutée Évoquant les États généraux de l’alimentation, le président d’Alsace Volaille constate que la production sous signe de qualité reste un vecteur de valeur ajoutée. Toutefois, « on sent au niveau du consommateur une volonté d’acheter local, mais aussi de consommer à l’extérieur, c’est une vraie évolution ». La montée en puissance des attentes sociétales n’est pas nouvelle, précise Thomas Kelhetter, du service élevage de la Chambre d’agriculture d’Alsace, animateur d’Alsace Volaille. Les préoccupations des consommateurs, qui étaient centrées sur l’environnement dans les années 1980, ont évolué vers le bien-être animal, l’antibiorésistance et plus récemment vers les questions éthiques liées à l’animal. La consommation de viande est remise en question. « Nous ne pouvons pas ne pas prendre en compte cette évolution pour l’avenir de la filière », juge Thomas Kelhetter. Un récent sondage, détaillé par l’animateur de l’association, a mis en évidence différentes pistes d’action pour les filières d’élevage : donner la priorité à l’accès au plein air, renforcer la réglementation en matière de bien-être animal et de sécurité sanitaire des produits, augmenter la part du bio et celle des produits sous signes officiels de qualité. « Cette étude permet d’alimenter la réflexion et de trouver des pistes de progrès pour la filière, estime Thomas Kelhetter, qui insiste sur la nécessité d’instaurer un dialogue avec la société. « Même pour construire un poulailler, il faut vaincre les peurs par rapport aux nuisances ». Et si le poulet label rouge répond à de nombreuses attentes des consommateurs, la filière ne doit pas moins « communiquer de manière plus dynamique ». À cet égard, Alsace Volaille se réjouit du lancement prochain par le Synalaf (Syndicat national des labels avicoles de France) d’une grande campagne de communication cofinancée par l’Union européenne. Ce coup de pouce vient en renfort des aides apportées par la Région Grand Est pour la modernisation des bâtiments d’élevage et pour celle des industries agroalimentaires, dont le détail a été apporté par Patrick Bastian, président de la commission agricole de la Région.

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