Élevage

Publié le 18/03/2020

Suite à une hausse de la demande des abatteurs en veaux montbéliards, des animaux sont mis en place dans les élevages. L’occasion d’évoquer les bonnes pratiques d’élevage des veaux, et notamment la délicate adaptation de leur alimentation à leurs besoins physiologiques très évolutifs.

Être expulsé de son jacuzzi chauffé avec alimentation en continu pour atterrir sur le plancher des vaches n’est sans doute pas une partie de plaisir pour les petits mammifères. Rien de telle qu’une bonne prise de colostrum pour se réchauffer, booster son système immunitaire, rapidement mis à rude épreuve, et constituer sa flore intestinale avec les bons microbes de sa génitrice. Pour un petit veau des temps modernes, Bruno Martin, technicien bovin viande chez Lallemand Animal Nutrition, préconise une dose a priori gargantuesque pour un si petit animal : 4 l de colostrum. Il s’explique : « les vaches laitières actuelles ont été sélectionnées pour faire beaucoup de lait tout de suite, donc les anticorps contenus dans le colostrum sont dilués ». Les veaux doivent ensuite recevoir une alimentation lactée. « Il faut éviter le lait présentant des résidus d’antibiotiques, car l’antibiorésistance est une réalité », souligne le technicien de Lallemand. Le lait entier produit par les vaches laitières n’est plus forcément adapté aux besoins des jeunes veaux car la sélection génétique a modifié les taux protéiques et butyreux, pour produire du lait gras où les minéraux sont dilués. Aussi Bruno Martin préconise le recours aux aliments d’allaitement, « plus adaptés », mais aussi plus chers. Chez les ruminants, il est primordial de stimuler le développement des papilles du rumen, ce qui passe par l’introduction de concentrés lors du sevrage, qui s’accompagne d’un changement de flore important. Bruno Martin incite donc à ménager les veaux en ne leur imposant pas un changement d’ambiance simultané. Le spécialiste préconise d’être « intensif et libéral » sur la consommation de concentré par les jeunes animaux : « C’est là qu’on fait la marge par rapport à un animal âgé. Parce que c’est la fermentation du concentré qui fait le rumen, et parce que 60 % de ce qui est ingéré passe au niveau des papilles ». Mais attention, un veau ne rumine pas encore beaucoup, il existe un donc un risque de subacidose. Pour s’en prémunir, l’animal doit aussi avoir accès très facilement à des fibres. « La menue paille est très efficace pour stimuler la digestion », note-t-il. « La flore intestinale met trois semaines à s’adapter à une nouvelle ration » Autre ingrédient qui doit être hyperaccessible : l’eau, en plus du lait, car cela a un effet sur la digestibilité de la ration, et améliore nettement les GMQ. En outre, les veaux ont besoin de sel. À noter que la mise à disposition d’argile alimentaire permet de mieux passer les phases délicates, comme le sevrage, en agissant comme du Smecta, pour un coût modéré. Plusieurs méthodes de sevrage sont envisageables. Bruno Martin cite celle du « step down », qui consiste à donner beaucoup de lait au départ puis à diviser la dose par deux à 45 jours pour inciter les veaux à consommer du concentré. De manière générale, les essais tendent à montrer que plus les veaux consomment de lait plus longtemps, meilleur est leur GMQ. Pour ce qui concerne la transition des veaux sevrés montbéliards, Bruno Martin observe que « la flore intestinale met au moins trois semaines à s’adapter à une nouvelle ration ». Pour faciliter l’adaptation à la ration d’engraissement, il préconise donc d’y incorporer un peu de maïs grain entier, car c’est un aliment auquel les veaux sont habitués chez les naisseurs. Ensuite, « les besoins ne sont pas les mêmes en fonction de l’évolution du poids vif. En outre, les animaux font d’abord du muscle et ensuite du gras, donc leurs besoins alimentaires évoluent ». Deux solutions s’offrent alors aux éleveurs : « Ou préparer deux remorques mélangeuses, une pour les plus jeunes et une autre pour les plus âgés. Ou préparer une ration unique et la compléter avec un complément azoté pour les plus jeunes ».   A lire aussi : « Aux petits soins avec les bovins »

Groupement de défense sanitaire (GDS) des animaux d’Alsace

BVD : de l’éradication à la surveillance, un processus qui questionne

Publié le 09/03/2020

Lancé en 2015, le plan d'éradication de la Diarrhée virale bovine (BVD) Est entame sa quatrième année de mise en oeuvre dans le Grand Est. À ce stade, des allègements de procédure devraient pouvoir être envisagés, pour atténuer le coût de la lutte. Mais il reste des freins et des inquiétudes à lever.

La Diarrhée virale bovine (ou BVD pour Bovine viral diarrhea) fait partie des maladies à fort impact économique. « Il est estimé entre 46 et 83 € par bovin et par an », pointe Céline Zuber, directrice du GDS d’Alsace. Aussi, au courant de l’hiver 2015, tous les GDS du Grand Est se sont engagés dans un plan d’éradication de la maladie. Une décision qui faisait suite à l’engagement de la Suisse, de l’Allemagne et de la Belgique dans de telles démarches. Or les virus ne s’arrêtant pas aux frontières, il était logique que la région Grand Est, transfrontalière de ces pays, emboîte le pas. Le programme d’éradication doit se dérouler en plusieurs phases. La première phase consiste à assainir un maximum de cheptels en mettant en œuvre des mesures prophylactiques obligatoires dans les élevages. Pour résumer, cela passe par le dépistage des veaux à la naissance, au moyen de la pose d’une boucle permettant le prélèvement de cartilage auriculaire sur lequel est pratiquée une analyse virologique. C’est donc bien la présence du virus qui est détectée par ce procédé. Les animaux diagnostiqués Infectés permanents immunotolérants (IPI) doivent être éliminés rapidement (lire en encadré). À cela s’ajoute la vaccination des animaux reproducteurs selon le statut de l’élevage, et le contrôle du statut des bovins introduits. Lors de l’élaboration du plan, la phase de bouclage était prévue pour une durée de quatre ans. À ce stade, le statut de quasiment tous les bovins devait être connu. Et cette première phase, si elle est efficace en termes d’assainissement des élevages, est coûteuse en analyses. Il était alors prévu de passer à une surveillance sérologique des troupeaux. Cette fois-ci, ce n’est plus le virus qui est recherché mais ses anticorps spécifiques, soit par des analyses de tank de lait en élevage laitier, soit par des analyses de sang sur des animaux sentinelles en élevage allaitant. Entre-temps, en 2019, un arrêté ministériel a rendu la lutte contre la BVD obligatoire dans tous les cheptels de France. L’arrêté précisait des mesures à mettre en œuvre dans les cheptels infectés : obligation d’éliminer les individus IPI sous quinze jours, restriction des mouvements d’animaux en cas d’IPI, vaccination des animaux reproducteurs… Un arrêté qui donnait satisfaction aux GDS du Grand Est, précurseurs en matière de plan d’éradication de la maladie. Sauf qu’un nouvel arrêté a été publié, six mois plus tard, supprimant les restrictions de mouvement des animaux. Une décision incompréhensible puisqu’incompatible avec la maîtrise de la maladie. Patrick Bastian, président du GDS, commente : « En Alsace, nous continuerons à appliquer le 1er arrêté. Sinon, l’argent injecté jusqu’ici dans la lutte contre la BVD est perdu. » Des analyses coûteuses Reste qu’après quatre années de mise en œuvre de la première phase du plan d’éradication en Alsace, Patrick Bastian analyse : « Nous avons pris de l’avance sur la maladie mais la méthode par analyse virologique sur cartilage auriculaire représente un coût qu’il faut pouvoir supporter ». Céline Zuber, directrice du GDS, confirme : « Les analyses constituent notre poste de dépense le plus important. » L’exercice 2019 du GDS d’Alsace est marqué par le plan d’éradication de la BVD : il se clôt sur un déficit de 73 000 €. Et Patrick Bastian et Céline Zuber annoncent d’ores et déjà des résultats déficitaires pour les prochains exercices, car il y aura, au moins pendant un certain temps, cumul du bouclage pour analyse virologique et surveillance sérologique des troupeaux. « Il faut trouver des solutions moins onéreuses sans pour autant laisser la maladie regagner du terrain », estime Patrick Bastian. Car la BVD n’est pas la seule maladie infectieuse que le GDS a à gérer : en plus des maladies endémiques du territoire, il y en a de nouvelles qui apparaissent, comme la besnoitiose, qui a été détectée pour la première fois en Alsace cette année. Vers un dépistage plus « light » Depuis le lancement du plan d’éradication, « le nombre de veaux IPI a effectivement baissé dans le Grand Est mais il reste des positifs. Et le nombre de cheptels infectés ne baisse plus sur la dernière année. Ce qui révèle qu’il y a des points que nous ne maîtrisons pas, comme les pâtures, les introductions d’animaux », décrit Céline Zuber. Cependant, il est désormais envisageable d’aller vers un dépistage plus « light », avec un statut de cheptel au lieu d’un statut pour chaque individu. Pour tester la faisabilité de cette transition, le GDS Alsace a identifié des zones géographiques exemptes de circulation de BVD depuis deux ans. Des sérologies sur le lait y sont effectuées. En l’absence de contamination détectée, les analyses se poursuivent sur le lait. En cas de résultat positif à la BVD sur le lait, les jeunes animaux sont dépistés par des analyses sanguines. Un protocole certes plus « light » et moins coûteux, mais non sans limites. Il est peu adapté aux petits troupeaux car il est difficile d’y identifier des animaux sentinelles qui soient statistiquement représentatifs. Il manque souvent de matériel de contention adapté aux jeunes animaux dans les élevages. Enfin, il peut y avoir des interférences, avec de possibles résultats positifs liés à vaccination. En matière de circulation des animaux, les GDS proposent aussi quelques évolutions à l’introduction des animaux : « Ne plus contrôler le statut des bovins de moins de trois mois introduits par prise de sang, puisqu’ils sont déjà garantis non IPI. Et, entre deux éleveurs du Grand Est qualifiés IBR (pour rhinotrachéite infectieuse bovine, ndlr) et non suspects en termes de BVD, on peut aussi se passer de la prise de sang à l’introduction », décrit Céline Zuber. L’exemple belge Jean-Yves Houtain, directeur du département encadrement sanitaire à l’Agence régionale de santé et d’identification animales (Arsia) en Belgique, était invité à décrire le programme d’éradication de la BVD en Belgique, qui atteint un peu avant le Grand Est la phase délicate d’allégement du dépistage avec maintien de l’efficacité du dispositif : « Après cinq années de lutte, il nous reste du chemin à parcourir avant de crier victoire », pose d’emblée Jean-Yves Houtain. Il rappelle que la base légale du programme d’éradication est l’arrêté Royal, qui date de 2014. Le plan est entré en vigueur en 2015, avec, un peu comme en Grand Est, un dépistage obligatoire des veaux à la naissance, des restrictions de déplacement… À partir de 2019, il a été décidé d’alléger le dépistage à la naissance, et de passer en dépistage sérologique. Dans cette phase d’allégement actuelle, un troupeau peut être qualifié indemne de BVD sous certaines conditions (que des animaux non IPI…), ce qui lui permet de déroger au dépistage systématique, « sauf pour les femelles achetées pleines, dont le veau doit être testé en sérologie ». Si les conditions ne sont pas remplies, la qualification se poursuit grâce à des bovins sentinelles, qui ne sont pas vaccinés et nés dans le troupeau, sur lesquels sont réalisées des analyses sérologiques annuelles par prise de sang. Selon les résultats des analyses, la qualification est prolongée, suspendue (avec un monitoring sérologique sur une cohorte de veaux), ou bien, lorsque deux à quatre animaux sont positifs, se met en place une procédure de confirmation, avec un test Elisa plus spécifique. Et s’il y a un résultat positif à ce test, un nouvel échantillonnage sur les positifs est réalisé. Si tous les résultats sont négatifs sur ce nouvel échantillonnage, le doute est levé, sinon un double test Elisa est réalisé. Lorsqu’un élevage perd sa qualification d’indemne parce qu’un individu IPI y est détecté, une enquête épidémiologique est réalisée. Parmi les causes avérées de recontamination, Jean-Yves Houtain cite l’achat d’une femelle gestante porteuse d’un fœtus IPI, un contact indirect d’un individu sain avec un individu IPI d’un autre élevage par le biais d’un visiteur. Pour le déterminer, les enquêteurs ont fait séquencer l’ADN des souches de virus issus de deux cheptels qui partagent des mêmes intervenants (marchand, vétérinaire…). Résultat : les souches sont analogues à 100 % entre les deux cheptels. Autres sources potentielles d’IPI cités par Jean-Yves Houtain : le partage de prairie, les achats issus de cheptels ayant récemment été en contact avec un IPI. Sans oublier des suspicions d’erreurs de qualification liées à des faux négatifs. Les remontées du terrain, suite à la mise en place du processus d’allégement, montrent que les éleveurs et les vétérinaires préfèrent le monitoring virologique : « Certes, il est plus coûteux que le monitoring sérologique, mais il est plus rassurant, car il permet de lever rapidement les craintes de réinfection. Et puis, comme pour l’instant il est soutenu financièrement et que le processus de certification est automatisé grâce à la centralisation des résultats d’analyses dans une base de données nationale, c’est confortable ». Le monitoring sérologique reste peu utilisé, surtout à cause de difficultés de mise en œuvre liées à la contention et aux pratiques de vaccination. « Il apparaît plus complexe, ce qui entraîne appréhension et réticence », indique Jean-Yves Houtain. Pour l’instant, le choix du monitoring est laissé au détenteur. « Mais il y a d’autres programmes à financer, donc les financements vont se réduire, ce qui va peut être inciter à aller vers la sérologie ». Les données disponibles ont aussi permis de modéliser l’évolution du nombre d’IPI, afin d’estimer à quel moment ils auront été éradiqués. « Les résultats sont peu rassurants, confie Jean-Yves Houtain. Surtout parce qu’il y a encore des cheptels où naissent des IPI alors qu’ils sont qualifiés indemnes ». Il nuance : « L’assainissement du cheptel a été moins rapide que prévu, mais la progression va dans le bon sens ». Le monitoring aura toujours un coût « Chez nous, c’est compliqué, mais ailleurs ce n’est pas facile non plus », constate Patrick Bastian, à l’issue de cette intervention. Il reconnaît que le système de prélèvement auriculaire constitue une garantie, et assure : « On ne forcera pas les éleveurs à arrêter du jour au lendemain. Mais pour le GDS, gérer les deux systèmes au choix de chacun va être un enfer ». Vétérinaire à Sarre-Union et éleveur, Jean-Philippe Weinstein donne son avis sur la question : « Lorsqu’on compare le coût du dépistage par virologie à la naissance et de la protection de la mère par vaccination, soit une quinzaine d’euros, au coût alimentaire quotidien, d’environ 2 €/j, et quand on connaît les conséquences financières de la maladie, on ne se pose pas de question très longtemps. » Un autre intervenant rappelle que, quel que soit le type de monitoring, il aura toujours un coût, mais qui reste inférieur au coût de la maladie. Enfin, des éleveurs s’inquiètent de voir les règles de dépistage s’assouplir. Pour eux, il n’aura alors « servi à rien d’injecter autant d’argent dans un plan d’éradication pendant quatre ans ». Ultime question de Philippe Caussanel, responsable du service Élevage à la Chambre d’agriculture d’Alsace : « Ne pourrait-on pas profiter du prélèvement auriculaire pour réaliser d’autres analyses ? » Histoire de rentabiliser le prélèvement ? Pour l’instant, ce n’est pas le cas en Belgique. Mais cela pourrait constituer une alternative aux deux procédés actuellement dans la balance.   Assemblée Générale du #GDS #Alsace Groupement de Défense Sanitaire. L'intervention du jour par Jean-Yves Houtain portera sur la #BVD @EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/G9IvZPoReT — Germain Schmitt (@germain_schmitt) March 3, 2020   A lire ausi : « « Le sanitaire doit être prioritaire » », sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.  

Publié le 05/03/2020

Le « bien vivre ensemble » du Club Holstein 68 demeure. Les éleveurs comptent renforcer leurs présences à divers concours et manifestations dans les mois à venir. Des actions qui seront impulsées par une nouvelle équipe au conseil d’administration présidée par Yves Ritzenthaler.

Avec ses 47 adhérents et ses 3 599 vaches, le club Holstein 68 poursuit sa croissance tant en nombre d’adhérents (+2) que de vaches (+155). Excusé en raison d’obligations familiales, le président sortant David Butsch a fait lire par son vice-président Thomas Prinz un discours dans lequel il se félicite des nombreuses actions engagées. « La qualité de notre cheptel, les nombreux prix de nos vaches et des éleveurs au concours, sans oublier le logo de l’association qui semble apporter une nouvelle lisibilité sont de nombreux points positifs. Nous sommes une grande famille et nous le constatons lorsque nous nous retrouvons pour ces événements ou lors de manifestations plus ludiques comme celle du 2 août 2019 à l’étang de Largitzen », se félicite David Butsch. Par ailleurs, il a décidé de se retirer de la présidence du club Holstein 68. Un nouveau conseil d’administration a été élu à l’unanimité des membres présents. Et c’est un jeune éleveur de 24 ans, Yves Ritzenthaler, qui a été porté à la présidence. Il est associé avec son père sur l’exploitation familiale située à Jebsheim, au Gaec Malaitis. « J’ai accepté cette responsabilité car je sais que je peux compter sur une équipe motivée et, comme moi, des éleveurs passionnés. À nous, toutes et tous ensemble, de poursuivre la dynamique engagée et de continuer à promouvoir l’élevage dans le Haut-Rhin. C’est d’autant plus nécessaire avec tout ce qu’on entend de nos détracteurs. Nous ne devons pas nous cacher. Bien au contraire. Continuons à être fiers de notre métier et positivons », insiste Yves Ritzenthaler. À Swiss Expo Cet optimisme est d’autant plus justifié que le cheptel se porte bien. À l’exemple de ces trois nouvelles vaches qui ont dépassé les 100 000 kg de lait. C’est le cas de Bledina (104 872 kg) du Gaec Gnaedig à Largitzen en huit lactations. De 52 Este (103 921 kg) du Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut en sept lactations. Et de Sissia (113 341 kg) de l’Earl Prinz à Hausgauen en sept lactations. À Swiss Expo 2020, au concours Red Holstein, quatre animaux du département étaient présents. Il faut noter la belle deuxième place de section de Pick Red du Neuhof qui est la co-propriété de l’Earl de l’élevage du Neuhof et Maxime Pierre. Pour le concours des génisses, huit du Haut-Rhin ont défilé sur le superbe ring de Swiss Expo. L’une d’entre elle, Midali Denver Providence du Gaec Butsch s’est très bien illustrée en remportant la deuxième section. Huit vaches noires du Haut-Rhin ont également défilé avec à la clé dans ce concours au niveau très relevé, un podium et une troisième place pour Menthe du Neuhof de l’Earl Élevage du Neuhof. Enfin, neuf jeunes de l’équipe du Club Holstein 68 ont participé à la troisième édition du « showmanship » organisé par Swiss expo. Alicia Gutzwiller s’est classée deuxième de sa section, Andréa Resch et Damien Thiebaut ont terminé troisième de leur section.     L’assemblée générale a également permis de mettre en valeur les élevages du département pour la qualité de leur cheptel et les résultats obtenus. Elle s’est terminée par l’intervention de Ken Poincelet de la société Sobac sur le thème de l’autonomie fourragère et protéique, la relation entre les sols, les plantes, les animaux et la santé. L’intervenant a insisté sur le rôle des micro-organismes sur la macrofaune du sol. « Une multitude d’animaux, parfois minuscules, le sillonne. Certains y déroulent la totalité de leur cycle biologique alors que d’autres ne l’habitent qu’à l’état larvaire », a-t-il rappelé au cours de son intervention où il a attiré l’attention des éleveurs sur leurs pratiques. Et la nécessité de respecter et de bien comprendre le sol où l’on se trouve.

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