Élevage

Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers

La salers trouve sa place

Publié le 24/03/2020

La race salers poursuit son développement. L’interprofession qui l’accompagne a la volonté de revenir dans des labels et des signes de qualité. Les producteurs se sont retrouvés en assemblée générale mercredi 11 mars à Linsdorf avant de visiter l’élevage de Suzanne Stich à Kiffis.

La morphologie des animaux et l’impact de la génétique font progresser la race salers. « On apprécie tout d’abord la morphologie des femelles. Nous établissons ensuite un listing des différentes qualifications des élevages avec des animaux qui sont recommandés, d’autres reconnus, d’autres homologués et les derniers confirmés. Nous hiérarchisons les reproducteurs de chaque troupeau et nous mettons alors en évidence les meilleurs animaux. L’intérêt des accouplements porte sur les vaches recommandées », explique Pierre Laceppe, inspecteur au Herd Book Salers. Il intervenait devant les éleveurs alsaciens en leur précisant que l’on refaisait du « sans corne ». Une précision complétée par Daniel Renger, de la Chambre d'agriculture Alsace et spécialiste de la race. « Le sans corne prendra la place que les éleveurs voudront lui donner. Mais il y a de la place. C’est une fenêtre qui est effectivement à explorer. D’autant plus que l’on constate de beaux taux pour les animaux sans corne. Nous avons un bon exemple avec le taureau prénommé Joker. Il faut toujours conserver les femelles en standard et ensuite remettre du cornu. Nous avons dix années de travail génétique derrière nous. C’est peu. Nous pouvons encore progresser tout en étant prudent et varier les souches », précise Daniel Renger. De la bonne viande Concernant l’avenir de la production, les projets ne manquent pas. Il y a une demande toujours plus importante concernant l’engraissement de génisses sans corne en salers. L’interprofession souhaite revenir dans les labels et les signes de qualité. Sachant que les labels rouges existent dans la plupart des races. « En salers, nos vaches sont intéressantes même si elles sont lourdes. Pour être dans une démarche label rouge, il faut quatre mois de carence à partir du moment où on a fait le dossier. Il faut également être charté et s’engager dans une démarche de qualité. Les animaux doivent pâturer et leur alimentation doit être sans OGM et sans additif particulier. En outre, il ne doit pas y avoir d’ensilage de maïs à l’engraissement sur la période de finition, soit les quatre derniers mois », ajoute Daniel Renger. Il a incité les éleveurs alsaciens à participer à « l’Euro Salers » qui doit se dérouler du 10 au 13 septembre 2020 à Sedan. Une race facile Après avoir approuvé les comptes financiers et renouvelé la confiance au conseil d’administration que préside Nicolas Fady, les éleveurs se sont rendus sur l’exploitation de Suzanne Stich à Kiffis. Elle a repris l’exploitation familiale en janvier 2007. « Auparavant, c’était une exploitation laitière. J’ai débuté avec une quinzaine de génisses de neuf mois. En 2009, j’ai commencé la vente directe de broutards de sept à neuf mois en caissettes. Et, en 2010, j’ai eu mon premier taureau sans corne. J’ai souhaité faire de la salers car c’est une race facile et qui donne de la bonne viande », explique Suzanne Stich. Elle est seule sur l’exploitation. Elle a aujourd’hui 43 vaches, exclusivement des salers. Elle vend sa viande sur commande. De la découpe sous vide et des gens qui viennent sur place pour chercher leurs commandes. Les abattages se font à Cernay. Les vaches sont en pâture et consomment l’herbe locale. 100 % des surfaces de l’agricultrice sont des prairies, soit 90 hectares d’herbes. Elle n’achète aucun produit supplémentaire. « Ce système fait ses preuves. Les résultats des vaches sont plus que satisfaisants. Il y a ici des variétés fourragères adaptées et productives. La clé de la réussite, c’est l’autonomie fourragère. Cela montre que l’on peut vivre de sa production sans gros bâtiment, sans trop s’agrandir et avec peu ou carrément pas d’intrants et de compléments alimentaires », observe Daniel Renger. À noter qu’elle pratique un vêlage à deux ans qui marche très bien. Un système de printemps qui débute en ce mois de mars. L’âge moyen des vaches est de six années avec une faible mortalité (5 % sur la dernière campagne) et un bon taux de renouvellement. Les professionnels ont pu visiter l’exploitation qui se trouve au cœur de ce village sundgauvien, frontalier avec la Suisse.   L’assemblée générale du syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine Salers s’est déroulée ce mercredi matin à Linsdorf.Dans l’après-midi, les professionnels ont visité l’élevage de Suzanne Stich à Kiffis. pic.twitter.com/psigXRXm2R — EAVPHR (@EAVPHR) March 11, 2020   Pour (re)découvrir la race salers, (re)visionnez la vidéo d'Ilo !  

Poulets de chair standards et label

2019 est une bonne année

Publié le 20/03/2020

Les 3 et 4 mars ont eu lieu les réunions techniques Lorial poulets de chair standards et label, à la ferme Maurer à Dorlisheim. Globalement, tous les indicateurs sont au vert en 2019.

Un contexte sanitaire correct, des vaccinations contre la bronchite infectieuse (BI) qui se poursuivent, pas de réovirus, une augmentation de l’âge d’abattage (+ 1,8 jour en poulet standard 957) car il n’y aurait pas eu de pics de consommation imprévus, une augmentation du poids vif (PV) a priori dû au bon contexte sanitaire et à l’âge d’abattage, une baisse de la mortalité (- 15 %) et de la saisie (- 40 %), et aussi une baisse de l’indice de consommation (IC), font globalement de 2019, une bonne année en poulets de chair standards et label. Le marché de 2019 est stable, les rotations un peu plus rapides qu’en 2018 (5 lots par an en 2019), les densités (21,7/m2) et les effectifs sont stables. Aucun phénomène sanitaire marquant n’est à déplorer en 2019, contrairement aux années 2017 et 2018, qui ont compté des épisodes de réovirus, colibacille et BI. Le vétérinaire qui accompagne la filière, Arnaud Schmitt, n’avait donc « pas grand-chose à se mettre sous la dent », a-t-il plaisanté. Avant tout, il a alerté sur la présence d’un cas positif de grippe aviaire dans le Bade-Wurtemberg, début février 2020. Mais aucun autre cas n’a été signalé depuis, a-t-il ajouté. « Faire la nuit » Le docteur a fait son exposé sur l’hypoglycémie qui peut toucher des poulets non habitués au jeûne, non habitués à vivre sur leurs réserves, et qui y sont confrontés exceptionnellement. L’hypoglycémie peut entraîner une mortalité primaire liée à l’absence d’aliment ou une mortalité secondaire liée au début de la digestion consommatrice d’énergie sur des poulets qui viennent de consommer après un jeûne imprévu. Les cas de mortalité qu’il a constatés cet hiver concernaient des poulets jaunes face à une rupture accidentelle d’alimentation et soumis à une absence de programme lumineux. Il conseille donc vivement aux éleveurs de « faire la nuit ». C’est une obligation réglementaire qui participe à la prévention de l’hypoglycémie puisque la « nuit » habitue les poulets à jeûner. Si après une extinction de la lumière, les poulets consomment de plus belle, l’indice de consommation (IC) n’est pas forcément amélioré, en revanche, il n’est pas moins bon ! Du huitième jour à trois jours avant l’abattage, les poulets doivent avoir six heures de nuit au minimum sur 24 h, dont quatre heures d’affilée, a rappelé le vétérinaire. Une lumière transitoire pour passer du « jour » à la « nuit » et inversement est bien sûr préconisée. Une intensité lumineuse de 20 lux est recommandée pour le « jour ». À cette puissance, on ne peut pas lire le journal, précise Arnaud Schmitt. « À 35 jours, les poulets voient bien. Vous pouvez éteindre la lumière en journée. Les poulets seront moins nerveux », informe le docteur. Il est aussi revenu sur le phénomène des « aiguillettes vertes » ou « filets spaghettis » pour rassurer les éleveurs : le problème est mondial, il est dû à des poulets à croissance rapide et lourds, dont la croissance musculaire est importante. Si le filet n’est pas ragoûtant, selon ses propres termes, le reste du poulet est « OK ». Les poulets label sont aussi concernés. Un IC en baisse Ce sont les abattoirs qui déterminent l’âge d’abattage des poulets. En 2019, il semble que les abattoirs n’aient pas été en manque de poulets. Ceux-ci ont donc gagné plus d’un jour de vie, plus d’un jour de consommation. Les poulets standards 757 jaunes ont gagné 1,4 jour et les blancs 957 ont obtenu 1,8 jour. « C’est énorme », en ce qui concerne les blancs, s’exclame Mario Troestler, responsable de l’ensemble des productions volailles de chair de Lorial. En label, ils sont partis un peu plus tôt, tout en respectant l’âge minimum d’abattage (81 jours en jaune et 84 jours en blanc). Si les standards jaunes ont quasiment maintenu leur PV, ils ont moins mangé. L’éleveur maintien donc son revenu ! D’1,938 kg en 2018, ils sont passés à 1,922 kg en 2019. Les standards blancs cependant « ont profité » : ils ont gagné 75 grammes par rapport à l’an passé. Ils pèsent en moyenne 2,215 kg, en 2019. « Le poids vif moyen le plus élevé de ces cinq dernières années ! », souligne Mario Troestler. En label, les mêmes tendances s’observent. Les deux marqueurs pour la réussite des lots sont la mortalité et la saisie. Si la mortalité a baissé de 15 %, en général, en poulets standards, elle n’a pas baissé aussi franchement en label (elle a même remonté en jaunes label). Cela est dû à une mortalité au démarrage et au nervosisme. La saisie a diminué de 40 %, en standard, en général. L’IC baisse, en standard, en 2019. « C’est la deuxième meilleure performance de la décennie ! », met en avant Mario Troestler. La différence entre le PV et l’IC augmente, remarque-t-il, en standard. Les poulets mangent moins que l’an passé et croissent bien. D’ailleurs, 2019 est la plus grosse production de poulets standards blancs de la décennie : 48,5 kg/m2 en cumul, environ. En jaune standard, on est à 40,45 kg/m2 en 2019, en léger recul par rapport à 2018. En label, l’IC est stable. Les deux tiers de la centaine d’éleveurs de poulets de chair standards et label, clients de Lorial, ont participé aux réunions.   Lire aussi : « 2018, une bonne année pour le poulet label rouge », sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin.  

Publié le 19/03/2020

Vendredi 6 mars, Comptoir Élevage a organisé une réunion technique à l’attention des éleveurs bovins. Au programme : transportabilité et bien-être animal, gestion des fortes chaleurs dans les bâtiments, introduction et préparation sanitaire des broutards... Avec en trame de fond le souci qu’ont les éleveurs de satisfaire les besoins physiologiques des animaux.

Depuis 2015, les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles par le Code civil. Ces dernières années, la cause animale est devenue prégnante dans la société et les associations de défense des animaux prolifèrent. Mais certaines, sous couvert de vouloir défendre les animaux, semblent plutôt vouloir en finir avec l’élevage. Marc Peterschmitt, vétérinaire à Comptoir Élevage, appelle donc les éleveurs à « être vigilants ». Non seulement en respectant scrupuleusement la réglementation en vigueur, bien sûr, mais aussi en protégeant les élevages des intrusions malveillantes. La transportabilité, une notion subjective En matière de réglementation à respecter, la loi dit, par exemple, qu’il est interdit de transporter des animaux vivants inaptes au transport, comme des animaux malades, blessés ou présentant des faiblesses physiologiques. Par dérogation, des animaux légèrement blessés et transportables peuvent être acheminés vers l’abattoir s’ils sont accompagnés d’un certificat vétérinaire d’information (CVI) « animal vivant » établi par un vétérinaire sur le lieu de départ. L’arrêté du 5 juin 2018 portant sur la transportabilité des animaux pose aussi la coresponsabilité de l’éleveur, du transporteur et du vétérinaire sur la notion de transportabilité de l’animal. C’est néanmoins au vétérinaire qu’il revient de se prononcer sur l’aptitude au transport de l’animal lors de l’établissement du CVI. Or certains cas sont sujets à interprétation, et les avis des vétérinaires et des abattoirs peuvent diverger. En tout état de cause, transporter jusqu’à l’abattoir un animal inapte au transport expose à l’établissement d’un procès-verbal. Il est donc primordial de faire appel au vétérinaire pour établir un CVI, estime Marc Peterschmitt. La notion de transportabilité ne concerne pas que les animaux accidentés : Marc Peterschmitt prend l’exemple de la teigne ou de la gale. Des affections de la peau qui ne gênent pas le transport de l’animal, n’affectent pas la qualité de la viande, mais des animaux que les bouviers à l’abattoir doivent manipuler avec précaution pour ne pas attraper de champignons. Certains abattoirs refusent de prendre en charge ces animaux, d’autres pas. Marc Peterschmitt dénonce une certaine difficulté à trancher : « Les vétérinaires devraient intervenir dès qu’un animal pète de travers avec un document d’information. Les vétérinaires peuvent le faire, ce sont des actes rémunérés. Mais les éleveurs devraient aussi avoir leur mot à dire ». Car après tout, quand un animal n’est pas transportable, c’est à l’éleveur de se dépêtrer. Reste le cas des animaux accidentés non transportables : théoriquement, ces animaux peuvent être abattus à la ferme, mais à des conditions si restrictives qu’en pratique c’est quasiment impossible : « Cela revient à se refiler la patate chaude », regrette Marc Peterschmitt, qui précise que l’arrêté du 5 juin 2018 remet au goût du jour un CVI « carcasse » pour le transport d’une carcasse d’un animal abattu sur son lieu de détention à destination d’un abattoir. Refroidir les élevages pour le bien-être… L’une des cinq libertés fondamentales qui sous-tendent la notion de bien-être animal consiste à ne pas laisser les animaux « souffrir de contrainte physique grâce à un environnement approprié ». Dans un contexte de changement climatique, caractérisé par des épisodes de fortes chaleurs estivales, les équipes de Comptoir Élevage ont mené une campagne de mesures d’humidité et de température dans les étables de 25 éleveurs. Résultat : « Il fait parfois plus chaud dans les bâtiments qu’à l’extérieur, parfois même la nuit ». Des températures records de 70 °C ont été enregistrées sous des toitures en fibrociment, sachant qu’un bovin entre en stress thermique dès 24 °C. Dès lors, comment aménager les bâtiments pour limiter le stress thermique des animaux, néfaste tant à leur bien-être qu’aux performances économiques de l’élevage ? L’étude a montré que les ventilateurs permettent de réduire la température dans l’étable au-dessous d’un certain seuil, mais qu’en phase de canicule, ils deviennent inefficaces, et ne font plus que brasser l’air chaud. Dommage, car c’est là qu’ils seraient les plus utiles. Certains éleveurs arrosent le toit des étables. L’étude révèle que cette pratique permet surtout d’abaisser la température du toit, mais moins celle du bâtiment, et que pour être réellement efficace il faudrait commencer à arroser le toit avant même qu’il n’atteigne une certaine température. Autres éléments de réponse de l’étude : les qualités isolantes du bois sont confirmées, mais dans le mauvais sens, puisque ce matériau retient la chaleur, aussi bien en hiver qu’en été. À l’inverse, les bâtiments couverts de panneaux photovoltaïques, parce qu’ils sont généralement bien isolés et ventilés pour optimiser le fonctionnement des panneaux, sont aussi des bâtiments où le mercure monte moins haut. … et les performances économiques Les équipes de Comptoir Élevage se sont en outre livrées à une analyse statistique en croisant les GMQ et les périodes d’entrée et de sortie des animaux. Résultat : « Entre les animaux qui connaissent une période estivale sur la période d’engraissement et ceux qui n’en connaissent pas, il y a une différence significative de 123 g/j de GMQ », rapporte Marc Peterschmitt. Qui souligne un biais possible : « Les animaux introduits en automne sont généralement de meilleure qualité bouchère que ceux introduits en hiver. Ces chiffres ne reflètent donc pas que l’impact de la chaleur sur la vitesse d’engraissement. » À noter aussi que les chiffres tendent à mettre en évidence un impact différent du stress thermique selon la phase d’engraissement. Il serait moins important durant les phases précoces que sur le milieu d’engraissement et la finition. Un constat en adéquation avec la physiologie : « Plus un animal est lourd et gras, plus il a de difficulté à évacuer la chaleur », rappelle Marc Peterschmitt. Face à ce constat, quelles solutions ? Les premières mesures à mettre en œuvre consistent à ouvrir les bâtiments dès que la température avoisine 20 °C, et à assurer l’accès à l’abreuvement. Mme Kiefer, éleveuse à Oermingen, au sein du Gaec Kiefer, a tenu à partager son expérience en matière de tubes de ventilation puisqu’elle en est pleinement satisfaite. Dans le bâtiment dédié aux veaux, les éleveurs ont investi dans des tubes en textile perforés dans lesquels un ventilateur propulse de l’air frais venant de l’extérieur. Cela engendre une surpression qui pousse l’air avarié jusqu’à l’autre bout du bâtiment. Le bâtiment des laitières a été équipé d’une gaine munie de buses orientables au-dessus de l’auge et des logettes. Une solution efficace pour améliorer le bien-être des bovins, mais qui a un coût, constate l’éleveuse. Laurent Boime, éleveur à Pfettisheim, confirme l’intérêt des systèmes de ventilation dynamique par surpression, inspirés de ceux qui équipent les élevages porcins : « Il y a 4 ans, nous avons investi avec la société Orela dans un système qui fonctionne avec un tube en PVC perforé », précise-t-il.   En visite au Gaec de la Source à #Wickersheim avec @comptoir_agri élevage au courq de la journée technique #bovins@EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/RyU4UFyUAq — Germain Schmitt (@germain_schmitt) March 6, 2020   L’aromathérapie à l’étude Lorsque la ferme du lycée agricole d’Obernai a commencé à fournir l’enseigne Leclerc en viande bovine, cela s’est traduit par une modification de la conduite d’élevage. En effet, afin de pouvoir sortir régulièrement des animaux finis, il faut aussi en introduire régulièrement. Une évolution qui a été l’occasion de tester de nouvelles pratiques d’introduction et de préparation sanitaire des broutards, notamment avec l’aromathérapie, en complément de la vaccination et vermifugation. « Le cadre réglementaire de mise en œuvre de l’aromathérapie est très strict, rappelle Marc Peterschmitt. Seules 21 huiles essentielles sont autorisées en élevage ». Au lycée agricole d’Obernai, les animaux ont été traités avec un mélange de cinq huiles essentielles appliqué à leur introduction sur la ligne du dos depuis septembre 2019. Leurs croissances, morbidité, mortalité sont suivies et vont continuer de l’être. Un essai contemporain comparatif n’était pas possible : en effet, étant donné la volatilité des huiles essentielles, pas sûr que les résultats obtenus pour ceux traités soient statistiquement différents de ceux de leurs congénères traités classiquement, par vaccination et vermifugation. Antibiotiques : pas automatiques, mais bien pratiques Autre étude en cours : le suivi de la température des animaux introduits au moyen d’une mesure rectale quotidienne. Première conclusion : la fièvre est presque plutôt une règle qu’une exception : « Il y en a sur 100 % des lots dès le premier jour, surtout sur les animaux les plus jeunes, à plus de 40 °C, et souvent persistante », rapporte Marc Peterschmitt. La cause de ces syndromes fébriles n’est pas établie, mais Marc Peterschmitt croit davantage à une origine infectieuse qu’au stress lié au transport et à la mise en lots. Une chose est sûre : la fièvre fait baisser le GMQ. Néanmoins, il a été décidé de ne pas traiter tous les animaux fébriles, « car si on n’avait pas pris leur température on n’aurait rien vu », mais seulement ceux qui toussent. Conclusion de Marc Peterschmitt : « Les antibiotiques, ce n’est certes pas automatique, mais sur un syndrome fébrile et pulmonaire à l’introduction, ça sert bien quand même ».   Journée #vaches allaitantes. Les leviers d'adaptation au changement climatique avec Julien Fortin et la présentation d'un coproduit de brasserie, les dreches, avec #Bonda Nutrition Animale @EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/CUttyYGtAd — Germain Schmitt (@germain_schmitt) March 6, 2020   A lire aussi : « Un exercice sous tension »

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